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Solenostemon rotundifolius (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg



Solenostemon rotundifolius (Poir.) J.K.Morton




Protologue: Journ. Linn. Soc. Lond., Bot. 58 : 272 (1962).
Famille: Lamiaceae (Labiatae)
Nombre de chromosomes: 2n = 64, 84

Synonymes

  • Germanea rotundifolia Poir. (1812),
  • Plectranthus ternatus Sims (1824),
  • Plectranthus rotundifolius (Poir.) Spreng. (1825),
  • Coleus dysentericus Baker (1894),
  • Coleus rotundifolius (Poir.) A.Chev. & Perrot (1905).

Noms vernaculaires

  • Pomme de terre de Madagascar, pomme de terre du Soudan (Fr).
  • Hausa potato, frafra potato, Sudan potato, coleus potato, Zulu round potato (En).

Origine et répartition géographique

Solenostemon rotundifolius est originaire d’Afrique tropicale, où on le trouve encore à l’état sauvage en Afrique de l’Est. Il a été largement cultivé dans la zone de savane depuis le Sénégal jusqu’à l’ouest du Soudan et en Afrique du Sud, mais de nos jours il ne reste que quelques traces de sa culture passée au Mali, au Ghana, au Nigeria et en Afrique du Sud. En tant que plante cultivée, il est désormais plus important en Asie tropicale.

Usages

Les tubercules savoureux de la pomme de terre de Madagascar sont consommés en accompagnement d’un aliment de base féculent, mais parfois ils sont eux-mêmes l’aliment de base. On les cuit avec des épices, associés à divers autres aliments tels que les haricots et les légumes cuits. Ils sont souvent grillés et les gens les consomment entiers, y compris la peau, comme amuse-gueule. Dans le nord du Ghana, les paysans les utilisent pour surmonter la période de famine entre la plantation et la récolte des principales plantes de base. On fait des boissons alcoolisées avec les tubercules. Les feuilles sont parfois utilisées comme herbe potagère, mais plus souvent en médecine traditionnelle, par ex. pour le traitement de la dysenterie au Nigeria. La plante est également utilisée pour traiter l’hématurie ainsi que les troubles oculaires. Elle a différents usages socio-culturels. Les tiges des plantes récoltées peuvent être utilisées comme litière pour le bétail et devenir ensuite du fumier de ferme.

Production et commerce international

La pomme de terre de Madagascar a perdu considérablement de son importance aussi bien comme légume féculent que comme aliment de base ; elle a été remplacée par des plantes féculentes à plus haut rendement telles que le manioc et la patate douce. Elle est encore cultivée dans la région de Kita au Mali, les districts du nord du Ghana, le plateau de Jos au Nigeria ainsi que dans certaines parties du nord et de l’est de l’Afrique du Sud. Il n’y a pas de données sur sa production. On a signalé un commerce international entre le nord du Ghana et le Burkina Faso.

Propriétés

La composition des tubercules crus par 100 g de partie comestible est de : eau 75,6 g, énergie 394 kJ (94 kcal), protéines 1,3 g, lipides 0,2 g, glucides 21,9 g, fibres 1,1 g, Ca 17 mg, Fe 6,0 mg, thiamine 0,05 mg, riboflavine 0,02 mg, niacine 1,0 mg, acide ascorbique 1 mg (Leung, W.-T.W., Busson, F. & Jardin, C., 1968).

Description

  • Plante herbacée vivace, semi-succulente, parfumée, atteignant 40(–60) cm de haut, ramifiée, produisant des tubercules ovoïdes atteignant 4(–8) cm de long ; tige érigée à décombante, quadrangulaire, courtement pubescente.
  • Feuilles opposées, simples ; stipules absentes ; pétiole de 2–3 cm de long ; limbe ovale, de 2,5–8 cm × 2–5 cm, cunéiforme à la base, obtus à aigu à l’apex, bord crénelé-denté, pubérulent et parsemé de glandes au-dessous, à nervures distinctes.
  • Inflorescence : faux épi terminal et fin atteignant 15 cm de long, constitué de dichasia sessiles, compacts.
  • Fleurs bisexuées, zygomorphes ; pédicelle atteignant 1(–2) mm de long ; calice campanulé, de 1,5–3 mm de long, glanduleux-hispide, la dent supérieure ovale, les 2 dents latérales petites, et les 2 dents inférieures presque complètement fusionnées ; corolle de 4–8 mm de long, pubescente et parsemée de glandes, à tube courbé, à 2 lèvres, lèvre supérieure érigée, à 4 lobes, blanchâtre, lèvre inférieure carénée, violet bleuâtre ; étamines 4, courtement réunies à la base, courbées au sein de la lèvre inférieure de la corolle ; ovaire supère, 4-loculaire, style bifide.
  • Fruit composé de 4 nucules, mais se formant rarement.

