Pentaclethra macrophylla (PROTA)

De PlantUse Français
Aller à : navigation, rechercher
Prota logo vert.gif
Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Oléagineux Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois de feu Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Ornemental Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fourrage Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Auxiliaire Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg



Pentaclethra macrophylla Benth.




Protologue: Journ. Bot. (Hook.) 4(30) : 330 (1842).
Famille: Mimosaceae (Leguminosae - Mimosoideae)
Nombre de chromosomes: n = 7, 2n = 26

Synonymes

Noms vernaculaires

Owala, mubala, arbre à semelles, acacia du Congo (Fr). African oil bean, Atta bean, Owala oil tree, Congo acacia, nganzi (En). Sucupira, marroné (Po).

Origine et répartition géographique

Pentaclethra macrophylla se rencontre dans la zone forestière d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest, depuis le Sénégal jusqu’au sud-est du Soudan et en Angola, ainsi que dans les îles de São Tomé-et-Príncipe.

Usages

Pentaclethra macrophylla est planté ou conservé en bordure des jardins familiaux et des fermes, principalement pour ses graines dont est extraite une huile comestible. Dans toute la zone forestière d’Afrique de l’Ouest, les graines sont consommées bouillies ou rôties. Elles sont également fermentées pour produire un amuse-gueule ou un condiment ayant un goût de viande, très populaire dans le sud-ouest du Nigeria où il est appelé “ugba”. Les cosses vides et sèches servent de combustible pour la cuisine. Les paysans protègent cette espèce sur leurs fermes, car sa cime ouverte ne perturbe pas sensiblement la croissance des cultures et certains arbres perdent leurs feuilles pendant la saison de croissance. Les feuilles contribuent également à la fertilité du sol. Le bois de Pentaclethra macrophylla, nommé “mubala” ou “ovala”, sert de bois de feu et permet de produire du charbon. Comme peu d’arbres développent un fût droit atteignant la taille minimale de coupe, le bois d’œuvre est rarement disponible en grandes dimensions. Le bois est dur et difficile à travailler, mais il est utilisé en menuiserie et il est adapté à la fabrication de poteaux et de traverses de chemin de fer. Traditionnellement, il a servi à confectionner des pilons et mortiers. La cendre obtenue par la combustion du bois ou des cosses est utilisée comme mordant dans la teinture. En R.D. du Congo, les chenilles comestibles des vers à soie géants Nudaurelia oyemensis (“minsangula”) et Imbrasia obscura (“minsendi”) se nourrissent de ses feuilles. Les abeilles butinent les fleurs pour confectionner leur miel. Pentaclethra macrophylla est utilisé en Afrique en médecine traditionnelle humaine et vétérinaire. Les fruits mûrs sont utilisés en externe pour soigner les blessures. Les extraits de feuilles, d’écorce de tiges, de graines et de pulpe de fruit possèdent des propriétés anti-inflammatoires et anthelminthiques, et sont utilisés pour soigner la gonorrhée et les convulsions ; ils sont également employés comme analgésiques. L’écorce des racines sert de laxatif, de lavement contre la dysenterie et de liniment contre les démangeaisons. Au Cameroun, les infusions d’écorce sont utilisées comme abortif. Pentaclethra macrophylla est parfois planté le long des routes. Il joue un rôle dans diverses cérémonies traditionnelles.

Production et commerce international

La majeure partie de la production est à usage domestique ou local, et aucune information sur la production et le commerce de l’huile, de l’ “ugba” ou du bois d’œuvre n’est disponible.

Propriétés

La composition des graines non fermentées par 100 g est : eau 3–10 g, énergie 2330–2540 kJ (557–607 kcal), protéines 17–22 g, lipides 35–52 g, glucides 12–43 g, fibres brutes 2,5 g. La composition en acides gras de l’huile est : acide palmitique 3–4%, acide stéarique 0–2%, acide arachidique 4%, acide béhénique 5–6%, acide lignocérique 11–12%, acide oléique 19–29%, acide linoléique 42–54%, acide linolénique 0–3% ; 2 acides gras peu communs à longue chaîne sont également présents : l’acide hexacosanoïque 5% et l’acide octacosanoïque 1%. Les graines contiennent de la paucine (cafféoyl-putrescine), un alcaloïde retardateur de croissance. La fermentation en “ugba” fait disparaître la toxicité. Elle déclenche une forte réduction de la teneur en protéines et une légère augmentation de la teneur en glucides, en huile et en cendres.

