Persicaria senegalensis (PROTA)

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Persicaria senegalensis (Meisn.) Soják




Protologue: Preslia 46 : 155 (1974).
Famille: Polygonaceae

Synonymes

Polygonum senegalense Meisn. (1826).

Noms vernaculaires

Silver snake root (En).

Origine et répartition géographique

Persicaria senegalensis est répandu dans les régions tropicales et subtropicales d’Afrique, dont l’Afrique du Sud et Madagascar.

Usages

Les feuilles tendres de Persicaria senegalensis sont consommées cuites comme légume. Il n’est brouté par le bétail qu’en période de sécheresse. Au Kenya et en R.D. du Congo, la plante est brûlée pour en faire un sel végétal. Au Sénégal, une décoction de feuilles est utilisée en potion et en lavement pour traiter la syphilis en mélange avec d’autres plantes. Au Nigeria et en Ethiopie, les feuilles écrasées sont appliquées sur les enflures, les plaies syphilitiques ou les affections de la peau ; en Tanzanie les racines écrasées sont utilisées de la même manière. La plante est également utilisée comme médicament vétérinaire à Madagascar et ailleurs. En Tanzanie, on prépare un colorant noir à partir des racines. Persicaria senegalensis pourrait aussi devenir une plante ornementale aquatique.

Propriétés

Il n’existe pas d’analyse chimique des feuilles de Persicaria senegalensis, mais sa valeur nutritive est probablement similaire à celle de Persicaria decipiens (R.Br.) K.L.Wilson. Les racines seraient toxiques. Des saponines sont présentes en quantités importantes dans les feuilles. Un extrait brut à l’eau de la plante a permis de tuer les escargots d’eau douce Lymnae natalensis et Biomphalaria pfeifferi.

Botanique

Plante herbacée vivace érigée atteignant 3 m de haut, glabre à blanc-tomenteux, à tige brune, striée, renflée juste au-dessus des nœuds et s’enracinant aux nœuds inférieurs. Feuilles alternes, simples ; ochréa cylindrique, atteignant 4 cm de long, membraneuse, glabre, sans frange ; pétiole de 1–7 cm de long ; limbe lancéolé, atteignant 30 cm × 8 cm, se rétrécissant aux deux extrémités, surface inférieure à nombreuses petites glandes et souvent couverte de poils raides sur la nervure médiane et sur les bords. Inflorescence : panicule de 1 à plusieurs grappes spiciformes atteignant 10 cm de long ; pédoncule à glandes oranges ; bractées ovales-tronquées, de 3 mm de long, habituellement à bord frangé. Fleurs bisexuées ; périanthe campanulé à 4–5 lobes d’environ 3 mm de long, rose, verdâtre ou blanc, parsemé de glandes ; étamines 4–5 ; ovaire supère, 1-loculaire, styles 2. Fruit : nucule lenticulaire de 2,5–3,5 mm de long, noir brillant.

La taxinomie de Persicaria n’a pas encore été stabilisée, le genre comprenant actuellement environ 150 espèces. La plupart des espèces ont été décrites au sein du genre Polygonum, dont Persicaria est un segrégat. Persicaria senegalensis possède un indument variable, qui passe de glabre à densément blanc laineux tomenteux. Cela a permis de distinguer plusieurs sous-espèces, variétés et formes, mais il existe de nombreux types intermédiaires, parfois même sur la même plante. Persicaria senegalensis ressemble fortement à Persicaria glabra (Willd.) M.Gómez, mais il est généralement plus grand, ses feuilles sont plus larges et possèdent une nervure médiane couverte de poils raides, son périanthe est plus long et son fruit n’est jamais triangulaire. A Madagascar, les feuilles de Persicaria glabra sont également utilisées comme légume.

Description

Autres données botaniques

Ecologie

Persicaria senegalensis pousse dans des endroits humides, au bord des lacs et le long des cours d’eau ainsi que dans des marécages, à 400–3000 m d’altitude.

Multiplication et plantation

Gestion

Persicaria senegalensis n’est pas cultivé et seulement récolté dans la nature.

Ressources génétiques

Persicaria senegalensis est répandu et il n’y a aucun risque d’érosion génétique.

Perspectives

Persicaria senegalensis est une espèce intéressante, qui mérite davantage de recherches pour évaluer sa valeur nutritionnelle, médicinale et ornementale.

Références principales

  • Burkill, H.M., 1997. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 4, Families M–R. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 969 pp.
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  • Graham, R.A., 1958. Polygonaceae. In: Turrill, W.B. & Milne-Redhead, E. (Editors). Flora of Tropical East Africa. Crown Agents for Oversea Governments and Administrations, London, United Kingdom. 40 pp.
  • Wilson, K.L., 1990. Some widespread species of Persicaria (Polygonaceae) and their allies. Kew Bulletin 45(4): 621–636.

Autres références

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  • Hedberg, O., 2000. Polygonaceae. In: Edwards, S., Mesfin Tadesse, Demissew Sebsebe & Hedberg, I. (Editors). Flora of Ethiopia and Eritrea. Volume 2, part 1. Magnoliaceae to Flacourtiaceae. The National Herbarium, Addis Ababa University, Addis Ababa, Ethiopia and Department of Systematic Botany, Uppsala University, Uppsala, Sweden. pp. 336–347.
  • Jansen, P.C.M., 1981. Spices, condiments and medicinal plants in Ethiopia, their taxonomy and agricultural significance. Agricultural Research Reports 906. Centre for Agricultural Publishing and Documentation, Wageningen, Netherlands. 327 pp.
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  • Raponda-Walker, A. & Sillans, R., 1961. Les plantes utiles du Gabon. Paul Lechevalier, Paris, France. 614 pp.
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Auteur(s)

  • P.C.M. Jansen

PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Consulté le 23 décembre 2024.


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