Pennisetum glaucum (PROTA)

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Introduction
Liste des espèces


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Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svg
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Fourrage Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fibre Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg


répartition en Afrique (cultivé)
1, port de la plante ; 2, partie de l'infrutescence; 3, paire d'épillets entourée par un involucre de soies. Source: PROSEA
plantes au champ
panicule au stade de floraison femelle
détail d'une panicule en fleurs
détail d'une panicule en fruits
panicules récoltées

Pennisetum glaucum (L.) R.Br.


Protologue: Prodr. : 195 (1810).
Famille: Poaceae (Gramineae)
Nombre de chromosomes: 2n = 14

Synonymes

  • Pennisetum spicatum (L.) Körn. (1885),
  • Pennisetum americanum (L.) Leeke (1907),
  • Pennisetum typhoides (Burm.f.) Stapf & C.E.Hubb. (1933).

Noms vernaculaires

  • Mil, mil à chandelle, mil pénicillaire, petit mil (Fr).
  • Pearl millet, bulrush millet, cattail millet (En).
  • Milho zaburro, milho preto, milheto, massango liso (Po).
  • Mwele (Sw).

Origine et répartition géographique

Le mil à chandelle a été domestiqué au Sahel il y a 4000–5000 ans à partir de Pennisetum violaceum (Lam.) Rich. Il s’est répandu jusqu’en Afrique de l’Est et de là à l’Afrique australe, puis au subcontinent indien, il y a environ 3000 ans. Il a atteint l’Amérique tropicale au XVIIIe siècle, et les Etats-Unis au XIXe. Le mil est une céréale courante des zones semi-arides d’Afrique occidentale et des régions les plus sèches d’Afrique orientale et australe, ainsi que du subcontinent indien. Il se cultive aussi pour le fourrage, par ex. au Brésil, aux Etats-Unis, en Afrique du Sud et en Australie.

Usages

Le mil est l’aliment de base de plus d’une centaine de millions de personnes dans certaines parties de l’Afrique tropicale et de l’Inde. Décortiqué et réduit en farine, il se consomme sous la forme d’une bouillie consistante (le “tô”) ou d’un gruau en Afrique, ou d’un pain non levé (le “chapatti”) en Inde. En Afrique, il existe d’autres préparations telles que le couscous, des produits qui rappellent le riz, des amuse-gueule faits de mélanges avec des légumes secs, ainsi que des boissons fermentées et non fermentées. Dans plusieurs préparations en Inde, ce sont les graines grillées que l’on utilise. Les tiges s’emploient couramment dans la fabrication de clôtures, en toiture et en construction, comme combustible et aussi comme fourrage, de qualité médiocre. Les tiges fendues en deux sont utilisées en vannerie. Un colorant pour le cuir et le bois s’obtient à partir des types à fleurs rouges et violettes. En médecine traditionnelle africaine, le grain était jadis appliqué pour soigner les problèmes pulmonaires, la lèpre, la blennorragie et les empoisonnements, et le grain broyé servait de vermifuge pour les enfants. Une décoction de racine se boit pour traiter la jaunisse ; la vapeur d’extraits de l’inflorescence est prise en inhalation par les enfants souffrant de maladies respiratoires. Dans certaines régions, les grains sont utilisés dans des rituels. En dehors de l’Afrique et de l’Inde, le mil se cultive surtout en tant que fourrage vert pour l’ensilage, le foin et la pâture. Depuis que l’on a découvert que le mil était capable de faire disparaître les nématodes des lésions de racines (Pratylenchus penetrans), on l’utilise de plus en plus au Canada en remplacement de la fumigation du sol dans la culture du tabac et de la pomme de terre.

