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Praecitrullus fistulosus (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Légume Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fourrage Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg



Praecitrullus fistulosus (Stocks) Pangalo




Protologue: Bot. Zhurn. SSSR 29 : 203 (1944).
Famille: Cucurbitaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 24

Synonymes

Citrullus fistulosus Stocks (1851), Citrullus lanatus (Thunb.) Matsum. & Nakai var. fistulosus (Stocks) Chakrav. (1982).

Noms vernaculaires

Tinda (Fr). Tinda, squash melon, round melon (En).

Origine et répartition géographique

On cultive Praecitrullus fistulosus comme légume en Inde, au Pakistan et en Afghanistan. Il est probablement originaire du nord-ouest de l’Inde, où l’on peut encore trouver des types sauvages. Au Punjab, en Uttar Pradesh, au Mumbay et au Rajasthan, c’est un légume commercial relativement important. Son nom hindi “tinda” est généralement utilisé ailleurs dans le monde. En Afrique, surtout en Afrique de l’Est, il est cultivé localement comme légume pour la population asiatique. Au Ghana et au Kenya, on le cultive comme article d’exportation pour le marché du Royaume-Uni. Il est également cultivé à petite échelle aux Etats-Unis.

Usages

Les fruits entiers immatures sont utilisés comme légume cuit. En Inde, les fruits sont également confits au vinaigre ou au sucre. Les graines sont grillées et consommées de la même manière que les graines de pastèque ou d’égousi. En Inde, le tinda est utilisé comme fourrage et comme plante médicinale.

Production et commerce international

En Afrique, le tinda est habituellement cultivé en petites parcelles pour la vente au marché et rarement pour l’auto-consommation. La demande provient essentiellement de la clientèle d’origine indienne. Les exportations sont limitées, principalement depuis le Kenya, et plus récemment également le Ghana, vers le Royaume-Uni. Aucune donnée statistique n’est disponible concernant les superficies cultivées et les quantités commerciales en volume ou en valeur. Les données disponibles montrent que la production de tinda en Afrique est très limitée, probablement moins de 50 ha par an.

Propriétés

La composition des fruits du tinda par 100 g de partie comestible est de : eau 93,5 g, énergie 89 kJ (21 kcal), protéines 1,4 g, lipides 0,2 g, glucides 3,6 g, fibres 1,6 g, Ca 25 mg, Fe 0,9 mg, P 24 mg, carotène 13 μg, thiamine 0,04 mg, riboflavine 0,08 mg, niacine 0,3 mg, acide ascorbique 18 mg (Holland, B., Unwin, I.D. & Buss, D.H., 1991).

Falsifications et succédanés

Les fruits du tinda peuvent être remplacés dans les mets par la gourde, les courges ou les fruits similaires cuits d’autres cucurbitacées.

Description

Plante herbacée grimpante ou coureuse, annuelle, monoïque, à tige vigoureuse et velue ; vrilles 2–4(–5)-fides, fines. Feuilles alternes, simples ; stipules absentes ; pétiole d’environ 6 cm de long, hirsute ; limbe à contour ovale, d’environ 15 cm de long, légèrement pinnatifide, cordé à la base, bord finement denté, hispide. Fleurs habituellement solitaires à l’aisselle des feuilles, relativement petites, d’environ 3 cm de diamètre, régulières, 5-mères, à pédicelle court ; calice campanulé ; pétales connés, jaunes, poilus ; fleurs mâles à 3 étamines ; fleurs femelles à ovaire infère poilu, globuleux, stigmates 3. Fruit : baie globuleuse ou déprimée -globuleuse de 6–12 cm de diamètre, hispide lorsque immature, glabre à maturité, vert pâle à foncé à l’extérieur, blanc crémeux à vert pâle à l’intérieur, contenant de nombreuses graines. Graines à contour ovale-oblong, comprimées, d’environ 8 mm de long, à bord côtelé, lisses, noires.

