Brassica napus (PROTA)
Introduction |
Importance générale | |
Répartition en Afrique | |
Répartition mondiale | |
Légume | |
Oléagineux | |
Médicinal | |
Fourrage | |
Auxiliaire | |
Sécurité alimentaire | |
- Protologue: Sp. pl. 2 : 666 (1753).
- Famille: Brassicaceae (Cruciferae)
- Nombre de chromosomes: 2n = 38
Noms vernaculaires
- Colza potager, colza fourrager (Fr).
- Rape kale (En).
- Rutabaga, chou-navet (Fr).
- Swede, rutabaga (En).
- Nabo amarelo, nabo de Suécia (Po).
- Colza (Fr).
- Oilseed rape, colza, canola (En).
- Colza (Po).
Origine et répartition géographique
Brassica napus est un amphidiploïde dont un génome provient de Brassica oleracea L. (2n = 18) et l’autre de Brassica rapa L. (2n = 20). Il est inconnu à l’état sauvage et trouve probablement son origine en Asie occidentale et en Méditerranée orientale. Il a été introduit en Europe occidentale où plusieurs types sont apparus.
En Europe occidentale, le colza à feuilles est un légume-feuilles secondaire (que l’on peut appeler colza potager) et pendant l’hiver un fourrage relativement important (colza fourrager). Il a une certaine importance en Afrique australe où il a été introduit à l’époque coloniale. Le rutabaga (formé par la partie supérieure renflée de la racine pivotante et le bas de la tige) est un légume secondaire en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord, et peu fréquent en Afrique australe. Dans le nord du Mali et dans les oasis sahariennes, une introduction ancienne de rutabaga est toujours cultivée. Le chou-navet fourrager est parfois cultivé en Europe de l’Ouest, mais n’est pas signalé en Afrique tropicale. A l’origine, le colza était cultivé en Inde pour son huile comestible ; plus tard, il a pris de l’importance en Europe en tant qu’huile d’éclairage et industrielle. Des cultivars produisant une huile comestible de qualité très améliorée ont été obtenus à partir de Brassica napus, Brassica juncea (L.) Czern. et Brassica rapa L. (connus en anglais sous le nom collectif de “canola”), et sont devenus des cultures oléagineuses importantes en Europe, en Amérique du Nord, en Chine, au Japon et en Inde. Le colza est cultivé également dans les hautes terres fraîches du Kenya et de Tanzanie, et il est signalé en Ethiopie comme culture oléagineuse secondaire. Ici et là, Brassica napus se trouve échappé des cultures, mais moins communément que Brassica rapa.
Usages
L’utilisation du colza potager est comparable à celle des cultivars de chou vert (Brassica oleracea L.) tel que le “sukuma wiki” en Afrique de l’Est et le “chou portugais” en Afrique australe ; son goût est un peu plus piquant. Il est utilisé comme plat de légumes ou bien préparé en sauces pour accompagner l’aliment de base féculent. Dans les zones rurales du Zimbabwe, le colza potager est séché en vue d’une longue conservation afin de fournir des légumes pendant la saison sèche. En Europe, les plantules de Brassica napus sont quelquefois consommées en salade et utilisées comme garniture, à la place de la moutarde blanche (Sinapis alba L.) et du cresson alénois (Lepidium sativum L.). En Afrique, le rutabaga est rarement employé comme légume-racines et seulement à l’occasion en tant que fourrage. Le colza est parfois cultivé en Afrique de l’Est pour son huile comestible, employée aussi dans la fabrication du savon. Les graines sont utilisées pour nourrir les oiseaux.
Production et commerce international
Le colza potager et le rutabaga ne sont produits que pour le marché intérieur. Il n’existe pas de données disponibles sur la production ou le commerce. Les Brassica oléagineux viennent au troisième rang des sources d’huile végétale, juste après le soja et le palmier à huile ; il n’y a pas de données spécifiques sur la production ou la commercialisation d’huile de Brassica napus.
