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Cornouiller (Cazin 1868)

Coriandre
Cazin, Traité des plantes médicinales, 1868
Coronille


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Cornouiller


CORNOUILLER. Cornus mas. L.
Cornus hortensis mas. Bauh., Tourn.
Cornouiller mâle.
CAPRIFOLIACÉES. — CORNÉES. Fam. nat. — TÉTRANDRIE MONOGYNIE.


Cet arbrisseau est connu de tout le monde. Son écorce est astringente et passe pour fébrifuge. On trouve dans la Pharmacopée hollandaise, annotée par Niémen, la formule suivante : « Ecorce de racine de cornouiller, sassafras, de chaque 180 gr. eau 3 kilogr. ; faites bouillir ; doses 360 gr. dans la journée comme fébrifuge. » On peut remplacer le sassafras par la sauge, le romarin, ou la racine d'angélique. (C'est un remède à essayer. Il en est de même du suivant : Dans les cas de vomissements incoercibles pendant la grossesse, Canaday[1] affirme avoir obtenu les meilleurs résultats d'une décoction aqueuse, à parties égales d'écorces de cornouiller et d'igname sauvage, froide, et par grandes cuillerées, toutes les deux ou trois heures.)

Les fruits (cornouillers), d'un beau rouge à leur maturité, et d'une acidité agréable, étaient jadis employés comme astringents ; on en faisait un rob et une conserve. On les mange en Allemagne, crus ou confits dans le sel et dans le vinaigre.


Cornouiller sanguin


[Le CORNOUILLER FLEURI (C. florida, L.), et le CORNOUILLER SANGUIN (C. sanguinea) désigné communément sous le nom de Cornouiller femelle, de sanguine, sanguignon, donnent des écorces astringentes ; mais les fruits ne sont pas si bons à manger.] (Les graines de ce dernier fournissent une huile employée pour l'éclairage et la fabrication des savons.)

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  1. Med. and surg. Rep., 1861.