Cupressus lusitanica (PROTA)

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Huile essentielle / exsudat Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois d'œuvre Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Ornemental Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


répartition en Afrique (cultivé)
1, port de l'arbre ; 2, rameau avec cônes mâles ; 3, rameau avec cône femelle ; 4, graines. Redessiné et adapté par Achmad Satiri Nurhaman
base du fût, plantation de 28 ans, Kenya
cônes (University of Hawaii)
cônes
récolte de bois, Ouganda
dégât de Cinara cupressi, Kenya
dégât de Cinara cupressi, Kenya (EcoPort)
dégât de Cinara cupressi, Kenya (EcoPort)

Cupressus lusitanica Mill.


Protologue: Gard. dict. ed. 8: Cupressus n. 3 (1768).
Famille: Cupressaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 22

Synonymes

  • Cupressus benthamii Endl. (1847),
  • Cupressus lindleyi Klotzsch ex Endl. (1847).

Noms vernaculaires

  • Cyprès du Portugal, cèdre de Goa, cyprès de Goa, cyprès du Mexique (Fr).
  • Mexican cypress, East African cypress, Portuguese cedar, cedar of Goa (En).
  • Cipreste do Buçaco, falso cedro do Buçaco, cedro do Buçaco (Po).
  • Msanduku (Sw).

Origine et répartition géographique

L’aire d’origine de Cupressus lusitanica s’étend sur le Mexique, le Guatemala, le Belize, le Honduras, le Salvador et le Nicaragua. Au XXe siècle, il a été introduit comme essence de reboisement en Afrique tropicale, où il est largement planté à hautes altitudes. Il est également planté en Afrique du Sud.

Usages

Le bois est employé pour la construction, les meubles, les poteaux et les pieux. Il convient aussi pour les parquets légers, la construction navale, les corps de véhicules, les instruments agricoles, la caisserie, les boiseries intérieures, la menuiserie, les jouets et articles de fantaisie, le tournage, les égouttoirs, les placages et contreplaqués, les panneaux de fibres et de particules. On l’emploie pour la pâte à papier, par ex. en Ethiopie et au Kenya. C’est un bon combustible.

L’huile essentielle extraite des feuilles, des rameaux et des branches est employée comme additif et comme parfum dans des savons, des bombes de désodorisants, des déodorants, et autres produits. Cupressus lusitanica est planté comme arbre d’ornement (par ex. pour faire des arbres de Noël), arbre d’ombrage, et en brise-vent et haie vive. Il est employé pour faire des brosses à dents et des balais.

L’écorce est employée comme astringent. Les feuilles sont employées pour traiter les catarrhes et les maux de tête, et le jus des feuilles pour traiter les maladies de la peau. L’huile essentielle extraite des feuilles est employée dans le traitement des rhumatismes, de la coqueluche, et comme astringent. On inhale la vapeur d’une décoction de feuilles plusieurs fois par jour pour traiter la grippe. Certains groupes ethniques du Mexique emploient les feuilles contre le cancer. Au Cameroun, le jus des feuilles est employé pour traiter les maladies de la peau, et les feuilles elles-mêmes pour protéger les grains entreposés contre les insectes.

Production et commerce international

Les plantations forestières de Cupressus lusitanica couvrent au Kenya une superficie estimée à 70 000–80 000 ha. En Ethiopie, leur superficie a été estimée à la fin des années 1980 à 10 000–15 000 ha. Madagascar exporte de l’huile essentielle.

Propriétés

Le bois de cœur est jaunâtre, brun pâle ou rosé, parfois rayé ou bigarré ; l’aubier est plus pâle, large de 3–7,5 cm. Le bois pâlit après exposition à l’air et à la lumière. Le fil est droit à irrégulier, le grain fin et régulier. Des cellules de résine peuvent être présentes, apparaissant sous forme de rayures brunes disséminées. Le bois fraîchement scié a une légère odeur de cèdre.