Propriétés
La valeur nutritionnelle du colza potager par 100 g de partie comestible (après retrait des nervures principales, soit 87% du produit tel qu’acheté) est : eau 88,2 g, énergie 155 kJ (37 kcal), protéines 3,8 g, lipides 0,3 g, glucides 4,8 g, Ca 250 mg, Mg 85 mg, P 81 mg, Fe 1,7 mg, carotène 1990 μg, thiamine 0,07 mg, riboflavine 0,06 mg, niacine 0,8 mg, acide ascorbique 55 mg. En comparaison de la plupart des autres légumes-feuilles, la teneur en micronutriments est élevée et le fer se trouve sous une forme facile à digérer. Comme tous les autres Brassica, le colza potager contient des niveaux élevés de glucosinolates, qui pendant sa cuisson se transforment en composés aux propriétés anti-oxydantes et anticancéreuses. La composition nutritionnelle du rutabaga par 100 g de partie comestible (finement pelé, soit 73% du produit tel qu’acheté) est : eau 91 g, énergie 100 kJ (24 kcal), protéines 0,7 g, lipides 0,3 g, glucides 5,0 g, fibres alimentaires 2,4 g, Ca 26 mg, Mg 4 mg, P 11 mg, Fe 0,1 mg, Zn 0,1 g, carotène 350 μg, thiamine 0,15 mg, traces de riboflavine, niacine 1,2 mg, folate 31 μg, acide ascorbique 31 mg (Holland, B., Unwin, I.D. et Buss, D.H., 1991).
L’huile de Brassica napus ressemble à celle des autres espèces de Brassica et renferme 25–55% d’acide érucique, 8–33% d’acide oléique, 12–21% d’acide linoléique, 8–14% d’acide linolénique, 6–12% d’acide eicosénoïque, 2–4% d’acide palmitique, 0,8–1,5% d’acide stéarique, 0,5–1,2% d’acide arachidique, 0,2–0,5% d’acide palmitoléique, 0–2% d’acide nervonique, 0–1% d’acide béhénique et 0–1% d’acide lignocérique. Les acides éicosénoïque et érucique sont des acides gras à longue chaîne qui ont des propriétés toxiques et antinutritionnelles. Des cultivars produisant une huile à faible teneur en acides eicosénoïque et érucique ont été mis au point. Ils sont généralement reconnus comme propres à la consommation. De même que les cultivars de Brassica juncea et de Brassica rapa, qui produisent des huiles similaires, ils sont connus en anglais sous le nom de “canola”, et qualifiés en français de “zéro-éruciques”.
Falsifications et succédanés
En cuisine, le colza potager peut être remplacé par le chou vert (Brassica oleracea), la moutarde-feuilles (Brassica juncea) ou la moutarde d’Abyssinie (Brassica carinata A.Braun). Le rutabaga est très semblable au navet (Brassica rapa).
Description
- Plante herbacée érigée, annuelle ou bisannuelle, pouvant atteindre 1,5 m de haut, avec une racine pivotante épaisse, quelquefois partiellement renflée (rutabaga) ; tige ramifiée.
- Feuilles disposées en spirale, mais formant une rosette au stade végétatif ; stipules absentes ; feuilles inférieures plus ou moins pétiolées, pennatilobées avec 1–5 paires de petits lobes latéraux et un grand lobe terminal pouvant atteindre 90 cm × 35 cm, crénelées, dentées, sinueuses ou entières, glabres ou légèrement poilues, glauques ; feuilles de la tige pennatipartites à simples, embrassantes à la base, glabres, glauques.
- Inflorescence : grappe terminale pouvant atteindre 60 cm de long, avec les boutons floraux dépassant les fleurs ouvertes.
- Fleurs bisexuées, régulières, 4-mères ; pédicelle atteignant 3 cm de long, ascendant ; sépales de 6–8 mm de long, d’érigés à légèrement étalés, jaune verdâtre ; pétales obovales, de 1–1,5 cm de long, à onglet, jaune brillant à jaune foncé ; étamines 6 ; ovaire supère, cylindrique, 2 -loculaire, stigmate globuleux. Fruit : silique linéaire de 4,5–11 cm × 3–4 mm, avec un bec effilé de 1–3 cm de long, déhiscente, renfermant jusqu’à 30 graines.
