Vernicia montana (PROTA)

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Vernicia montana Lour.


Protologue: Fl. cochinch. 2: 586 (1790).
Famille: Euphorbiaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 22

Synonymes

  • Aleurites montana (Lour.) E.H.Wilson (1913).

Noms vernaculaires

  • Abrasin, arbre à huile de bois (Fr).
  • Wood-oil tree, mu-tree, Cantonese wood-oil tree, abrasin-oil tree (En).
  • Falso castanheiro (Po).

Origine et répartition géographique

Vernicia montana est originaire du Myanmar, de Thaïlande, d’Indochine et de Chine méridionale. Il a été introduit dans de nombreuses régions tropicales et subtropicales. En Afrique tropicale, il a été introduit et s’est parfois naturalisé, comme au Kenya, en Tanzanie, au Malawi, en Zambie, au Zimbabwe, au Mozambique et à Madagascar. Il a été cultivé commercialement au Malawi et à Madagascar.

Usages

Les graines de Vernicia montana produisent une huile à séchage rapide appelée “huile d’abrasin” ou “huile de bois de Chine”. Sa similarité avec l’ “huile de toung” extraite de Vernicia fordii (Hemsl.) Airy Shaw, fait que cette appellation s’applique souvent aux deux espèces. En Chine, l’huile est utilisée traditionnellement dans la fabrication de peintures, d’encre de Chine noire, elle sert à imperméabiliser le tissu et le papier, à calfater et peindre les navires et comme huile lampante. On s’en servait également autrefois pour isoler les fils électriques. Actuellement, sa principale utilisation est la production de peintures et d’encres, l’huile de basse qualité étant quant à elle transformée en savon ou en linoléum. L’huile de teck vendue pour l’entretien des beaux meubles est généralement de l’huile de toung raffinée. L’évolution des réglementations environnementales et sanitaires a conduit à recourir davantage à l’huile de toung pour les revêtements intérieurs isolants des récipients destinés aux aliments, aux boissons et aux médicaments. Le tourteau, après extraction de l’huile, est un bon engrais, mais il est toxique et ne peut servir à l’alimentation animale.

En médecine, l’huile de toung sert à traiter les maladies parasitaires et autres affections dermiques ; c’est aussi un purgatif puissant. Elle entre dans la composition de la quasi totalité des emplâtres chinois.

Le bois ne convient qu’aux ouvrages de construction simples, aux matériaux pour âme de contreplaqué, à la pâte à papier et au bois de feu. Vernicia montana est parfois planté comme arbre ornemental et d’ombrage.

Production et commerce international

Les huiles de Vernicia montana et Vernicia fordii sont toutes les deux commercialisées sous l’appellation “huile de toung”. La production annuelle mondiale de fruits de Vernicia à la fin des années 1990 était d’environ 500 000 t sur 170 000 ha, pour une production de 90 000 t d’huile. La Chine a fourni 85% de la production mondiale, dont environ 25% a été exporté. Depuis, la part de la Chine a encore augmenté. En 2004, elle a exporté 19 000 t d’huile, le Paraguay 3600 t et l’Argentine 1300 t. Une production d’huile de toung au Malawi avait démarré dans les années 1930. Les exportations étaient passées à 1800 t en 1965, mais elles sont peu à peu descendues sous les 400 t dans la période 1975–1985 pour se réduire à néant dans les années 1990. Quant aux exportations malgaches, elles avaient atteint un pic de 1200 t à la fin des années 1960, avant de connaître également un rapide effondrement. Les prix ont connu des fluctuations, passant de plus de US$ 3000 par t à la fin de 1993 à US$ 1200 deux ans plus tard ; ils sont aujourd’hui de US$ 1350 en moyenne.