Autres données botaniques

Solenostemon comprend quelques douzaines d’espèces et est présent en Afrique et en Asie. Il est parfois inclus dans Plectranthus. Plectranthus au sens strict diffère par son calice, dont les dents inférieures sont réunies à la base seulement, alors que les dents latérales sont plus ou moins égales aux dents inférieures.

La pomme de terre de Madagascar est parfois confondue avec d’autres espèces de Lamiaceae à tubercules, en particulier Plectranthus esculentus N.E.Br. (la pomme de terre de Livingstone), qui diffère par ses tiges cylindriques, ses tubercules allongés et ses fleurs jaunes plus grandes, ainsi que Plectranthus edulis (Vatke) Agnew (pomme de terre éthiopienne), qui diffère par ses tiges rampantes s’enracinant aux nœuds, ses tubercules de forme irrégulière et ses inflorescences poilues ascendantes à fleurs bleu vif.

Les tubercules de la pomme de terre de Madagascar montrent une grande diversité de formes, de tailles et de couleurs. On trouve des types à tubercules à peau grise à noirâtre au Mali, alors qu’ailleurs en Afrique, on trouve des tubercules dont la couleur de peau varie du jaune pâle au rouge foncé. Il y a également des types sauvages sans tubercules.

Croissance et développement

Les tubercules sont rassemblés en groupes de 3–7, à la base de la tige ou aux nœuds sous la surface du sol. Ils peuvent être récoltés 150–200 jours après la plantation dès que la plante a fleuri et que les parties aériennes sont devenues sénescentes. La plupart des tubercules que l’on rencontre en Afrique font 2,5–4 cm × 1–1,5 cm, mais certains atteignent 8 cm. Ces gros tubercules sont habituels en Inde et au Sri Lanka, où les rendements sont également plus élevés que ceux des zones semi-arides d’Afrique.

Ecologie

Solenostemon rotundifolius est présent à l’état sauvage dans la savane herbeuse d’Afrique de l’Est, jusqu’à 2200 m d’altitude au Kenya. Il peut être cultivé dans des milieux marginaux dans la savane sèche à sols pauvres. Il arrive cependant que les tubercules ne se forment pas lorsqu’il ne pleut pas assez. Lorsqu’il y a trop de pluie, les tubercules ont tendance à se ramifier, ce que les consommateurs n’apprécient pas car ils sont alors difficiles à peler. La pomme de terre de Madagascar a besoin d’un ensoleillement direct et l’ombre d’autres plantes réduit les rendements. Les tubercules sont formés relativement facilement dans les sols sableux, mais ne se développent pas bien dans un sol lourd et compacté. Les sols doivent être bien drainés car l’asphyxie racinaire n’est pas tolérée.

Multiplication et plantation

La pomme de terre de Madagascar est habituellement multipliée par voie végétative par tubercules, drageons ou boutures de tiges ligneuses tendres, car il produit peu de graines malgré ses nombreuses fleurs. La plantation est effectuée au début de la saison des pluies sur buttes ou sur billons, ou bien à plat sur un sol bien drainé et meuble. Au Ghana, seuls les tubercules germés sont plantés, le bourgeon étant placé à la surface du sol sans être recouvert. S’il est enterré, cela retarde la germination. Les rangées sont écartées de 90 cm et les plantes sont espacées de 15–20 cm sur la rangée, ce qui donne une densité de plantation d’environ 50 000 plantes/ha. En Afrique du Sud, les tubercules sont plantés à une profondeur de 5–10 cm avec un espacement de 25 cm sur rangées écartées de 75 cm. On utilise parfois des boutures qui sont plantées par paires en directions opposées. On les met à 5 cm de profondeur, mais toujours avec le bourgeon bien au-dessus de la surface du sol. Au Ghana, les paysans appliquent des cendres de bois et de l’urine de bétail diluée avant la plantation pour favoriser la croissance et le développement des plantes.

La multiplication expérimentale in vitro par culture de tissus a été réalisée avec succès, en utilisant des méristèmes caulinaires, des apex et des nœuds.

