Acacia ehrenbergiana (Criquet)
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Acacia ehrenbergiana Hayne
Famille : F-mimosaceae
Synonymes : Acacia flava (Forssk.) Schweinf., Acacia flava f. ehrenbergiana, Mimosa flava Forssk. (1775)
Type physionomique : Arbre/arbuste ou ligneux haut
Description : Arbuste ou arbre épineux, au bas branchu, atteignant 6-8 mètres de haut. Écorce rougeâtre et rugueuse, s’exfoliant en lambeaux papyracés (jeunes troncs). Épines stipulaires disposées par paire à la base des feuilles, généralement aussi longues que ces feuilles et pouvant atteindre 8 centimètres. Feuilles à 1-2, voire 3 paires de pinnules, portant chacune 6 à 12 paires de foliolules. Ces feuilles sont amères lorsqu’on les mâche. Fleurs jaunes, odoriférantes, réunies en glomérules sphériques. Fruits : gousses étroites, longues (8-12 centimètres), plus ou moins arquées et toruleuses.
Biogéographie : Espèce saharo-sindienne à affinités tropicales, remontant jusqu’au Sahara central et atlantique.
Type biomorphologique de Raunkier : Micro-phanérophyte.
Port : Ligneux haut, au port évasé, en entonnoir. Se présente le plus souvent sous forme d’arbuste plus ou moins branchu. Les vieux individus évoluent en arbres dont le tronc est divisé dès la base.
Préférences édaphiques : Préfère les sols lourds pouvant être superficiellement ensablés.
Préférences hydriques : Espèce eury-xérophile (phréatophyte) à double système racinaire : l’un de surface, l’autre pivotant et pouvant atteindre plusieurs dizaines de mètres de profondeur.
Tolérance aux sels : Non.
Milieux : Espèce fréquente et parfois abondante dans les épandages et les lits d’oueds moyens et petits (bonne indicatrice des épandages à nappe phréatique plus ou moins profonde).
Espèces voisines : Attention à ne pas confondre avec Acacia seyal Del., arbre ou arbuste dont les feuilles ont davantage de pinnules (de 3 à 7). Les épines sont moins longues que les feuilles. C’est une espèce sahélo-soudanienne qui pousse le plus souvent à la périphérie des terrains inondables et qui se distingue par un port arboré et une écorce verdâtre à jaunâtre plus ou moins pulvérulente, pouvant se desquamer par plaques.
Références bibliographiques :
OZENDA P., 2004. – Flore et végétation du Sahara. 3ème éd. (mise à jour et augmentée). – CNRS : Paris. p. 549
QUÉZEL P. & SANTA S., 1962. – Nouvelle flore de l’Algérie et des régions désertiques méridionales. – Centre National de la Recherche Scientifique : Paris. p. 557
BARRY J.P. & CELLES J.C., 1991. – Flore de Mauritanie. – Institut Supérieur Scientifique de Nouakchott/Université de Nice (France). p. 211
Intérêt pour le Criquet pèlerin
PLANTE IMPORTANTE. À l’état jeune, offre abri, éventuellement nourriture et favorise la densation. Lors des passages d’essaims, le sommet des canopées est défeuillé et l’écorce des jeunes rameaux rongée. Acacia ehrenbergiana est parfois désigné sous différentes appellations erronées.