Propriétés

Le fruit de Vernicia montana contient, par 100 g, 14–20 g d’une huile siccative. Elle est contenue dans la graine, qui représente environ 33% du fruit. Le principal acide gras de l’huile est l’acide α-éléostéarique ou l’acide cis-trans-trans 9,11, 13-octadécénoïque, un acide gras triénoïque, isomère de l’acide linolénique. Dans l’acide éléostéarique, les trois liaisons doubles sont conjuguées, ce qui les rend fortement réactives. Sous l’influence de la lumière ou de catalyseurs tels que le soufre et l’iode, l’acide α -éléostéarique se transforme en acide β-éléostéarique, encore plus réactif, et qui se polymérise spontanément en masse solide. C’est l’acide éléostéarique qui fait de l’huile de toung un purgatif virulent lorsqu’on le prend par voie interne. La composition en acides gras de l’huile est : acide α-éléostéarique 75–80%, acide palmitique 4%, acide stéarique environ 1% et acide oléique 15%. Dans les triglycérides, la plus grande partie de l’acide éléostéarique est lié en position 1 et 3.

Parmi les autres composés des fruits des deux espèces, on trouve des tanins, des phytostérols et une saponine toxique. Les animaux tels que vaches, chevaux et volailles ayant consommé des feuilles ou du tourteau de graines présentent une diarrhée hémorragique accompagnée d’anorexie. Dans les cas sévères, ils s’émacient et peuvent mourir en 1–3 semaines. Les fruits de Vernicia ont un aspect et un goût attrayants, mais l’ingestion par des humains d’une seule graine provoque des crampes abdominales aiguës, des vomissements, de la diarrhée et un état d’épuisement général au bout de 3–5 heures.

Le bois est blanchâtre, tendre et périssable.

Description

  • Arbuste ou arbre de petite taille, dioïque ou parfois monoïque, caducifolié ou sempervirent, atteignant 15 m de haut ; jeunes pousses, feuilles et jeunes fruits à poils brun rougeâtre.
  • Feuilles alternes, simples ; stipules lancéolées, de 2–4 mm de long, rapidement caduques, laissant des cicatrices assez saillantes ; pétiole atteignant 25 cm de long, cannelé, à 2 glandes stipitées au point de jonction avec le limbe ; limbe ovale à largement ovale ou 3– 5-palmatilobé, atteignant 20 cm × 18 cm, acuminé à l’apex, bords entiers.
  • Inflorescence : panicule terminale, habituellement unisexuée, composée de cymes ; inflorescence mâle de 15 cm × 15–20 cm, inflorescence femelle semblable à l’inflorescence mâle mais souvent plus petite.
  • Fleurs unisexuées, voyantes ; calice recouvrant le bouton et se fendant en 2(–3) lobes, souvent inégaux ; pétales 5(–6), libres, oblancéolés à spatulés, de 1,5–2,5 cm de long, blancs, à onglet ; disque de 5–6(–7) glandes érigées atteignant 4 mm de long ; fleur mâle à (7–)8–12(–14) étamines en 2 verticilles, réunies en une colonne d’environ 2 cm de long ; fleurs femelles à ovaire supère, densément poilu, 3(–5)-loculaire, styles d’environ 8 mm de long, réunis à la base, 2-lobés.
  • Fruit : capsule ovoïde à globuleuse d’environ 3,5 cm × 4 cm, apex en pointe, à 3(–5) arêtes longitudinales distinctes et à quelques côtes transversales, déhiscente sur le tard, glabrescente.
  • Graines obovoïdes à globuleuses, de 2–2,5 cm × 2–2,5 cm, pointues, brun panaché de beige dans le sens de la longueur, lisses, à grand hile. Plantule à germination épigée ; cotylédons larges, plats.

Autres données botaniques

Les genres Aleurites, Reutealis et Vernicia, étroitement apparentés, ont été groupés longtemps sous le genre Aleurites. Le genre Vernicia comprend 3 espèces, originaires d’Asie.

Vernicia cordata

Vernicia cordata (Thunb.) Airy Shaw, originaire du Japon, a été introduit au Sénégal ; il produit l’ “huile de bois du Japon”.

