Acacia melanoxylon (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
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branches en fleurs
coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois
face transversale du bois

Acacia melanoxylon R.Br.


Protologue: W.T.Aiton, Hortus kew. (ed. 2) 5 : 462 (1813).
Famille: Mimosaceae (Leguminosae - Mimosoideae)
Nombre de chromosomes: 2n = 26

Synonymes

  • Racosperma melanoxylon (R.Br.) Pedley (1986).

Noms vernaculaires

  • Acacia à bois noir, acacia à fleurs blanches (Fr).
  • Blackwood, Australian blackwood, Tasmanian blackwood (En).
  • Acácia australia, acácia preta (Po).

Origine et répartition géographique

Acacia melanoxylon est indigène de l’est de l’Australie, du Queensland à la Tasmanie. On l’a planté dans de nombreuses régions tropicales et subtropicales. La sylviculture des plantations d’Acacia melanoxylon a été pratiquée depuis très longtemps en Nouvelle-Zélande, au Brésil et en Afrique du Sud. On l’a introduit en Afrique du Sud en 1909, et il s’est bien établi dans certaines forêts naturelles du sud du pays. On l’a aussi introduit en Tanzanie avant la Première Guerre mondiale. En Afrique tropicale, il en existe de nombreuses plantations à petite échelle depuis l’Erythrée et l’Ethiopie jusqu’au Zimbabwe, à Madagascar et à Maurice. Au Rwanda, il en a été planté quelque 2500 ha dans les années 1980. Acacia melanoxylon est naturalisé sur les lisières de forêts montagnardes au Zimbabwe.

Usages

De par son apparence attrayante, son grain assez régulier, sa dureté et ses bonnes qualités d’usinage, le bois d’Acacia melanoxylon convient pour le mobilier de haute qualité, l’ébénisterie et les placages de fantaisie. En Afrique du Sud, il est devenu populaire comme substitut du “stinkwood” (Ocotea bullata (Burch.) Baill.). Il est également utilisé pour la construction légère, les manches d’outils, les instruments de musique, les bois cintrés, le tournage et les pieux de clôture. Il est employé comme bois de feu et pour le charbon de bois. En Afrique du Sud, Acacia melanoxylon est également considéré comme utile en plantation d’abri pour régénérer les forêts naturelles perturbées. On l’emploie également en reboisement au Rwanda et au Burundi. On le plante pour lutter contre l’érosion et en brise-vent, ainsi que comme arbre d’ornement. Son feuillage est brouté par le bétail.

Production et commerce international

La production annuelle de bois d’Acacia melanoxylon en Australie est d’environ 10 000 m³, en provenance principalement de Tasmanie. Elle est entièrement utilisée en Australie. C’est une essence de valeur dans la partie méridionale de l’Afrique du Sud, et on a estimé que l’on pouvait en récolter quelque 1500 m³/an d’ici à 2010 dans les peuplements âgés subsistants.

Propriétés

Le bois de cœur est de couleur brun doré à brun foncé ou presque noir, souvent avec une teinte rougeâtre et des stries foncées, nettement distinct de l’aubier de 3–10 cm d’épaisseur, de couleur blanche à jaune paille. Le fil est généralement droit, parfois contrefil ou ondé en dos de violon ; le grain est fin à moyennement fin. La surface du bois est fortement lustrée.

Le bois est moyennement lourd. La densité est de 515–710 kg/m³ à 12% de teneur en humidité. Les taux de retrait sont moyennement élevés : 2,0% dans le sens radial et 6,2% dans le sens tangentiel de l’état vert à 12% de teneur en humidité, et 3,4% dans le sens radial et 9,0% dans le sens tangentiel de l’état vert à l’état anhydre. Le temps de séchage du bois est variable ; du bois scié sur quartier prend deux fois plus de temps que du bois de cœur scié sur dosse. Des planches de 25 mm d’épaisseur prennent 6–7 semaines pour sécher de 80% à 13% de teneur en humidité. Il est recommandé de sécher à l’air tous les bois, en particulier les plateaux de 50 mm et plus d’épaisseur, jusqu’à 30% de teneur en humidité avant de les sécher en séchoir. Il peut y avoir des problèmes de cambrure et de gauchissement, mais ils peuvent être attribués pour une large part à la forme médiocre du fût ; les déformations peuvent être réduites par un traitement à la vapeur. Même un séchage en séchoir à 70°C (thermomètre sec) n’a pas causé de gerces superficielles excessives. Une fois sec, le bois est moyennement stable.