- Graines globuleuses, de 1,5–2,5 mm de diamètre, finement réticulées, noir bleuâtre à brun foncé.
- Plantule à germination épigée, avec une racine pivotante et des racines latérales ; hypocotyle d’environ 5 cm de long, épicotyle de 2–4 mm de long ; cotylédons munis d’un pétiole d’environ 2 cm de long, limbe cordé de 1–1,5 cm de long, cunéiforme à la base, émarginé à l’apex.
Autres données botaniques
Il est souvent difficile de distinguer Brassica napus de Brassica rapa. Le premier diffère du second par ses feuilles de la base, qui sont d’ordinaire moins poilues et d’un vert bleuâtre (vert vif chez Brassica rapa), et par ses fleurs ouvertes qui ne surplombent pas les boutons floraux au sommet de l’inflorescence. L’organe tubérisé du rutabaga peut se distinguer de celui du navet (Brassica rapa) par son apex qui porte un certain nombre de sillons, représentant les cicatrices de la base des feuilles. Il se compose de la partie supérieure renflée de la racine pivotante (hypocotyle) et de la partie inférieure de la tige, alors que l’organe tubérisé du navet est formé seulement de la partie supérieure renflée de la racine pivotante (hypocotyle).
Brassica napus a été divisée en 3 variétés : var. napus qui comprend les types oléagineux, var. pabularia (DC.) Rchb. qui comprend le colza potager et fourrager et var. napobrassica (L.) Rchb. qui compte le rutabaga et le chou-navet. Les plantes cultivées au Sahara, distinguées sous le nom de var. sahariensis Chev., font partie du dernier groupe, bien que certains aient aussi suggéré qu’elles appartenaient à Brassica rapa. Une classification en groupes de cultivars conviendrait mieux.
Croissance et développement
Il faut 3–5 jours aux graines pour lever à 20–25°C. Une rosette de feuilles apparaît tout d’abord, suivie chez les cultivars de rutabaga par l’épaississement de la partie inférieure de la tige et de la partie supérieure de la racine pivotante. Brassica napus est en général autogame, même si les insectes améliorent la production des graines.
Ecologie
Le colza potager est un légume de climat tempéré qui pousse bien en conditions fraîches. En Afrique australe, c’est sur les hautes terres et pendant la saison fraîche avec des températures nocturnes d’environ 10°C et diurnes de 15–20°C qu’il se développe le mieux. Il lui faut des sols bien drainés, fertiles, neutres à faiblement alcalins (pH 6,2–7,7) avec une proportion élevée de matière organique. La plupart des cultivars de rutabaga s’adapte également aux climats tempérés. Les exigences écologiques des cultivars du Sahara ne sont pas connues. Celles des types oléagineux sont semblables à celles du colza potager.
Multiplication et plantation
Le colza potager est multiplié exclusivement par graines. Les plants sont élevés dans des plateaux ou en planches de semis. Le poids de 1000 graines est d’environ 5 g. Elevés en planches, 500 g environ de graines suffisent pour 1 ha. La planche de semis doit être bien drainée et avoir été finement ameublie, et ne devrait pas avoir été utilisée pour des Brassica pendant trois ans au moins. Il faut enfouir les graines dans le sol à moins de 5 mm et les semer en lignes espacées de 10–15 cm. Une fumure de base, par ex. avec un engrais NPK 5–18–20 au taux de 100 g/m2, accélère le développement des plants. Dans des conditions optimales, les jeunes plants sont prêts à être repiqués en 4 semaines. Lorsqu’on utilise des plateaux à germer, il faut s’assurer que les plants reçoivent une nourriture appropriée, en particulier du phosphore, afin d’éviter tout retard de croissance. Au champ, les plantes sont espacées de 75–100 cm entre les lignes et de 45–60 cm sur la ligne.
Pour une production d’huile, le colza est toujours semé en direct à une densité de 5–9 kg/ha, le but à atteindre étant une densité de 160 000 plantes/ha.
