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Solanum anomalum (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Fruit Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Légume Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg



Solanum anomalum Thonn. ex Schumach.




Protologue: Beskr. Guin. pl. : 126 (1827).
Famille: Solanaceae

Synonymes

Noms vernaculaires

Origine et répartition géographique

Solanum anomalum se rencontre du Sierra Leone jusqu’au sud du Nigeria, au Cameroun et en R.D. du Congo.

Usages

On récolte les fruits rouges et mûrs de Solanum anomalum dans la nature, et on les fait cuire en soupes ou en sauces, ou bien on les consomme frais. Leur goût amer fait que généralement ils ne sont consommés que par des personnes âgées. Les fruits peuvent se conserver séchés. Les feuilles ne se mangent pas. En Afrique de l’Ouest, le jus des feuilles et des fruits se boit ou se prend en lavements 1–2 fois par jour en traitement de la lèpre. Au Nigeria, on emploie les fruits comme laxatif et comme digestif. On les sert également moulus dans des soupes et des sauces pour redonner de l’appétit aux malades, parfois en les mélangeant aux fruits de Parkia. En R.D. du Congo, on boit le jus de feuilles pour combattre la gonorrhée, et on applique les fruits écrasés sur les doigts ou les orteils pour faire mûrir les inflammations. Au Ghana, on appliquait autrefois le jus des fruits aux plaies sur les oreilles pour en soulager la douleur.

Botanique

Arbuste atteignant 2 m de haut, généralement muni de piquants jusqu’à 5 mm de long sur la tige principale, les rameaux et la nervure médiane des feuilles. Feuilles disposées en spirale, simples ; pétiole de 3–6 cm de long ; limbe ovale à elliptique, de 10–17 cm × 3–8 cm, base atténuée, bord sinué, densément couvert de poils étoilés sessiles sur les deux faces lorsque jeune, glabre lorsque mûr. Inflorescence : cyme axillaire fasciculée, comportant généralement entre 15–30 fleurs ; pédoncule de 2 mm de long. Fleurs bisexuées, 4–5-mères ; pédicelle d’environ 6 mm de long, atteignant 2 cm chez le fruit ; calice d’environ 5 mm de long ; corolle de 5–6 mm de long, blanche, pourvue de poils étoilés sur la surface extérieure. Fruit : baie globuleuse de 5–9 mm de diamètre, verte lorsque jeune, d’un rouge brillant lorsque mûre. Graines globuleuses, de 2–3 mm de diamètre.

Le genre Solanum comprend plus de 1000 espèces. Solanum anomalum appartient au sous-genre Leptostemonum, dont font également partie Solanum anguivi Lam. et Solanum torvum Sw., dont les fruits se mangent également comme légume. Il est étroitement apparenté à Solanum anguivi et d’ailleurs souvent confondu avec cette espèce, y compris dans la littérature.

Description

Autres données botaniques

Ecologie

Solanum anomalum se rencontre à l’état sauvage dans les fourrés et les forêts secondaires situées dans les parties sèches de la zone forestière.

Gestion

Les données sur la sensibilité de Solanum anomalum à la mineuse des tiges et des fruits Leucinodes orbonalis, ravageur important de l’aubergine, sont contradictoires.

Ressources génétiques

Solanum anomalum est assez répandu et n’est pas menacé d’érosion génétique. Quelques entrées sont détenues dans des banques de gènes de Solanum aux Pays-Bas et en Allemagne.

Perspectives

Solanum anomalum restera un légume-fruit secondaire. Sa taxinomie, sa composition nutritionnelle et ses propriétés médicinales nécessitent des recherches.

Références principales

  • Bukenya-Ziraba, R. & Hall, J.B., 1988. Solanum (Solanaceae) in Ghana. Bothalia 18(1): 79–88.
  • Burkill, H.M., 2000. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 5, Families S–Z, Addenda. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 686 pp.
  • Schmelzer, G.H., 1990. Aubergines (Solanum spp.) des environs de Tai (Cote d'Ivoire). Bulletin du Muséum National d'Histoire Naturelle. Section B, Adansonia 12: 281–292.

Autres références

  • Behera, T.K., Singh, N. & Kalda, T.S., 1999. Genetic diversity in eggplant for resistance to shoot and fruit borer. Indian Journal of Horticulture 56: 259–261.
  • D’Arcy, W.G., 1979. The classification of the Solanaceae. In: Hawkes, J.G., Lester, R.N. & Skelding, A.D. (Editors). Solanaceae 1. The biology and taxonomy of the Solanaceae. Academic Press, London, United Kingdom. pp. 3–47.
  • Irvine, F.R., 1961. Woody plants of Ghana, with special reference to their uses. Oxford University Press, London, United Kingdom. 868 pp.
  • Kumar, R. & Gupta, S.S., 2001. Relative resistance to shoot and fruit borer (Leucinodes orbonalis Guen.) in eggplant and related Solanum species. Capsicum and Eggplant Newsletter 20: 128–131.
  • Whalen, M.D., 1984. Conspectus of species groups in Solanum subgenus Leptostemonum. Gentes Herbarum 12(4): 1–282.

Auteur(s)

  • P.C.M. Jansen

PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Consulté le 3 avril 2025.


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