Schinziophyton rautanenii (PROTA)

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Schinziophyton rautanenii (Schinz) Radcl.-Sm.




Protologue: Kew Bull. 45 : 157 (1990).
Famille: Euphorbiaceae

Synonymes

Ricinodendron rautanenii Schinz (1898).

Noms vernaculaires

Mugongo (Fr). Mogongo, mongongo, mangetti, manketti (En). Omunkhete, mungomo (Po).

Origine et répartition géographique

Schinziophyton rautanenii se rencontre depuis le sud de la R.D. du Congo, le sud de la Tanzanie et l’Angola jusqu’en Namibie, au Botswana et au nord de l’Afrique du Sud. Il est dominant ou codominant dans la végétation des crêtes de dunes de sable, sur la zone frontalière entre la Namibie et l’Angola en allant vers l’est jusqu’aux chutes Victoria, en Zambie et au Zimbabwe. Il est parfois cultivé au sud de la R.D. du Congo et en Zambie. Il a fait l’objet d’une plantation expérimentale en Israël, mais sa productivité semble s’être révélée très faible.

Usages

Les noyaux de ses fruits (“noix”) servaient et servent encore d’aliment de base pour de nombreuses populations de chasseurs-cueilleurs, en particulier les Bochimans Sans de Namibie. Après avoir retiré la pulpe du fruit et la coque dure du noyau, les amandes sont mises à bouillir dans l’eau pour en extraire l’huile. Traditionnellement, l’huile est écumée à la surface de l’eau et conservée pour un usage ultérieur en soupe. L’amande peut également être rôtie sur des braises ou broyée. La pulpe du fruit, dont le goût rappelle celui des dattes en moins sucré, est consommée crue ou cuite ; elle est aussi utilisée pour produire une boisson fortement alcoolisée, car elle contient un fort taux de sucre. Une fois l’huile extraite, les résidus de l’amande sont également consommés. Dans certains pays de l’Afrique australe, comme la Namibie, les arbres sont abattus pour leur bois (appelé “mugongo” dans le commerce) qui est utilisé en sculpture ou pour fabriquer des meubles. Ce bois est très léger et il est également utilisé pour confectionner des bouchons pour la pêche, des jeux de fléchettes et des planches à dessin, il sert aussi d’isolant et permet de fabriquer des caisses ou des cercueils. En Namibie, ce bois permet de construire les traîneaux tirés par les bœufs qui transportent les produits sur terrains sableux. En Zambie, le bois est utilisé en menuiserie et sert à confectionner des instruments de musique, des bibelots et des jouets ; les graines sont utilisées dans des jeux de société. Le fruit est consommé par le bétail. L’écorce interne sert à confectionner des cordes, par ex. pour les filets. En médecine traditionnelle, les racines ont été utilisées pour traiter les maux d’estomac.

Production et commerce international

Au début du XXe siècle, les noyaux des fruits de Schinziophyton rautanenii ont été exportés de Namibie en Grande-Bretagne et en Allemagne. Cependant, ce commerce n’a duré que quelques années. Aucune donnée statistique sur la production ou le commerce des fruits, de l’huile ou du bois d’œuvre n’est disponible.

Propriétés

La pulpe constitue environ 26% du fruit frais et l’amande environ 9%. La composition nutritionnelle de la pulpe du fruit par 100 g de partie comestible est : eau 13,4 g, énergie 1307 kJ (312 kcal), protéines 6,6 g, lipides 0,6 g, glucides 70,2 g, fibres 3,5 g, Ca 89,6 mg, Mg 195 mg, P 46,0 mg, Fe 0,7 mg, Zn 1,4 mg, thiamine 0,28 mg, riboflavine 0,11 mg, niacine 0,12 mg, acide ascorbique 8,5 mg. La composition nutritionnelle de l’amande par 100 g est : eau 4,8 g, énergie 2685 kJ (641 kcal), protéines 28,8 g, lipides 57,3 g, glucides 2,4 g, fibres 2,7 g, Ca 452 mg, Mg 432 mg, P 839 mg, Fe 2,3 mg, Zn 3,1 mg, thiamine 0,22 mg, riboflavine 0,13 mg, niacine 0,42 mg (Wehmeier, Lee & Whiting, 1969).

