[[File:Mobot31753003772529 0114.jpg|thumb|''Gundelia Orientalis'' (Tournefort, 1717 [http://bibdigital.rjb.csic.es/spa/Libro.php?Libro=4903&Pagina=125 pdf de 1718])]]
Voir le [http://bibdigital.rjb.csic.es/spa/Libro.php?Libro=4903&Pagina=123 pdf de Madrid]
édition d'Amsterdam : pp. 108-109 [http://bibdigital.rjb.csic.es/spa/Libro.php?Libro=4903&Pagina=123 Madrid]
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Nom accepté : ''[[Gundelia tournefortii]]''
Nous fûmes donc obligez de quitter Baibout le 11 Juin. On nous assûra que le Pacha avoit fait grâce à tous les prisonniers. Plusieurs de nos Caravaniers louoient loüoient sa clémence ; quelques-autres le blâmaient blâmoient de n'avoir pas fait d'exemple. On fit passer en revûë revuë ces scelerats, dont la plûpart pluspart avoient au moins mérité la roueroüe, à en juger par leur mauvaise mine. Nous imposâmes ce jour-là le nom à une des plus belles plantes que le Levant produise ; & parce que Mr. ''Gundelscheimer'' la découvrit le premier, on convint que par reconnoissance elle devoit porter son nom. Malheureusement nous n'avions que de l'eau pour célébrer la fêtefeste, mais cela convenoit mieux à la cérémonie, puisque la plante ne vient que dans des lieux secs & pierreux. La musique du Pacha ne s'éveilla que dans ce temps-là, ce que nous prîmes pour un bon augure ; cependant nous eûmes beaucoup de peine à trouver un nom latin qui répondît à celui de ce galant homme. II fut enfin conclu que la Plante s'appelleroit ''Gundelia''. La tige de cette plante est haute d'un pied. épaisse de cinq ou six lignes, lisse, vert-gai, rougeâtre en quelques endroits, dure, ferme, branchuë, accompagnée de feüilles assez semblables à celles de l’''Achante épineuse'', dé- [251]
La tige de cette plante est haute d'un pied. épaisse de cinq ou six lignes, lisse, vert-gai, rougeâtre en quelques endroits, dure, ferme, branchuë, accompagnée de feuilles assez semblables à celles de l’''Achante épineuse'', découpées coupées jusques vers la côte, & recoupées en plusieurs pointes, garnies de piquants très-tres fermes. Les plus grands de ces piquants ont demi pied ou huit pouces de largeur, sur environ un pied de long. La côte est purpurine, la nerveure veluë, blanchâtre, relevée, cotoneuse, le fond des feuilles vert-gai, leur consistance dure & ferme ; elles diminuent diminüent jusques au bout des branches lesquelles quelquefois sont couvertes d'un petit duvet. Toutes ces parties soûtiennent soutiennent des chapiteaux semblables à ceux du ''Chardon à Bonnetier'', longs de deux pouces & demi, sur un pouce & demi de diamètrediametre, environnez à leur base d'un rang de feuilles feüilles de même figure & tissure que le bas, mais de la longueur seulement de deux pouces. Chaque chapiteau est à plusieurs écailles longues de sept ou huit lignes, creuses & piquantes, parmi lesquelles font enchassez les embrions des fruits; ils sont d'environ cinq lignes de long, vert-pâle, pointus en bas, épais d'environ 4. lignes, relevez de quatre coins , creusez à leur sommité de cinq fosses ou chatons à bords dentez, de chacun desquels sort une fleur d'une seule pièce longue de demi pouce. C'est un tuyau blanchâtre oupurpurin-clair, évasé jusques à une ligne & demi de diametre, fendu en cinq pointes purpurin-sale, lesquelles bien loin de s'écarter en pavillon d'entonnoir, se rapprochent plutôt ; le dedans de la fleur est d'un purpurin plus agréable. De ses parois se détachent cinq filets ou piliers qui soutiennent une gaine jaunâtre, rayée de purpurin, surmontée par un filet jaune & poudreux. Ce qui fait voir que ces fleurs sont de vrais fleurons qui portent chacun sur une jeune graine enfermée dans les embrions des fruits : & ces embrions sont divisez en autant de capsules ou loges qu'il y a de fleurons. La pluspart de ces embrions avortent, excepté celui du milieu, qui pressant les autres les
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purpurin-clair , évasé jusques à une ligne & demi de diamètre, fendu en cinq pointes purpurin-sale, lesquelles bien loin de s'écarter en pavillon d'entonnoir, se rapprochent plutôt ; le dedans de la fleur est d'un purpurin plus agréable. De ses parois se détachent cinq filets ou piliers qui soutiennent une gaine jaunâtre, rayée de purpurin, surmontée par un filet jaune & poudreux. Ce qui fait voir que ces fleurs sont de vrais fleurons qui portent chacun sur une jeune graine enfermée dans les embrions des fruits : & ces embrions sont divisez en autant de capsules ou loges qu'il y a de fleurons. La plupart de ces embrions avortent, excepté celui du milieu, qui pressant les autres les fait périr. Toute la plante rend du lait fort doux, lequel se grumele en grains de mastic comme celui de la ''Carline'' de Columna. La ''Gundelia'' varie, il y en a des pieds à têtes testes veluës & à fleur rouge-brun.
[[Catégorie:Tournefort]]