Solanum americanum (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
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Solanum americanum Mill.



Protologue: Gard. dict. ed. 8 : Solanum No 5 (1768).
Famille: Solanaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 24

Synonymes

  • Solanum nodiflorum Jacq. (1789),
  • Solanum nigrum auct. non L.

Noms vernaculaires

  • Morelle noire (Fr).
  • Glossy nightshade (En).
  • Erva moura, maria pretinha, pimenta de galinha, erva de bicho (Po).
  • Mnavu mchungu (Sw).

Origine et répartition géographique

Solanum americanum est très répandu dans toutes les régions tropicales et subtropicales, souvent dans des milieux perturbés. On rencontre ses plus proches cousins en Amérique du Sud, d’où il est probablement originaire. Il n’est toutefois pas possible de retracer son aire d’origine à partir des anciennes collections, et quelques auteurs ont supposé que l’espèce était originaire du sud de l’Europe, et d’autres, d’Australie.

On a répertorié Solanum americanum dans de nombreux pays d’Afrique tropicale. Malheureusement le nom swahili “mnavu” et d’autres noms locaux désignent plusieurs espèces de la section Solanum. En Tanzanie, on l’appelle “mnavu mchungu” ce qui veut dire morelle amère, bien que Solanum americanum ne soit souvent que légèrement amère. On le trouve comme légume-feuilles cultivé en Sierra Leone, dans les basses terres d’Ethiopie, au Kenya, en Ouganda, en Tanzanie, aux Seychelles et à l’île Maurice. C’est une herbe potagère sauvage appréciée en Côte d’Ivoire et au Cameroun, ainsi que dans l’est du Zimbabwe et au Mozambique où les feuilles sont également consommées comme légume.

Usages

Les tiges et les jeunes feuilles de Solanum americanum sont bouillies comme un légume-feuilles. Selon le niveau d’amertume, on cuit dans deux eaux de cuisson. Ceci est effectué en particulier pour les enfants. Les personnes âgées apprécient un plus fort degré d’amertume et laissent pour cette raison les fleurs et les jeunes fruits, alors que ceux qui n’aiment pas le goût amer les enlèvent. Pour réduire davantage l’amertume, les feuilles sont servies avec de l’amarante cuite, séparément ou en mélange. En Ouganda, les feuilles sont cuites à la vapeur et le jus est recueilli et utilisé dans les soupes, ce qui tire pleinement profit des nutriments.

Plusieurs autres usages ont été rapportés pour Solanum americanum, mais ces informations peuvent concerner des espèces voisines. On croit que les feuilles bouillies avec du lait, de l’arachide ou du sésame (Sesamum orientale L.) protègent les enfants des maladies liées à la malnutrition. En Tanzanie, le jus extrait des feuilles est utilisé pour soulager la conjonctivite chronique et les inflammations qui y sont liées. Au Cameroun, les feuilles broyées sont utilisées pour traiter les plaies. En Sierra Leone, les personnes souffrant de douleurs cardiaques utilisent les feuilles crues. Au Nigeria, on utilise les fruits pour traiter les vers de la volaille ; les fruits sont trempés dans l’eau et le mélange est administré sous forme de boisson à la volaille. Au Brésil, les feuilles sont utilisées pour traiter les affections de la peau. Dans la plupart des régions, on considère que les fruits de Solanum americanum ne sont pas comestibles, mais les enfants kipsigis au Kenya mangent les fruits mûrs, et dans la région frontalière entre le sud-est du Zimbabwe et le Mozambique, les fruits doux de variétés locales sont très appréciés.

Production et commerce international

Bien qu’on trouve Solanum americanum dans de nombreux pays, son usage se limite à la collecte dans la nature ou à la culture en jardins familiaux. On trouve parfois une production commerciale dans les basses terres côtières et en particulier dans les îles de l’océan Indien. Son importance est limitée si on le compare à d’autres espèces de la section Solanum, telles que Solanum scabrum Mill. et Solanum villosum Mill. Aucune donnée statistique fiable sur la production ou le commerce n’est disponible.