Les caractéristiques physiques et mécaniques du bois sont très variables. Sa densité est de 380–545(–650) kg/m³ à 12% d’humidité. Les taux de retrait sont de 1,7% dans le sens radial et 3,1% dans le sens tangentiel de l’état vert à 12% d’humidité ; on a noté à Madagascar des taux de 4,4% dans le sens radial et 6,8% dans le sens tangentiel de l’état vert à anhydre. Le bois sèche rapidement avec très peu de fentes ou de gerces superficielles ; dans le séchage en séchoir, les températures élevées peuvent causer des déformations. A 12% d’humidité, le module de rupture est de 69–85(–165) N/mm², le module d’élasticité de 7030–9590 (–10 300) N/mm², la compression axiale de 23–41(–56) N/mm², le cisaillement de 11,4 N/mm², le fendage de 25 N/mm dans le sens radial et 46 N/mm dans le sens tangentiel, et la dureté de flanc Janka de 2050–2720 N.

Le bois se scie bien et est facile à travailler avec des outils manuels et mécaniques. Il se finit bien et a de bonnes caractéristiques de tenue des clous, mais il est difficile de faire un trou bien net. Il se teinte et se cire bien. Le bois convient bien pour le moulurage et le déroulage.

Les données sur la durabilité du bois de cœur sont contradictoires. L’aubier n’est pas sujet aux attaques de Lyctus, mais est sensible aux attaques d’autres insectes et de champignons. Le bois de cœur comme l’aubier sont rebelles à l’imprégnation par des produits de préservation, mais un traitement par incision améliore la rétention.

Les fibres du bois sont de (1,1–)1,9–2,5(–2,9) mm de long et (13–)27–32(–39) μm de large, avec une épaisseur de paroi cellulaire de 3–3,5 μm. Les fibres contiennent 62–63% d’holocellulose (avec 39–40% d’α-cellulose), et 31–33% de lignine. Le bois peut être réduit en pâte de manière satisfaisante en employant le procédé au sulfate, avec des rendements en pâte de 38–51%. La pâte non blanchie a une résistance à la traction et une résistance à l’éclatement acceptables, mais la résistance à la déchirure est trop faible pour pouvoir l’utiliser dans des papiers d’emballage ; la pâte blanchie convient pour les papiers d’impression et d’écriture.

La distillation des feuilles, des rameaux, des fruits ou des fleurs fournit 0,05–3% d’huile essentielle ; les compositions indiquées varient largement. L’huile essentielle des feuilles et les extraits de feuilles à l’hexane ont montré une action antifongique contre des champignons pathogènes de la peau, ce qui vient à l’appui de leur emploi contre les maladies de la peau au Cameroun. Un extrait brut à l’éthanol des feuilles a montré une cytoxicité dans une série de lignées de cellules cancéreuses, la mort des cellules étant due à une apoptose.

Description

  • Arbre sempervirent, monoïque, de taille moyenne à assez grande, atteignant 35 m de haut ; fût rectiligne, cylindrique, jusqu’à 200 cm de diamètre, souvent pourvu de contreforts ; écorce externe des jeunes sujets lisse, brun orangé à brun-rouge, devenant ensuite avec l’âge cannelée verticalement, grise et s’exfoliant en longs rubans ; cime pyramidale chez les jeunes arbres, à sommet aplati sur les arbres plus âgés ; branches étalées ou ascendantes, extrémités souvent retombantes.
  • Feuilles opposées décussées, simples, écailleuses, sur les derniers rameaux rhombiques et longues de 1–2,5 mm, sur les rameaux principaux jusqu’à 10 mm de long, apex incurvé et aigu, bord très finement denté, vertes ou vert pruineux.
  • Cône mâle terminal, solitaire, oblong, plus ou moins quadrangulaire, de 3–5 mm × 2–2,5 mm, vert jaunâtre lorsque jeune, virant au brun pâle à maturité ; écailles 10–16(–18), opposées décussées, peltées, légèrement carénées, chacune portant 3–4 sacs polliniques.
  • Cône femelle terminal, solitaire ou groupé, à maturité globuleux-anguleux, de 10–18(–20) mm de diamètre, vert ou violacé pruineux virant au brun à maturité ; écailles 6–8(–10), opposées décussées, peltées, à relief marqué, rugueuses, brun pâle à brun rougeâtre, chacune renfermant 8–12 graines.
  • Graines plus ou moins anguleuses et légèrement aplaties, de 3–4,5 mm × 3–4 mm, brunes ou brun jaunâtre, généralement pourvues de 2 ailes de 1–1,5 mm de large.

