PROTA, Introduction aux Plantes médicinales
Introduction |
PROTA 11 (1), 2008. Ressources végétales de l'Afrique tropicale. vol. 11 (1). Plantes médicinales, tome 1. éd. par G.H. Schmelzer & A. Gurib-Fakim. Wageningen, Fondation PROTA - Backhuys - CTA. 869 p.
PROTA 11 (2), 2013. Ressources végétales de l'Afrique tropicale. vol. 11 (2). Plantes médicinales, tome 2. éd. par G.H. Schmelzer & A. Gurib-Fakim. Wageningen, Fondation PROTA - CTA. 417 p.
Sommaire
Choix des espèces du tome 1
PROTA 11(1) : “Plantes médicinales 1” est le premier de 4 tomes décrivant les espèces de plantes sauvages, ou parfois cultivées, d’Afrique tropicale, qui sont traditionnellement utilisées en médecine locale. Certaines d’entre elles ne sont pas exclusivement utilisées pour les soins médicaux humains, mais également appliquées en médecine vétérinaire, comme plantes toxiques utilisées comme pesticide, poison de flèche ou de pêche, ou encore comme narcotiques. La plupart des espèces ont en outre plusieurs autres usages secondaires. PROTA affecte normalement un seul usage primaire et, si cela est pertinent, un ou plusieurs usages secondaires à toutes les espèces de plantes utilisées en Afrique. L’usage primaire de Voacanga africana Stapf étant celui d’une plante médicinale, il est donc traité dans PROTA 11, mais il a de nombreux usages secondaires, par exemple les branches sont utilisées en construction et pour fabriquer des instruments de musique, le bois sert de bois de feu, l’écorce donne des fibres pour de la corde et du fil, et les fruits sont réputés comestibles. En Tanzanie, Voacanga africana est planté à des fins ornementales grâce à ses fleurs blanches odorantes. Les industries pharmaceutiques en Europe extraient de la tabersonine de ses graines, qui se transforme facilement en vincamine, composé largement utilisé en médicaments en gériatrie. Des extraits de graines s’appliquent aussi en médicaments pour traiter les maladies cardiaques, l’hypertension et le cancer. Carissa spinarum L. (synonyme : Carissa edulis (Forssk.) Vahl) est également assez important comme plante médicinale, mais son usage primaire est celui d’un fruit ; par conséquent, il est décrit dans PROTA 6 : “Fruits”.
Les autres plantes dont l’usage comme médicament est l’usage primaire seront traitées dans les tomes 11(2) à 11(4). Dans le dernier tome 11(4), les plantes médicinales dont c’est l’usage secondaire seront listées comme “Plantes médicinales ayant un autre usage primaire” et seront renvoyées à d’autres volumes de l’encyclopédie.
Dans PROTA 11(1), une espèce est décrite qui, à part son usage primaire comme plante médicinale, a un autre usage considéré comme primaire et par conséquent sera incluse dans 2 groupes d’usage. Il s’agit de Jatropha curcas L. (inclus aussi dans PROTA 14 : “Oléagineux”).
Ce tome traite particulièrement de plusieurs familles botaniques qui comprennent un grand nombre d’espèces de plantes médicinales, les plus nombreuses étant les Apocynaceae, Asphodelaceae, Caesalpiniaceae, Euphorbiaceae, Loganiaceae, Menispermaceae et Solanaceae. On y trouvera aussi 19 autres familles qui comprennent des plantes médicinales importantes, mais moins nombreuses.