Propriétés

La composition des feuilles de Solanum americanum est probablement comparable à celle d’autres légumes-feuilles vert foncé. L’eau de cuisson est parfois renouvelée afin de réduire le goût amer de certaines variétés et en particulier lorsque les feuilles sont récoltées dans la nature. L’amertume est associée à une forte teneur en solanine, un glyco-alcaloïde qu’on trouve dans toute la plante avec la concentration la plus importante dans les fruits immatures. La concentration dans les feuilles augmente avec l’âge. La solanine est toxique et seulement partiellement soluble dans l’eau. La consommation en grande quantité de ce légume a été associée avec la diarrhée et des arrêts cardiaques. D’autres alcaloïdes isolés à partir de Solanum americanum sont des stéroïdes : la solasodine et la diosgénine, dont on trouve la plus forte concentration dans les fruits verts.

Falsifications et succédanés

Dans les mets, on peut remplacer Solanum americanum par d’autres espèces de la section Solanum, par ex. Solanum scabrum ou Solanum villosum.

Description

  • Plante herbacée annuelle ou vivace à vie courte, érigée et s’étalant largement, jusqu’à 150 cm de haut, inerme ; tige arrondie ou étroitement ailée, parfois verruqueuse, glabre ou peu pubescente, jeune tige parfois couverte de poils simples recourbés.
  • Feuilles disposées en spirale à presque opposées, simples ; stipules absentes ; pétiole de 1–9 cm de long ; limbe ovale à lancéolé, jusqu’à 14(–16) cm × 7(–12) cm, cunéiforme à tronqué à la base et décurrent le long du pétiole, aigu à acuminé à l’apex, entier ou denté, glabre ou légèrement pubescent.
  • Inflorescence : cyme ombelliforme, extra-axillaire, à 3–10 fleurs ; pédoncule de 0,5–2,5 cm de long, s’allongeant jusqu’à 4 cm chez le fruit.
  • Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères ; pédicelle de 5–10 mm de long, devenant pendant ; calice en coupe, de 1,5–2 mm de diamètre, lobes ovales à oblongs, réfléchis chez le fruit ; corolle profondément étoilée, de 5–9 mm de diamètre, blanche ou lavée de violet avec une étoile jaune-vert à la base, lobes ovales-oblongs, d’environ 3 mm de long ; étamines insérées sur le tube de la corolle, filets de 0,5–2 mm de long, munis de poils à l’intérieur, anthères conniventes, de 1,5–2 mm de long, s’ouvrant par des pores terminaux ; ovaire supère, globuleux, d’environ 1 mm de diamètre, style de 2,5–4 mm de long, velu dans sa partie inférieure, stigmate capité, vert pâle.
  • Fruit : baie globuleuse de 4–8(–10) mm de diamètre, allant de vert à violacé-noir brillant à maturité, rarement vert foncé, contenant de nombreuses graines.
  • Graines discoïdes, de 1–1,5(–2) mm de long, de couleur crème, souvent tachées de violet.
  • Plantule à germination épigée.

Autres données botaniques

Solanum americanum appartient au sous-genre Solanum et à la section Solanum, précédemment connue comme section Maurella, ou section ou sous-section Morella. Cette section compte actuellement environ 30 espèces dont 10–12 sont connues en Afrique. Des recherches sont encore nécessaires pour mieux comprendre les espèces et leur diversité au sein de la section Solanum. La diversité au sein de Solanum americanum est considérable et une révision approfondie de cette espèce pourrait bien révéler que plusieurs taxons sont concernés, en particulier lorsqu’on inclut le matériel provenant d’autres continents. En Afrique, la dénomination Solanum nigrum est souvent utilisée pour presque toutes les espèces de la section Solanum à fruits noirâtres, dont Solanum americanum. La confusion est encore plus grande lorsqu’on utilise des noms vernaculaires qui désignent plusieurs espèces de ce groupe. On confond souvent Solanum americanum avec Solanum scabrum, mais ce dernier se distingue par des tiges plus robustes, de plus grandes feuilles arrondies et des fruits plus gros.