Le bois de cœur est brun rougeâtre ; il n’est pas toujours nettement distinct de l’aubier qui est blanchâtre ou gris. Le bois est contrefil, le grain est grossier. A 12% de teneur en humidité, la densité est de 910 kg/m3. Les taux de retrait sont élevés, de 11–16,5% en volume. Les grumes doivent être sciées sur quartier avant le séchage. A 12% de teneur en eau, le module de rupture est de 130–226 N/mm2, le module d’élasticité de 16 000–21 150 N/mm2, la compression axiale de 75,2–83,6 N/mm2, la dureté Janka de flanc de 11 020 N et la dureté de flanc Chalais-Meudon de 8,5–14,1. Le bois est dur et solide, mais difficile à travailler. Il est sensible aux térébrants marins et il est parfois attaqué par les termites. Sa teneur en silice est inférieure à 2%.

Description

Arbre de taille moyenne à assez grande, pouvant atteindre 35 m de haut ; fût atteignant 100 cm de diamètre, souvent tordu et à ramification basse, avec des contreforts irréguliers et épais jusqu’à 3 m de haut, ou sans contreforts ; écorce extérieure grisâtre à brun rougeâtre, mince, s’écaillant irrégulièrement, écorce interne fibreuse, jaune à orange ; rameaux portant des poils bruns étoilés. Feuilles alternes, bipennées, de 20–45 cm de long ; stipules en aiguille, de 3–5 mm de long, caduques, portant une glande à la base ; pétiole de 3–6(–8) cm de long, renflé et articulé à la base, cannelé ; pennes opposées, en 9–13 paires, de (8–)10–14 cm de long, clairement articulées à la base, avec (6–)8–14(–20) paires de folioles ; folioles opposées, sessiles, obliquement oblongues à elliptiques, de 12–25 mm × 5–10 mm, apex arrondi, glabre à l’exception de quelques poils disséminés sur les bords et la nervure médiane de la face inférieure. Inflorescence : panicule terminale ou axillaire atteignant 30 cm de long, composée d’épis, multiflore, densément couverte de poils étoilés brunâtres. Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères, petites, odorantes, sessiles ; calice campanulé, à lobes largement elliptiques, d’environ 0,5 mm de long ; pétales oblongs-lancéolés, d’environ 3 mm de long, renflés à la base et soudés sur environ 1 mm, jaunes ; étamines 5, d’environ 5 mm de long, jaunes, anthères avec une grosse glande entre les thèques, staminodes 10–15, filiformes ; ovaire supère, sessile, 1-loculaire, glabre au départ, partie supérieure poilue, style s’allongeant lors de la floraison, stigmate indistinct. Fruit : gousse obliquement linéaire-oblongue atteignant 50 cm × 10 cm × 2 cm, ligneuse, brun foncé, effilée vers la base, apex arrondi, côtés longitudinalement côtelés, persistant longtemps et s’ouvrant de manière explosive sur l’arbre, puis fortement recourbée, contenant 5–8 graines. Graines à contour elliptique, aplaties, de 3,5–7 cm × 2,5–3,5 cm × environ 1 cm, lisses, brun pourpre. Plantule à germination hypogée ; cotylédons restant dans le tégument ; hypocotyle non développé, épicotyle de 8–10 cm de long, à plusieurs écailles ; feuilles alternes, première feuille bipennée.

Autres données botaniques

Le genre Pentaclethra se compose de 3 espèces, dont 2 en Afrique et 1 en Amérique du Sud. L’autre espèce africaine, Pentaclethra eetveldeana De Wild. & T.Durand, se différencie par ses folioles plus petites et ses poils simples. L’espèce américaine, Pentaclethra macroloba (Willd.) O.Kuntze, produit un bois d’œuvre commercialisé sous le nom de “gavilán”, et c’est une plante médicinale importante.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