Les acides gras présents dans l’huile sont principalement : l’acide linoléique (38%), l’acide oléique (15%) et l’acide α-éléostéarique (29%). Dans les cosmétiques, cette huile est utilisée pour ses propriétés hydratantes, régénérantes et restructurantes et également pour sa capacité à protéger les cheveux et la peau des UV. La couleur du bois de cœur, qui est peu distinct de l’aubier, varie de jaune pâle à jaune paille. Le fil est droit ou ondé, le grain est grossier. Le bois sèche rapidement à l’air et présente peu de déformation. Il a tendance à devenir pelucheux au sciage, il faut donc utiliser des outils aiguisés pour obtenir une surface lisse. Il offre une bonne tenue au clouage. Le bois n’est pas durable et il est sensible aux attaques des termites et des Lyctus. Il est perméable à l’imprégnation avec des produits de conservation.

Description

Arbuste ou arbre de taille petite à moyenne, atteignant 20 m de haut, dioïque ; fût jusqu’à 100 cm de diamètre ; écorce jusqu’à 5 cm d’épaisseur, blanchâtre, gris pâle ou brun pâle, tout d’abord lisse, puis s’écaillant ; cime étalée, mais arrondie dans les couverts plus denses ; ramilles épaisses, à pubescence rouille et étoilée lorsque jeunes, exsudant une gomme blanche. Feuilles alternes, composées digitées, à (3–)5–7 folioles ; stipules en éventail de 3–5 mm × 2–3 mm, rapidement caduques, glanduleux ; pétiole de 6–25 cm de long, portant 2–4 glandes proéminentes, en général apicales ; pétiolules de 0,5–1,5 cm de long ; folioles elliptiques-ovales à oblancéolées, rarement 3-lobées, foliole médiane de 5–18 cm × 2–9 cm, folioles latérales légèrement plus petites, base arrondie à cunéiforme, apex obtus à aigu ou brièvement acuminé, entières, avec des points glandulaires le long des bords, à pubescence dense rouille et étoilée sur le dessus mais glabrescentes, et à poils plus longs et plus pâles sur le dessous, nervures latérales en 6–16 paires. Inflorescence : panicule terminale ; bractées ressemblant à des soies ou subulées, de 3–10 mm de long ; inflorescence mâle de 10–22 cm × 4–8 cm ; inflorescence femelle de 5–6 cm × 2–3 cm. Fleurs unisexuées, régulières, 5-mères, jaune pâle à blanches ; fleurs mâles à pédicelle de 2–5 mm de long, lobes du calice elliptiques-oblongs, d’environ 5 mm × 2–3 mm, à pubescence étoilée sur les deux faces, pétales elliptiques-oblongs, de 6–7 mm × 2–3 mm, émarginés à l’apex, glabres à l’exception de la base interne, étamines 13–21, unies à la base ; fleurs femelles à pédicelle de 7–10 mm de long, lobes du calice largement ovales, de 8–9 mm × 5–6 mm, à pubescence étoilée sur les deux faces, pétales elliptiques-oblongs, d’environ 9 mm × 4 mm, émarginés à l’apex, glabres, disque en coupe peu profonde, d’environ 4 mm de diamètre, ovaire supère, à pubescence dense et étoilée, 1(–2)-loculaire, style d’environ 5 mm de long, bifide. Fruit : drupe ovoïde-ellipsoïde jusqu’à 7 cm × 5 cm, verte, virant au gris-jaune, glabrescente, à 1(–2) graines ; paroi du noyau (endocarpe) dure et épaisse, alvéolée. Graines ellipsoïdes comprimées, de 2–2,5 cm × 1,5–2 cm, cannelées.

Autres données botaniques

Le genre Schinziophyton ne comprend qu’une seule espèce. Elle est apparentée à Ricinodendron heudelotii (Baill.) Pierre ex Heckel, qui diffère par ses folioles sessiles ou légèrement fuselées à la base, ses stipules plus grandes et persistantes, et ses fruits contenant 2 ou 3 noyaux à paroi mince.

