Vernonia amygdalina (PROTA)

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Vernonia amygdalina Delile




Protologue: Cent. pl. Afr. Voy. Méroé : 41 (1826).
Famille: Asteraceae (Compositae)
Nombre de chromosomes: 2n = 40

Synonymes

Gymnanthemum amygdalinum (Delile) Walp. (1843).

Noms vernaculaires

Vernonie, vernonie commune, ndole (Fr). Bitterleaf, common bitterleaf (En). Sucumadeira, pau fede (Po).

Origine et répartition géographique

Vernonia amygdalina est présent à l’état sauvage dans la plupart des pays d’Afrique tropicale, depuis la Guinée jusqu’à la Somalie et vers le sud jusqu’au nord-est de l’Afrique du Sud, ainsi qu’au Yémen. Il est couramment cultivé comme légume au Bénin, au Nigeria, au Cameroun, au Gabon et en R.D. du Congo et aussi, dans une moindre mesure, dans les pays voisins. Les Luhyas, à l’ouest du Kenya, utilisent Vernonia amygdalina comme légume, mais ils ne le cultivent pas.

Usages

La vernonie commune est un légume très apprécié en Afrique occidentale et centrale, et se consomme dans des divers plats. Au Nigeria, où la plante s’appelle “ewuro” en yoruba et “onugbu” en igbo, on fait cuire les feuilles en soupe. Une fois hachées, blanchies et façonnées en boulettes de la taille du poing, les feuilles sont parfois vendues sur les marchés. Au Cameroun, les feuilles ainsi transformées sont cuites avec de la viande ou des crevettes et mélangées à des arachides moulues, pour préparer un plat réputé, le “ndole”. On peut aussi cuire les feuilles entières avec des tubercules de manioc ou d’igname, ou faire sécher les feuilles et les réduire en poudre pour les utiliser en soupe. Au Cameroun, on consomme parfois les feuilles crues, non transformées et assaisonnées d’huile de palme et de sel. Les chèvres broutent les feuilles. Les branches et les tiges sèches fournissent un combustible. Les jeunes rameaux s’utilisent comme cure-dents ou comme bâtonnets à mâcher. La plante est parfois plantée pour servir de haie. Les branches servent de poteaux pour délimiter les champs.

Vernonia amygdalina s’emploie couramment en médecine traditionnelle. Des décoctions de feuilles sont utilisées pour traiter la fièvre, le paludisme, la diarrhée, la dysenterie, l’hépatite et la toux ainsi que comme laxatif et pour encourager la fécondité. On les emploie aussi comme remède contre la gale, les maux de tête et les maux d’estomac. Des extraits de racines servent aussi à soigner le paludisme et les troubles gastro-intestinaux. Au Nigeria, on applique les feuilles sur les plaies pour remplacer la teinture d’iode. L’un des usages médicinaux les plus courants de Vernonia amygdalina est le traitement contre les vers intestinaux, y compris les nématodes. Les humains, mais aussi les chimpanzés, ingèrent la moelle amère de Vernonia amygdalina pour lutter contre les infections intestinales dues aux nématodes. Au Zimbabwe, on utilise l’infusion de racine pour traiter les maladies sexuellement transmissibles. On prend aussi des infusions d’écorce pour traiter la fièvre et la diarrhée, et les fleurs séchées s’emploient contre les troubles d’estomac. Vernonia amygdalina est également utile pour lutter contre les maladies des plantes. Par exemple, la cendre des branches brûlées sert à lutter contre les champignons transmis par les semences (Curvularia, Aspergillus, Fusarium et Penicillium spp.), et ceci améliore ainsi la viabilité des graines et leur capacité de germination. On emploie aussi la plante comme substitut du houblon pour produire de la bière. Vernonia amygdalina est une plante mellifère bien connue.

Production et commerce international

Les feuilles sont parfois récoltées dans la nature, mais la plupart des gens préfèrent les feuilles issues de plantes sélectionnées et cultivées, qui sont généralement moins amères. La vernonie se cultive d’ordinaire pour une consommation familiale et moins souvent pour être vendue sur les marchés, mais la tendance est de vendre de plus en plus le produit transformé plutôt que les branches feuillées. Au Cameroun, les feuilles transformées se vendent cinq fois plus cher que la denrée crue. Ces feuilles transformées sont exportées d’Afrique de l’Ouest sous forme séchée ou congelée et sont proposées sur les principaux marchés de légumes africains en Europe. On ne dispose pas de statistiques de production.