Cernes de croissance : (1 : limites de cernes distinctes) ; (2 : limites de cernes indistinctes ou absentes). Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; 23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale ; 25 : ponctuations intervasculaires fines (4–7 μm) ; 26 : ponctuations intervasculaires moyennes (7–10 μm) ; 29 : ponctuations ornées ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm ; 43 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 200 μm ; 46 : 5 vaisseaux par millimètre carré ; 47 : 5–20 vaisseaux par millimètre carré ; 58 : gomme ou autres dépôts dans les vaisseaux du bois de cœur. Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 70 : fibres à parois très épaisses. Parenchyme axial : 79 : parenchyme axial circumvasculaire (en manchon) ; 80 : parenchyme axial circumvasculaire étiré ; 81 : parenchyme axial en losange ; 83 : parenchyme axial anastomosé ; (89 : parenchyme axial en bandes marginales ou semblant marginales) ; 91 : deux cellules par file verticale ; 92 : quatre (3–4) cellules par file verticale. Rayons : 97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules) ; 104 : rayons composés uniquement de cellules couchées ; 115 : 4–12 rayons par mm. Inclusions minérales : 136 : présence de cristaux prismatiques ; 142 : cristaux prismatiques dans les cellules cloisonnées du parenchyme axial.

(E. Ebanyenle, A.A. Oteng-Amoako & P. Baas)

Croissance et développement

Le fût est souvent noueux et tordu et fourchu à faible hauteur, et la base est souvent endommagée par les éléphants, mais il est possible de rencontrer occasionnellement des arbres possédant un tronc droit et long. Les drageons autour de la base sont communs et l’arbre recèpe bien. La cime a été décrite comme étant fortement ramifiée et dense, mais également comme ouverte et permettant aux cultures de pousser correctement sous l’arbre. Certains spécimens perdent leurs feuilles lors de la saison des pluies, bien que cette espèce soit principalement sempervirente. Pentaclethra macrophylla forme des nodules et fixe l’azote atmosphérique. La saison de floraison principale en Afrique de l’Ouest se situe en mars–avril, avec de plus petites pousses en juin et en novembre ; au Liberia, les arbres fleurissent en février–avril et fructifient en septembre–décembre. Les fleurs sont fortement odorantes, très riches en nectar et très volontiers butinées par les abeilles.

Ecologie

Pentaclethra macrophylla est courant dans les forêts primaires et secondaires, ainsi que dans les savanes côtières, souvent au voisinage de criques et de rivières. Il est très commun à des altitudes jusqu’à 500 m, bien que la croissance soit bonne à plus haute altitude si les précipitations sont suffisantes et si les températures ne descendent jamais en dessous de 18°C. Il nécessite une pluviométrie annuelle moyenne de (1000–)1500–2000(–2700) mm et des températures annuelles moyennes d’environ 25°C. Il préfère les sols moyennement limoneux, bien drainés. Sa répartition naturelle suggère qu’il est adapté aux sols relativement acides. Il tolère l’asphyxie racinaire.

Multiplication et plantation

Les graines sont récalcitrantes et doivent être semées immédiatement. Un stockage à 15°C peut prolonger leur longévité jusqu’à environ 3 mois. Le nombre de graines par kg est d’environ 50–80. La scarification mécanique et le trempage dans l’eau pendant 24 heures améliorent la germination. Pentaclethra macrophylla peut également être multiplié par bouturage, marcottage aérien ou écussonnage. Seules les boutures de tiges juvéniles s’enracinent, de préférence quand elles sont traitées par une hormone de croissance. Les boutures peuvent donner des graines après 4 ans, les arbres obtenus par écussonnage au bout de 3 ans. Bien que le semis direct soit commun, le meilleur matériel végétal est obtenu à partir de plants de pépinière endurcis avant la plantation.

Gestion

Pentaclethra macrophylla est généralement protégé et souvent entretenu sur les terres agricoles, par ex. en R.D. du Congo où il est cultivé dans les exploitations et sur les terres agricoles abandonnées pour améliorer la jachère arbustive. Une zone autour du tronc peut être débarrassée des mauvaises herbes pour faciliter la collecte des graines.

Maladies et ravageurs

On ne connaît aucune maladie ni aucun ravageur grave de Pentaclethra macrophylla, mais de nombreuses espèces d’insectes et de pathogènes attaquent les gousses et les graines. Les insectes ravageurs principaux sont Cossus cadambae, Sitophilus spp., Spodoptera exempta et plusieurs vers à soie géants. Certains insectes ravageurs réduisent les gousses vertes à l’état de squelette, d’autres forent les gousses et les graines, d’autres encore lacèrent les gousses, provoquant des lésions permettant aux bactéries et aux champignons pathogènes d’envahir les graines.

Récolte

Les fruits sont disponibles tout au long de l’année, car leurs grandes gousses ligneuses sont persistantes. La récolte des gousses est une tâche ardue et dangereuse et les personnes chargées de la collecte peuvent facturer jusqu’à la moitié de la récolte pour leur rémunération.

