Tragus racemosus (Criquet)
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Tragus racemosus (L.) All.
Famille : Poaceae
Basionyme : Cenchrus racemosus L. (1753)
Synonymes : Lappago decipiens Fig. & De Not., Tragus arenarius Bremek. & Oberm. (1935), Tragus paucispina Hack. (1901), Tragus racemosus (Fig. & De Not.) Maire (1941), Tragus racemosus (Hack.) Maire (1941)
Type physionomique : Herbe annuelle
Note : Le genre Tragus appartient à la tribu des Zoysieae.
Description : Espèce cespiteuse de petite taille, atteignant 20-30, voire 50 centimètres de haut et formant des touffes de chaume érigées. Inflorescence spiciforme, cylindrique, de moins de 10 centimètres de long et de 6 à 10 millimètres de diamètre, plus ou moins lâche ; le plus souvent la base reste enveloppée dans la gaine de la dernière feuille. Épillets groupés par 3 ou 4. Glumes inégales : l’inférieure est petite et hyaline, la supérieure coriace, à 5-7 nervures munies d’épines crochues.
Biogéographie : Espèce eury-saharo-sindienne (région méditerranéenne et Afrique-Asie tropicales arides et semi-arides).
Type biomorphologique de Raunkier : Thérophyte.
Port : Petite espèce annuelle.
Préférences édaphiques : Espèce psammophile.
Préférences hydriques : Espèce sténo-xérophile.
Tolérance aux sels : Non.
Milieux : Espèce compagne de la steppe à Panicum turgidum saharo-sahélienne et de la pseudo-steppe sahélienne. En zone saharienne, on la rencontre ici et là, principalement dans les lits d’oued et les épandages sableux.
Espèces voisines : Tragus berteronianus Schult. se distingue par un port plus élancé. Les inflorescences sont denses, plus longues (10-15 centimètres) et plus étroites (moins de 7 millimètres de diamètre). Les épillets sont ordinairement groupés (par 2). C’est une espèce des régions tropicales sèches d’Afrique et d’Asie, ne remontant guère en zone saharienne.
Références bibliographiques :
OZENDA P., 2004. – Flore et végétation du Sahara. 3ème éd. (mise à jour et augmentée). – CNRS : Paris. p. 163
QUÉZEL P. & SANTA S., 1962. – Nouvelle flore de l’Algérie et des régions désertiques méridionales. – Centre National de la Recherche Scientifique : Paris. p. 92
BARRY J.P. & CELLES J.C., 1991. – Flore de Mauritanie. – Institut Supérieur Scientifique de Nouakchott/Université de Nice (France). p. 421
Intérêt pour le Criquet pèlerin
Peu appétée et n’offre pas de possibilité d’abri.