Autres données botaniques

Le genre Cupressus comprend une quinzaine d’espèces, réparties entre l’Amérique du Nord et l’Amérique centrale, la région méditerranéenne, le Moyen-Orient, l’Himalaya et la Chine.

Cupressus macrocarpa

Cupressus macrocarpa Hartw. ex Gordon (cyprès de Monterey) de Californie (Etats-Unis), arbre de 25 m de haut avec un diamètre de fût atteignant 170 cm, a également été introduit en Afrique tropicale, par ex. au Kenya, en Tanzanie, au Zimbabwe et à Madagascar. Au Kenya, il était autrefois commun, mais il est devenu rare. A Madagascar, il a été planté avec succès comme arbre d’ornement et en brise-vent ; son bois y est rarement utilisé sinon comme bois de feu.

Cupressus sempervirens

Cupressus sempervirens L. (cyprès méditerranéen) de la région méditerranéenne, arbre atteignant 40 m de haut avec un diamètre de fût jusqu’à 200 cm, a été planté pour le bois d’œuvre en Tanzanie. Son bois est apprécié pour sa durabilité. On ne sait pas bien, toutefois, dans quelle mesure il est réparti et utilisé aujourd’hui en Afrique tropicale. Au Cameroun, on signale que des décoctions des rameaux et des feuilles sont employées pour soigner les ulcères de l’estomac, les hémorroïdes et les troubles de la menstruation.

Cupressus torulosa

Cupressus torulosa D.Don (cyprès de l’Himalaya ou cyprès du Bhutan), originaire de l’Himalaya et de la Chine, arbre atteignant 40 m de haut avec un diamètre de fût jusqu’à 150 cm, a été introduit dans divers pays d’Afrique tropicale, dont le Kenya, la Tanzanie, le Malawi et le Zimbabwe. Son bois est considéré comme approprié pour l’ébénisterie, les meubles, les objets artistiques, la construction, les pieux de clôture, les poteaux et les wagons de chemin de fer, mais sa répartition actuelle et ses usages en Afrique tropicale ne sont pas bien connus. Dans le commerce des bois, aucune distinction n’est faite entre les différentes espèces de Cupressus.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois de conifères) :

  • Cernes de croissance : 40 : limites de cernes distinctes ; (41 : limites de cernes indistinctes ou absentes) ; 43 : transition graduelle entre le bois initial et le bois final.
  • Trachéides : 44 : ponctuations des parois radiales (principalement) unisériées (bois initial uniquement) ; (55 : trachéides du bois final à parois épaisses (épaisseur de la double paroi supérieure au diamètre radial du lumen)) ; 56 : torus présent (uniquement dans les ponctuations des trachéides du bois initial).
  • Parenchyme axial : 72 : présence de parenchyme axial ; 73 : parenchyme axial diffus (dissémination homogène dans l’ensemble du cerne) ; 76 : parois horizontales lisses.
  • Composition des rayons : 80 : trachéides transversales absentes ou très rares ; 81 : parois des trachéides transversales lisses ; 85 : parois terminales des cellules du parenchyme des rayons lisses (sans ponctuations) ; 87 : parois horizontales des cellules du parenchyme des rayons lisses (sans ponctuations) ; (89 : indentures présentes).
  • Ponctuation des champs de croisement trachéides-rayons : 93 : ponctuations des champs de croisement cupressoïdes (orifice rétréci, ovoïde, entièrement compris dans l’aréole) ; 98 : 1–3 ponctuations par champ de croisement (bois initial uniquement).
  • Taille des rayons : 103 : hauteur des rayons moyenne (5–15 cellules) ; 107 : rayons exclusivement unisériés.
(P. Baas & I. Heinz)