Propriétés

La composition nutritionnelle des feuilles de Vernonia amygdalina, par 100 g de partie comestible, est : eau 82,6 g, énergie 218 kJ (52 kcal), protéines 5,2 g, lipides 0,4 g, glucides 10,0 g, fibres 1,5 g, Ca 145 mg, P 67 mg, Fe 5,0 mg, acide ascorbique 51 mg (Leung, W. -T.W., Busson, F. & Jardin, C., 1968). Cette composition est comparable à celle d’autres légumes -feuilles vert foncé.

L’amertume est causée par des lactones sesquiterpènes (par ex. la vernodaline, la vernolépine et la vernomygdine) et des glucosides stéroïdes (vernoniosides). Certains de ces composés ont une activité antiparasitique marquée, en particulier la vernodaline et la vernonioside B1. La vernolépine a montré des propriétés antiplaquettaires. La vernodaline et la vernomygdine ont une activité cytotoxique.

Des extraits aqueux de feuilles de Vernonia amygdalina font ressortir une action cystostatique qui retarde la croissance des cellules cancéreuses du sein humain. Dans des essais sur des rats, un extrait de sesquiterpènes des feuilles a présenté une activité antihépatotoxique. Des extraits de feuilles et d’écorce de racine ont fait apparaître une activité antipaludique contre Plasmodium berghei in vivo chez les souris et contre Plasmodium falciparum in vitro. Des extraits ont également présenté une puissante activité anti-leishmanienne. Les bâtons à mâcher de bois de Vernonia amygdalina ont fait ressortir une efficacité contre les bactéries qui jouent un rôle dans les maladies périodontales. Les feuilles montrent une activité contre diverses bactéries et virus.

Falsifications et succédanés

Les feuilles de Vernonia hymenolepis A.Rich. et de quelques autres espèces de Vernonia s’utilisent dans les mêmes buts que Vernonia amygdalina. La vernonie transformée est un produit onéreux et pour cette raison, certains négociants peu scrupuleux y ajoutent parfois d’autres plantes pour en augmenter le volume.

Description

Arbuste ou petit arbre atteignant 10 m de haut, très ramifié ; tronc atteignant 40 cm de diamètre ; écorce grise à brune, lisse, se fissurant ; jeunes rameaux densément pubescents. Feuilles alternes, simples ; stipules absentes ; pétiole de 0,2–4 cm de long ; limbe ovale-elliptique à lancéolé, de 4–15(–28) cm × 1–4(–15) cm, cunéiforme ou arrondi à la base, brièvement acuminé à l’apex, bord finement denté à grossièrement denté en scie, finement pubescent mais souvent glabrescent, à nervures pennées. Inflorescence : capitules disposés en cymes terminales, ombelliformes, composées ; pédoncule du capitule atteignant 1 cm de long, pubescent ; involucre cylindrique à largement ellipsoïde, de 3–5 mm de long, bractées 3–7 -sériées, de 1–4,5 mm de long, apprimées. Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères, fortement exsertes de l’involucre ; pappus constitué d’écailles externes linéaires caduques atteignant 1,5 mm de long et de soies internes crème ou brunâtres de 4–7 mm de long ; corolle tubulée, de 5–8 mm de long, blanchâtre, glanduleuse, à lobes érigés ; étamines et anthères réunies en tube, munies d’appendices à l’apex ; ovaire infère, 1-loculaire, pubescent et glanduleux, style poilu, à 2 branches. Fruit : akène à 10 côtes, de 1,5–3,5 mm de long, pubescent et glanduleux, brun à noir, surmonté par les soies du pappus, bien plus longues. Plantule à germination épigée.

Autres données botaniques

Avec près de 1000 espèces, Vernonia est le genre le plus important de la tribu des Vernonieae ; il est présent principalement en Amérique du Sud et en Afrique. Plus de 300 espèces ont été décrites en Afrique, dont environ un tiers se trouvent à Madagascar. Hormis Vernonia amygdalina, plusieurs espèces sont utilisées comme légume, dont la plus importante est Vernonia hymenolepis. Vernonia colorata (Willd.) W.F.M.Drake s’apparente étroitement à Vernonia amygdalina. Il diffère par ses feuilles plus ou moins entières et ses fruits glabres. Les feuilles de Vernonia colorata sont récoltées surtout dans la nature et son usage primaire est celui d’une plante médicinale. D’autres espèces parfois cultivées comme légume, mais qui se récoltent le plus souvent dans la nature, sont : Vernonia cinerea (L.) Less. au Kenya, et Vernonia poskeana Vatke & Hildebrandt au Zimbabwe (ces deux espèces sont également toutes les deux plus importantes comme plantes médicinales), Vernonia appendiculata Less. à Madagascar et Vernonia perrottetii Walp. en Sierra Leone.