Vernicia fordii

Vernicia fordii, originaire de Chine centrale et occidentale, a été cultivé pour son huile dans de nombreuses régions subtropicales. Il a été testé en altitude sous les tropiques (par ex. au Malawi et à Madagascar), mais Vernicia montana y donne de meilleurs résultats.

Croissance et développement

On trouve chez Vernicia montana deux modes de ramification, distingués au Malawi comme type A et type B. Des types similaires sont également reconnus en Indonésie, le type indochinois et le type chinois. Le type A est un arbre à croissance rapide doté d’un tronc haut et rectiligne qui forme des étages de 5 branches étalées disposés à intervalles réguliers. Des rameaux secondaires se forment à des intervalles relativement longs. Les arbres mettent 3–5 ans à donner des fruits. Le type B est davantage arbustif. Lorsque la tige principale a produit 1 ou 2 étages de branches, elle perd sa dominance. Les rameaux secondaires se forment à brefs intervalles. L’arbre donne des fruits au bout de 3 ans. Du type B, on a obtenu plusieurs clones à croissance vigoureuse et à rendement élevé.

Les fleurs s’ouvrent le matin. Chez les fleurs femelles, le stigmate est déjà réceptif un jour plus tôt, mais chez les fleurs mâles, le pollen se dissémine au moment de l’anthèse. Le pollen est poisseux, et la pollinisation est effectuée par des insectes tels que papillons et abeilles. Certaines espèces d’abeilles sont cependant des butineurs courants des fleurs mâles, mais se voient rarement sur les fleurs femelles et ne contribuent que peu à la pollinisation. Le nombre de fruits engendrés est généralement élevé, mais près de 80% peuvent avorter au cours de leur développement.

Dans les endroits où Vernicia fordii et Vernicia montana poussent et fleurissent en même temps, les croisements sont fréquents, mais les hybrides ne présentent pas d’avantages agronomiques.

Ecologie

Vernicia montana est planté dans des régions dont la pluviométrie annuelle est de 850–2000 mm et les températures annuelles moyennes de 15–27°C. Dans les régions tropicales, il est planté à des altitudes de 800–2000 m. Il n’a pas autant besoin de températures basses pour l’induction florale que Vernicia fordii et il est sensible au gel. Vernicia montana est souvent cultivé sur les pentes, mais il pousse bien sur terrain plat pourvu qu’il soit bien drainé. Il préfère les sols légèrement acides et il est sensible aux accumulations de cendres ; il est présent sur des sols à pH 5,5–8,0. Une fertilité suffisante du sol est nécessaire pour une bonne production.

Multiplication et plantation

Les plantations commerciales de Vernicia consistent généralement en clones sélectionnés, écussonnés sur des porte-greffe francs. Les graines fraîches germent rapidement, mais pour des graines anciennes, la germination peut prendre 2–3 mois, à moins qu’elles ne soient scarifiées. Le poids de 100 graines est d’environ 325 g. Lorsque la boucle de l’hypocotyle apparaît à la surface du sol, les jeunes plants sont repiqués du lit de germination à la pépinière. Les semis sont transférés au champ lorsqu’ils ont un an. Au Malawi, on pratique l’écussonnage en pépinière. La méthode simple de greffe en écusson, à une hauteur de 5–7,5 cm au-dessus du sol, est une pratique courante. En Chine, la densité de plantation est d’environ 600 arbres/ha ; au Malawi, les premières plantations avaient été établies avec des espacements de 7,5 m × 7,5 m, mais par la suite, on a augmenté la densité de plantation. Avec un système dense, les plantations atteignent une production maximale plus tôt, mais les rendements maximaux sont les mêmes que ceux des arbres plus espacés. On a mis au point des modes de conduite en haies.