Production et commerce international

Les statistiques de production aggrègent souvent les données sur le mil et toutes les espèces de millets. Compte tenu de la production totale de mil et millets donnée par les statistiques de la FAO et de l’importance relative du mil dans les différents pays, on peut estimer la production annuelle de mil en grain à environ 18 millions de t sur une superficie cultivée de 26,5 millions d’ha, essentiellement dans les régions sèches d’Afrique (60% de la superficie et 58% de la production) et dans le sous-continent indien (38% de la superficie et 41% de la production). Les statistiques de production sur les 10 dernières années font apparaître une augmentation de 20% de la superficie cultivée en Afrique, et un accroissement du rendement de 12%. Cette augmentation de la superficie concerne surtout le Burkina Faso, le Tchad, le Mali, le Niger et le Nigeria, mais le niveau des rendements s’est accru seulement dans ces deux derniers pays. Au cours de la même période, la superficie cultivée de mil en Inde a baissé de 16%, mais les niveaux de rendements ont augmenté de 30%. Le commerce international porte sur des quantités négligeables.

Propriétés

Le grain entier de mil séché contient, par 100 g de partie comestible : eau 12,0 g, énergie 1428 kJ (341 kcal), protéines 10,4 g, lipides 4,0 g, glucides 71,6 g, fibres 1,9 g, Ca 22 mg, P 286 mg, Fe 20,7 mg, traces de β-carotène, thiamine 0,30 mg, riboflavine 0,22 mg, niacine 1,7 mg et acide ascorbique 3 mg (Leung, Busson & Jardin, 1968). La teneur en acides aminés essentiels, par 100 g d’aliment, est : tryptophane 189 mg, lysine 332 mg, méthionine 239 mg, phénylalanine 467 mg, thréonine 374 mg, valine 535 mg, leucine 927 mg et isoleucine 397 mg (FAO, 1970). Sur le plan nutritionnel, le mil est meilleur que le maïs et le sorgho. Comparées à celles des millets, les protéines du mil sont riches en tryptophane.

Description

  • Vigoureuse graminée annuelle atteignant 4 m de haut, formant des talles à la base et aux nœuds ; système racinaire extrêmement abondant, les nœuds situés au niveau du sol produisant parfois des racines aériennes fortes et épaisses ; tige mince, de 1–3 cm de diamètre, solide, souvent densément poilue en dessous de la panicule, nœuds proéminents.
  • Feuilles alternes, simples ; gaine souvent poilue ; ligule courte, membraneuse, pourvue d’une frange de poils ; limbe linéaire à linéaire-lancéolé, atteignant 1,5 m × 8 cm, souvent pubescent, à bords finement dentés, plus ou moins rugueux.
  • Inflorescence : panicule resserrée, cylindrique, raide et compacte rappelant un épi, atteignant 200 cm de long ; rachis cylindrique, portant des grappes denses de 1–5(–9) épillets, sous-tendues par une touffe (l’involucre) de jusqu’à 90 soies presque aussi longues que les épillets, mais chez certains cultivars, avec quelques soies raides atteignant 2 cm de long.
  • Epillets obovales, de 3–7 mm de long, habituellement à 2 fleurs ; glumes 2, glume inférieure d’environ 1 mm de long, glume supérieure d’environ 2,5 mm ; fleur inférieure mâle ou stérile, fleur supérieure bisexuée ; lemme ovale, pubescente sur les bords ; paléole presque aussi longue que la lemme ; lodicules absentes ; étamines 3, anthères de 2–5 mm de long, terminées de soies en brosse ; ovaire supère, obovoïde, lisse, à 2 stigmates poilus, connés à la base.
  • Fruit : caryopse nu (grain nu) globuleux à cylindrique ou conique, de 2,5–6,5 mm de long, diversement coloré, de blanc, nacré ou jaune à gris-bleu ou brun, parfois violet, avec le hile marqué d’un point noir bien visible à maturité.

