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Fevillea cordifolia (Pharmacopées en Guyane)

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[[File:Fevillea cordifolia Pharmacopées Guyane.jpg|thumb|''Fevillea cordifolia''. Grosses graines aplaties de ce poison de chasse]]
[[File:Fevillea cordifolia dessin Pharmacopées Guyane.jpg|thumb|''Fevillea cordifolia''.]]



__TOC__


<center>'''Famille Cucurbitaceae'''</center>

''[[Fevillea cordifolia]]'' L.

== Synonymie ==
*''Nhandiroba cordifolia'' (L.) Kuntze

== Noms vernaculaires ==
*Créole antillais : ti concombre.
*Wayãpi : wɨlapa laɨ.
*Palikur : —
*Portugais : pacapiá.

== Écologie, morphologie ==
Liane assez rare de la forêt primaire humide.

== Collections de référence ==
Feuillet 652 ; Prévost et Grenand 901.

== Emplois ==
Chez les Wayãpi, les difficultés rencontrées pour identifier et collecter cette plante
illustrent bien les problèmes d’enquête des ethnobotanistes <ref>Entre 1972 et 1980, diverses plantes sur pied, le plus souvent lianescentes, furent associées,
par nos informateurs, aux graines utilisées pour élaborer le poison de chasse décrit ci-dessus,
jusqu’à ce qu’un chasseur trouvât des germinations avec des graines encore reconnaissables ;
cette incertitude donna lieu à des discussions passionnées.
C'est pratiquement le seul cas, chez les Wayãpi, où une partie de plante est utilisée sans que la
plante entière ait été préalablement reconnue. Sans doute la difficulté d'observation de cette
liane poussant dans la canopée est-elle à la base de cette carence.</ref>. Les graines, enfermées au
nombre de six à douze dans un fruit sphérique, sont encore quelquefois utilisées pour
préparer un poison de chasse. Deux méthodes ont été notées :
*Les graines desséchées au-dessus d’un boucan sont pulvérisées et la poudre, mélangée à la sève fixatrice de ''takalawelu'' (''[[Henriettea succosa]]'' (Aubl.) DC. ; ''[[Miconia cacatin]]'' (Aubl.) Renner, Mélastomatacées), est ensuite badigeonnée sur les pointes de flèche.
*Une variante consiste à frotter une graine grattée finement sur une pointe de flèche
enduite de ''mani'' ([[Moronobea coccinea (Pharmacopées en Guyane)|''Moronobea coccinea'']], Clusiacées). C’est un poison lent qui ''fait vomir'' le gibier, selon l’expression wayãpi <ref>''Fevillea cordifolia'' est souvent signalé comme purgatif, mais il est aussi indiqué, ''a contrario'' de
nos observations, comme antidote pour divers empoisonnements (GENTRY et WETTACH, 1986).
</ref>.

== Chimie et pharmacologie ==
Cette plante, bien que signalée à plusieurs reprises pour sa toxicité, ne semble guère avoir
attiré l’attention des pharmacologues. L’huile extraite des graines est utilisée comme
purgatif au Brésil et pour fabriquer bougies et savons en Amérique centrale (COGNIAUX,
1878 ; WILLIAMS, 1981).
D’après HEGNAUER (3, 1964), les graines referment 0,25 % d’une substance odorante utilisée
comme anthelmintique.

GENTRY et WETTACH (1986) ont trouvé 42 % d’acide stéarique et 21 % d’acide palmitique
dans les graines de ''Fevillea cordifolia''.
Le criblage préliminaire effectué montre la présence de saponines qui pourraient
expliquer la toxicité des graines et leur usage comme poison de chasse. Des saponines du
groupe des norcucurbitacines ont été isolées (HOSTETTMANN et MARSTON, 1995). Cette
espèce est « l’une des plus productives sources d’huile végétale découverte dans le
monde » (BRÜCHER, 1989).

Les graines sont amères, contiennent une haute teneur en huile dans les cotylédons et
sont riches en acide stéarique.

Tests chimiques en fin d’ouvrage.

____________________

<references/>



[[Category:Pharmacopées en Guyane]]
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