Gestion

Les jeunes arbres de Vernicia montana sont souvent plantés en association avec des cultures vivrières telles que maïs, arachide ou soja en Chine. Au Malawi, l’association avec des annuelles ou la plantation d’un couvert végétal étaient courantes. Une association prolongée avec des cultures annuelles peut endommager le système racinaire superficiel de Vernicia montana, mais en Chine même les arbres adultes sont parfois associés avec des cultures hivernales. Un désherbage régulier autour des plantes est nécessaire aussi pour faciliter la récolte. Dans la conduite en haies, une taille de formation est recommandée pour obtenir une charpente de quelques branches et une cime ouverte. On sait peu de choses sur les besoins de la plante en engrais. Au Malawi, un apport de 50 kg N/ha sous forme de sulfate d’ammonium a augmenté les rendements de 400–1000 kg de graines sèches/ha. Le tourteau donne aussi de bons résultats comme engrais.

Les jeunes arbres qui ne produisent pas bien peuvent être rabattus et on peut greffer sur la souche des greffons issus de matériel végétal à haut rendement.

Maladies et ravageurs

En Chine, l’anthracnose provoquée par Glomerella cingulata (synonyme : Colletotrichum gloeosporioides) provoque parfois des pertes importantes. Parmi les autres maladies importantes, on note la pourriture des racines provoquée par Fusarium solani et des taches foliaires brunes provoquées par Mycosphaerella aleuritides. Au Malawi, les principales maladies de Vernicia montana sont un dépérissement provoqué par Botryosphaeria ribis et la pourriture des racines provoquée par Armillaria mellea. La sélection de matériel végétal adapté est la meilleure façon d’éviter ces maladies.

Les insectes ravageurs sont rarement un problème car les feuilles et les graines sont toxiques pour la plupart des animaux. Vernicia montana est résistant au thrips Selenothrips rubrocinctus, qui provoque des dégâts sur Vernicia fordii en Chine.

Récolte

Le ramassage manuel des fruits tombés est la pratique de récolte la plus courante, mais en Chine, on cueille aussi les fruits verts sur les arbres. Un choix soigneux des clones peut prolonger la saison de récolte. Pendant la saison des pluies, il faut ramasser les fruits tous les 10 jours, et pendant la saison sèche, environ une fois par mois.

Rendement

Les rendements moyens d’Aleurites montana sont de 3,5 t/ha en Chine et de 1,8 t/ha au Malawi. Au Malawi, les rendements annuels de graines séchées à l’air issus du meilleur matériel cloné passent de 280 kg/ha dans les plantations âgées de 3–6 ans à 2200 kg/ha dans les plantations âgées de 11–14 ans, et à 3000 kg/ha dans les plantations âgées de 20 ans ; les rendements des plantations issues de semis non sélectionnés ne représentent que la moitié de ces quantités.

Traitement après récolte

En Chine, le fruit est traditionnellement récolté vert, mis en tas et recouvert de paille ou d’herbe. On laisse pourrir la pulpe du fruit jusqu’à ce que les graines s’en détachent facilement. Les graines sont ensuite broyées dans un moulin, puis on les fait brièvement griller dans des poêles en fer. On étuve ensuite ce broyat à fond et on extrait le liquide par pressage du tourteau, ce qui donne l’huile de bois du commerce. Dans les méthodes d’usinage modernes, le décorticage des fruits se fait soit à la main soit à la machine. Le séchage et l’écalage des graines se font ensuite à la machine, après quoi on broie les amandes en y ajoutant une partie des coques pour faciliter l’extraction d’huile. L’expression à froid s’effectue dans des presses à vis, ce qui donne une huile limpide de couleur claire. Le tourteau peut ensuite subir une pression à chaud ou être extrait aux solvants pour augmenter le rendement, mais le produit est de qualité inférieure.

Ressources génétiques

Vernicia montana est très variable et il n’y a que peu de véritables lignées de sélection. Aucune collection de ressources génétiques n’a été signalée. Aux Etats-Unis, le National Plant Germplasm System a cessé de maintenir sa collection de Vernicia.