Traitement après récolte

Les graines de Pentaclethra macrophylla sont soit rôties ou bouillies, soit fermentées pour produire l’ “ugba”. Les graines sont bouillies pendant 3–12 heures, et le tégument est retiré. Une fois les cotylédons refroidis à température ambiante, ils sont tranchés en petits morceaux de 4–5 cm × 1–2 mm et lavés à l’eau. Ces tranches sont mises à bouillir pendant 1–2 heures, puis refroidies et trempées dans l’eau pendant 10 heures. Les morceaux sont alors égouttés dans un panier tapissé de feuilles de bananiers. Une fois égouttées, les tranches sont enveloppées dans des feuilles blanchies de bananier ou de Mallotus oppositifolius (Geiseler) Müll.Arg., puis mises à incuber à température ambiante, soit pendant 4–6 jours lorsqu’elles sont destinées à être utilisées comme amuse-gueule ou accompagnement, soit pendant 7–10 jours lorsqu’elles sont préparées comme condiment pour les soupes. La fermentation est protéolytique et se déroule en milieu alcalin. Elle est principalement due à Bacillus subtilis, mais d’autres Bacillus spp. sont également impliqués, alors que d’autres bactéries peuvent représenter une contamination.

Ressources génétiques

Bien que n’étant pas immédiatement menacé d’érosion génétique, les effectifs de Pentaclethra macrophylla ont fortement diminué dans certaines zones. Au Nigeria, les peuplements sont maintenant principalement circonscrits dans le sud-est et, même dans cette région, les taux de régénération semblent insuffisants. Il n’existe aucune collection de ressources génétiques. Cependant, le National Centre for Genetic Resources and Biotechnology et le Forestry Research Institute du Nigeria ont démarré l’étude, la collecte et la conservation des ressources végétales comestibles qui comprennent Pentaclethra macrophylla.

Perspectives

Il a été recommandé de domestiquer Pentaclethra macrophylla en tant qu’arbre pour l’agroforesterie. Il est souhaitable de sélectionner des arbres portant des gousses non égrenantes ou s’égrenant simultanément et de mettre au point des méthodes de taille qui facilitent la récolte.

Références principales

  • Akindahunsi, A.A., 2004. Physicochemical studies on African oil bean (Pentaclethra macrophylla Benth.) seed. Journal of Food, Agriculture and Environment 2: 14–17.
  • Aubréville, A., 1959. La flore forestière de la Côte d’Ivoire. Deuxième édition révisée. Tome premier. Publication No 15. Centre Technique Forestier Tropical, Nogent-sur-Marne, France. 369 pp.
  • Banks, C.H. & Schoeman, J.P., 1963. Railway sleeper and crossing timbers. Bulletin 41. The Government Printer, Pretoria, South Africa. 54 pp.
  • Isu, N.R. & Ofuya, C.O., 2000. Improvement of the traditional processing and fermentation of African oil bean (Pentaclethra macrophylla Bentham) into a food snack - ‘ugba’. International Journal of Food Microbiology 59: 235–239.
  • Jones, A.C., Robinson, J.M. & Southwell, K.H., 1987. Investigation into Pentaclethra macrophylla seed oil: identification of hexacosanoic (C26:0) and octacosanoic (C28:0) fatty acids. Journal of the Science of Food and Agriculture 40(2): 189–194.
  • Keay, R.W.J., 1989. Trees of Nigeria. A revised version of Nigerian trees (1960, 1964) by R.W.J. Keay, C.F.A. Onochie and D.P. Stanfield. Clarendon Press, Oxford, United Kingdom. 476 pp.
  • Ladipo, D.O. & Boland, D.J., 1995. Pentaclethra macrophylla: a multipurpose tree from Africa with potential for agroforestry in the tropics. NFT Highlights, NFTA 95–05, September 1995. Winrock International, Morrilton AR, United States. 4 pp.
  • Latham, P., 2004. Useful plants of Bas-Congo province, Democratic Republic of the Congo. DFID, London, United Kingdom. 320 pp.
  • Oboh, G. & Ekperigin, M.M., 2004. Nutritional evaluation of some Nigerian wild seeds. Nahrung/Food 48(2): 85–87.
  • Voorhoeve, A.G., 1965. Liberian high forest trees. A systematic botanical study of the 75 most important or frequent high forest trees, with reference to numerous related species. Pudoc, Wageningen, Netherlands. 416 pp.