Autres données botaniques

Le genre Pennisetum comprend environ 80 espèces réparties dans toutes les régions tropicales. Le mil n’est pas étroitement apparenté à la plupart des autres espèces de Pennisetum, ce qui ne l’empêche pas de produire facilement des hybrides avec l’herbe à éléphant (Pennisetum purpureum Schumach., tétraploïde à 2n = 28). Pennisetum glaucum appartient à un complexe de 3 taxons qui se croisent librement et sont parfois considérés comme des sous-espèces de Pennisetum glaucum. Cependant, aussi longtemps qu’on n’aura pas entièrement tiré au clair la taxinomie compliquée du mil, il est préférable de maintenir une distinction entre ces taxons :

  • Pennisetum glaucum : types cultivés, à involucres stipités et persistants ; les inflorescences sont nettement denses et non-égrenantes.
  • Pennisetum sieberianum (Schltdl.) Stapf & C.E.Hubb. (synonymes : Pennisetum stenostachyum (A.Braun & Bouché) Stapf & C.E.Hubb., Pennisetum dalzielii Stapf & C.E.Hubb., Pennisetum americanum (L.) Leeke subsp. stenostachyum (A.Braun & Bouché) Brunken) : types adventices, résultant d’introgression entre Pennisetum violaceum sauvage et Pennisetum glaucum cultivé, et dont la morphologie varie entre les types sauvages et cultivés ; dans le second cas ils sont désignés sous le nom de “shibras” et ils ressemblent beaucoup aux cultivars de Pennisetum glaucum, dont ils se distinguent toutefois par leurs involucres caducs à stipes courts et leurs épillets qui s’égrènent avant la moisson ; soies nombreuses, plus longues que les épillets ; répandu au Sahel et également présent, bien que moins fréquemment, en Afrique orientale et australe.
  • Pennisetum violaceum (Lam.) Rich. ex Pers. (synonymes : Pennisetum fallax (Fig. & De Not.) Stapf & C.E.Hubb., Pennisetum americanum (L.) Leeke subsp. monodii (Maire) Brunken) : type sauvage et variable, aux involucres caducs et sessiles, qui ne contiennent jamais plus d’un épillet ; soies nombreuses, plus longues que les épillets ; répandu depuis le Sahel d’Afrique occidentale jusqu’en Erytrhée dans les milieux très secs, sans lien avec l’agriculture ; récolté parfois comme céréale sauvage en période de disette.

Bien qu’il existe de nombreux cultivars intermédiaires, 4 groupes de cultivars (décrits au départ comme des races) peuvent être distingués chez le Pennisetum glaucum cultivé ; ils reposent essentiellement sur la morphologie du grain et en partie sur leur répartition :

  • Groupe Typhoides ; grain obovoïde, à section circulaire, de 2,5–5,5 mm × 1,5–3 mm × 1–2,5 mm, inflorescence cylindrique ou ellipsoïdale, généralement de moins de 0,5 m de long ; c’est le groupe le plus primitif, le plus variable et à la répartition la plus vaste ; présent dans toute l’aire du mil en Afrique et en Inde, c’est probablement l’ancêtre des autres groupes.
  • Groupe Globosum : grain globuleux, de plus de 2,5 mm de diamètre, inflorescence cylindrique, dépassant souvent 1 m ; très répandu dans le Sahel à l’ouest du Nigeria.
  • Groupe Leonis : grain à contour oblancéolé, à section circulaire, de 4–6,5 mm × 2–2,5 mm × 2–2,5 mm, apex aigu, inflorescence cylindrique ; il s’agit du groupe dont l’aire est la plus restreinte, cultivé en Mauritanie, au Sénégal et en Sierra Leone.
  • Groupe Nigritarum : grain obovoïde mais à section anguleuse, de 3–5 mm × 1,5–2,5 mm × 1,5–2 mm, inflorescence cylindrique ; très répandu dans les régions semi-arides du Nigeria au Soudan.