Croissance et développement

Une fois la plantule levée, la croissance est rapide. La floraison débute environ deux mois après la germination. Solanum americanum est habituellement autogame, mais la pollinisation croisée peut se faire par les insectes, principalement les abeilles et des mouches Syrphides. La plante continue à former de nouvelles fleurs pendant plusieurs mois. Les fruits tombent avec le pédicelle lorsqu’ils sont entièrement mûrs. Ils sont consommés par les oiseaux qui dispersent les graines.

Ecologie

On trouve principalement Solanum americanum à de basses altitudes, souvent dans les régions côtières ou à proximité des grands lacs, comme le lac Victoria. Les données en provenance d’altitudes élevées devraient être vérifiées. On le rencontre surtout dans des régions humides sur divers types de sol, dans des peuplements d’adventices en milieu ouvert ou légèrement ombragé, par ex. sous des arbres. Dans les régions semi-arides, on le trouve surtout à proximité d’une source ou comme adventice dans les champs irrigués. Il ne tolère pas la sécheresse.

Multiplication et plantation

Solanum americanum est habituellement multiplié par graines. Le poids de 1000 graines est d’environ 0,5 g. Les Giriamas au Kenya le multiplient toutefois par bouture, en choisissant pour une nouvelle plantation des tiges robustes avec ou sans feuilles à leur extrémité . En agriculture de subsistance, les paysans sèment les graines en poquets jusqu’à 10 graines au début de la saison des pluies, en culture pure ou associée avec d’autres plantes. En production commerciale, les plants à repiquer sont produits en pépinière. Le sol est ameubli et enrichi avec du fumier fait et des cendres de bois. Les graines, la plupart du temps mélangées avec du sable ou des cendres, sont uniformément réparties sur la surface du sol ou semées en lignes puis paillées avec des herbes pour prévenir les pertes d’humidité du sol. Le repiquage peut avoir lieu lorsque les plants font environ 15 cm de haut, en ne choisissant alors que les plantes vigoureuses. L’espacement recommandé en culture pure est de 30 cm × 30 cm, mais il peut être réduit à 20 cm × 30 cm pendant la saison sèche. L’espacement est habituellement plus large pendant la saison des pluies pour permettre une circulation d’air suffisante, évitant ainsi les maladies. L’espacement dépend également de la taille des pousses récoltées. Lorsqu’on récolte des pousses courtes une fois par semaine, la densité de plantation doit être plus serrée, alors que pour la récolte de pousses plus grandes l’espacement doit être plus large. En culture associée, l’espacement dépend des autres espèces cultivées.

Gestion

Lorsqu’il est cultivé, Solanum americanum a besoin de quantités assez importantes de nutriments. On recommande une incorporation de fumier de ferme bien fait ou de compost dans le sol avant la plantation. Lorsqu’il n’y en a pas, on peut utiliser des engrais composés, par exemple du NPK 20–10–10. Les producteurs commerciaux peuvent appliquer des engrais azotés en épandage superficiel sous forme de pulvérisations foliaires. Pendant les périodes sèches, on désherbe et on arrose si nécessaire.

Maladies et ravageurs

On a observé des attaques d’un champignon foliaire, Cladosporium oxysporum, et d’un virus des nervures jaunes sur Solanum americanum au Nigeria. L’espèce a été signalée comme résistante au flétrissement bactérien, mais elle est sensible au flétrissement provoqué par Verticillium dahliae. Parmi les ravageurs, on a observé au Kenya des pucerons noirs, des mille-pattes et des escargots, ainsi que le criquet puant (Zonocerus variegatus), des pucerons et des coléoptères (Epilachna hirta) au Nigeria. Les paysans répandent des cendres sur les feuilles pour lutter contre les insectes, quoique différents pesticides chimiques soient également utilisés.