Sélection

Des travaux de sélection ont eu lieu au Malawi, mais ils ont été sans lendemain. Des programmes d’amélioration et de sélection ont été mis en œuvre en Chine et à Taïwan.

Perspectives

Malgré l’excellente qualité de l’huile de toung comme huile de bois ou comme matière première dans la production de peinture, le déclin de la production d’huile de toung dans tous les pays sauf la Chine indique que les perspectives pour faire revivre les plantations anciennes ou en établir de nouvelles sont assez sombres.

Références principales

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  • Hill, J., 1966. Close planting in montana tung. Tropical Agriculture 42: 11–18.
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  • Phiri, I.M.G., 1985. Effects of nitrogen and hedge row systems on the yield and quality of tung nuts. Acta Horticulturae 158: 265–271.
  • Radcliffe-Smith, A., 1987. Euphorbiaceae (part 1). In: Polhill, R.M. (Editor). Flora of Tropical East Africa. A.A. Balkema, Rotterdam, Netherlands. 407 pp.
  • Radcliffe-Smith, A., 1996. Euphorbiaceae, subfamilies Phyllantoideae, Oldfieldioideae, Acalyphoideae, Crotonoideae and Euphorbioideae, tribe Hippomaneae. In: Pope, G.V. (Editor). Flora Zambesiaca. Volume 9, part 4. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. pp. 1–337.
  • Stuppy, W., van Welzen, P.C., Klinratana, P. & Posa, M.C.T., 1999. Revision of the genera Aleurites, Reutealis and Vernicia (Euphorbiaceae). Blumea 44: 73–98.
  • Webster, C.C., Wiehe, P.O. & Smee, C., 1950. The cultivation of the tung-oil tree (Aleurites montana) in Nyasaland (A practical guide for growers). The Government Printer, Zomba, Malawi. 48 pp.

Autres références

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  • Chen-Fei, 1998. Study on the selection of 69 asexual tung tree families by canonical correlation analysis. Forest Research 11: 518–522.
  • Duke, J.A., 1983. Aleurites montana (Lour.) Wils. In: Duke, J.A. (Editor). Handbook of energy crops. [Internet] http://www.hort.purdue.edu/ newcrop/duke_energy/ Aleurites_montana.html. January 2007.
  • Foster, L.J., 1962. Recent technical advances in the cultivation of the tung oil tree, Aleurites montana, in Nyasaland. Tropical Agriculture 39: 169–187.
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  • Purseglove, J.W., 1968. Tropical Crops. Dicotyledons. Longman, London, United Kingdom. 719 pp.
  • Radunz, A., He, P. & Schmid, G.H., 1998. Analysis of the seed lipids of Aleurites montana. Zeitschrift für Naturforschung 53: 305–310.
  • Sengers, H.H.W.J.M. & Koster, A.C., 1998. Tungolie [Tung oil]. Landbouw Economisch Instituut (LEI/DLO), the Hague, Netherlands. 115 pp.
  • Spurling, A.T. & Spurling, D., 1974. Effect of various organic and inorganic fertilizers on the yield of Montana tung (Aleurites mintana) in Malawi. Tropical Agriculture 51: 8–11.
  • Wit, F., 1950. Chinese houtolie [Chinese wood oil]. In: van Hall, C.J.J. & van den Koppel, C. (Editors): De landbouw in de Indische Archipel [Agriculture in the Indonesian Archipelago]. Vol. 3. van Hoeve, the Hague, Netherlands. pp. 621–653.

Sources de l'illustration

  • Aguilar, N.O. & Ong, H.C., 2001. Vernicia Lour. In: van der Vossen, H.A.M. & Umali, B.E. (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 14. Vegetable oils and fats. Backhuys Publishers, Leiden, Netherlands. pp. 142–146.

Auteur(s)

  • L.P.A. Oyen, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Oyen, L.P.A., 2007. Vernicia montana Lour. In: van der Vossen, H.A.M. & Mkamilo, G.S. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 18 décembre 2024.


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