Sur le plan agronomique, on reconnaît en Afrique de l’Ouest deux principaux groupes de cultivars, sur la base de leur cycle de croissance : les cultivars du type Gero (ou Souna) à cycle court et les cultivars du type Maiwa (ou Sanio) à cycle long. Les cultivars Gero, moins sensibles à la photopériode, sont plus couramment cultivés et présentent une plus grande diversité génétique que les cultivars Maiwa, chez lesquels la date de floraison dépend fortement de la longueur du jour. Les types Maiwa sont cultivés dans les régions où la saison des pluies est plus longue et où le sorgho est la céréale principale, mais sur des sols plus pauvres et plus sujets à la sécheresse. Certains mils Maiwa, connus sous le nom de mils Dauro, sont semés en pépinière et repiqués au champ.

Les cultivars améliorés et les hybrides F1 nains cultivés en Inde produisent des talles plus nombreuses que les cultivars africains, ils sont plus précoces (80 jours) voire beaucoup plus précoces (65 jours) et moins sensibles à la photopériode.

Croissance et développement

La durée entre la germination et la maturité varie suivant les cultivars de mil dans une fourchette de 55–280 jours, mais la plupart se situent entre 75–180 jours. La durée jusqu’à l’induction florale est le facteur principal dans la détermination du cycle de vie d’un cultivar. Cette induction est plus ou moins influencée par la photopériode, les jours courts l’accélérant. La réponse de la plante à la photopériode permet de régler la longueur de son cycle en jouant sur les dates de semis ; c’est nécessaire lorsque les pluies commencent tard, pour garantir que la floraison et la production de grain aient lieu chaque année au moment le plus favorable en fonction de la latitude. Chez les cultivars à cycle court et insensibles à la photopériode, les stades de développement (depuis la germination jusqu’à l’induction florale, la floraison et la maturité) ont une durée à peu près égale.

L’établissement du mil au champ est affecté par la taille relativement petite des graines, en particulier sur les sols encroûtés. Parmi les autres facteurs qui influencent l’établissement, il y a la température élevée à la surface du sol lors de la levée (qui peut atteindre 50–55°C), les tempêtes de sable et le stress hydrique de début de saison. Au début du développement, les racines croissent davantage que les parties aériennes. Le mil produit un système racinaire dense et étendu, qui peut atteindre une profondeur de 1,2–1,6 m, exceptionnellement de 3,5 m. Les talles basales se forment 2–6 semaines après le semis, et lorsqu’il est semé en poquets largement espacés, jusqu’à 40 talles peuvent être produites, en particulier chez les cultivars à cycle long. Les talles secondaires issues des nœuds supérieurs des tiges sont une réponse courante à la sécheresse ou à des dégâts subis par la tige ou l’inflorescence. Ces talles aériennes produisent 2–3 feuilles et une petite inflorescence dans les 10–20 jours ; elles peuvent contribuer pour 15%, parfois jusqu’à 50%, au rendement en grain. Il faut 15–20 jours entre la différenciation de l’inflorescence et la floraison. Le mil possède un système de reproduction protogyne, qui favorise l’allogamie sans l’imposer ; il arrive qu’il y ait au moins 10% d’autofécondation, en fonction du chevauchement de la floraison parmi les fleurs de la même inflorescence et parmi les talles. Les cultivars de mil sont par conséquent des populations panmictiques hétérogènes et hétérozygotes, et qui présentent une nette dépression de consanguinité. De fortes précipitations, des températures basses et le stress hydrique diminuent la formation de graines. Le remplissage du grain met généralement 22–25 jours. Faible pour les variétés locales (0,15–0,20), l’indice de récolte atteint 0,35 chez les cultivars améliorés, et jusqu’à 0,45 chez les hybrides nains.

Le mil se caractérise par une photosynthèse en C4. Il est courant de voir des mycorhizes vésiculaires-arbusculaires (par ex. Gigaspora et Glomus spp.) et des bactéries fixatrices d’azote (par ex. Azospirillium spp.) s’associer aux racines du mil et l’aider éventuellement à absorber l’eau, ainsi que N et P.