Autres données botaniques

Praecitrullus comprend une seule espèce, qui était précédemment classée au sein de Citrullus. Il diffère cependant des espèces de ce genre par le nombre de base de ses chromosomes et la morphologie de son pollen, ainsi que par l’absence de d’uréase dans les graines. La peau des fruits de tinda est plus fine et plus tendre que la peau de la pastèque et de la citre, qui est habituellement solide et épaisse. Les essais de croisement entre Citrullus et Praecitrullus n’ont rien donné. Les données moléculaires confirment la position séparée de Praecitrullus fistulosus et indiquent un lien de parenté avec Benincasa hispida (Thunb. ex Murray) Cogn.

Croissance et développement

La levée a lieu 5–7 jours après le semis. La germination est épigée avec ouverture complète des cotylédons après 10 jours. Le développement ressemble à celui de la pastèque, mais les rameaux principaux du tinda sont plus courts, ce qui donne des plantes plus petites. Les fleurs mâles s’ouvrent environ une semaine avant les fleurs femelles. La pollinisation est surtout effectuée par les abeilles. Les fruits sont prêts pour la récolte au bout de 13–15 semaines après le semis, selon les températures et les conditions culturales.

Ecologie

Le tinda est principalement cultivé dans les basses terres, du niveau de la mer à environ 1000 m d’altitude. Il apprécie les conditions chaudes et ensoleillées, avec 25–30°C le jour et 18°C ou plus la nuit, et il produit moins bien dans les zones froides et humides. En Inde, il est cultivé pendant la saison sèche (février à fin avril) ou pendant la saison des pluies (mi-juin à fin juillet). Le tinda préfère des sols légers ou sableux dans lesquels ses racines peuvent pénétrer facilement. Il faut que le sol soit moyennement fertile à fertile pour que le couvert végétal se ferme rapidement.

Multiplication et plantation

Les graines sont semées directement sur les billons ou en plat après que le sol ait été préparé manuellement ou mécaniquement par labour, hersage ou buttage. Le tinda est surtout cultivé en culture pure. On sème trois ou quatre graines par butte à une profondeur de 2–3 cm, avec un espacement d’environ 90 cm × 150 cm. Les plants sont éclaircis à une ou deux par butte 3–4 semaines après le semis lorsqu’ils ont 2–4 vraies feuilles. On obtient ainsi un peuplement d’environ 10 000 plantes par ha.

Gestion

En cas de sécheresse prolongée, il est nécessaire d’irriguer avant le labour. Les épandages d’engrais dépendent de l’état du sol en matière de nutriments. En général, une application d’engrais à la dose de 50 kg N, 20 kg P et 20 kg K par ha est nécessaire. On recommande un arrosage 2–3 fois par semaine pendant la saison sèche. Il faut désherber une ou deux fois avant que les tiges ne recouvrent le sol, ce qui est le cas au bout de 6–8 semaines après le semis. A partir de ce moment, il faut réduire les allers-venues au sein de la culture pour éviter d’endommager les plantes.

Maladies et ravageurs

Les maladies que l’on observe chez le tinda sont similaires à celles de la pastèque. Les maladies fongiques les plus importantes sont le mildiou (Pseudoperonospora cubensis) et dans une moindre mesure l’oïdium (Erysiphe cichoracearum et Sphaerotheca fuliginea), contre lesquels on peut lutter en pulvérisant un fongicide de la famille des carbamates. Choanephora cucurbitarum provoque la pourriture humide du fruit et une autre maladie importante du fruit est l’anthracnose provoquée par Colletotrichum gloeosporioides. On peut lutter contre ces maladies avec des produits chimiques, par ex. en pulvérisant chaque semaine pendant 3–4 semaines un fongicide tel que le bénomyl. Plusieurs maladies virales peuvent également provoquer un avortement important des fruits, la défoliation et la déformation des fruits. Ces virus sont habituellement transmis par les pucerons (Aphis spp.), les thrips et les aleurodes (Bemisia tabaci). On peut réduire les infections virales en pulvérisant des insecticides appropriés et en semant avant les fortes pluies. Les ravageurs les plus importants sont la mouche des fruits du melon (Dacus spp.) et les coccinelles (Epilachna chrysomelina), contre lesquels on peut lutter avec des insecticides.