Gestion

La pomme de terre de Madagascar est cultivée soit en culture pure ou en association avec le voandzou, l’igname, le gombo, le mil, le maïs ou le sorgho. A cause de ses rendements relativement faibles, les paysans n’appliquent pratiquement pas de fumier ou d’engrais. Au Ghana, des rendements bien meilleurs ont toutefois été obtenus lorsque une ample dose de fumure organique est incorporée dans les billons ou les buttes avant plantation, suivie d’une application en surface d’engrais NPK (par ex. NPK 16–8–8 à la dose de 125 kg/ha). Lorsque la culture est bien établie, il faut effectuer un buttage avec du sol meuble pour un bon développement des tubercules. Pendant la saison sèche, il peut être nécessaire d’arroser les cultures qui ont été plantées vers la fin de la saison des pluies. La culture peut être pratiquée toute l’année.

Maladies et ravageurs

L’incidence des ravageurs et des maladies sur la pomme de terre de Madagascar est généralement faible. La pourriture des tubercules, une marbrure virale et la gale ont été observés, ainsi que des dégâts de termites, de mille-pattes et de charançons des pommes de terre. Les mille-pattes forent des trous dans les tubercules. Des sauterelles et des insectes foreurs de tige peuvent attaquer les feuilles. En Afrique du Sud, on pense que la culture supprime les populations de nématodes, mais le Crop Research Institute à Kumasi (Ghana) a découvert que l’infestation par les nématodes peut provoquer d’importantes pertes de rendement, et il faut donc mener davantage de recherches. Les ravageurs les plus importants sont les porcs là où ils se promènent librement.

Récolte

Lorsque les feuilles et les tiges se dessèchent et que les tubercules ont atteint leur maturité, les plantes sont récoltées en les déterrant doucement, avec leurs tubercules encore attachés. Les tubercules sont ensuite enlevés et emballés dans des paniers ou des sacs. Les tubercules laissés dans le sol peuvent pourrir rapidement.

Rendement

Les rendements en tubercules dépendent fortement de la quantité et de la régularité des pluies. Au Ghana, les rendements varient entre 5 et 15 t/ha lorsque les conditions sont bonnes, mais ils sont considérablement inférieurs lorsque la fertilité du sol ou la précipitation sont faibles. Une expérimentation effectuée à Roodeplaat en Afrique du Sud a montré que le rendement potentiel pouvait atteindre 45 t/ha lorsqu’on arrose bien et qu’on fournit suffisamment de nutriments, en combinaison avec de bonnes pratiques agronomiques.

Traitement après récolte

La pomme de terre de Madagascar est difficile à conserver. Traditionnellement, les tubercules sont conservés dans la terre sous un arbre où il fait plus frais qu’à découvert. Lorsqu’ils sont conservés de cette façon, en conditions chaudes, le goût spécial de la pomme de terre de Madagascar ne dure habituellement que deux mois, après quoi les tubercules deviennent fades et ne sont plus considérés comme un mets de choix. La pomme de terre de Madagascar est également emballée dans des sacs ou des paniers remplis de paille, mais si on les maintient en conditions chaudes, les tubercules se flétrissent rapidement et ne sont plus comestibles. Pour préserver les tubercules plus longtemps, les gens les mettent dans des pots scellés à la bouse de vache. Les petits tubercules de semence pour la saison suivante sont conservés de cette façon. Dans des zones plus fraîches, par ex. les hautes terres ou en Afrique du Sud, le stockage est plus simple.

Ressources génétiques

La pomme de terre de Madagascar est devenu une culture vivrière rare en Afrique. Elle semble également peu répandue à l’état sauvage. Il y a toutefois encore une grande diversité de ressources génétiques aussi bien sauvages que cultivées sur tout le continent africain. Le Vegetable and Ornamental Plant Institute, à Prétoria (Afrique du Sud) maintient des ressources génétiques collectées au Malawi, en Zambie et en Afrique du Sud. Une petite collection est également maintenue au Plant Genetic Resources Centre à Bunso (Ghana). Des prospections plus systématiques de ressources génétiques sont nécessaires pour toute l’Afrique, de façon à conserver cette espèce traditionnelle pour les générations futures. En dehors de l’Afrique, des collections sont maintenues au Plant Genetic Resources Centre, Gannoruwa, Peradeniya (Sri Lanka) et au Central Tuber Crops Research Institute, Trivandrum (Inde).

