Persicaria attenuata (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


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Légume Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Persicaria attenuata (R.Br.) Soják




Protologue: Preslia 46 : 152 (1974).
Famille: Polygonaceae
Nombre de chromosomes:

Synonymes

Polygonum tomentosum Willd. (1799) non Schrank, Polygonum attenuatum R.Br. (1810), Polygonum pulchrum Blume (1826).

Noms vernaculaires

Watersmart weed, hairy knotweed (En).

Origine et répartition géographique

Persicaria attenuata est répandu dans les régions tropicales et subtropicales d’Afrique, d’Asie et d’Australie. En Afrique il est commun dans les endroits humides.

Usages

Les feuilles de Persicaria attenuata sont localement (par ex. au Bénin et en Tanzanie) utilisées comme salade crue ou comme légume cuit et sont également broutées par le bétail. En Asie du Sud-Est, les feuilles sont consommées avec des aliments comme tonifiant et pour purifier le sang. Persicaria attenuata est largement utilisé en médecine. En Afrique de l’Est les feuilles sont utilisées pour traiter la syphilis, le rhumatisme et les enflures. En Afrique australe une décoction de tiges rampantes est appliquée sur le bétail souffrant de la cowdriose. En R.D. du Congo la plante est brûlée pour obtenir un sel végétal qui est riche en potassium et qui est appliqué sur les plaies du dos et de la poitrine d’enfants bossus atteints de scrofule.

Propriétés

La valeur nutritive de Persicaria attenuata n’est pas connue ; il peut être similaire à celle de Persicaria decipiens (R.Br.) K.L.Wilson, qui est également utilisé comme légume en Afrique. Le rhizome contient 2,5% d’une résine âcre qui est un dépresseur et qui peut arrêter le cœur.

Botanique

Plante herbacée vivace, vigoureuse, poilue, rhizomateuse, atteignant 2 m de haut, à tiges ramifiées, rampant à la base et s’enracinant aux nœuds, devenant creuse en vieillissant. Feuilles alternes, simples ; ochréa cylindrique, atteignant 4 cm de long, à surface grossièrement velue, apex avec une frange de soies ; pétiole atteignant 7 mm de long ; limbe étroitement elliptique à étroitement ovale, de 5–25 cm × 1–6 cm, pubescent, nervures proéminentes en dessous. Inflorescence : panicule de 2–5 grappes spiciformes de 5–8 cm de long, habituellement sans feuilles ; pédoncule trapu, souvent par paire ; bractées ovales, de 2–3 mm de long, rougeâtres, à frange terminale. Fleurs bisexuées, distinctement hétérostylées ; pédicelle dépassant les bractées de 1–2 mm ; périanthe campanulé, de 3–4,5 mm de long, blanc ou rose, lobes 4–5, oblongs-elliptiques, de 2–3 mm de long ; étamines 5–8 ; ovaire supère, 1-loculaire, styles 2, réunis à la base, stigmates capités. Fruit : nucule lenticulaire, parfois aplatie d’un côté, de 2–3 mm de long, noir brillant.

La taxinomie de Persicaria n’a pas encore été stabilisée, le genre comprenant actuellement environ 150 espèces. La plupart des espèces ont été décrites au sein du genre Polygonum, dont Persicaria est un segrégat.

Persicaria attenuata est très variable et on distingue 3 sous-espèces, principalement sur la base de la pilosité de l’ochréa et de la feuille, ainsi que de la forme de la feuille et du fruit. Parmi celles-ci, subsp. africana K.L.Wilson est la seule présente en Afrique. On trouve subsp. attenuata en Asie du Sud-Est et en Australie et subsp. pulchra (Blume) K.L.Wilson en Asie orientale.

Description

Autres données botaniques

Croissance et développement

Ecologie

Persicaria attenuata pousse dans et près de l’eau, formant souvent de grandes plaques avec des tiges flottantes qui s’enracinent aux nœuds inférieurs, du niveau de la mer jusqu’à 1000 m d’altitude. En Sierra Leone, Persicaria attenuata est parfois une adventice nuisible dans les rizières, bien qu’il soit également considéré comme indicateur de terres aptes à la riziculture.

Multiplication et plantation

Gestion

Persicaria attenuata est récolté dans la nature et n’est pas cultivé.

Maladies et ravageurs

Ressources génétiques

Persicaria attenuata est très répandu et il n’y a aucun risque d’érosion génétique.

Perspectives

Persicaria attenuata restera utilisé localement comme légume et plante médicinale. Il faut mener des recherches pour vérifier sa valeur nutritive et médicinale.

Références principales

  • Burkill, H.M., 1997. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 4, Families M–R. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 969 pp.
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  • Kokwaro, J.O., 1993. Medicinal plants of East Africa. 2nd Edition. Kenya Literature Bureau, Nairobi, Kenya. 401 pp.
  • Ruffo, C.K., Birnie, A. & Tengnäs, B., 2002. Edible wild plants of Tanzania. Technical Handbook No 27. Regional Land Management Unit/ SIDA, Nairobi, Kenya. 766 pp.
  • Wilson, K.L., 1990. Some widespread species of Persicaria (Polygonaceae) and their allies. Kew Bulletin 45(4): 621–636.

Autres références

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  • Hedberg, O., 2000. Polygonaceae. In: Edwards, S., Mesfin Tadesse, Demissew Sebsebe & Hedberg, I. (Editors). Flora of Ethiopia and Eritrea. Volume 2, part 1. Magnoliaceae to Flacourtiaceae. The National Herbarium, Addis Ababa University, Addis Ababa, Ethiopia and Department of Systematic Botany, Uppsala University, Uppsala, Sweden. pp. 336–347.
  • Keay, R.W.J., 1954. Polygonaceae. In: Keay, R.W.J. (Editor). Flora of West Tropical Africa. Volume 1, part 1. 2nd Edition. Crown Agents for Oversea Governments and Administrations, London, United Kingdom. pp. 137–142.
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  • van den Bergh, M.H., 1993. Minor vegetables. In: Siemonsma, J.S. & Kasem Piluek (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 8. Vegetables. Pudoc Scientific Publishers, Wageningen, Netherlands. pp. 280–310.
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  • Watt, J.M. & Breyer-Brandwijk, M.G., 1962. The medicinal and poisonous plants of southern and eastern Africa. 2nd Edition. E. and S. Livingstone, London, United Kingdom. 1457 pp.

Auteur(s)

  • P.C.M. Jansen

PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Consulté le 18 décembre 2024.


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