Ecologie

En Afrique de l’Ouest, depuis les oasis du désert du Sahara (sous irrigation) jusqu’au nord du Sahel (qui se caractérise par 250 mm de précipitation annuelle), on trouve des cultivars de mil insensibles à la photopériode et mûrissant en 55–65 jours. Dans la zone où les précipitations sont de 250–400 mm, où des températures très élevées sont courantes, en particulier au moment de la plantation, c’est la céréale dominante. La température optimale pour la germination des graines de mil est de 33–35°C ; aucune germination n’a lieu en dessous de 12°C. Pour la production et le développement des talles, la température optimale est de 21–24°C, et pour l’induction et le développement des épillets elle tourne autour de 25°C. Des températures extrêmement élevées avant l’anthèse diminuent la viabilité du pollen, la taille des panicules et la densité des épillets, ce qui réduit les rendements. Le mil supporte toutes sortes de types de sols, en particulier les sols légers et acides. Son système racinaire dense et étendu lui permet de pousser sur des sols pauvres en nutriments. Le mil ne tolère pas l’asphyxie racinaire. Une fois établie, la culture est relativement tolérante à la salinité.

Multiplication et plantation

La multiplication du mil se fait par graines, généralement semées directement au champ. Le repiquage se pratique à toute petite échelle, en Inde et en Afrique de l’Ouest (pour le mil Dauro). Le poids de 1000 graines est de 2,5–16 g. En Afrique, les cultivars à cycle court sont semés tôt, après les premiers 20 mm de pluie de la saison, et la préparation du sol se limite à un léger binage. Pour les cultivars à cycle long, qui sont semés plus tard, cette préparation est effectuée plus à fond. En général le mil se sème directement dans des poquets en lignes à des distances de 45 cm × 45 cm à 200 cm × 200 cm en fonction du système de culture (culture associée ou culture pure). L’ouverture des poquets se pratique à la houe ou au bâton, on y jette une pincée de graines et on recouvre le trou de terre à l’aide du pied. Au premier désherbage, on éclaircit pour ne laisser que 2 ou 3 plantes par poquet. Les paysans ont tendance à adapter la densité des plantes à la moyenne des précipitations et à la fertilité du sol ; la densité se situe généralement dans une fourchette de 20 000–50 000 plantes par ha en culture pure. Les quantités de semences s’échelonnent de la même façon, de 2–5 kg par ha. Le mil est souvent cultivé en association avec une, voire plusieurs cultures, dont le niébé, le sorgho et l’arachide.

Gestion

Le mil a souvent besoin de 2–3 désherbages, qui s’effectuent surtout à la main. Chez les cultivars à cycle court en Afrique, le désherbage coïncide avec la préparation du sol et la plantation de cultures plus tardives. Ce désherbage manuel grève la main-d’œuvre disponible et limite les superficies qu’il est possible de gérer convenablement. Dans certaines régions, on a recours a des outils tirés par des animaux domestiques pour désherber. Le mil se montre très réactif à un accroissement de la fertilité du sol, mais dans le cadre d’une agriculture traditionnelle pluviale, l’épandage de fumier ou d’engrais chimiques est limité. En raison de l’état d’épuisement de la fertilité de la plupart des terres à mil, il faut du phosphore et du potassium pour que la réponse aux engrais azotés soit optimale. Etant donné que les engrais accroissent les besoins en eau de la culture, il faut également prendre en compte les peuplements de plantes et l’eau disponible en moyenne en fonction de la saison lorsqu’on donne des conseils de fertilisation. Il a été observé qu’une culture de mil produisant environ 3,1 t de grain par ha dans la savane d’Afrique occidentale absorbait du sol 132 kg de N, 28 kg de P, 65 kg de K et 31 kg de Ca.

