Picralima nitida (PROTA)

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Picralima nitida (Stapf) T.Durand & H.Durand


Protologue: Bull. Jard. Bot. Brux. 2 : 338 (1910).
Famille: Apocynaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 22

Noms vernaculaires

  • Obéro, demouain à gros fruits, ebam (Fr).
  • Lutete-lumene (Po).

Origine et répartition géographique

Picralima nitida est présent depuis la Côte d’Ivoire jusqu’à l’Ouganda et vers le sud jusqu’à la R.D. du Congo et la région de Cabinda (Angola).

Usages

Dans toute l’aire de répartition de Picralima nitida, les graines, l’écorce et les racines ont la réputation d’être un fébrifuge et un remède contre le paludisme. Elles connaissent aussi un vaste usage dans le soulagement de la douleur et pour traiter les problèmes relatifs à la poitrine et à l’estomac, la pneumonie et les vers intestinaux. Généralement, on consomme les graines ou l’écorce, broyées ou mâchées, ou bien les racines, les graines ou l’écorce se boivent en décoction.

En Côte d’Ivoire, au Bénin et au Nigeria, la décoction d’écorce ou de racine se prend contre la jaunisse, et la décoction de feuilles se prend soit oralement, soit s’emploie en lotion contre la rougeole. Les graines, extrêmement amères, se consomment broyées avec du jus de citron pour traiter la hernie, les vomissements ou la diarrhée. Broyées, elles s’appliquent sur les abcès. On traite les femmes souffrant de leucorrhée en leur frictionnant le ventre avec une pâte faite de graines réduites en poudre et de beurre de karité. Au Ghana, la décoction de graines s’emploie en lavement et comme analgésique. Les graines se mastiquent comme tonifiant et stimulant. Les feuilles sèches cuites à l’eau se prennent pour traiter le ver de Guinée. Au Cameroun, la décoction de fruits se prend pour soigner la toux ou la fièvre typhoïde ; en R.D. du Congo, c’est l’écorce que l’on utilise à cette fin. Au Gabon, dans la tribu Pahouin, on mastique le fruit et l’écorce en petites quantités pour calmer la faim pendant les longues marches dans la brousse. On fait bouillir l’écorce avec du sucre et la décoction se boit contre les empoisonnements alimentaires ou les maladies vénériennes. Au Congo, la décoction d’écorce se prend comme purgatif ou pour traiter les hernies et, mélangée à d’autres plantes, pour soulager la gonorrhée. Dans le sud du Cameroun et au Congo, on en boit pour soigner la stérilité masculine. On met des gouttes de jus de feuilles dans l’oreille pour traiter l’otite. Les graines et les racines broyées ou la pulpe de fruits rentrent également dans la composition d’un poison de flèche. Au Ghana et en R.D. du Congo, les fruits immatures écrasés se jettent dans l’eau pour servir de poison pour la pêche.

Le bois, que l’on commercialise sous le nom d’ebam, s’emploie dans la confection de toutes sortes de petits ustensiles, par ex. des pagaies, des navettes de tissage, des poupées, des peignes, des bâtons de marche, des pilons et des mortiers, des supports à encens, des arcs et des flèches, des manches de pelle et des cuillers. On fabrique également des cuillers et de petites louches avec la paroi dure du fruit.

Production et commerce international

Les graines séchées et réduites en poudre de Picralima nitida sont encapsulées et commercialisées au Ghana sous le nom de “gélules de Picap”, destinées au traitement de la diarrhée et de douleurs d’origines diverses. Au Cameroun, les graines, l’écorce et les fruits sont couramment vendus sur les marchés locaux. En 2002, le prix du marché était d’environ 2400 Fcfa (environ US$ 5) pour 550 g de graines et d’écorce.

Propriétés

Les principaux composés de l’écorce de la tige, des fruits et des graines de Picralima nitida sont des alcaloïdes indoles : l’akuammine, l’akuammicine (de la classe des strychnanes), l’akuammidine et l’akuammiline (toutes deux de la classe des corynanthéanes), l’akuammigine et les composés très similaires : l’alstonine, la pseudo-akuammigine et la picraline. Les graines sont particulièrement riches en alcaloïdes (3, 5–4,8%) ; l’akuammine est le principal alcaloïde des graines mûres, et les alcaloïdes secondaires sont la pseudo-akuammicine, la picranitine, la picratidine (N-méthylpicraline), l’éburnamine (désacétylpicraline) et la désacétylakuammiline (rhazimol). L’écorce de racine contient de l’akuammigine, de l’akuammicine, de la picracine et de la désacétylpicraline, et les feuilles de l’akuammine, de l’akuammigine, de la picraphylline et de la mélinonine A. L’écorce de la tige contient aussi de la picracine.