A 12% de teneur en humidité, le module de rupture est de 96–110 N/mm², le module d’élasticité de 14 130–16 380 N/mm², la compression axiale de 42–58 N/mm², le cisaillement de 12,7–15,3 N/mm², le fendage de 76 N/mm dans le sens radial et 101 N/mm dans le sens tangentiel, la dureté Janka de flanc de 4630–5610 N et la dureté Janka en bout de 6450 N.

Le bois se travaille aisément avec des outils manuels ou à la machine. Les caractéristiques de poli sont excellentes, et le bois se colle et se teint bien. Les caractéristiques de cintrage à la vapeur sont bonnes. Le clouage est médiocre : le bois se fend aisément, et il est recommandé de faire des avant-trous.

Le bois de cœur est moyennement durable à durable. Il est facilement attaqué par les termites. L’aubier est moyennement sensible aux attaques de Lyctus. Le bois de cœur est très difficile à traiter avec des produits de préservation, mais l’aubier se traite assez aisément. Les caractéristiques de mise en pâte sont bonnes.

Le bois d’Acacia melanoxylon est une importante cause de dermatite allergique de contact en Australie. Des quinones telles qu’acaméline et des hydroxyflavanes telles que mélacacidine sont responsables de l’action sensibilisatrice. On a également rapporté chez les travailleurs du bois des cas d’asthme professionnel causés par ce bois.

Des essais menés en Ethiopie ont montré une bonne appétissance et une valeur nutritive élevée du feuillage pour les moutons.

Le bois de cœur contient des dérivés de la catéchine qui sont de puissants inhibiteurs de protéine kinase.

Description

  • Arbuste ou arbre de petite à grande taille atteignant 35(–40) m de hauteur ; fût cylindrique, jusqu’à 150 cm de diamètre ; écorce rugueuse, gris brunâtre à gris très foncé, fissurée longitudinalement et écailleuse ; cime ovoïde.
  • Feuilles des jeunes plantes alternes et composées bipennées, mais bientôt remplacées par des phyllodes étroitement elliptiques à lancéolées et généralement courbées de 4–16 cm × 0,5–2,5 cm, coriaces, avec des nervures réticulées.
  • Inflorescence : capitule d’environ 6 mm de diamètre, disposé en grappes, portant 30–55 fleurs ; pédoncule de 5–13 mm de long.
  • Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères, petites, de couleur crème à jaune très pâle, presque sessiles ; calice en coupe, à petits lobes ; corolle d’environ 2 mm de long, lobée jusqu’à la moitié de sa longueur ; étamines nombreuses, libres, d’environ 4 mm de long ; ovaire supère, ellipsoïde, sessile, style mince, stigmate tubulaire.
  • Fruit : gousse spiralée et souvent torse, aplatie, de 6–15 cm × 4–8 mm, glabre, brune, renfermant 6–10 graines.
  • Graines largement ellipsoïdes, aplaties, de 3–5 mm de long, noir brillant.

Other botanical information

Le genre Acacia est un important genre pantropical, qui comprend plus de 1300 espèces, dont la plupart se rencontrent en Australie (plus de 900) ; on en trouve plus de 200 en Amérique, et environ 130 en Afrique. Acacia melanoxylon appartient au sous-genre Heterophyllum, qui comprend principalement des espèces australiennes à phyllodes et dépourvues d’aiguillons.

En Afrique du Sud, la croissance moyenne en diamètre a été de 1–2 cm/an jusqu’à l’âge de 22 ans. On a estimé que l’accroissement annuel moyen en volume brut de fût était d’environ 16 m³/ha, et sur les meilleures stations de 25 m³/ha ; les objectifs d’exploitabilité pour les grumes de sciage sont de 40 ans sur les bonnes stations. Au Rwanda, au cours des 12 premières années de croissance, l’accroissement en hauteur a été de 1,5–2,4 m/an, et en diamètre de 1,6–1,9 cm/an. En Tanzanie, des sujets plantés âgés de 20 ans avaient 25–32 m de hauteur, avec un diamètre de fût de près de 50 cm à hauteur d’homme.

