Syzygium guineense (PROTA)

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répartition en Afrique (sauvage)
1, ramille en fleurs ; 2, fleur ; 3, fruits. Source: Flore analytique du Bénin
port de l'arbre
branche feuillée et fruits
branche en fleurs
branche en fleurs
inflorescence
branche en fruits (Zimbabweflora)
infrutescence
coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois
coupe radiale du bois

Syzygium guineense (Willd.) DC.


Protologue: Prodr. 3: 259 (1828).
Famille: Myrtaceae

Synonymes

  • Memecylon lopezianum A.Chev. (1917).

Noms vernaculaires

  • Kisa d’eau (Fr).
  • Water berry, water pear, snake bean tree (En).
  • Mzuari, mzambarau, mzambarau mwitu, lubale, mkongoro, mlungiro (Sw).

Origine et répartition géographique

Syzygium guineense est l’un des arbres africains dont l’aire de répartition est la plus vaste : elle s’étend depuis le Sénégal jusqu’à la Somalie et vers le sud jusqu’à la Namibie, le Botswana et l’Afrique du Sud. Il est également présent en Arabie saoudite et au Yémen.

Usages

Le bois est utilisé pour la construction, les revêtements de sol, les panneaux, les meubles, les ustensiles, les manches d’outil, les plaques, les tabourets, les sculptures et les perches. Sa souplesse le rend adapté à la proue et aux membrures des pirogues. Le fût est transformé en pirogue monoxyle. En Afrique de l’Est, le bois était jadis utilisé pour les traverses de chemin de fer. Il se prête également aux châssis de véhicules, aux boiseries intérieures, à la menuiserie, aux jouets, aux bibelots, aux caisses, aux cageots, aux étais de mine, aux placages, au contreplaqué, aux panneaux de fibres et aux panneaux de particules. Il est utilisé comme bois de feu et pour la production de charbon de bois.

Le fruit est comestible. Il a été décrit comme sucré et juteux, mais il serait aussi assez fade et guère prisé. Ce sont surtout les enfants qui le recherchent, et en Ethiopie et au Kenya, il se vend sur les marchés. On en fait des boissons, du vinaigre, et on l’ajoute aux eaux de vie pour les parfumer. Au Soudan, on tire une farine des fruits grillés et broyés. L’écorce sert au tannage et à la teinture. Des extraits d’écorce sont parfois utilisés pour durcir les sols en latérite ou vitrifier les poteries. Les feuilles et les fruits font office de fourrage pour le bétail, et les fleurs sont une source de nectar pour les abeilles. L’arbre est utilisé comme arbre d’ombrage dans la culture du café en Ethiopie.

Syzygium guineense trouve de très nombreuses applications en médecine traditionnelle africaine, mais il peut être dangereux, car l’écorce serait toxique et des décès suite à son usage ont été enregistrés. On trempe la racine dans l’eau, et cette eau se boit ou se prend en bain pour traiter l’épilepsie. L’infusion de racine se boit comme traitement des maux d’estomac. Les extraits de racines se prennent pour leurs vertus purgatives, vermifuges et ténicides. La décoction d’écorce s’emploie contre les maux d’estomac, la diarrhée et le paludisme ; elle est considérée comme moyennement laxative et elle s’emploie en potions ou en bains comme tonique. La tisane se prend contre la toux, l’asthme, les problèmes de gorge et les douleurs intercostales. La poudre d’écorce est utilisée comme antispasmodique, purgatif et vermifuge, et s’emploie dans le traitement de la diarrhée, des maux d’estomac, des fractures et des plaies. Au Cameroun, l’écorce sert à traiter les morsures de serpent. Des préparations d’écorce de rameaux s’emploient contre la paralysie. La décoction de rameaux et de feuilles se boit ou s’utilise en lavement pour ses propriétés purgatives et contre les coliques, la diarrhée et les douleurs abdominales ; en breuvage ou en bain, on s’en sert contre les bouffées délirantes, l’aménorrhée et le paludisme cérébral. Les feuilles écrasées s’appliquent sur les plaies et les furoncles, et se prennent dans le traitement des bouffées délirantes et de la possession. La décoction de feuilles se prend contre les parasites intestinaux et les maux d’estomac, en lavement contre la diarrhée, et en embrocation pour baigner puis masser les zones affectées par des entorses. Les feuilles en décoction ou en poudre se donnent comme tonique aux femmes enceintes. Les feuilles se mastiquent contre les maux d’estomac. Un liquide de feuilles mastiquées mélangées à de l’eau est instillé dans l’œil pour traiter l’ophtalmie. Le fruit est utilisé pour traiter la dysenterie.