Gestion
Au début de la période d’établissement, la lutte contre les mauvaises herbes est très importante. Deux désherbages sont habituellement nécessaires. Si la pluviosité est insuffisante, la culture doit être irriguée régulièrement. Les feuilles étant récoltées de manière continue, l’absorption des minéraux est élevée, et des engrais inorganiques doivent donc être apportés, par ex. 700–800 kg/ha de NPK 5–18–10 avant la plantation. Une fumure d’appoint de N contribue au maintien de la culture à l’état végétatif, permettant ainsi à un plus grand nombre de feuilles de se former. Un apport d’urée de 100 kg/ha après une récolte assure de hauts rendements.
Pour une culture de colza produisant 2 t de graines, un apport de 40–50 kg/ha de N, de 50–60 kg/ha de P et de 25–30 kg/ha de K avant le semis, suivie d’un épandage en surface de 40–50 kg/ha de N est en général recommandé. La formation des graines et par conséquent les rendements sont souvent améliorés par l’installation de ruches à proximité des champs de colza en fleurs.
Maladies et ravageurs
Les plants sont très sensibles à la fonte des semis provoquée par Rhizoctonia et Fusarium. Un fongicide de protection peut être appliqué en habillage des graines ou par trempage. La nervation noire (Xanthomonas campestris) et la pourriture humide (Erwinia carotovora) sont d’importantes maladies, et la jaunisse due à Fusarium pose quelquefois des problèmes. Au stade des plants, les larves de noctuelles (Agrotis spp.) sont des prédateurs dangereux. Lorsque la culture se développe davantage, les pucerons peuvent devenir un problème important, de même que la teigne des crucifères (Plutella xylostella), la pyrale (Hellula undalis) et une punaise (Bagrada hilaris).
Récolte
Dans des conditions favorables, la récolte commence 4 semaines après la plantation et peut durer 3 mois. Les feuilles sont récoltées lorsqu’elles atteignent une taille acceptable pour le marché. Le rutabaga peut d’ordinaire être récolté 90 jours après le semis ; le colza après 75–100 jours.
Rendement
On peut espérer des rendements de colza potager de 25–50 t/ha (poids en vert). Au Zimbabwe, des rendements atteignant 75 t/ha ont été obtenus. En Europe, les rendements du rutabaga peuvent atteindre 50–80 t/ha. Les rendements moyens mondiaux de graines de colza sont de 1400 kg/ha. En Inde et en Chine, les petits exploitants ne récoltent que 500–800 kg/ha, de grandes exploitations au Canada ou en Australie obtiennent 900–1600 kg/ha, tandis qu’en Europe, les rendements sont de 2000–4000 kg/ha.
Traitement après récolte
Les feuilles sont récoltées une par une puis attachées en bottes dont la taille varie selon qu’elles viennent de la ferme ou du marché de gros. La cueillette se fait d’ordinaire juste avant le crépuscule ou bien à l’aube, les feuilles étant alors immédiatement apportées au marché. Comme elles sont très périssables, les commerçants les aspergent régulièrement avec de l’eau froide pour leur conserver toute leur fraîcheur. Le colza oléagineux est surtout traitée dans de grandes usines, où l’huile est extraite par des presses à vis ou par des solvants puis raffinée. L’huile de colza a une couleur claire et un goût neutre.
Ressources génétiques
Des collections de ressources génétiques de Brassica napus sont conservées dans plusieurs banques de gènes européennes.
Sélection
Les firmes semencières occidentales ont fait peu d’efforts pour améliorer génétiquement le colza potager ou le rutabaga. En revanche, des firmes japonaises ont créé de nouveaux Brassica napus amphidiploïdes en croisantBrassica oleracea et Brassica rapa. En croisant des cultivars de chou blanc et de pétsaï tolérants à la chaleur, on pourrait créer pour les zones tropicales de nouveaux types de Brassica napus pommés, qui combinent la vigueur du chou blanc avec la finesse gustative du pétsaï, ainsi que les résistances aux maladies des deux espèces parentes. En Afrique australe, les agriculteurs emploient des graines fermières de colza potager qui proviennent d’introductions anciennes. Des sélections à partir de ces cultivars locaux sont désormais effectuées au Zimbabwe par la East -West Seed Company. En colza oléagineux, les variétés-populations sont désormais remplacées par des hybrides F1 à haut rendement.