L’akuammine possède une forte activité sympathomimétique et analgésique locale ; ses effets sont comparables à ceux de la cocaïne. Chez les chiens, elle provoque une hypotension marquée et durable, sans affecter leur respiration. A des doses plus élevées, elle a un fort effet inhibiteur sur les mouvements péristaltiques intestinaux. A ces doses, elle a aussi une activité hypertensive d’effet plus faible mais plus durable que la yohimbine.

L’akuammigine présente une nette activité sympatholytique et antagonise les effets de l’adrénaline sur le cœur, les vaisseaux et le centre régulateur du système circulatoire. L’akuammidine a une activité hypotensive, une activité de relâchement des muscles du squelette et d’analgésique local. Cette activité analgésique locale est environ 3 fois plus puissante que celle de la cocaïne. Comme sympatholytique, elle agit de manière sélective et ne s’accompagne pas d’effets parasympatholytiques. Elle inhibe l’irritabilité du système nerveux sympathique et s’oppose à l’akuammine. La pseudo-akuammigine agit comme parasympathomimétique indirect réversible et concurrent. A faible dose, elle excite le système nerveux central, la respiration, la contraction des muscles du squelette et celle des muscles lisses, tandis qu’à dose élevée, elle les inhibe. Elle augmente la durée du sommeil induite par l’hexobarbital et elle a des activités analgésiques locales, anti-inflammatoires, inhibitrices de la cholinestérase et hypotensives. La péricine et la péricalline, présentes seulement dans les cultures de suspension de cellules de Picralima nitida, se sont révélées avoir une action antagoniste de l’opium in vitro.

Dans des essais sur des souris, l’alstonine a montré des effets antipsychotiques dans le traitement de la schizophrénie, sans provoquer certains des effets secondaires du médicament couramment utilisé, la clozapine. L’alstonine semble dépourvue des propriétés proconvulsantes de la clozapine.

Des extraits de graines ont une activité analgésique comparable à celle de la morphine chez les rats. Il a été démontré que les alcaloïdes akuammidine, akuammine, pseudo-akuammigine et akuammicine possédaient des activités agoniste et antagoniste à des degrés divers envers les récepteurs opioïdes in vitro. Au cours des essais biologiques opioïdes, l’akuammigine n’a montré que peu d’efficacité, voire aucune. Etant donné que l’action analgésique s’opère par le biais d’une interaction avec des récepteurs opioïdes, il faudrait aussi faire des recherches sur son potentiel en matière d’addiction et de dépendance. Les extraits de graines ont aussi montré une activité anti-inflammatoire significative dans plusieurs essais sur les rats.

Les extraits de racines, d’écorce de tige et de paroi de fruit ont fait ressortir des effets inhibiteurs significatifs in vitro contre Plasmodium falciparum, dont des souches résistantes à la chloroquine, même à de faibles concentrations. L’extrait au dichlorométhane de la paroi du fruit était le plus actif. L’activité antipaludique est également présente dans les graines et les feuilles, mais à un niveau plus faible. L’akuammine a présenté une petite activité antipaludique contre des souches de Plasmodium résistantes à la chloroquine. La fraction de base de l’extrait au méthanol de l’écorce de tige a fait ressortir une activité antimicrobienne significative contre tout un ensemble de bactéries Gram-positives et de champignons, mais seulement une activité limitée contre les bactéries Gram-négatives. Cette fraction avait une concentration minimale inhibitrice (CMI) pour Staphylococcus aureus comparable au médicament de référence, l’ampicilline, et contre Aspergillus flavus et Aspergillus niger elle présentait des valeurs de CMI inférieures à celles du tiaconazole. Dans des essais cliniques, une formulation en crème de l’extrait au méthanol de l’écorce de la tige de Picralima nitida s’est avérée d’une efficacité impressionnante contre des affections dermiques telles que pityriasis versicolor, tinea pedis interdigitalis (pied d’athlète), tinea capitis (teigne du cuir chevelu), et tinea corporis (mycose cutanée). Un extrait au méthanol de l’écorce de tige s’est également avéré actif contre un isolat viscéral de Leishmania à des concentrations de 50 μg/ml ou moins. Un extrait à l’eau chaude de l’écorce de tige a eu un effet significatif contre Trypanosoma brucei, comparable sur le plan statistique à celui du diminazène acéturate (Bérénil), couramment utilisé dans le traitement de la maladie du sommeil. Des extraits d’écorce et de graines ont entraîné une hypoglycémie chez des lapins normaux autant que chez des lapins atteints de diabète induit par l’alloxane, grâce à un mécanisme indépendant de la présence d’insuline dans les cellules pancréatiques β. L’extrait de graines a montré une activité hypoglycémique plus rapide que le médicament de référence, le tolbutamide. Des tests de toxicité aiguë chez les rats ont montré une toxicité intrapéritonéale aiguë dose-dépendante.