Production et commerce international

Il n’existe pas de statistiques sur la production et le commerce de Syzygium guineense. L’arbre a une valeur de subsistance dans la plupart des régions d’Afrique tropicale, le bois d’œuvre étant vendu localement, principalement pour la production de meubles. Les fruits sont vendus sur place.

Propriétés

Le bois de cœur est rouge grisâtre, brun ou rose ; il n’est pas nettement démarqué de l’aubier, large de 3–4 cm. Le fil est droit, le grain fin à moyen. Les cernes sont distincts. C’est un bois modérément lourd, d’une densité de 640–860 kg/m³ à 12% d’humidité. Le séchage est lent, et s’accompagne d’une déformation et d’un fendage modérés à sévères. En Tanzanie, des planches de 2,5 cm d’épaisseur sèchent à l’air en 4 mois, et des planches de 5 cm d’épaisseur en 7 mois. Le séchage au four doit être effectué à faibles températures ; il augmente nettement le risque de déformation, et les gerces et le fendage sont assez courants. Les taux de retrait du bois vert à anhydre sont élevés : de 3,6–5,9% radialement et de 7,8–11,5% tangentiellement. Le mouvement en service peut être important.

C’est un bois résistant. A 12% d’humidité, le module de rupture est de 119–173 N/mm², la compression axiale de 43–65 N/mm², le cisaillement de 8 N/mm², le fendage de 16–20 N/mm et la dureté de flanc Chalais-Meudon de 3,0–4,7. Il se scie facilement, mais la sciure tend à adhérer aux lames quand le bois est frais. Il se travaille facilement avec des machines-outils et des outils manuels, mais il est sujet au fendage. Il se rabote facilement. Un pré-perçage est nécessaire lors du clouage ; les propriétés de rétention sont bonnes. Il a de bonnes propriétés de moulage, et il se fore et se mortaise bien lorsque le travail est fait avec soin. La durabilité du bois fait l’objet d’avis divergents, mais les sources le décrivent fréquemment comme non durable. Le bois de cœur est très rebelle à l’imprégnation avec des produits de conservation, l’aubier étant quant à lui perméable.

Des fruits récoltés au Malawi contenaient par 100 g de matière sèche : énergie 1096 kJ (262 kcal), protéines brutes 10,1 g, lipides 4,0 g, glucides 48,5 g, fibres 30,3 g, Ca 23 mg, Mg 225 mg, P 30 mg, Fe 76 mg. Ils contiennent également de l’acide ascorbique.

Des extraits d’écorce de tige, de feuilles et de graines ont démontré une activité antibactérienne et antifongique, et l’extrait au méthanol d’écorce de tige une efficacité molluscicide. Des triterpènes ayant une activité antibactérienne contre Escherichia coli, Bacillus subtilis et Shigella sonnei ont été isolés d’extraits méthanoliques de feuilles, les plus actifs étant l’acide arjunolique et l’acide asiatique. L’extrait au méthanol de l’écorce a inhibé les contractions d’iléon de lapins et produit une hypotension chez des rats anesthésiés.

Description

  • Arbuste ou arbre de taille petite à moyenne, sempervirent, atteignant 30(–40) m de haut ; fût dépourvu de branches jusqu’à 15 m de haut, rarement de belle forme, atteignant 150(–200) cm de diamètre, parfois avec des contreforts atteignant 1,8 m de haut ; surface de l’écorce lisse ou à petites pellicules rectangulaires, grise ou brun foncé à presque noire, écorce interne brun pâle à rouge-brun foncé, parfois teintée ou veinée de rose ; cime arrondie et lourde ; rameaux cylindriques ou quadrangulaires, parfois pendants.
  • Feuilles opposées, simples et entières ; pétiole atteignant 2,5(–4,5) cm de long ; limbe elliptique à oblong-elliptique ou obovale-elliptique, de (2,5–)4–16(–17,5) cm × 1–8 cm, cunéiforme à la base, obtus à acuminé à l’apex, coriace, vert foncé brillant au-dessus, vert pâle au-dessous, pennatinervé à nombreuses nervures latérales, odorant quand on l’écrase.
  • Inflorescence : cyme terminale de 5–19 cm de long, à nombreuses fleurs.
  • Fleurs bisexuées, régulières, 4-mères, blanches, odorantes, sessiles ; calice à tube mince et dents petites, persistant ; pétales de 2–3 mm de long ; étamines nombreuses, de 4–8 mm de long, blanches, voyantes ; ovaire infère, 2-loculaire, style à peu près aussi long que les étamines.
  • Fruit : baie globuleuse à ellipsoïde, de 0,5–3,5 cm × 0,6–2,5 cm, rouge à noir violacé, coiffée par le calice persistant, contenant habituellement 1 graine.
  • Graines arrondies, jaunâtres à brunâtres.