Perspectives
Le colza potager a une valeur nutritionnelle et un goût excellents, mais en raison de son caractère hautement périssable par comparaison avec le chou vert, et aussi de sa faible adaptabilité aux conditions tropicales, il demeurera un légume-feuilles secondaire en Afrique tropicale, à moins que des efforts systématiques ne soient faits pour produire des cultivars adaptés aux conditions tropicales. Le rutabaga lui aussi risque fort de n’avoir qu’une importance locale. Si des cultivars adaptés étaient créés, le colza oléagineux pourrait prendre plus d’importance dans les hautes terres d’Afrique.
Références principales
- Burkill, H.M., 1985. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 1, Families A–D. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 960 pp.
- Hegi, G., 1986. Illustrierte Flora von Mittel-europa. 3rd Edition. Pteridophyta, Spermatophyta. Band 4, Angiospermae, Dicotyledones 2. Verlag Paul Parey, Berlin, Germany. 598 pp.
- Holland, B., Unwin, I.D. & Buss, D.H., 1991. Vegetables, herbs and spices. The fifth supplement to McCance & Widdowson’s The Composition of Foods. 4th Edition. Royal Society of Chemistry, Cambridge, United Kingdom. 163 pp.
- Jonsell, B., 2000. Brassicaceae (Cruciferae). In: Edwards, S., Mesfin Tadesse, Demissew Sebsebe & Hedberg, I. (Editors). Flora of Ethiopia and Eritrea. Volume 2, part 1. Magnoliaceae to Flacourtiaceae. The National Herbarium, Addis Ababa University, Addis Ababa, Ethiopia and Department of Systematic Botany, Uppsala University, Uppsala, Sweden. pp. 121–154.
- Jonsell, B., 1980. Cruciferae (Brassicaceae). Flore du Cameroun. Volume 21. Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France. pp. 3–24.
- Mansfeld, R., 1986. Verzeichnis landwirtschaftlicher und gärtnerischer Kulturpflanzen (ohne Zierpflanzen). 2nd edition, revised by J. Schultze-Motel. 4 volumes. Springer Verlag, Berlin, Germany. 1998 pp.
- Rubatzky, V.E. & Yamaguchi, M., 1997. World vegetables: principles, production and nutritive values. 2nd Edition. Chapman & Hall, New York, United States. 843 pp.
- Sherf, A.F. & MacNab, A.A., 1986. Vegetable diseases and their control. 2nd Edition. John Wiley & Sons, New York, United States. 728 pp.
- USDA, 2002. USDA nutrient database for standard reference, release 15. [Internet] U.S. Department of Agriculture, Beltsville Human Nutrition Research Center, Beltsville Md, United States. http://www.nal.usda.gov/fnic/foodcomp. June 2003.
- van den Bergh, M.H., 1993. Minor vegetables. In: Siemonsma, J.S. & Kasem Piluek (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 8. Vegetables. Pudoc Scientific Publishers, Wageningen, Netherlands. pp. 280–310.
Autres références
- Godfrey Sam Aggrey, W. & Tekkie, Y., 1989. Horticultural crop production: Vegetable Crops. UNDP/FAO, ZIM/86/021, Agritex, Ministry of Lands and Rural Resettlement, Harare, Zimbabwe.
- Jonsell, B., 1982. Cruciferae. In: Polhill, R.M. (Editor). Flora of Tropical East Africa. A.A. Balkema, Rotterdam, Netherlands. pp. 15–17.
Sources de l'illustration
- Mansfeld, R., 1986. Verzeichnis landwirtschaftlicher und gärtnerischer Kulturpflanzen (ohne Zierpflanzen). 2nd edition, revised by J. Schultze-Motel. 4 volumes. Springer Verlag, Berlin, Germany. 1998 pp.
- Vaughan, J.G. & Geissler, C.A., 1997. The new Oxford book of food plants. Oxford University Press, Oxford, United Kingdom. 239 pp.
Auteur(s)
- H. Toxopeus, Wageningen, Netherlands
- B. Mvere, East West Seed International Ltd., P.O. Box BW 141, Borrowdale, Harare, Zimbabwe
Consulté le 22 décembre 2024.