Boraginacées (Le Floc'h, 1983)
Heliotropium europaeum
332. Heliotropium europaeum L. [III/1055; p725] BORAGINACEES
- Nom accepté : Heliotropium europaeum
T. — PARIS et MOYSE (1971) classent cette espèce parmi les Boraginacées toxiques susceptibles de provoquer chez le bétail des troubles hépatiques, causes d'intoxications.
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Cette toxicité chez l' « Héliotrope d'Europe » (ar. : daharer ech chems, sheh el ouachem) est aussi relevée per LEMORDANT et al. (1977).
Heliotropium bacciferum
333. Heliotropium bacciferum Forsk. [III/1056; p:725]
- Nom accepté : Heliotropium bacciferum
M. - Pour combattre la teigne, on recouvre le cuir chevelu de feuilles de cette plante « habalia » (LARRIBAUD, 1952).
Les feuilles vertes de cette espèce connue au Sénégal sous le nom vernaculaire « hebaliya », servent, après avoir été écrasées, à calmer les brûlures (ADAM in GAUTHIER-PILTERS, 1969).
T. - Plusieurs héliotropes contiennent des alcaloïdes toxiques (GAUTHIER-PILTERS).
Borago officinalis
334. Borago officinalis L. [III/1063; p.:730] BORAGINACÉES
- Nom accepté : Borago officinalis
A. - Les jeunes feuilles de diverses bourraches (Borago officinalis et B. trabutii [1]) sont employées dans la préparation de soupe, signale BOUQUET (1938) qui indique égaiement leurs noms vernaculaires arabes (boukrich, bou chenaf, harcha, bou çassal) et berbères (tament, tizizoua, ilés ouaraï, foudelqqem).
M. - La bourrache (ar. = lissan etthour) (DUCROS, 1930) est employée comme émollient et surtout comme sudorifique et diurétique.
Les fleurs et les sommités fleuries sont (PARIS et MOYSE, 1971) administrées en tisane en tant que diurétique, sudorifique et émollient, et l'on reconnait également aux feuilles des vertus émollientes. Ses mêmes propriétés sont rapportées par LEMORDANT et al. (1977) qui indiquent les dénominations de l'espèce en Tunisie (ar. = boukkich ; fr. : bourrache).
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- ↑ B. trabutii M. considérée comme endémique du Maroc, n'existe donc pas en Tunisie.
Anchusa azurea
335. a) Anchusa azurea Mill. [III/1065; p:731] BORAGINACÉES
- Nom accepté : Anchusa azurea
Orthograpbe correcte (Flora europaea) : A. azurea Miller.
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Ce taxon se rencontre dans la littérature sous une dénomination synonyme : A. italica Retz.
b) Anchusa aegyptiaca DC. [III/1067: p:732]
- Nom accepté : Anchusa aegyptiaca
Orthographe correcte (Flora europaea) : A. ægyptica (L.) DC.
A. — Anchusa ægyptiaca serait confondu en Tunisie avec Anchusa hispida [1] et A. italica (BOUQUET, 1938) sous les dénominations arabes (debbouna, choubbet, cheikh el boukol, chandjar, hamricha) et berbères (tirhounam, sahtor).
BOUQUET note de plus, que les feuilles de ces espèoes, ainsi que celles d'Echium italicum, des autres « vipérines » et « buglosses », sont souvent mélangées à celles de l'oseille sauvage [2] qui en relèvent le goût. Elles sont consommées en soupe ou à la façon des épinards.
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Gastrocotyle hispida
336. Gastrocotyle hispida (Forsk.) Bunge [III/1069 ; p:733] BORAGINACÉES
- Nom accepté : Anchusa hispida
Un synonyme se rencontre souvent : Anchusa hispida Forskal.
A. — BOUQUET (1938), sous la dénomination Anchusa hispida indique cette espèce comme étant consommée (cf. Anchusa aegyptiaca n° 335).
Megastoma pusillum
337. Megastoma pusillum Coss. et Dur. [III/1077 ; p : 739] BORAGINACEES
- Nom accepté : Ogastemma pusillum
V. TÄCKHOLM (1974) indique comme combinaison en vigueur : Eritrichium pusillum Torr. et Gray.
L'espèce semble être surtout employée dans les soins de la blennorragie.
M. — Au Sahara occidental, on vante les propriétés des feuilles infusées de Megastoma pusillum (ar. = chendegoura) pour les
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maux d'oreilles, rapporte LARRIBAUD (1952) qui indique de plus que cette plante calmerait aussi les palpitations précordiales.
L'infusion sucrée est utilisée contre les rhumatismes et la blennorragie (REBOUL, 1953).
A ces deux usages de l'infusion sucrée, PASSAGER et DOREY (1958) ajoutent qu'elle est aussi donnée aux nouveaux nés pour faciliter l'évacuation de leurs premières selles.
Pour le Sud algérien encore, DOREAU (1961) note que l'espèce (ar. = chendegoura [1]) est parfois confondue avec Ajuga iva et que l'on en utilise :
- dans les mixtures antidiarrhéïques,
- pour faciliter les accouchements, alors que d'autres personnes la considèrent antirhumatismale, tonicardiaque, dépurative et antiblennorragique.
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- ↑ « chendegoura » est effectivement le nom vernaculaire arabe usuel de Ajuga iva (L.) Schreb. ce qui explique fort bien la confusion possible signalée par DOREAU.
Alkanna tinctoria
338. Alkanna tinctoria Tausch. [III/1079; p:740] BORAGINACÉES
- Nom accepté : Alkanna tinctoria
Selon DUCROS (1930) l'écorce de cette espèce (fr. = orcanette ; ar. = rigl el hhamama) est astringente d'où son emploi à l'intérieur contre les ulcères.
D. - TROTTER (1915) et DUCROS notent que l'écorce est également utilisée en tant que matière tinctoriale pour teindre en rouge.
Il s'agit rapporte PARIS et MOYSE (1971) d'un colorant servant chez les végétaux à la caractérisation des huiles, des essences et des résines et il est auto risé pour la coloration des médicaments.
L'intérêt de cette espèce (ar. : henna el rhoula, chendjar ; fr. : orcanette) comme colorant est aussi rapporté par LEMORDANT et al. (1977).
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Lithospermum arvense
339. a) Lithospermum arvense L. (III/1086 ; p:744] BORAGINACEES
- Nom accepté : Lithospermum arvense
Combinaison de Flora europaea : Buglossoides arvensis (L.) I.M. Johnston.
b) Lithospermum tenuiflorum L. [III/1087; p:745] Combinaison de Flora europaea : Buglossoides tenuiflora (L. fil.) I.M. Johnston.
- Nom accepté : Lithospermum tenuiflorum
c) Lithospermum apulum (L.) Vahl [II/1088; p:745] Combinaison de Flora europaea : Neastostema apulum (L.) I.M. Johnston.
- Nom accepté : Neatostema apulum
M. - LEMORDANT et al. (1977) signalent que ces espèces ont un intérêt comme anticonceptionnels.
Echium italicum
340. Echium italicum L. [III/1098; p:753] BORAGINACÉES
- Nom accepté : Echium italicum
De fait la Flore de POTIIER-ALAPETITE (1981) ne signale en Tunisie que le taxon Echium italicum ssp. pyrenaicum (L.) Rouy que nous pensons pouvoir assimiler à E. asperrimum Lam. de Flora europaea.
A. - Selon BOUQUET (1938) cette espèce est confondue, au niveau de sa consommation par l'homme, avec les divers Anchusa (cf. à Anchusa aegyptiaca n° 335).