Autres données botaniques

Le genre Syzygium est un vaste genre d’environ 1000 espèces, confinées aux régions tropicales et subtropicales de l’Ancien Monde, avec la plus grande diversité en Asie du Sud-Est. Il faisait jadis partie d’Eugenia, qui comprend surtout aujourd’hui des espèces du Nouveau Monde.

Syzygium guineense est une espèce extrêmement variable à la taxinomie complexe. Il est présent dans toutes sortes de types de végétation et présente une grande variété de formes de croissance, allant de l’arbre de forêt imposant à grands contreforts ailés au sous-arbrisseau rhizomateux. Les fleurs, cependant, sont relativement uniformes et les fruits ne présentent que de légères différences dans la forme. La variation de morphologie et de taille des feuilles semble être continue, et la variation dans son ensemble paraît étroitement liée à l’écologie et au port. La situation taxinomique est en outre compliquée par l’hybridation avec Syzygium cordatum Hochst. ex C.Krauss et des croisements en retour avec les parents. Principalement sur la base de la morphologie foliaire, 11 sous-espèces ont été reconnues pour l’Afrique dans son ensemble, les plus connues étant :

  • subsp. guineense : arbre atteignant 20 m de haut, apex de la feuille obtus à courtement acuminé, fruit atteignant 1 cm de long ; présent du Sénégal jusqu’à la Somalie et vers le sud jusqu’à la Namibie, au Botswana et à l’Afrique du Sud, habituellement en forêt claire ;
  • subsp. afromontanum F.White : arbre atteignant 30 m de haut, apex de la feuille distinctement acuminé, fruit atteignant 2,5 cm de long ; présent depuis le Soudan et l’Ethiopie, en passant par l’Afrique de l’Est et l’est de la R.D. du Congo, jusqu’en Angola, en Zambie, au Malawi, au Zimbabwe et au Mozambique, poussant habituellement en forêt ;
  • subsp. huillense (Hiern) F.White : sous-arbrisseau atteignant 60 cm de haut, apex de la feuille aigu à arrondi ou émarginé, fruit atteignant 3 cm de long ; présent en R.D. du Congo, en Tanzanie, en Angola, en Zambie, au Zimbabwe, dans la savane herbeuse ;
  • subsp. macrocarpum (Engl.) F.White : arbuste ou arbre atteignant 12 m de haut, feuilles relativement grandes et larges, apex courtement acuminé, fruit atteignant 4 cm de long ; présent de la Gambie jusqu’au Cameroun, au Gabon, en Centrafrique et en R.D. du Congo, en forêt claire et dans la savane herbeuse saisonnièrement humide.

Le bois de différentes autres espèces de Syzygium est utilisé.

Syzygium borbonicum

Syzygium borbonicum J.Guého & A.J.Scott est endémique de la Réunion, où il est connu sous le nom “bois de pomme”, “bois de pomme blanc”, “bois de pêche marron” ou “bois à écorce blanche”. C’est un arbre atteignant 20 m de haut, à contreforts. Le bois est utilisé en construction.

Syzygium cymosum

Syzygium cymosum (Lam.) DC. est endémique de la Réunion et de Maurice, où il est connu sous le nom “bois de pomme” ou “bois de pomme rouge”. C’est un arbre faisant jusqu’à 20 m de haut, dont le diamètre de fût atteint 50 cm. Le bois sert à faire des panneaux.