Croissance et développement

La croissance initiale de Cupressus lusitanica est rapide, avec un accroissement annuel en hauteur pouvant atteindre 1,5(–2) m durant les premières années. La floraison se situe dans la période la plus sèche de l’année. Les cônes femelles prennent 2 ans pour mûrir. Les arbres commencent normalement à fructifier à l’âge de 6–9 ans.

Au Burundi, la hauteur moyenne des arbres était de 60 cm à 1 an, 125 cm à 2 ans, 15 m à 15 ans, et 25 m à 37 ans. Le diamètre du fût était de 39 cm et 75 cm respectivement à 15 et 25 ans. Dans les monts Usambara en Tanzanie (altitude 2200 m, pluviométrie annuelle moyenne 900–1200 mm) des sujets de Cupressus lusitanica âgés de 57 ans, plantés à une densité de 155 arbres/ha, avaient une hauteur moyenne de 28 m, un diamètre moyen à hauteur d’homme de 54 cm, et un volume sur pied de 400 m³ par ha. Dans diverses localités du Kenya, des plantations âgées de 24–26 ans, avec une densité de 213–401 tiges/ha, avaient un volume sur pied de 171–443 m³ par ha. A Madagascar, une bonne croissance de Cupressus lusitanica, planté entre 1200 m et 2000 m d’altitude avec une pluviométrie annuelle de l’ordre de 2000 mm, aboutit à une hauteur des arbres de 20 m à 15 ans, et un accroissement annuel du volume sur pied de 16 m³/ha.

Ecologie

Cupressus lusitanica se rencontre à (500–)1000–4000 m d’altitude dans des régions où la température annuelle moyenne est de 12–30°C et la pluviométrie annuelle moyenne de 800–1500 mm, avec une saison sèche n’excédant pas 2–3 mois, mais aussi dans des climats très humides avec une pluviométrie annuelle moyenne pouvant atteindre 4000 mm. En général, il n’est pas endommagé par un gel ou une neige occasionnels. Il préfère des sols de limon profonds, humides, bien drainés, fertiles, neutres à légèrement acides. Il ne tolère pas les sols engorgés. La régénération naturelle est bonne dans les clairières et les zones brûlées. Cupressus lusitanica est devenu une espèce envahissante au Malawi.

Multiplication et plantation

Cupressus lusitanica est normalement multiplié par graines, mais on peut aussi employer des boutures de racines, et on a également réalisé avec succès la micropropagation à l’aide d’explants d’hypocotyle. On peut aussi planter des semis naturels. Le poids de 1000 graines est de 3–6,5 g. Les semences doivent être récoltées lorsque les cônes commencent à virer au brun. Après avoir séché les cônes au soleil jusqu’à ce qu’ils s’ouvrent, on peut séparer les graines par tamisage et les semer sur des planches de semis. Normalement la germination prend 20–35 jours. Les semis sont plantés à espacement de 2–3 m × 2–3 m. Au Kenya, les plantations en vue de grumes de sciage sont faites à espacement de 2,5 m × 2,5 m (1600 arbres/ha, avec éclaircie ultérieure à environ 250 arbres/ha), et pour le bois à pâte on adopte 2,75 m × 2,75 m (1320 arbres/ha). Pour prévenir l’érosion, on plante en dessous des arbres d’autres végétaux, mais Cupressus lusitanica ne se prête pas à l’association aux cultures agricoles.