Le bois, de couleur jaune pâle, dur et élastique, se polit bien et donne une bonne finition.

Falsifications et succédanés

Au Cameroun, l’écorce de tige d’Alstonia boonei De Wild., utilisée par de nombreux guérisseurs traditionnels pour traiter la fièvre typhoïde, la jaunisse et le paludisme, sert très souvent de substitut à Picralima nitida. Les feuilles et l’écorce de Thomandersia hensii De Wild. & T.Durand, les feuilles et les racines de Mangifera indica L. et les racines de Carica papaya L. servent parfois d’antipaludique et de fébrifuge à la place de Picralima nitida. On retrouve des alcaloïdes indoles similaires dans les espèces du genre Tabernaemontana.

Description

Arbuste ou arbre atteignant 35 m de haut, contenant du latex blanc dans toutes ses parties, glabre ; fût atteignant 60 cm de diamètre ; écorce dure et fragile, de teinte noir grisâtre ou brune, pâle ou foncée, lisse à légèrement rugueuse ou finement rayée. Feuilles opposées, simples et entières ; stipules absentes ; pétiole de 1–2 cm de long ; limbe elliptique à oblong, de (5–)10–26 cm × 2–13 cm, base cunéiforme, apex brusquement acuminé, de papyracé épais à finement coriace, pennatinervé à 14–23 paires de nervures latérales. Inflorescence : cyme ombelliforme, composée, terminale ou parfois axillaire, de 6–10 cm de long, à 10–35 fleurs ; pédoncule de 2–35 mm de long, à 3 rameaux primaires ; bractées très petites. Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères, odorantes ou non, s’ouvrant le jour ; pédicelle de 2–20 mm de long ; sépales presque libres, imbriqués, largement ovales à presque orbiculaires, de 5–7 mm de long ; corolle à tube cylindrique charnu de 25–45 mm de long, poilue à l’intérieur et rétrécie sous le point d’insertion des étamines, souvent verdâtre, lobes ovales, de 14–30 mm × 6–10 mm, apex obtus, étalés ou dressés, blancs à jaunes ; étamines insérées au-dessus du milieu du tube de la corolle, incluses, anthères ovales, de 3–4 mm de long ; ovaire supère, constitué de 2 deux carpelles séparés, réunis juste à la base par un bourrelet en forme de disque, style mince de 5–7 mm de long, tête du pistil constituée d’une partie basale oblongue et d’un apex filiforme stigmoïde atteignant 1,5 mm de long. Fruit constitué de 2 follicules libres obovoïdes à ellipsoïdes de 11–20 cm de long, lisse, apex arrondi, jaune à orange, 2-valve, contenant des graines nombreuses à très nombreuses. Graines obliquement ovales, obovales à oblongues, aplaties, de 2,5–4,5 cm de long, lisses, brunes à oranges, enveloppées dans une pulpe molle, blanche à orange. Plantule à germination épigée ; cotylédons ovales à obovales ou oblongs, de 10–13 mm de long, base légèrement cordée à arrondie, apex obtus à arrondi.