Croissance et développement

Une fois que la graine a germé, la radicule pousse lentement. Quand elle atteint 5–10 cm de long, 5–12 racines secondaires émergent en anneau immédiatement au-dessus de l’extrémité de la racine, telle une tête de méduse. Quand ces racines atteignent 20–50 mm de long, la plumule commence à émerger. Le passage du stade de semis à celui de gaule dépend en grande partie des incendies se produisant dans la région. Les feux ramènent les jeunes gaules au niveau du sol, tant que leur écorce n’est pas assez épaisse pour les protéger. Les arbres commencent leur floraison et leur fructification à l’âge d’environ 20 ans. Ils peuvent vivre jusqu’à 100 ans. Un apport régulier en eau accélère leur développement. De mars–mai à octobre–novembre, les arbres perdent leurs feuilles, ils fleurissent en septembre–décembre, juste avant le déclenchement des pluies. Les fruits tombent à partir des mois d’avril–mai quand ils sont encore verts et mûrissent sur le sol pour prendre une couleur brun rouille. La plupart des noyaux ne contiennent qu’une seule graine, mais environ 5% des noix en contient 2 et 10% aucune. Les vents forts entraînent souvent la chute des fruits immatures. Les fruits sont consommés par les éléphants et les autruches qui dispersent ainsi les graines. En raison du fort taux de sucre de leur chair, les fruits sont souvent mâchés par les antilopes et les porcs-épics qui les déplacent sur de courtes distances.

Ecologie

Schinziophyton rautanenii se rencontre en zones boisées caducifoliées et dans les savanes herbeuses avec présence d’arbres disséminés, parfois en peuplement pur. Dans les zones qu’il occupe, les températures annuelles moyennes avoisinent les 20°C et les températures diurnes maximales dépassent souvent 30°C. Cette plante tolère un léger gel, mais des températures inférieures à 7°C détruisent les semis. Schinziophyton rautanenii se rencontre à 200–1500 m d’altitude et pousse bien quand les précipitations annuelles atteignent 200–1000 mm. Il se rencontre toujours dans les sols sableux profonds, comportant 94–99% de sables fins. Dans le désert du Namib, il pousse fréquemment sur les crêtes des dunes de sable. En revanche, il est rare sur les sols calcaires et inexistant sur les sols mal drainés ou gorgés d’eau. Son milieu est soumis à de fréquents incendies.

Multiplication et plantation

Les graines restent viables jusqu’à 2 ans si elles sont stockées à 10°C. La germination artificielle des graines est difficile et a fait l’objet de plusieurs études. Le facteur déclenchant naturel est encore inconnu, bien qu’une amélioration du taux de germination ait été notée lorsque les graines ont transité par le système digestif des éléphants. En pépinière, les graines doivent être scarifiées. Les traitements à l’éthylène ou à l’éthéphon ont donné des résultats mitigés. Les semis semblent pousser légèrement plus vite sous ombrage modéré. Il n’a pas été possible de déterminer si cette caractéristique est due à un faible besoin en lumière ou à la réduction de l’évaporation. En conditions naturelles, de nombreux semis poussent sous les arbres adultes. Il est difficile de dire si cela est dû à une accumulation de graines ou à la présence de meilleures conditions de croissance. Les plantes rejettent facilement lorsqu’elles sont jeunes. Les arbres plus vieux endommagés par les incendies ne produisent en général pas de rejets, alors que les gaules et même les semis produisent de nouvelles pousses quand leurs parties aériennes ont été endommagées. Les plançons s’enracinent rapidement et permettent la multiplication. Il a été constaté de nombreux cas où des poteaux fraîchement coupés pour constituer des palissades ont produit des arbres de grande taille.

Gestion

Les arbres de Schinziophyton rautanenii, même ceux dont les fruits sont récoltés de manière régulière, reçoivent peu de soins.

Récolte

Comme les fruits mûrissent sur le sol, ils sont simplement ramassés sous les arbres. La récolte commence à la fin de la saison des pluies, quand les fruits frais sont tombés. La collecte continue jusqu’à la fin de la saison sèche (septembre–novembre) quand la moitié des fruits ont perdu leur pulpe sous l’action d’insectes. Lors de la saison des pluies (novembre–mars), quand l’eau potable est plus facile à se procurer, les noix sont collectées dans des bosquets plus éloignés.

Rendement

La production de fruits dépend étroitement de la pluviométrie de la saison précédente, les rendements étant plus élevés lors des années qui suivent de fortes pluies. De fortes précipitations survenant après la floraison peuvent endommager les fruits en formation, ce qui est aussi le cas lors d’incendies tardifs en saison sèche. Il existe peu de données sur les rendements ; certaines estimations indiquent des rendements de 200–1000 kg/ha dans le nord de la Namibie et d’environ 300 kg/ha en Angola.