Récolte

Le tinda est récolté au stade vert proche de la maturité, lorsque le fruit a un diamètre de 10–12 cm et que les graines sont encore molles. La récolte peut avoir lieu environ deux semaines après la nouaison, selon l’humidité et la température du moment. Le pédoncule du fruit est coupé court pour prévenir les dégâts sur les fruits voisins.

Rendement

On peut récolter jusqu’à 4 fruits d’environ 500 g par plante. En Inde, on a signalé un rendement moyen de 10 t/ha.

Traitement après récolte

Les fruits de tinda sont habituellement emballés dans des cartons pour protéger leur peau, qui est plus délicate et tendre que celle des fruits mûrs de pastèque.

Ressources génétiques

Une collection de 31 entrées est conservée à la Southern Regional Plant Introduction Station, Griffin, GA (Etats-Unis).

Sélection

Des variétés améliorées ont été mises au point par l’Institute of Horticultural Research, Bangalore (Inde) et par l’université agricole du Punjab, Ludhiana (Inde). Le travail de sélection se concentre sur la précocité, la tendreté du fruit, la taille de celui-ci et le rendement. ‘Arka’ et ‘Dilpas’ sont des cultivars introduits de l’Inde au Kenya. En Inde, on distingue des cultivars à fruits vert foncé et vert pâle, le dernier type étant préféré.

Perspectives

Le tinda a actuellement peu d’importance en Afrique, mais sa culture peut augmenter légèrement pour les marchés urbains en Afrique de l’Est et pour l’export vers le Royaume-Uni.

Références principales

  • Chadha, M.L. & Tarsem Lal, 1993. Improvement of cucurbits. In: Chadha, K.L. & Kalloo, G. (Editors). Advances in Horticulture. Volume 5: Vegetable crops. Malhotra Publishing House, New Delhi, India. pp. 137–179.
  • Choudhury, B., 1977. Vegetables. India, the land and the people. 5th revised edition. National Book Trust, New Delhi, India. 214 pp.
  • CSIR, 1950. The wealth of India. A dictionary of Indian raw materials and industrial products. Raw materials. Volume 2: C. Council of Scientific and Industrial Research, New Delhi, India. 427 pp.
  • Holland, B., Unwin, I.D. & Buss, D.H., 1991. Vegetables, herbs and spices. The fifth supplement to McCance & Widdowson’s The Composition of Foods. 4th Edition. Royal Society of Chemistry, Cambridge, United Kingdom. 163 pp.
  • Whitaker, T.W. & Davis, G.N., 1962. Cucurbits - botany, cultivation and utilization. Leonard Hill, London, United Kingdom. 249 pp.

Autres références

  • Hopkins, D.L. & Thompson, C.M., 2002. Evaluation of Citrullus sp. germ plasm for resistance to Acidovorax avenae subsp. citrulli. Plant Disease 86(1): 61–64.
  • Nazimuddin, S. & Shaharyar H. Naqvi, S., 1984. Cucurbitaceae. In: Nasir, E. & Ali, S.I. (Editors). Flora of Pakistan No 154. National Herbarium, Pakistan Agricultural Research Council, Islamabad and Department of Botany, University of Karachi, Pakistan. 56 pp.

Sources de l'illustration

  • Stocks, J.E., 1851. An account of the dilpasand, a kind of vegetable marrow. Hooker's Journal of Botany 3: 74–77.

Auteur(s)

  • R.R. Schippers

De Boeier 7, 3742 GD Baarn, Netherlands

Consulté le 3 avril 2025.


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