Sélection

Il y a eu très peu de travaux d’amélioration génétique sur la pomme de terre de Madagascar. Une sélection pour augmenter la taille des tubercules est très souhaitable. La sélection dans des populations reproduites par graines pourrait donner des types productifs sans virus.

Perspectives

La pomme de terre de Madagascar a de bonnes perspectives comme légume fin, si l’on peut améliorer les pratiques culturales et en même temps disposer de cultivars améliorés. En tant que plante multipliée par voie végétative, elle n’a toutefois aucun intérêt pour les firmes semencières. Bien que la pomme de terre de Madagascar ne puisse pas concurrencer le manioc, l’igname et la patate douce en tant qu’aliment de base féculent, elle peut avoir un intérêt dans les zones sèches à sols pauvres où le choix de plantes féculentes est limité. On sait relativement peu de choses sur cette plante cultivée, et des recherches sont vraiment nécessaires, non seulement sur les pratiques culturales mais aussi sur les populations sauvages.

Références principales

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  • Allemann, J. & Coertze, A.F., 1997. Indigenous root crops. A3: Solenostemon. Vegetable and Ornamental Plant Institute, Pretoria, South Africa.
  • Apabol, R.R., 1997. Assessment of the performance of some frafra potato (Coleus dysentericus Baker) accessions in Nyankpala area of Ghana. Dissertation, University of Development Studies, Nyankpala, Tamale, Ghana.
  • Burkill, H.M., 1995. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 3, Families J–L. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 857 pp.
  • Codd, L.E., 1975. Plectranthus (Labiatae) and allied genera in Southern Africa. Bothalia 11(4): 371–442.
  • Jansen, P.C.M., 1996. Plectranthus rotundifolius (Poiret) Sprengel. In: Flach, M. & Rumawas, F (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 9. Plants yielding non-seed carbohydrates. Backhuys Publishers, Leiden, Netherlands. pp. 141–143.
  • Kay, D.E. & Gooding, E.G.B., 1987. Root crops. 2nd Edition. Crops and Product Digest 2. Tropical Development & Research Institute, London, United Kingdom. 380 pp.
  • Miège, J. & Moncousin, C., 1989. Deux espèces à tubercules comestibles menacées de disparition: Solenostemon rotundifolius et Plectranthus esculentus (Lamiacées). Possibilité de leur conservation par micropropagation. Bulletin de la Société Botanique de France 136: 185–193.
  • Schippers, R.R., 2000. African indigenous vegetables. An overview of the cultivated species. Natural Resources Institute/ACP-EU Technical Centre for Agricultural and Rural Cooperation, Chatham, United Kingdom. 214 pp.
  • Tetteh, J.P. & Guo, J.I., 1993. Problems of frafra potato in Ghana. Dissertation, School of Agriculture, University of Cape Coast, Ghana.

Autres références

  • Codd, L.E., 1985. Lamiaceae (Labiatae). In: Leistner, O.A. (Editor). Flora of southern Africa. Volume 28, part 4. Botanical Research Institute, Department of Agriculture and Water Supply, Pretoria, South Africa. 247 pp.
  • Dupriez, H. & De Leener, P., 1989. African gardens and orchards, growing vegetables and fruits. MacMillan Press, London, United Kingdom. 333 pp.
  • Harlan, J.R., De Wet, J.M.J. & Stemler, A.B.L., 1976. Origins of Africa plant domestication. Mouton, The Hague, Netherlands. 498 pp.
  • Leung, W.-T.W., Busson, F. & Jardin, C., 1968. Food composition table for use in Africa. FAO, Rome, Italy. 306 pp.
  • Murdock, G.P., 1959. Africa, its people and their culture history. MacCraw-Hill Book Company, New York, United States. 456 pp.
  • Tindall, H.D., 1983. Vegetables in the tropics. Macmillan Press, London, United Kingdom. 533 pp.
  • van Wyk, B.E. & Gericke, N., 2000. People’s plants: a guide to useful plants of southern Africa. Briza Publications, Pretoria, South Africa. 351 pp.

Sources de l'illustration

  • Jansen, P.C.M., 1996. Plectranthus rotundifolius (Poiret) Sprengel. In: Flach, M. & Rumawas, F (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 9. Plants yielding non-seed carbohydrates. Backhuys Publishers, Leiden, Netherlands. pp. 141–143.

Auteur(s)

  • G.O. Nkansah, Faculty of Agriculture, ARS-KADE, University of Ghana (Legon), P.O. Box 55, Accra (Legon), Ghana

Consulté le 3 avril 2025.


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