Autres références

  • Afkah, P.A., Aguwa, C.N. & Agu, R.U., 1999. Studies on the antidiarrhoeal properties of Pentaclethra macrophylla leaf extracts. Phytotherapy Research 13(4): 292–295.
  • Akubor, P.I. & Chukwu, J.K., 1999. Proximate composition and selected functional properties of fermented and unfermented African oil bean (Pentaclethra macrophylla) seed flour. Plant Foods for Human Nutrition 54: 227–238.
  • Emebiri, L.C. & Anyim, C., 1997. Intraspecific variation in morphological traits of the oil bean tree, Pentaclethra macrophylla. [Internet] Plant Genetic Resources Newsletter 112. http://www.bioversityinternational.org/ publications/pgrnewsletter/nl112.htm. January 2006.
  • Emebiri, L.C., Nwufo, M.I. & Obiefuna, J.C., 1995. Pentaclethra macrophylla: population characteristics, distribution and conservation status in Nigeria. International Tree Crops Journal 8: 69–82.
  • Enujiugha, V.N., 2003. Nutrient changes during the fermentation of African oil bean (Pentaclethra macrophylla Benth.) seeds. Pakistan Journal of Nutrition 2(5): 320–323.
  • Enujiugha, V.N. & Akanbi, C.T., 2005. Compositional changes in African oil bean (Pentaclethra macrophylla Benth.) seeds during thermal processing. Pakistan Journal of Nutrition 4(1): 27–31.
  • Folefoc, G.N., Bisseck, J.P., Fomum, Z.T. & Bodo, B., 2005. Constituents from the roots of Pentaclethra macrophylla. Biochemical Systematics and Ecology 33: 1280–1282.
  • Hilditch, T.P., Meara, M.L. & Patel, C.B., 1951. The component acids and glycerides of Pentaclethra (Leguminosae) and Lophira (Ochnaceae) seed fats. Journal of the Science of Food and Agriculture 2(3): 142–148.
  • Isu, N.R. & Njoku, H.O., 1997. An evaluation of the microflora associated with fermented African oil bean (Pentaclethra macrophylla Bentham) seeds during ugba production. Plant Foods for Human Nutrition 51: 145–157.
  • Ladipo, D.O., Kang, B.T. & Swift, M.J., 1993. Nodulation in Pentaclethra macrophylla Benth.; a multipurpose tree with potential for agroforestry in the humid lowlands of West Africa. Nitrogen Fixing Tree Research Reports 11: 104–115.
  • Okwulehie, I.C., 2004. Insect pests and mycoflora of oilbean (Pentaclethra macrophylla Benth.) pods and seeds in southeastern parts of Nigeria. Fruits 59: 25–30.
  • Okafor, J.C., 1991. Improving edible species of forest products. [Internet] Unasylva 49(165). http://www.fao.org/ documents/show_cdr.asp?url_file=/docrep/u2440e/ u2440e00.htm. January 2005.
  • Okwulehie, I.C., 2004. Insect pests and mycoflora of oilbean (Pentaclethra macrophylla Benth.) pods and seeds in southeastern parts of Nigeria. Fruits 59: 25–30.
  • Onyeike, E.N. & Acheru, G.N., 2002. Chemical composition of selected Nigerian oil seeds and physicochemical properties of the oil extracts. Food Chemistry 77: 431–437.
  • Oxford Forestry Institute, 1997–2004. Prospect: the wood database. Oxford Forestry Institute, Department of Plant Services, University of Oxford, Oxford, United Kingdom.
  • Takahashi, A., 1978. Compilation of data on the mechanical properties of foreign woods (part 3) Africa. Shimane University, Matsue, Japan, 248 pp.
  • Udosen, E.O. & Ifon, E.T., 1990. Fatty acid and amino acid composition of African oil beans (Pentaclethra macrophylla). Food Chemistry 36: 155–160.

Sources de l'illustration

  • Villiers, J.-F., 1989. Leguminosae - Mimosoideae. Flore du Gabon. Volume 31. Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France. 185 pp.
  • Wilks, C. & Issembé, Y., 2000. Les arbres de la Guinée Equatoriale: Guide pratique d’identification: région continentale. Projet CUREF, Bata, Guinée Equatoriale. 546 pp.

Auteur(s)

  • G. Oboh

Biochemistry Department, Federal University of Technology, P.M.B. 704, Akure, Ondo State, Nigeria

Consulté le 22 décembre 2024.


  • Voir cette page sur la base de données Prota4U.