Maladies et ravageurs

L’épi vert, causé par le mildiou (Sclerospora graminicola), le charbon (Tolyposporium penicillariae), la rouille (Puccinia substriata var. penicillariae) et l’ergot (Claviceps fusiformis) sont d’importantes maladies du mil, aussi bien en Afrique qu’en Asie. Des sources de résistance à ces quatre maladies ont été identifiées et on les incorpore actuellement chez les nouveaux cultivars, à l’exception de la résistance à l’ergot, laquelle est polygénique et héritée de manière récessive. Les oiseaux sont les principaux ravageurs du mil, en particulier Quelea spp. Il est essentiel de mettre en place des épouvantails pendant plusieurs semaines avant la moisson. Les paysans d’Afrique de l’Ouest ne récoltent que la superficie qu’ils peuvent protéger des oiseaux. Les cultivars à longues soies dures sont moins vulnérables que ceux qui en sont dépourvus. La foreuse des tiges (Coniesta ignefusalis), la mineuse des chandelles (Heliocheilus albipunctella) et la cécidomyie (Geromyia penniseti) sont importantes par endroits. Les autres ravageurs sont des vers blancs, des sauterelles, des criquets, et différents lépidoptères. En Afrique de l’Ouest, le mil est parfois gravement attaqué par des souches adaptées du parasite des racines Striga hermonthica (Delile) Benth.

Récolte

Le mil se récolte manuellement, en cueillant les chandelles ou en récoltant les plantes entières. Chez les cultivars dont les talles mûrissent de façon inégale, plusieurs cueillettes sont nécessaires. Les cultivars à chandelles longues sont préférés pour le confort qu’ils offrent lors de la récolte, de la mise en bottes et du transport.

Rendement

Les rendements en grains vont de 250 kg/ha dans les régions les plus sèches à 500–1500 kg/ha dans les principales régions de production. Les moyennes de rendements en Afrique et en Inde sont d’environ 670 et 790 kg/ha respectivement. Dans des conditions optimales, les hybrides peuvent atteindre des rendements en grains de 5 t par ha en 85 jours ; des rendements de 8 t par ha ont même été obtenus. Chez les variétés locales, le rendement en matières sèches provenant des parties aériennes peut s’élever à 3–10 t/ha. Chez les hybrides sélectionnés spécialement pour le fourrage, ce chiffre s’élève à 10–20 t/ha, au cours d’une même saison.

Traitement après récolte

La récolte de mil est mise à sécher au soleil pendant quelques jours. En Afrique, il est courant de conserver les chandelles entières dans des greniers surélevés, construits de torchis ou de matériaux végétaux et couverts de chaume. Il arrive qu’elles soient entreposées dans des trous. Des cendres ou des feuilles de nim (Azadirachta indica A.Juss.) peuvent être disposées en couches pour réduire les attaques des insectes. Le battage s’effectue d’habitude manuellement lorsqu’on a besoin de grain. S’il est sec et bien protégé contre les insectes, le grain peut se conserver convenablement à température ambiante pendant plusieurs années. La farine de mil, à moins d’être moulue à sec et bien emballée, est de médiocre qualité du point de vue de sa conservation, car elle rancit du fait de sa forte teneur en huile.

Ressources génétiques

Les variétés locales de mil ont évolué au fil des millénaires grâce à la sélection naturelle et humaine. Une sélection à différentes latitudes et en différentes zones agroclimatiques sur des critères de durée de la culture, de rendement, d’adaptabilité à des sols pauvres en nutriments, de résistance à la sécheresse et aux maladies et de type de grain a donné lieu à des cultivars locaux d’une grande diversité morphologique et de sensibilité à la photopériode. Une introgression constante avec des types apparentés sauvages et adventices en Afrique de l’Ouest a de plus contribué à la diversité génétique de l’espèce. Cette variabilité génétique est conservée et évaluée au Coastal Plains Experiment Station de Tifton (Géorgie, Etats-Unis) et à l’Institut international de recherche sur les plantes cultivées des zones tropicales semi-arides (ICRISAT) d’Hyderabad (Inde), où est hébergée la collection mondiale qui regroupe plus de 24 000 entrées. L’Institut international des ressources phytogénétiques (IPGRI) finance un programme démarré au Burkina Faso et destiné à améliorer la description et l’évaluation du matériel aux lieux et dates où il a été collecté. Une source particulière de matériel génétique, le cultivar ‘Iniadi’ du nord du Togo et du Ghana, a eu un profond impact sur l’amélioration génétique du mil. Les sélections qui en ont été faites ont réussi comme cultivars au nord de l’Inde, en Namibie et au Botswana, et le cultivar ‘Iniadi’ a été largement utilisé dans tous les programmes d’amélioration génétique.