Autres données botaniques

Le genre Picralima ne comprend qu’une seule espèce, limitée à l’Afrique. Il s’apparente à Hunteria et Pleiocarpa.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

Cernes de croissance : 2 : limites de cernes indistinctes ou absentes. Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 9 : vaisseaux exclusivement solitaires (à 90% ou plus) ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; 23? : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale ; 25 : ponctuations intervasculaires fines (4–7 μm) ; 29 : ponctuations ornées ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; (40 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 50 μm) ; 41 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 50–100 μm ; 48 : 20–40 vaisseaux par millimètre carré. Trachéides et fibres : (61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées) ; 62 : fibres à ponctuations distinctement aréolées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; (69 : fibres à parois fines à épaisses) ; 70 : fibres à parois très épaisses. Parenchyme axial : 76 : parenchyme axial en cellules isolées ; 77 : parenchyme axial en chaînettes ; 78 : parenchyme axial juxtavasculaire ; 93 : huit (5–8) cellules par file verticale ; 94 : plus de huit cellules par file verticale. Rayons : (97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules)) ; (98 : rayons couramment 4–10-sériés) ; 108 : rayons composés de cellules couchées avec plus de 4 rangées terminales de cellules dressées et/ou carrées ; 115 : 4–12 rayons par mm ; 116 : 12 rayons par mm.

(M. Thiam, P. Détienne & E.A. Wheeler)

Croissance et développement

Les arbres qui poussent en un même lieu ont généralement la même hauteur et sont probablement du même âge. Les jeunes plantes ont une forte capacité de compétition. Picralima nitida fructifie et fleurit toute l’année. Les fleurs sont visitées par les insectes au cours des jours ensoleillés. Les fruits de Picralima nitida sont consommés par les éléphants, qui en disséminent les graines.

Ecologie

Picralima nitida est un arbre de sous-étage des forêts pluviales, que l’on trouve également dans les forêts secondaires matures et les forêts semi-caducifoliées sur les berges des rivières, jusqu’à 900 m d’altitude.

Multiplication et plantation

Il y a environ 300–400 graines de Picralima par kg.

Récolte

Les graines, l’écorce et d’autres parties de Picralima nitida destinées à une commercialisation ou à un usage médicinal local sont récoltées sur des plantes sauvages.

Traitement après récolte

Les graines de Picralima nitida peuvent se sécher et se conserver entre six mois et deux ans sans perdre leur activité pharmacologique.

Ressources génétiques

Espèce commune des régions forestières africaines, Picralima nitida n’est pas menacé d’érosion génétique. Toutefois, dans les zones où la pression démographique est élevée, l’espèce s’est raréfiée en raison de son usage comme plante médicinale ou comme bois d’œuvre.

Perspectives

Les alcaloïdes indoles propres à Picralima nitida ont des propriétés très intéressantes, qui n’ont été que partiellement évaluées au cours de tests, dont quelques essais cliniques. Les extraits des différentes parties de Picralima nitida ont fait preuve d’une efficacité marquée contre le paludisme ; on a montré que l’akuammine et l’alstonine étaient les alcaloïdes les plus actifs. Il se peut que ces alcaloïdes représentent un chimiotype antipaludique entièrement nouveau, avec des avantages potentiels sur les médicaments existants. Mais pour confirmer ces résultats, il est nécessaire d’approfondir la recherche. On a également démontré que Picralima nitida avait un large spectre d’action dans le traitement des maladies parasitaires, ce qui lui confère un certain crédit dans le cadre d’une utilisation contre la diarrhée, la gonorrhée et les vers intestinaux. Dans les essais cliniques, l’extrait au méthanol de l’écorce de tige s’est avéré d’une efficacité impressionnante contre diverses maladies de la peau. Mais il faudra toutefois poursuivre les études pour mettre au point un agent antimicrobien et antifongique utilisable au plan clinique à partir de l’extrait.

L’akuammidine, l’akuammine, la pseudo-akuammigine et l’akuammicine sont des composés opioïdes qui possèdent des activités analgésiques significatives. Leurs modes d’action et le fait qu’ils pourraient provoquer une addiction et une dépendance doivent faire l’objet de recherches, tout comme leur toxicité.

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Sources de l'illustration

  • Omino, E.A., 1996. A contribution to the leaf anatomy and taxonomy of Apocynaceae in Africa. Wageningen Agricultural University Papers 96–1. Wageningen Agricultural University, Wageningen, Netherlands. 178 pp.

Auteur(s)

  • N. Nyunaï, Institut de Recherches Médicales et d’Etudes des Plantes Médicinales, B.P. 3805, Yaoundé, Cameroun
  • N. Njifutié, Faculty of Science, University of Yaoundé 1, P.O. Box 812, Yaoundé, Cameroun

Citation correcte de cet article

N. NyunaÏ & N. Njifutié, 2011. Picralima nitida (Stapf) T.Durand & H.Durand. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 11 avril 2019.


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