Croissance et développement

Vernonia amygdalina peut devenir un arbre, mais lorsqu’il est cultivé, on l’élague généralement en arbuste ou en haie. Une fois la plante installée dans un jardin, on peut cueillir les feuilles ou les jeunes pousses pendant 7 ans, mais pour une production commerciale, les producteurs préfèrent des plantes jeunes. Les plantes fleurissent à la saison sèche (en janvier et début février en Afrique occidentale et centrale). Une récolte régulière de pousses stimule la repousse et retarde ainsi l’initiation florale. La récolte des feuilles seules gêne la repousse. Peu avant la saison sèche, les nouvelles feuilles ont une taille plus petite et prennent une couleur vert grisâtre foncé ; elles sont très grossières et amères, en particulier celles situées près de l’inflorescence.

Ecologie

Vernonia amygdalina est présent à l’état naturel le long des rivières et des lacs, à la lisière des forêts, dans les savanes boisées et les savanes herbeuses, jusqu’à 2000 m d’altitude. On le rencontre souvent dans les milieux perturbés, comme les terres agricoles abandonnées, et on le trouve spontané dans la forêt secondaire. Il a besoin d’être cultivé en plein soleil. La floraison est provoquée par les jours courts. Bien que relativement tolérant à la sécheresse, il préfère un environnement humide. On le trouve sur tous les types de sol, mais il réussit mieux sur un sol riche en humus.

Multiplication et plantation

La multiplication est possible par graines, mais la plupart des paysans utilisent des boutures de tiges. On choisit les boutures sur des tiges adultes, sur la base de critères comme le degré d’amertume, la taille des feuilles et les caractéristiques de croissance. Dans les jardins familiaux, on cultive souvent plus d’un type, parce que les jeunes préfèrent les types doux, peu amers et les gens plus âgés aiment mieux les types amers. Les boutures peuvent être mises en terre droites ou de biais, à un angle de 45º, pour obtenir davantage de pousses latérales. Elles poussent plus vite que les plantes de semis. On peut récolter les semences sur les capitules secs. On sème à la volée sur des planches de pépinière préparées avec un sol riche en humus et à l’abri d’une chaleur excessive et du soleil. Les graines prennent 2–3 semaines pour germer. Au cours des vagues de sécheresse, il est important d’arroser fréquemment les pépinières. Environ 4–6 semaines après la levée, on peut procéder au repiquage. Dans les jardins familiaux, les gens cultivent la vernonie parmi d’autres cultures ou comme haie ; dans les champs commerciaux, elle est plantée en lignes.

Gestion

Le désherbage, le paillage et l’apport de fumier organique en pépinière contribuent à une croissance saine et rapide des semis et des boutures. Un apport régulier en eau est important, et l’arrosage profite à la plante au cours de la saison sèche. Il faut tailler les vieilles branches jusqu’à très bas sur le tronc pour stimuler la production de feuilles plus grandes, plus charnues et plus abondantes. Il vaut mieux procéder à cette opération avant l’arrivée des pluies. Lorsqu’il y a assez d’eau, les nouvelles pousses ne prennent que 3 semaines environ pour se développer après la taille. Les plantes jeunes étant plus productives que les plantes âgées, les producteurs commerciaux préfèrent renouveler la culture au début de chaque saison ou après la seconde année. Ils n’arrachent pas leur ancienne plantation avant d’avoir pu récolter la première repousse du début de saison, car elle se vend pour un prix élevé.

Maladies et ravageurs

Excepté un virus de frisolée, aucune maladie importante affecte la production. Les ravageurs ne provoquent pas de dégâts importants non plus, bien qu’au nord du Nigeria on en ait observé de nombreuses espèces, parmi lesquelles il faut citer des thrips, des pucerons, des fourmis, la mouche blanche,Empoasca spp., Sphearocoris annulus, Fabricius spp., Ptyelus grossus, Polyclaeis spp. et Xanthochelus vulneratus. Un remède traditionnel est de répandre de la cendre de bois sur les feuilles pour tenir les fourmis et pucerons à distance. Le charançon de la vernonie Lixus camerunus peut causer des dégâts aux tiges et aux branches en y creusant des galeries, ce qui les fait casser.