Traitement après récolte

Les fruits récoltés sont, dans la plupart des cas, bouillis dans des marmites en fer. Ce procédé ramollit la peau qui peut alors être pelée facilement. Une fois pelés, les fruits sont de nouveau cuits pour séparer la chair du noyau et la transformer en une pulpe riche de couleur marron, prête à être consommée. Les noyaux sont rôtis sur des braises mélangées à du sable pour faciliter leur ouverture ; il faut éviter toute chaleur excessive qui altérerait le goût des amandes. Une fois rôtis, les noyaux sont ouverts entre deux pierres, et les amandes peuvent alors être dégustées. Le tégument de la graine s’enlève facilement à la main. Les amandes peuvent aussi être pilées et mélangées à d’autres aliments, comme des légumes.

Les grumes abattues pour faire du bois d’œuvre doivent être rapidement traitées et séchées pour éviter toute décoloration.

Ressources génétiques

Le Tree Seed Centre de la Direction des Forêts de Windhoek en Namibie, a constitué une vaste collection de semences. Comme Schinziophyton rautanenii est répandu et que la collecte des fruits ne l’endommage pas, il ne semble pas menacé d’érosion génétique.

Perspectives

Du fait que les amandes de Schinziophyton rautanenii sont abondantes au niveau local, que leur approvisionnement est fiable, leur collecte facile et leur valeur nutritionnelle bonne, elles restent une source traditionnelle importante de nourriture dans le désert du Namib. Les fruits sont uniquement récoltés dans la nature et il est peu probable que leur intérêt dépasse les frontières des zones où ils sont traditionnellement utilisés.

Références principales

  • Bolza, E. & Keating, W.G., 1972. African timbers: the properties, uses and characteristics of 700 species. Division of Building Research, CSIRO, Melbourne, Australia. 710 pp.
  • Graz, F.P., 2002. Description and ecology of Schinziophyton rautanenii (Schinz) Radcl.-Sm. in Namibia. Dinteria 27: 19–35.
  • Lee, R.B., 1973. Mogongo: the ethnography of a major wild food resource. Ecology of Food and Nutrition 2: 307–321.
  • Peters, C.R., 1987. Ricinodendron rautanenii (Euphorbiaceae): Zambezian wild food plant for all seasons. Economic Botany 41: 494–502.
  • Radcliffe-Smith, A., 1996. Euphorbiaceae, subfamilies Phyllantoideae, Oldfieldioideae, Acalyphoideae, Crotonoideae and Euphorbioideae, tribe Hippomaneae. In: Pope, G.V. (Editor). Flora Zambesiaca. Volume 9, part 4. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. pp. 1–337.
  • Wehmeyer, A.S., 1976. Ricinodendron rautanenii Schinz, Addendum 1: The nutrient composition of manketti fruit. Southern African Plants, No 4463,000–0010. Government Printer, Pretoria, South Africa.
  • Wehmeyer, A.S., Lee, R.B. & Whiting, G., 1969. The nutrient composition and dietary importance of some vegetable foods eaten by the !Kung Bushman. South African Medical Journal 43: 1528–1532.
  • World Agroforestry Centre, undated. Agroforestree Database. [Internet] World Agroforestry Centre (ICRAF), Nairobi, Kenya. http://www.worldagroforestry.org/ Sites/TreeDBS/ aft.asp. March 2005.

Autres références

  • Bonifacio, E., Santonoi, S. & Zanini, E., 2000. Soil properties required by some southern Africa fruit trees as assessed by discriminant analysis. Arid Soil Research and Rehabilitation 14: 253–263.
  • Léonard, J., 1962. Euphorbiaceae. In: Robyns, W., Staner, P., Demaret, F., Germain, R., Gilbert, G., Hauman, L., Homès, M., Jurion, F., Lebrun, J., Vanden Abeele, M. & Boutique, R. (Editors). Flore du Congo belge et du Ruanda-Urundi. Spermatophytes. Volume 8, 1. Institut National pour l’Étude Agronomique du Congo belge, Brussels, Belgium. 214 pp.

Sources de l'illustration

  • Radcliffe-Smith, A., 1996. Euphorbiaceae, subfamilies Phyllantoideae, Oldfieldioideae, Acalyphoideae, Crotonoideae and Euphorbioideae, tribe Hippomaneae. In: Pope, G.V. (Editor). Flora Zambesiaca. Volume 9, part 4. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. pp. 1–337.

Auteur(s)

  • F.P. Graz

Polytechnic of Namibia, Private Bag 13388, Windhoek, Namibia

Consulté le 1 avril 2025.


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