Syzygium micklethwaitii

Syzygium micklethwaitii Verdc. (synonyme : Syzygium sclerophyllum Brenan) est un arbuste ou un arbre atteignant 30 m de haut, confiné au Kenya et à la Tanzanie. Le bois sert à faire des mortiers, des manches d’outil, des ustensiles et des perches. Le fruit est comestible et l’arbre procure en outre du fourrage, de l’ombre et de l’agrément.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : (1 : limites de cernes distinctes) ; (2 : limites de cernes indistinctes ou absentes).
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; (12 : contour des vaisseaux isolés anguleux) ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; 23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale ; 26 : ponctuations intervasculaires moyennes (7–10 μm) ; 29 : ponctuations ornées ; 31 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles très réduites à apparemment simples : ponctuations rondes ou anguleuses ; 32 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles très réduites à apparemment simples : ponctuations horizontales (scalariformes) à verticales (en balafres) ; 41 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 50–100 μm ; 42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm ; 47 : 5–20 vaisseaux par millimètre carré ; (48 : 20–40 vaisseaux par millimètre carré) ; 56 : thylles fréquents.
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 69 : fibres à parois fines à épaisses.
  • Parenchyme axial : 76 : parenchyme axial en cellules isolées ; 77 : parenchyme axial en chaînettes ; 80 : parenchyme axial circumvasculaire étiré ; 82 : parenchyme axial aliforme ; 83 : parenchyme axial anastomosé ; 93 : huit (5–8) cellules par file verticale.
  • Rayons : 97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules) ; (102 : hauteur des rayons > 1 mm) ; 108 : rayons composés de cellules couchées avec plus de 4 rangées terminales de cellules dressées et/ou carrées ; 109 : rayons composés de cellules couchées, carrées et dressées en mélange ; 115 : 4–12 rayons par mm.
(D. Louppe, P. Détienne & E.A. Wheeler)

Croissance et développement

La pollinisation est effectuée par les insectes. La régénération naturelle est suffisante en forêt naturelle.

Ecologie

Syzygium guineense se rencontre jusqu’à 2700 m d’altitude, dans des régions où la température moyenne est de 10–30°C et la pluviométrie annuelle moyenne de 700–2300 mm. On le trouve dans des types de végétation très divers, allant de la forêt pluviale et de la forêt d’altitude à la ripisylve et à la forêt claire. Il préfère les sols humides et bien drainés où le niveau de la nappe phréatique est élevé. Sa présence est considérée comme une bonne indication d’une nappe phréatique proche de la surface.

Multiplication et plantation

La multiplication par graines est aisée et c’est la méthode de multiplication couramment employée. Le poids de 1000 graines est de 270–420 g. Les graines doivent être semées immédiatement après la cueillette des fruits, car elles peuvent se gâter dans les 24 heures suivant leur stockage. La germination est habituellement très bonne et homogène, et aucun prétraitement des graines n’est nécessaire. La levée prend 20–30 jours, avec un taux de germination de 80–90%. Les graines peuvent être semées directement au champ ou en pots en pépinière. On peut aussi utiliser des sauvageons. Les boutures de tige prennent facilement racine, et le greffage a été testé, avec un taux de réussite de 50%.

Gestion

L’arbre tolère l’écimage et est capable de se recéper.

Maladies et ravageurs

Syzygium guineense est sujet aux attaques de larves d’un capricorne (Cérambycidés), qui peut donner des défauts au bois d’œuvre. Chez les grands arbres, on est souvent en présence de pourriture du cœur. Des chancres de la tige et des branches ont été observés, provoqués par Chrysoporthe austroafricana, un important agent pathogène d’Eucalyptus spp. dans le monde entier.

Récolte

Les fruits mûrs se cueillent généralement sur l’arbre. S’ils sont tombés, ils doivent être ramassés immédiatement au sol pour éviter qu’ils s’abîment.

Ressources génétiques

Répandu et relativement commun, Syzygium guineense ne semble pas menacé. Dans les pays où il n’est pas commun, comme le Ghana, il pourrait mériter une certaine protection.

Perspectives

Syzygium guineense pourrait avoir un certain avenir comme arbre de bois d’œuvre d’usage local en Afrique tropicale, car il se trouve partout et le bois est dur, résistant, facile à travailler, et il se prête à de multiples usages. Mais ses perspectives commerciales sont limitées, car le fût a rarement une belle forme. La variabilité au sein de l’espèce peut être utilisée pour la sélection et le clonage de génotypes supérieurs. Une connaissance plus détaillée de la sélection, ainsi que des méthodes normalisées de multiplication végétative sont les principales conditions à une percée de la productivité. Bien que l’arbre soit couramment employé en médecine traditionnelle, la prudence s’impose en raison des décès survenus après usage de l’écorce. Une recherche sur sa phytochimie est justifiée.

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Sources de l'illustration

  • Akoègninou, A., van der Burg, W.J. & van der Maesen, L.J.G. (Editors), 2006. Flore analytique du Bénin. Backhuys Publishers, Leiden, Netherlands. 1034 pp.

Auteur(s)

  • A. Maroyi, Department of Biological Sciences, Bindura University of Science Education, P.B. 1020, Bindura, Zimbabwe

Citation correcte de cet article

Maroyi, A., 2008. Syzygium guineense (Willd.) DC. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 6 février 2019.


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