Pentarrhinum insipidum (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


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Fruit Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Légume Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Huile essentielle / exsudat Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Fourrage Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg



Pentarrhinum insipidum E.Mey.




Protologue: Comm. pl. Afr. austr. : 220 (1837).
Famille: Asclepiadaceae (APG: Apocynaceae)
Nombre de chromosomes: 2n = 22

Synonymes

Noms vernaculaires

African heartvine (En).

Origine et répartition géographique

Pentarrhinum insipidum est largement répandu en Namibie, au Zimbabwe et en Afrique du Sud ainsi que dans une région plus au nord, en Tanzanie, au Kenya, et jusqu’à l’Ethiopie ; elle a été signalée dans une région au Soudan. Entre ces régions elle est rare et, par exemple, n’a pas encore été récoltée dans le nord de la Zambie ou le nord du Malawi.

Usages

En Afrique australe, les jeunes feuilles et fruits sont utilisés en légume cru ou cuit. Les feuilles sont parfois écrasées avec celles d’autres espèces ou avec des tubercules de plusieurs petites Asclepiadaceae. Les jeunes fruits peuvent être stockés pendant 3 semaines avant de s’abîmer ; les fruits âgés (quand les graines qu’ils contiennent sont devenues brunes) sont trop durs pour être bons à manger. Ils exsudent une copieuse quantité de latex inoffensif et ont un goût de noisette légèrement poivré.

En Tanzanie, une décoction de feuilles est utilisée pour laver les furoncles, et après le lavage les furoncles sont recouverts de feuilles chaudes. Au Malawi, les racines seraient utilisées comme médicament. Les feuilles pourraient constituer un bon fourrage pour le bétail.

Propriétés

Pentarrhinum insipidum n’est certainement pas toxique, contrairement à ce qui a été parfois rapporté. Les feuilles fraîches contiennent par 100 g : eau 85 g, énergie 192 kJ (46 kcal), protéines 3,5 g, lipides 0,5 g, glucides 6,7 g, fibres 2 g, Ca 370 mg, P 63 mg, Fe 9 mg, thiamine 0,2 mg, riboflavine 0,3 mg, niacine 1 mg, acide ascorbique 16 mg. Les jeunes fruits frais contiennent par 100 g : eau 88 g, énergie 157 kJ (37 kcal), protéines 2,3 g, lipides 0,2 g, glucides 6,6 g, fibres 1,5 g, Ca 72 mg, P 47 mg, Fe 0,8 mg (Arnold, T.H., Wells, M.J. & Wehmeyer, A.S., 1985).

Botanique

Plante herbacée pérenne, grimpante, à latex, à racines tubérisées allongées et pousses annuelles fortement ramifiées de 2–3 m de long, glabre à légèrement pubescente. Feuilles opposées, simples ; pétiole de 2–5 cm de long ; limbe ovale, de 2,5–6,5 cm × 2–5 cm, base cunéiforme à cordée, apex acuminé, bord entier. Inflorescence : cyme de 5–15 fleurs ; pédoncule de 3–4 cm de long. Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères, parfumées ; pédicelle de 0,5–2 cm de long ; calice rotacé, lobes triangulaires, jusqu’à 2,5 mm de long, connés à la base, pubescents à l’extérieur ; corolle à lobes ovales à oblongs jusqu’à 6 mm × 3,5 mm, connés à la base, entièrement réfléchis à l’anthèse, bord cilié, vert-jaunâtre ; couronne d’environ 3 mm de long, charnue, avec des ornements cornus à l’apex ; anthères avec des appendices connectifs et des ailes ; ovaire supère, apex du style plat. Fruit : paire de follicules, mais habituellement un seul étant développé, ellipsoïde, de 5–9 cm × 1,5–2 cm, brun pâle, légèrement à densément couvert de protubérances de 2–4 mm de long. Graines ovoïdes, d’environ 6 mm × 2 mm, brunes, bord ailé, apex avec une touffe de poils de 3–4 mm de long.

Pentarrhinum comprend seulement 2 espèces. L’autre espèce est Pentarrhinum abyssinicum Decne., qui est plus largement répartie mais plus dispersée que Pentarrhinum insipidum, et que l’on trouve du Cameroun à la Namibie et de l’Ethiopie au Zimbabwe. Dans la littérature, le nom Pentarrhinum insipidum a parfois été utilisé par erreur pour Pentarrhinum abyssinicum.

Description

Autres données botaniques

Croissance et développement

Ecologie

Pentarrhinum insipidum est associé à la savane arbustive et la savane herbeuse, en conditions sèches ou bien drainées, mais ne tolère ni un excès de sécheresse ni un excès d’humidité. Il se trouve du niveau de la mer jusqu’à 2200 m d’altitude, mais est plus commun entre 600–1600 m.

Multiplication et plantation

Gestion

Pentarrhinum insipidum peut être multiplié facilement par graines et produit rapidement de la matière verte.

Traitement après récolte

Ressources génétiques

Pentarrhinum insipidum est largement répandu en Afrique orientale et australe et n’est pas en danger d’érosion génétique.

Perspectives

En Afrique australe, Pentarrhinum insipidum est un important légume sauvage. On considère qu’il a un certain potentiel de développement comme légume commercial. Sa valeur médicinale demande confirmation.

Références principales

  • Arnold, T.H., Wells, M.J. & Wehmeyer, A.S., 1985. Khoisan food plants: taxa with potential for future economic exploitation. In: Wickens, G.E., Goodin, J.R. & Field, D.V. (Editors). Plants for arid lands. Proceedings of the Kew international conference on economic plants for arid lands. Allen & Unwin, London, United Kingdom. pp. 69–86.
  • Liede, S. & Nicholas, A., 1992. A revision of the genus Pentarrhinum E. Meyer (Asclepiadaceae). Kew Bulletin 47(3): 475–490.
  • Story, R., 1958. Some plants used by the bushmen in obtaining food and water. Memoirs of the Botanical Survey of South Africa No 30. 113 pp.

Autres références

  • Burkill, H.M., 1985. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 1, Families A–D. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 960 pp.
  • van Wyk, B.E., van Oudtshoorn, B. & Gericke, N., 1997. Medicinal plants of South Africa. Briza Publications, Pretoria, South Africa. 304 pp.
  • Watt, J.M. & Breyer-Brandwijk, M.G., 1962. The medicinal and poisonous plants of southern and eastern Africa. 2nd Edition. E. and S. Livingstone, London, United Kingdom. 1457 pp.
  • Williamson, J., 1955. Useful plants of Nyasaland. The Government Printer, Zomba, Nyasaland. 168 pp.

Auteur(s)

  • P.C.M. Jansen

PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Consulté le 18 décembre 2024.


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