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J'ai souvent mêlé le millepertuis à la racine d'aunée et au lierre terrestre dans les affections chroniques de la poitrine. Je l'ai aussi administré avec le lichen pulmonaire ou le lichen d'Islande. Les cas où ces combinaisonssont indiquées ne peuvent s'apprécier qu'au lit des malades. Les principesgénéraux s'établissent, en thérapeutique, dans les livres, l'application deces principes subit les modifications suggérées par l'état particulier du sujetet c'est ce qui constitue la pratique. '
L'analogie qui existe entre l'huile de térébenthine et l'huile volatile de
millepertuis explique les avantages qu'on dit avoir obtenus de l'administra-tion administration de cette plante comme vermicide. Thomas Bartholin et Tragus la con-sidéraient considéraient comme fébrifuge. Il faut reléguer au rang des fables tout ce qu'ontrapporté Théophraste, Matthiole, Paracelse, Fallope, Scopoli, Camérarius, Locher, Geoffroy, sur les vertus prétendues vulnéraires et cicatrisantes deVhypsricuml’''hypericum''. On doit aussi réduire à leur juste valeur les assertions d'Ettmul-ler Ettmuller sur les propriétés diurétiques de cette plante, dont, selon lui, la décoc-tion décoction ou l'extrait suffiraient, administrés à l'intérieur, pour guérir radicale-ment radicalement ou pour prévenir l'ischurie, l'hématurie, la néphrite calculeuse. Ilen est de même de sa précieuse faculté de dissoudre le sang épanché etcaillé dans l'intérieur des organes, de guérir l'hémoptysie et la phthisie. Lecélèbre Baglivi a cru qu'elle pouvait guérir la pleurésie chronique. L'amé-lioration amélioration qu'elle procure réellement dans les maladies de poitrine, ainsi quej'ai pu en juger par ma propre expérience, a pu porter cet auteur à lui ac-corder accorder une propriété qu'elle partage, au reste, avec toutes les substancesrésineuses. On s'en est servi avec avantage, dit-on, dans les cas d'inertie del'utérus, pour ramener l'écoulement des règles, et même pour favoriserl'accouchement, ce qui mérite confirmation. Enfin, loué outre mesure parles anciens, et abandonné sans restriction par les modernes, le millepertuisne mérite ni les pompeux éloges des uns ni l'inconcevable indifférence desautres. Entre ces extrêmes, l'observateur impartial lui assigne la place qu'ildoit occuper dans la matière médicale indigène.
MILLEPERTUIS ANDROSËME, ANDBOSÈME, TOTJTE-SAINÊ (Hypericum andro-