Urera cordifolia (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


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Urera cordifolia Engl.




Protologue: Bot. Jahrb. Syst. 33 : 121 (1902).
Famille: Urticaceae

Synonymes

Noms vernaculaires

Origine et répartition géographique

Urera cordifolia est présent au Nigeria, au Cameroun, en Centrafrique et au Gabon. Il fait partie d’un complexe d’espèces apparentées, avec Urera flamigniana Lambinon, Urera gravenreuthii Engl. et Urera mannii (Wedd.) Benth. & Hook.f. ex Rendle, qui ont des aires de répartition différentes en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale.

Usages

Les feuilles d’Urera cordifolia et des espèces apparentées sont consommées en soupes et comme légume cuit mucilagineux. La fibre de l’écorce est rigide et utilisée pour faire des cordes et des lignes de pêche. On signale de nombreux usages médicinaux locaux du jus de feuilles, des décoctions de feuilles et des feuilles séchées en poudre, par ex. pour traiter la dysenterie, la neuralgie, la surdité et d’autres affections de l’oreille, les diarrhées accompagnées de saignements, les douleurs de poitrine, l’impuissance masculine et les furoncles, comme aphrodisiaque et laxatif et comme composant d’un poison de flèche. La plante entière est utilisée comme diurétique. Le jus des inflorescences broyées est absorbé comme antidote aux poisons. Les petits fruits rouges sont utilisés comme appât dans les pièges à oiseaux.

Propriétés

Des extraits aqueux de feuilles de l’espèce néotropicale Urera baccifera (L.) Wedd. ont montré une activité anti-inflammatoire et analgésique, mais on ne sait rien de la phytochimie des espèces africaines d’Urera.

Botanique

Liane dioïque atteignant 10 m de long ; tige d’environ 3 cm de diamètre, se fixant grâce à des racines adventives, 5-lobée en coupe transversale, rameaux âgés avec 5 rangées de protubérances ressemblant à des aiguillons, jeunes rameaux à poils urticants, de même que les feuilles et les inflorescences. Feuilles alternes, simples ; stipules connées, bifides, rapidement caduques ; pétiole atteignant 12(–36) cm de long ; limbe orbiculaire à ovale, atteignant 18(–45) cm de long, base arrondie à légèrement cordée, apex acuminé, bord crénelé à denté, à 3 nervures partant de la base. Inflorescence : panicule axillaire lâche ; inflorescence mâle atteignant 16 cm de long et la femelle 6 cm. Fleurs unisexuées, régulières, petites ; fleurs mâles à pédicelle d’environ 2 mm de long, rougeâtres ; fleurs femelles sessiles, d’environ 1 mm de long. Fruit : akène atteignant 2 mm de long, entouré par le périanthe.

Urera comprend environ 35 espèces et est présent en Afrique tropicale y compris Madagascar, en Amérique tropicale et à Hawaii. La taxinomie des espèces ouest-africaines d’Urera n’est pas complètement connue. Le fait que la morphologie de la feuille a habituellement servi de base pour distinguer les espèces semble être la cause du problème.

Ecologie

Comme d’autres espèces d’Urera, Urera cordifolia est présent dans les forêts denses et humides des basses terres.

Ressources génétiques

L’utilisation par l’homme ne semble pas être une menace sérieuse pour Urera cordifolia et les espèces apparentées, qui sont davantage menacées par la destruction de la forêt des basses terres.

Perspectives

L’utilisation d’Urera cordifolia comme légume restera probablement limitée. Malgré ses nombreux usages médicinaux locaux, les phytochimistes ou les pharmacologues ne s’intéressent apparemment pas à l’espèce. On attend depuis longtemps une révision taxinomique des espèces ouest-africaines d’Urera.

Références principales

  • Burkill, H.M., 2000. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 5, Families S–Z, Addenda. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 686 pp.
  • Keay, R.W.J., 1958. Urticaceae. In: Keay, R.W.J. (Editor). Flora of West Tropical Africa. Volume 1, part 2. 2nd Edition. Crown Agents for Oversea Governments and Administrations, London, United Kingdom. pp. 616–623.
  • Letouzey, R., 1968. Urticaceae. Flore du Cameroun. Volume 8. Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France. pp. 67–216.

Autres références

  • Busson, F., 1965. Plantes alimentaires de l’ouest Africain: étude botanique, biologique et chimique. Leconte, Marseille, France. 568 pp.
  • Kerharo, J. & Bouquet, A., 1950. Plantes médicinales et toxiques de la Côte d’Ivoire - Haute-Volta. Vigot Frères, Paris, France. 291 pp.

Auteur(s)

  • C.H. Bosch

PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Consulté le 22 décembre 2024.


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