Gestion

Les désherbages sont nécessaires durant les premières années suivant la plantation. Les arbres sont normalement élagués et éclaircis plusieurs fois. Au Kenya, on recommande d’éclaircir les plantations en vue de sciages à 3–4 reprises, pour avoir une densité finale d’environ 250 arbres/ha. Lorsqu’on les cultive en haie vive, les arbres sont taillés. Cupressus lusitanica doit être protégé du feu.

Maladies et ravageurs

Cupressus lusitanica est gravement attaqué par le puceron du cyprès, Cinara cupressi, qui provoque le jaunissement et le dessèchement des branches. Les arbres peuvent en mourir, mais on observe aussi une reprise partielle ou totale. En Afrique, Cinara cupressi fut découvert pour la première fois au Malawi en 1986, et depuis lors on l’a également détecté sur diverses Cupressaceae en R.D. du Congo, au Rwanda, au Burundi, au Kenya, en Ouganda, en Tanzanie, en Zambie et au Zimbabwe. Au début des années 1990, on estimait que plus de 75 000 ha de Cupressus lusitanica étaient attaqués au Kenya, 15 000 ha en Tanzanie, 4500 ha en Ouganda, et plus de 60 000 ha dans l’ensemble du Rwanda et du Burundi. On étudie actuellement des moyens de lutte biologique contre Cinara cupressi faisant appel à des ennemis naturels. Des différences de sensibilité entre génotypes de Cupressus lusitanica, ainsi que l’hybridation avec des espèces de Cupressus moins sensibles, telles que Cupressus torulosa, pourraient offrir des perspectives de sélection et amélioration génétique pour la résistance au parasite.

Récolte

Cupressus lusitanica produit des perches 10 ans après la plantation, et des bois d’usage courant à 20 ans. Au Kenya, les plantations pour les grumes de sciage sont exploitées à l’âge de 30 ans, tandis que les plantations pour les bois à pâte le sont à 15–20 ans.

Rendement

Dans les plantations du Burundi, le volume de bois d’œuvre par arbre varie de 1 m³ environ pour les arbres d’un diamètre de fût de 38 cm à environ 2,6 m³ pour des arbres d’un diamètre de 57 cm. Les tables de rendement pour le Kenya indiquent des rendements possibles en bois d’œuvre d’environ 400 m³ par ha à 25 ans, et d’environ 500 m³ par ha à 30 ans, mais les rendements réels sont plus faibles, en raison de facteurs tels que des pratiques imparfaites d’éclaircie et d’élagage. Les grumes sont généralement de bonne forme, rectilignes et cylindriques, mais le bois de jeunes plantations comprend une certaine proportion de bois noueux de mauvaise qualité.

Ressources génétiques

Dans son aire d’origine en Amérique centrale, Cupressus lusitanica n’est pas considéré comme menacé. En outre, il a été planté sur de grandes surfaces en dehors de son aire naturelle. Les semences entreposées pour une longue période ont un comportement orthodoxe.

Sélection

Le principal objectif de sélection et d’amélioration génétique pour Cupressus lusitanica doit être la résistance au puceron du cyprès. Des entrées provenant du Kenya, de l’Ouganda et de Tanzanie ont été incluses dans des essais de descendance en Tanzanie, et plantées dans des vergers à graines et des vergers de sélection.

Perspectives

Cupressus lusitanica est devenu une importante essence de reboisement en Afrique tropicale, mais aujourd’hui le puceron du cyprès représente un grave danger. La lutte contre ce parasite est difficile, et la plantation de Cupressus lusitanica est déconseillée jusqu’à ce qu’on ait trouvé une solution.

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Sources de l'illustration

  • Farjon, A., 2005. A monograph of Cupressaceae and Sciadopitys. Royal Botanical Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 643 pp.

Auteur(s)

  • M. Brink, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Brink, M., 2007. Cupressus lusitanica Mill. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 13 avril 2019.


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