Sélection

La sélection du mil a produit aussi bien des variétés-populations améliorées que des hybrides ; une stérilité mâle cytoplasmique est disponible pour la production commerciale de graines hybrides. La sélection du mil a démarré en Afrique dans les années 1950 et ce sont des cultivars traditionnels qui y sont encore utilisés partout. Le travail de sélection mené par l’Indian Council of Agricultural Research et l’ICRISAT a brillamment réussi à mettre au point des cultivars qui ont rapidement été adoptés par les paysans. La découverte en 1958 d’une stérilité mâle cytoplasmique lors d’un programme d’amélioration de mil fourrager à Tifton (Géorgie, Etats-Unis) a débouché en Inde sur la production d’hybrides à grains, semi-nains et précoces, qui couvraient 3 millions d’ha en 1970. Malgré l’impact de maladies épidémiques, près de 50% des cultures indiennes de mil en exploitations familiales sont constituées d’hybrides et de cultivars améliorés, et les rendements ont augmenté de 40% depuis 1965. Les premiers travaux de sélection menés en Afrique de l’Ouest par l’Institut de recherches agronomiques tropicales et de cultures vivrières (IRAT) et la East African Agriculture and Forestry Research Organization (EAAFRO) ont produit des cultivars locaux améliorés, mais leur adoption a été négligeable. Depuis le début des années 1980, l’ICRISAT, en travaillant à partir d’une base de ressources génétiques plus vaste et en conjonction avec des programmes nationaux de recherche agricole d’Afrique occidentale, orientale et australe, a produit de meilleurs cultivars. Dans 8 pays d’Afrique de l’Ouest, 24 cultivars (11 pour la zone sahélienne et 13 pour la zone soudanaise) ont été mis sur le marché ; en Afrique orientale et australe, 19 nouveaux cultivars sont disponibles pour 8 pays, avec des taux d’adoption qui atteignent 50% (en Namibie, au Zimbabwe). Les travaux de l’ICRISAT portent surtout sur l’identification d’une tolérance stable au stress, d’une vaste adaptabilité et d’un potentiel de rendement élevé. Des sources de tolérance aux principales maladies ont été identifiées et sont en train d’être incorporées aux nouveaux cultivars. On a découvert deux systèmes supplémentaires de stérilité mâle cytoplasmique (A4 et A5), dotés d’attributs supérieurs tant pour la sélection d’hybrides que pour la production de semences. Ils permettent d’accéder à différents processus hétérotiques et de créer plus rapidement des hybrides, notamment des hybrides top-cross, mieux adaptés à la forte pression des maladies en Afrique. En moyenne, les hybrides simples (mâle-stérile × lignée restauratrice) ont un rendement en grain de 20% supérieur à celui des variétés-populations de précocité similaire. Les hybrides top-cross (mâle-stérile × variété-population) bénéficient de l’adaptabilité et de la résistance durable aux maladies des types à pollinisation libre, et donnent 10–15% de rendement supplémentaire. Le génome du mil a aujourd’hui été bien cartographié, et on se sert de la sélection assistée par marqueurs pour améliorer la résistance au mildiou et à la rouille. Des plantes transgéniques comportant divers gènes marqueurs ont été obtenues par bombardement de particules.

