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Stenochlaena tenuifolia (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Légume Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Stenochlaena tenuifolia (Desv.) Moore




Protologue: Gard. Chron. : 193 (1856).
Famille: Blechnaceae

Synonymes

Lomaria tenuifolia Desv. (1811), Lomariopsis tenuifolia (Desv.) H.Christ (1897), Stenochlaena mildbraedii Brause (1915).

Noms vernaculaires

African climbing fern, giant vine fern (En).

Origine et répartition géographique

Stenochlaena tenuifolia se trouve à l’état naturel dans les régions côtières de l’Afrique de l’Est et australe, de la Tanzanie à la côte est de l’Afrique du Sud, et à Madagascar. Elle est aussi signalée dans l’est du Zimbabwe. Stenochlaena mildbraedii, qui est considérée comme conspécifique avec Stenochlaena tenuifolia, est présente à Bioko (Guinée équatoriale), et du Cameroun à l’Angola et à l’Ouganda. Stenochlaena tenuifolia a été introduite aux Etats-Unis (Floride).

Usages

Les jeunes frondes (crosses) sont consommées à Madagascar. Stenochlaena tenuifolia peut être utilisée comme couverture du sol. Au Congo, le jus est pris avec une banane mûre comme aphrodisiaque.

Propriétés

Aucune étude sur la composition chimique de Stenochlaena tenuifolia n’est connue. Un certain nombre d’hétérosides ont été isolés des feuilles de l’espèce apparentée Stenochlaena palustris (Burm.f.) Bedd., qui est utilisée comme légume en Asie du Sud-Est ; des plantes de Papouasie Nouvelle-Guinée contiennent cinq flavonol hétérosides (sténopalustrosides A–E) ainsi qu’un cérébroside et plusieurs kaempférols. Aucun alcaloïde n’a été découvert. Les sténopalustrosides A–D ont démontré une activité significative contre des bactéries gram-positives.

Botanique

Grande fougère à rhizome tortueux et grimpant, croissant haut dans les arbres ; écailles du rhizome éparses. Feuilles jusqu’à 1,8 m de long, vert brillant, coriaces, dimorphiques, avec des feuilles stériles pennées jusqu’à 1 m de long et des feuilles fertiles pennées ou bipennées ; feuilles stériles ayant jusqu’à 20 paires de pennes, chacune atteignant 27 cm × 3 cm, linéaire, articulée avec des glandes basales, avec des bords fortement dentées en scie ; pennes fertiles jusqu’à 25 cm de long, divisées en segments étroitement linéaires jusqu’à 8 cm × 0,2 cm, presque entièrement couvertes par des sporanges en dessous. Spores réniformes, incolores, monolètes, avec plusieurs (le plus souvent 3) côtes irrégulières en relief, d’environ 40 μm × 30 μm.

Stenochlaena, qui comprend 5 espèces et est limité à l’Ancien Monde, a été placé dans de nombreux genres et familles par le passé. Il semble avoir des affinités avec Lomariopsis (Lomariopsidaceae). Stenochlaena mildbraedii a été considéré comme un second représentant du genre en Afrique. Elle se distingue par ses feuilles fertiles pennées, comparées aux feuilles fertiles bipennées de Stenochlaena tenuifolia. Cependant, plusieurs auteurs ont noté la présence des deux formes dans une seule collection (bien qu’il n’ait pu être établi avec certitude si ces parties provenaient d’un même individu). Des études au microscope électronique des spores provenant des deux types de feuilles ont confirmé qu’elles sont identiques.

Description

Autres données botaniques

Croissance et développement

Ecologie

Stenochlaena tenuifolia est une fougère tortueuse et grimpante des forêts marécageuses côtières.

Gestion

Aucune culture de Stenochlaena tenuifolia n’est connue, excepté pour son utilisation comme couverture de sol. Elle ne semble pas être une adventice aussi gênante que Stenochlaena palustris en Asie du Sud-Est, qui a fait l’objet de plusieurs études pour lutter contre elle, par exemple dans les plantations d’hévéa. Aux Etats-Unis, Stenochlaena tenuifolia est considérée comme une adventice. Une étude dans le Zoulouland indique cependant qu’elle n’a pas d’effet mesurable sur la croissance en volume de Pinus elliottii Engelm.

Ressources génétiques

Stenochlaena tenuifolia ne semble pas menacée. Aucune collection de ressources génétiques n’est connue.

Perspectives

Bien que Stenochlaena tenuifolia ne soit pas aussi largement utilisée comme légume que son espèce-sœur Stenochlaena palustris, elle peut être intéressante. De plus amples recherches sur sa culture, sa valeur nutritive et ses propriétés bactéricides semblent justifiées.

Références principales

  • Bouquet, A., 1969. Féticheurs et médecines traditionnelles du Congo (Brazzaville). Mémoires ORSTOM No 36. Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-Mer. Paris, France. 282 pp.
  • Bredenkamp, B.V., 1986. Subtropical ferns do not restrict the growth of pines. South African Forestry Journal 136: 37–38.
  • Decary, R., 1946. Plantes et animaux utiles de Madagascar. Annales du Musée Colonial de Marseille, 54e année, 6e série, 4e volume, 1er et dernier fascicule. 234 pp.
  • Perrier de la Bâthie, H., 1936. Biogéographie des plantes de Madagascar. Société d’Editions Géographiques, Paris, France. 156 pp.
  • Schelpe, E.A.C.L.E., 1970. Blechnaceae. In: Exell, A.W. & Launert, E. (Editors). Flora Zambesiaca. Pteridophyta. Crown Agents for Oversea Governments and Administrations, London, United Kingdom. pp. 235–242.

Autres références

  • Ahmad Faiz, M.A., 1992. Control of Stenochlaena palustris under rubber. Planters’ Bulletin, Rubber Research Institute of Malaysia 212–213: 94–98.
  • Alston, A.H.G., 1959. The ferns and fern-allies of West Tropical Africa. Crown Agents for Oversea Governments and Administrations, London, United Kingdom. 89 pp.
  • Dedy Darnaedi & Titien Ngatinem Praptosuwiryo, 2003. Stenochlaena palustris (Burm.f.) Bedd. In: de Winter, W.P. & Amoroso, V.B. (Editors). Plant Resources of South East Asia No 15(2). Cryptogams: ferns and fern allies. Backhuys Publishers, Leiden, Netherlands. pp. 186–188.
  • Klekowski, E.J., 1970. Evidence against self-incompatibility and for genetic lethals in the fern Stenochlaena tenuifolia (Desv.) Moore. Botanical Journal of the Linnean Society 63: 171–176.
  • Leist, N., 1975. Die Entwicklungsgeschichte der Blattnervatur beim Farn Stenochlaena tenuifolia (Blechnaceae). Plant Systematics and Evolution 124(3): 213–228.
  • Liu, H., Orjala, J., Sticher, O., Rali, T. & Liu, H.M., 1999. Acylated flavonol glycosides from leaves of Stenochlaena palustris. Journal of Natural Products 62(1): 70–75.
  • Scheepers, J.C. & Vorster, P., 1976. Notes on African plants: Blechnaceae. First record of Stenochlaena tenuifolia (Desv.) Moore for the Transvaal. Bothalia 12(1): 57.
  • Verdcourt, B., 1992. A note on Stenochlaena (Pteridophyta: Blechnaceae) in Africa. Kew Bulletin 47(1): 128.
  • Williams, R.O., 1949. The useful and ornamental plants in Zanzibar and Pemba. Zanzibar, Tanzania. 497 pp.

Auteur(s)

  • W.J. van der Burg

PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Consulté le 3 avril 2025.


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