Tamarix aphylla

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Tamarix aphylla (L.) H. Karst.

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Ordre Caryophyllales
Famille Tamaricaceae
Genre Tamarix

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Origine : aire d'origine

sauvage ou cultivé

Français '
Anglais '


Résumé des usages
  • exsudat sucré alimentaire
  • médicinal
  • bois d'œuvre
  • galles tannantes et tinctoriales


Description

Noms populaires

Classification

Tamarix aphylla (L.) H. Karst. (1882)

basionyme :

  • Thuja aphylla L. (1755)

synonyme :

  • Tamarix orientalis Forssk. (1775)
  • Tamarix articulata Vahl (1791)

Cultivars

Histoire

Usages

Chez cette espèce, les propriétés tannantes et tinctoriales sont les plus appréciées ; elles sont dues à des galles provoquées par des piqûres d'insectes.

GAST (1968) a relevé que Tamarix aphylla (L.) Karst. (tam. = tabarekkat) et Tamarix gallica L. (tam. : azaouna) sous l'effet de la piqûre de certains insectes produisent, au bout de leurs feuilles, un exsudat (sous forme de goutelettes de sucre cristallisé, de faible conservation) apprécié des enfants et servant occasionnellement à sucrer le thé. La consommation de cet exsudat suscite de nombreux rots quand il a été au préalable bouilli. En sirop, il sert de boisson rafraîchissante et sert à arroser les galettes.

Pour cette espèce et T. gallica, BOUQUET (1921) signale plusieurs usages :

  • décoction de feuilles et de rameaux contre l'œdème de la rate.
  • décoction additionnée de gingembre contre les affections utérines.
  • lotion d'écorce des grosses tiges bouillies dans l'eau vinai­grée, contre les poux.

Selon RAYNAUD (in GATTEFOSSÉ, 1921) les infusions de la galle (ar. : takaout) sont astringentes et utilisées contre l'entérite et les gastralgies.

De cette espèce on fait un goudron qui, comme celui des autres Tamarix, est employé dans le traitement de la gale du chameau (CAUVET, 1925).

Sous la dénomination Tamarix articulata, TROTTER (1915) a noté que le bois de cette espèce qui sert dans la construction peut, également, être tourné et servir à la fabrication de plats et de selles de dromadaires.

Il a été établi par TRABUT en 1916 (in BOUQUET, 1921) que la galle « tacahout » est causée aux dépens de la fleur du Tamarix non par un lépidoptère (Pamene pharaonana) mais par un acarien : Eriophyes tlaix.

Cette galle abondante au Sahara est très recherchée pour le tannage des cuirs de luxe au Maroc et pour la teinture des cheveux. Ces propriétés, tinctoriales, tannantes et astringentes, sont aussi rapportées par TROTTER (1915) et DORVAULT et WEITZ (1945).

Références

  • Bekele-Tesemma, Azene, 2007. Useful trees and shrubs for Ethiopia. Identification, propagation and management for 17 agroclimatic zones. Nairobi, ICRAF - RELMA. 550 p. (Technical Manual 6). Voir l'article

Liens