Des travaux de sélection pour le fourrage, principalement aux Etats-Unis, en Australie, au Brésil et en Afrique australe, ont aussi produit des hybrides. Des hybrides interspécifiques entre le mil et l’herbe à éléphant (Pennisetum purpureum) sont disponibles ; ils sont vigoureux, variables, triploïdes et stériles, mais la multiplication végétative de ces sélections est facile à obtenir et les petits paysans s’en servent comme fourrage pérenne persistant en Asie du Sud-Est, en Afrique orientale et australe et en Amérique du Sud. Aux Etats-Unis, on a réussi à incorporer au mil le port nain et la maturité synchrone des talles, ainsi que la précocité et la tolérance aux maladies, pour en faire une nouvelle céréale destinée à l’alimentation animale et adaptée à la culture mécanisée. Une production commerciale de mil-grain destinée à l’alimentation des volailles a démarré en Géorgie (Etats-Unis).

Perspectives

Le mil offre un fort potentiel parce qu’il possède l’un des plus forts taux de gain en matière sèche parmi les céréales à cycle en C4, un système de reproduction très souple et une grande variabilité génétique dans le pool génétique primaire qui reste à utiliser. Les résultats des travaux de sélection en Inde, où les gains provenant de l’amélioration génétique ont été de 1–2% par an sur les 35 dernières années, montrent à quoi on pourrait parvenir en Afrique. La moitié de la superficie consacrée au mil en Inde est aujourd’hui cultivée avec des cultivars améliorés, y compris des hybrides. Des techniques de sélection éprouvées et un plus grand recours aux ressources génétiques va continuer à produire de meilleurs cultivars.

En Afrique, la petite taille des marchés de céréales, leur caractère saisonnier, le manque de crédits et de capacité de stockage en vrac du grain ont empêché les paysans de faire les investissements financiers qui augmenteraient la production. Cependant, l’accroissement de la demande des citadins en farine de mil, ainsi que de produits alimentaires comme le couscous, permettent à des coopératives agricoles au Niger, au Mali et au Sénégal de passer des contrats avant le semis directement avec des transformateurs urbains de grains, de façon à assurer la fourniture d’un grain qui réponde à des normes précises telles que type et couleur du grain, qualité meunière, saveur et absence d’impuretés. Au Sénégal, on spécifie aussi le cultivar. Cela donne aux paysans qui étaient en agriculture de subsistance la possibilité de tirer parti des semences de cultivars améliorés, ainsi que d’intrants achetés tels que les engrais. De meilleurs cultivars, produits par des paysans multiplicateurs certifiés, sont actuellement commercialisés en Namibie, au Nigeria et au Sénégal. Des recherches et des essais ont été menés sur de nombreuses techniques de production, aussi bien pour les exploitations familiales que pour les cultures de mil à grande échelle ; elles portent entre autres sur les cultivars améliorés, une meilleur conduite de la culture, l’amélioration du sol et les techniques de conservation de l’humidité dans les principales régions de production en Afrique. Si des marchés fiables de céréales sont mis en place, la production de mil en Afrique pourra suivre l’exemple de l’Inde et s’accroître de manière substantielle sur les superficies existantes.

Références principales

  • Anand Kumar, K. & Andrews, D.J., 1993. Genetics of qualitative traits in pearl millet: a review. Crop Science 33: 1–20.
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Sources de l'illustration

  • Oyen, L.P.A. & Andrews, D.J., 1996. Pennisetum glaucum (L.) R. Br. In: Grubben, G.J.H. & Partohardjono, S. (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 10. Cereals. Backhuys Publishers, Leiden, Netherlands. pp. 119–123.

Auteur(s)

  • D.J. Andrews, Department of Agronomy and Horticulture, University of Nebraska, P.O. Box 830817, Lincoln, NE 68583-0817, United States
  • K.A. Kumar, Agriculture Environmental Renewal Canada Inc., 711 Schafer Road, P.O. Box 186, Delhi, Ontario N4B 2W9, Canada

Citation correcte de cet article

Andrews, D.J. & Kumar, K.A., 2006. Pennisetum glaucum (L.) R.Br. In: Brink, M. & Belay, G. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 11 avril 2019.


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