Un problème majeur dans l’installation de plantations est que les jeunes arbres ont souvent une dominance apicale médiocre lorsqu’ils poussent en pleine lumière, ce qui a pour résultat un grand nombre de branches et une forme de fût médiocre. Les arbres peuvent déjà fleurir à partir de 2 ans. Ils produisent généralement des graines en abondance. L’espèce est longévive ; on a rapporté en Australie des âges de plus de 200 ans. Des bactéries du genre Rhizobium qui produisent des nodules ont été isolées des racines.

Ecologie

En Tasmanie, Acacia melanoxylon se rencontre en volumes importants dans la forêt marécageuse, la forêt ombrophile ripicole, et comme élément du sous-étage dans la forêt d’eucalyptus humide. Il montre une large adaptabilité écologique en Australie continentale. La température annuelle moyenne dans son aire est de 6–19°C, la pluviométrie annuelle moyenne de 750–2300 mm. En Afrique tropicale, on le plante généralement dans des régions élevées relativement fraîches et humides, par ex. en Tanzanie à 1500–2500 m d’altitude. Il pousse bien dans des sols profonds, humides et fertiles, mais il pousse aussi sur une large gamme de limons sableux et de sols alluviaux, ainsi que sur des stations humides, presque marécageuses. Les semis ne tolèrent pas l’ombre, et Acacia melanoxylon est une essence pionnière. Les graines germent après des perturbations de la forêt. En Afrique du Sud, on a trouvé des arbres avec un bois de cœur relativement bien développé dans des zones bien drainées avec une forte pluviométrie et une humidité du sol constamment élevée. Acacia melanoxylon est moyennement tolérant au gel, mais les jeunes semis y sont sensibles.

Gestion

Un prétraitement des graines améliore la germination. La scarification mécanique est la méthode optimale, mais un traitement à l’eau chaude (3 minutes à 90°C) améliore aussi la germination, de même qu’une stratification à 4°C durant 4 semaines. Les graines prétraitées peuvent avoir un taux de germination de plus de 90%. La température optimale pour la germination est de 25°C. Une inoculation avec Rhizobium est recommandée dans un sol stérilisé ou sur un site nouveau. Les graines peuvent être entreposées durant plusieurs années dans des récipients étanches à l’air à température ambiante ou dans un local frais ; dans des conditions naturelles, les graines se trouvant dans le sol peuvent maintenir leur viabilité jusqu’à 50 ans. Un kilogramme contient 55 000–85 000 graines. Il faut une surface de pépinière de 2,5 m² comprenant 1000 jeunes semis pour planter 0,5–2 ha. Des méthodes de multiplication in vitro ont été mises au point en Afrique du Sud. Un cal d’explants juvéniles d’arbres adultes a formé des pousses sur un milieu de Murashige et Skoog lorsqu’on y ajoutait des hormones de croissance. La multiplication par boutures de racines a été pratiquée avec succès. La régénération par drageons après l’abattage est possible.

L’apport d’engrais phosphaté à la plantation procure généralement une meilleure croissance initiale, ce qui peut être associé à un accroissement du nombre de nodules. En Afrique du Sud, on applique une dose unique de 150 g de superphosphate par plant lors de la transplantation. En moins de 6 mois, les semis peuvent atteindre une hauteur de 20 cm, ce qui permet leur transplantation. Il faut des espacements initiaux réduits pour obtenir une bonne forme de fût, par ex. 2,5 m × 2,5 m. On recommande d’employer comme arbres d’abri Pinus radiata D.Don et Eucalyptus spp., mais les résultats sont variables. Au Rwanda, la densité initiale des plantations était d’environ 2000 arbres/ha, avec une éclaircie à 50% après 6 ans. Un élagage est nécessaire pour obtenir une bonne forme de fût. Dans les plantations commerciales, on pratique des éclaircies pour obtenir un peuplement final de 100–250 tiges/ha.