Récolte

Pendant la saison des pluies, la récolte a lieu en coupant les pousses feuillées, ce qui permet la formation de nouvelles pousses latérales, qui pourront être récoltées quelques semaines plus tard. Les tiges de taille variable sont coupées dans l’après-midi, triées et mises en bottes de longueur égale. Selon la saison, les tiges apportées au marché ont une longueur de 30–50 cm, et souvent plus au pic de récolte. On confectionne souvent des bottes de 15–20 tiges pesant 1–2 kg, mais on en fait de plus petites lorsque le produit devient rare. On conserve les bottes une nuit, après les avoir placées dans une cuvette d’eau et couvertes parfois de sacs de jute pour empêcher qu’elles se dessèchent. Les bottes sont elles-mêmes liées en plus gros lots avant d’être apportées sur les marchés. Au cours des périodes sèches, les gens ne ramassent que les feuilles et laissent les pousses intactes. Les jeunes pousses à grandes feuilles d’un vert pâle, cultivées sous irrigation pendant les périodes sèches, atteignent des prix élevés sur les marchés, parce qu’à cette époque, la plupart des feuilles des autres plantes sont petites et très amères. Certains producteurs commerciaux ne récoltent pas pendant les pics de production, car les jardins familiaux fournissent tous les légumes nécessaires et les prix sont bas. En ne coupant pas à cette époque, la récolte sera meilleure plus tard en saison, lorsque les prix doivent normalement être plus élevés.

Rendement

Les rendements les plus élevés sont obtenus pendant la saison des pluies, le pic se situant en mai–août. On ne dispose pas de statistiques de production.

Traitement après récolte

Les feuilles peuvent être hachées et écrasées au mortier. Au cours du broyage, il sort de l’écume. L’écume et l’amertume sont ôtées en procédant à des rinçages répétés à l’eau entre les opérations de broyage. On ajoute parfois du sel ou de la chaux dans le mortier pour accélérer la macération. On peut hacher les feuilles et les faire bouillir d’abord. Il est généralement suffisant de pétrir les feuilles bouillies, mais souvent, on utilise un pilon et un mortier pour les ramollir. On rince les feuilles écrasées jusqu’à ce que l’eau de rinçage ne soit plus verte. Lorsque toute l’eau a été ôtée, les feuilles sont prêtes à l’emploi. Elles pourront être vendues sous cette forme ou conservées par séchage (ce qui modifie un peu le goût) ou par congélation. Une autre préparation consiste à presser les feuilles et à en faire des boulettes de la taille du poing avant de les commercialiser. On obtient un produit plus amer si au cours du broyage on ajoute de l’huile de palme pour arrêter la formation d’écume.

Ressources génétiques

On ne connaît pas de collections de ressources génétiques de Vernonia amygdalina. La plante pousse dans de nombreux pays africains et sous des conditions différentes, et il y a donc probablement une grande diversité utilisable par les sélectionneurs. Etant donné que l’on n’a pas encore recours à des cultivars commerciaux, il n’y a pas de menace d’érosion génétique.

Sélection

Il n’y a aucun travail de sélection ou d’étude de cultivars dans les centres de recherche institutionnels, mais les paysans créent et maintiennent leurs propres sélections.

Perspectives

La vernonie commune est un légume important en Afrique occidentale et centrale ; une fois mise en place, elle est facile à produire et relativement résistante à la sécheresse, ce qui en fait une espèce appréciée dans les jardins familiaux. Le fait que la vernonie soit longue et difficile à préparer a favorisé la commercialisation de feuilles transformées. Cette transformation est en train de devenir rapidement une source de revenus dans les régions urbaines. Vernonia amygdalina possède en outre de multiples propriétés médicinales qui méritent davantage de recherches. On a également besoin de travaux sur sa variabilité génétique et son agronomie.

Références principales

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Autres références

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Sources de l'illustration

  • Stevels, J.M.C., 1990. Légumes traditionnels du Cameroun: une étude agrobotanique. Wageningen Agricultural University Papers 90–1. Wageningen Agricultural University, Wageningen, Netherlands. 262 pp.

Auteur(s)

  • F. Ucheck Fomum

c/o Cheten Louis Bernard, P.O. Box 219, Bafoussam, Cameroon

Consulté le 13 novembre 2018.


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