Urera obovata (PROTA)

De PlantUse Français
Aller à : navigation, rechercher
Prota logo vert.gif
Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Légume Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg



Urera obovata Benth.




Protologue: Hook., Niger Fl. : 516 (1849).
Famille: Urticaceae

Synonymes

Noms vernaculaires

Scratchbush (En).

Origine et répartition géographique

Urera obovata est présent depuis le Sierra Leone jusqu’au sud du Nigeria.

Usages

Les feuilles d’Urera obovata sont consommées en Côte d’Ivoire comme légume cuit et sont ajoutées aux soupes. Une décoction de feuilles est utilisée pour traiter la dysenterie (Nigeria) et comme aphrodisiaque (Côte d’Ivoire). Les fruits seraient comestibles.

Propriétés

Les feuilles fraîches d’Urera obovata contiennent par 100 g de partie comestible : eau 81,2 g, énergie 222 kJ (53 kcal), protéines 2,8 g, lipides 0,6 g, glucides 11,6 g, fibres 2,7 g, P 41 mg (Leung, W.-T.W., Busson, F. & Jardin, C., 1968).

Les extraits aqueux de feuilles de l’espèce néotropicale Urera baccifera (L.) Wedd. ont montré une activité anti-inflammatoire et analgésique, mais on ne sait rien de la phytochimie des espèces africaines d’Urera.

Botanique

Liane dioïque atteignant 30 m de long ; tige s’attachant grâce à des racines adventives, à protubérances ressemblant à des aiguillons, jeunes rameaux à poils urticants, de même que les feuilles et les inflorescences. Feuilles alternes, simples ; stipules connées, rapidement caduques ; pétiole atteignant 10 cm de long ; limbe obovale, atteignant 16 cm de long, base arrondie ou obtuse, apex brusquement acuminé, bord crénelé à denté, à 3 nervures partant de la base. Inflorescence : panicule axillaire lâche ; inflorescence mâle ramifiée, atteignant 20 cm de long ; inflorescence femelle d’environ 7,5 cm de long. Fleurs unisexuées, régulières, petites, courtement pedicellées ; fleurs mâles à 4–5 étamines ; fleurs femelles à périanthe tubulaire avec 4 dents courtes. Fruit : akène atteignant 2,5 mm de long, entouré du périanthe charnu.

Urera comprend environ 35 espèces et est présent en Afrique tropicale y compris Madagascar, en Amérique tropicale et à Hawaii. La taxinomie des espèces ouest-africaines d’Urera n’est pas complètement connue. Urera obovata est apparenté à Urera oblongifolia Benth., ou peut-être conspécifique avec celui-ci. Une distinction importante entre ces deux espèces réside dans le fait que chez le premier le bord du limbe est nettement crénelé ou denté et que chez le deuxième il est entier ou finement denté en scie. Les deux peuvent être distingués des autres espèces d’Urera par la morphologie du périanthe femelle, qui est tubulaire avec 4 dents courtes, alors que chez d’autres espèces il est 3–4-lobé à lobes relativement inégaux. Les feuilles d’Urera oblongifolia sont mucilagineuses et consommées en mélange avec des feuilles de manioc en Sierra Leone.

Description

Ecologie

Urera obovata est présent en forêts de basses terres, souvent dans des endroits humides.

Ressources génétiques

Rien n’indique qu’Urera obovata ou Urera oblongifolia soient menacés d’érosion génétique.

Perspectives

Urera obovata restera un légume utilisé localement. Les propriétés médicinales méritent d’être étudiées. Une révision taxinomique des espèces ouest-africaines d’Urera est nécessaire.

Références principales

  • Burkill, H.M., 2000. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 5, Families S–Z, Addenda. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 686 pp.
  • Busson, F., 1965. Plantes alimentaires de l’ouest Africain: étude botanique, biologique et chimique. Leconte, Marseille, France. 568 pp.
  • Leung, W.-T.W., Busson, F. & Jardin, C., 1968. Food composition table for use in Africa. FAO, Rome, Italy. 306 pp.

Autres références

  • Keay, R.W.J., 1958. Urticaceae. In: Keay, R.W.J. (Editor). Flora of West Tropical Africa. Volume 1, part 2. 2nd Edition. Crown Agents for Oversea Governments and Administrations, London, United Kingdom. pp. 616–623.

Auteur(s)

  • C.H. Bosch

PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Consulté le 23 décembre 2024.


  • Voir cette page sur la base de données Prota4U.