En Afrique du Sud, on a mis au point un système dans lequel Acacia melanoxylon était planté en peuplements purs dans des clairières de la forêt. Acacia melanoxylon a été considéré comme l’une des principales plantes envahissantes dans la partie méridionale de l’Afrique du Sud. Il n’envahit pas de manière agressive la forêt dense sempervirente, mais hors forêt il se comporte comme un sérieux envahisseur des stations ouvertes et perturbées. On peut utiliser pour la lutte biologique un charançon des graines du genre Melanterius, que l’on a importé dans ce but d’Australie en Afrique du Sud. Durant de nombreuses années, on a poursuivi une politique d’éradication avec le sentiment qu’Acacia melanoxylon constituait une menace pour la forêt indigène, mais des recherches récentes appuient l’opinion qu’il y est progressivement remplacé par des essences indigènes. Il semble raisonnable de limiter les programmes de lutte aux zones où les exotiques sont par essence inacceptables, telles que les réserves naturelles. Il est en revanche utile pour alléger la pression sur les bois indigènes, et comme arbre d’abri pour la restauration de la forêt naturelle perturbée. Dans les années 1950 au Zimbabwe, on a épandu délibérément des semences dans les réserves de forêt humide d’altitude pour introduire Acacia melanoxylon en tant que composante de la forêt montagnarde indigène. On l’y trouve encore, principalement dans les ravins humides, mais pas à l’état grégaire, et on ne le considère pas comme un envahisseur sérieux.

Acacia melanoxylon est sensible aux attaques du champignon Armillaria mellea. L’appétibilité des jeunes plantes pour les herbivores, notamment le bétail, peut être un obstacle majeur pour le succès des plantations. Les dommages d’insectes dans les parcs à bois sont courants, mais sont en général de faible intensité et par conséquent n’influent pas sur le prix des bois. Cependant, on pulvérise tous les mois sur les bois entreposés des insecticides tels que cyperméthrine. En Afrique du Sud, on a utilisé localement des hélicoptères pour extraire les bois d’Acacia melanoxylon dans des parties écologiquement sensibles ou inaccessibles de la forêt, en pratiquant une sélection arbre par arbre. La valeur élevée du bois compense les coûts importants.

Ressources génétiques

Une étude de la variation des allozymes menée en Australie a montré une diversité génétique élevée chez Acacia melanoxylon. Le rythme de développement des phyllodes (qui remplacent progressivement les feuilles juvéniles) s’est avéré être déterminé par des facteurs génétiques, et en corrélation négative avec la croissance en hauteur sur des plants âgés d’un an. Les recherches limitées qui ont été effectuées ont montré que la sélection génétique peut améliorer un certain nombre de caractéristiques économiquement importantes des arbres de plantation. On a observé de la variation entre provenances pour la densité du bois, la taille de l’arbre, la forme du fût, la tolérance à la sécheresse et au gel, et la faculté à drageonner. On a rapporté de la variation entre individus d’une même provenance pour le pourcentage de bois de cœur, la couleur du bois de cœur, la densité du bois, la forme du fût et la tolérance au gel. Un nombre limité de lots de semences provenant de toute l’aire naturelle d’Acacia melanoxylon est conservé à l’Australian Tree Seed Centre de la CSIRO à Canberra.

Perspectives

En Afrique du Sud, Acacia melanoxylon est considéré comme une essence à bois d’œuvre utile, à croissance rapide, qui nécessite un aménagement approprié pour assurer qu’elle ne devienne pas envahissante. Elle demande de grandes clairières forestières pour assurer une production ligneuse optimale, tout en limitant son extension en réduisant au minimum les trouées dans le couvert. La forte variation génétique à l’intérieur de l’espèce indique l’importance d’une sélection attentive du matériel génétique pour les plantations, et l’intérêt potentiel d’un programme d’amélioration génétique, dans lequel la multiplication végétative pourrait jouer un rôle utile. Cependant, en Afrique tropicale, les possibilités de plantations économiquement intéressantes pour la production de bois d’œuvre d’Acacia melanoxylon sont limitées en raison de ses exigences écologiques, et sont inférieures à celles de nombreuses essences indigènes.

Références principales

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Autres références

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Auteur(s)

  • R.H.M.J. Lemmens, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Lemmens, R.H.M.J., 2006. Acacia melanoxylon R.Br. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 20 avril 2019.


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