Récolte

On récolte les feuilles et les extrémités de tiges sur les plantes sauvages, ou dans les champs pendant la saison des pluies. La récolte est habituellement effectuée en début de matinée. La pousse principale et les pousses latérales sont cueillies avant la floraison, en laissant au moins 5 cm de tige pour permettre la production de nouvelles pousses. Cette méthode permet au paysan d’effectuer 6–8 récoltes sur une même plante. Le paysan peut choisir quelques plantes supérieures qui ne sont pas récoltées mais laissées pour la production de semences.

Rendement

Bien qu’aucune donnée précise ne soit disponible, le rendement de Solanum americanum est probablement comparable à celui de Solanum villosum et de Solanum tarderemotum Bitter, puisque la structure et la taille de la plante ainsi que le mode de récolte sont comparables. On peut de ce fait estimer le rendement à 10–20 t/ha, mais une bonne conduite permettrait d’obtenir jusqu’à 50 t/ha.

Traitement après récolte

Les pousses sont très tendres et donc très périssables. Le produit est transporté dans des sacs de jute et, si possible, vendu le jour-même. Dès qu’ils arrivent au marché, les commerçants aspergent les feuilles d’eau pour les tenir au frais. Lorsque le produit doit être conservé plus longtemps, il est recouvert de plastique ou de feuilles de bananier pour le protéger du dessèchement.

Ressources génétiques

On ne connaît aucune collection de ressources génétiques spécifique de Solanum americanum en Afrique, mais certaines entrées de la section Solanum existent dans des banques de gènes au Kenya, en Tanzanie et au Zimbabwe. L’identification correcte des entrées pose cependant problème. Il existe une collection importante de ressources génétiques de Solanum americanum dans la collection de Solanum du jardin botanique et expérimental de l’université de Nimègue (Pays-Bas).

Perspectives

Solanum americanum est un légume-feuilles potentiellement important pour les régions de basses terres. Des recherches sont nécessaires pour réduire son taux d’alcaloïdes, en particulier la solanine, afin de le rendre plus sûr et plus appétissant pour les consommateurs. Des recherches complémentaires sont nécessaires pour les aspects agronomiques, de gestion des ravageurs et d’entreposage. Il faut également créer des cultivars adaptés afin de permettre aux paysans d’avoir accès à des sources fiables de semences.

Références principales

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Autres références

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  • Henderson, R.J.F., 1974. Solanum nigrum L. (Solanaceae) and related species in Australia. Contributions from the Queensland Herbarium 16: 1–78.
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  • Schippers, R.R., 2002. The Solanum nigrum complex in East Africa. Progress report for IPGRI's African Leafy Vegetables Programme.

Sources de l'illustration

  • Hitchcock, C.L., Cronquist, A. & Ownbey, M., 1959. Part 4: Ericaceae through Campanulaceae. In: Hitchcock, C.L., Cronquist, A., Ownbey, M. & Thompson, J.W. (Editors). Vascular plants of the Pacific Northwest. University of Washington Press, Seattle, United States. 510 pp.
  • Roe, K.E., 1971. Solanum L. In: Wiggins, I.L. & Porter, D.M. (Editors). Flora of the Galápagos Islands. Stanford University Press, Stanford, California, United States. pp. 478–482.

Auteur(s)

  • M.L. Manoko, Botany Department, University of Dar es Salaam, P.O. Box 35060, Dar es Salaam, Tanzania
  • G.M van der Weerden, Botanical and Experimental Garden, University of Nijmegen, Toernooiveld 11, 6525 ED Nijmegen, Netherlands

Consulté le 16 juillet 2021.


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