Dans PROTA 11(1) : “Plantes médicinales 1”, 134 espèces importantes de plantes médicinales font l’objet de description complète. La plupart sont des espèces sauvages, mais certaines sont cultivées ou semi-domestiquées. Les articles de synthèse sont présentés dans un format détaillé et illustrés d’un dessin au trait et d’une carte de répartition. En outre, 272 plantes médicinales secondaires font l’objet d’articles au format simplifié, et ne comportent habituellement ni dessin ni carte car les informations sur ces espèces sont souvent succintes. Pour 488 autres espèces, l’information était tellement limitée que des articles séparés n’étaient pas justifiés ; ces espèces sont seulement mentionnées dans les articles sur les espèces apparentées. Chaque article décrit les usages traditionnels et modernes et les propriétés phytochimiques et pharmacologiques. Il rend plus facile et plus fiable l’identification des espèces utiles, décrit les méthodes de collecte (récolte), de culture et d’application les plus convenables, et indique le statut de recherche et de conservation de ces plantes.
Environ deux tiers des espèces de plantes utilisées en Afrique tropicale ont un usage médicinal documenté, mais le nombre actuel est probablement plus élevé. Pour PROTA 11, on n’a retenu que les espèces pour lesquelles la littérature fait preuve qu’elles sont actuellement ou ont été jadis utilisées comme plante médicinale. De telles références sont toutefois rares, souvent datées et généralement pauvres en détails sur leur usage. Seules les espèces dont on connaît au moins une application pratique ont été retenues. Cela signifie que l’on a exclu les espèces mentionnées dans la littérature avec des remarques laconiques comme “la plante est utilisée médicinalement” ou “les racines s’utilisent en médecine”.
Dans l’Afrique sub-saharienne, la médecine traditionnelle est restée depuis des siècles le système de santé le plus accessible et le moins cher. Les plantes médicinales contribuent de façon significative à la vie des populations rurales et à l’équilibre social en Afrique. La demande des marchés locaux et internationaux ne cesse d’augmenter, ainsi que les activités de bioprospection à la recherche de nouvelles substances actives.
Les ressources de plantes médicinales diminuent à un rythme alarmant, sous l’effet de leur utilisation large et non durable, de leur importance économique croissante et de l’évolution des milieux. De plus, la perte des savoirs autochtones sur les plantes médicinales et la médecine traditionnelle s’accélère, surtout en Afrique, du fait de la disparition des personnes âgées qui ont traditionnellement été les gardiens de ces savoirs, et des transformations socio-culturelles des sociétés. Cette situation rend nécessaires des politiques et des programmes de recherche, tant au niveau national qu’international, sur la conservation et l’utilisation durable des plantes médicinales, ainsi que sur la protection des droits des communautés autochtones sur l’usage de leurs savoirs traditionnels.
Choix des espèces du tome 2
PROTA 11(2) : “Plantes médicinales 2” est le deuxième de 4 tomes décrivant les espèces de plantes sauvages, ou parfois cultivées, d’Afrique tropicale, qui sont traditionnellement utilisées en médecine locale. Certaines d’entre elles ne sont pas exclusivement utilisées pour les soins médicaux humains, mais également appliquées en médecine vétérinaire, comme plantes toxiques utilisées comme pesticide, poison de flèche ou de pêche, ou encore comme narcotiques. La plupart des espèces ont en outre plusieurs autres usages secondaires. PROTA affecte normalement un seul usage primaire et, si cela est pertinent, un ou plusieurs usages secondaires à toutes les espèces de plantes utilisées en Afrique. L’usage primaire de Terminalia avicennioides Guill. & Perr. étant celui d’une plante médicinale, il est donc traité dans PROTA 11(2), mais il a de nombreux usages secondaires, par exemple son bois est utilisé en construction, pour fabriquer des outils, comme bois de feu et pour la production de charbon de bois, et son feuillage sert de fourrage et pour colorer des tissus. L’écorce et les feuilles de Terminalia ivorensis A.Chev. s’utilisent également en médecine traditionnelle, mais l’usage primaire de cette espèce est celui d’un bois d’œuvre ; par conséquent il est décrit dans PROTA 7(2) : “Bois d’œuvre 2”.
Les autres plantes dont l’usage comme médicament est l’usage primaire seront traitées dans les tomes 11(3) et 11(4). Dans le dernier tome 11(4), les plantes médicinales dont c’est l’usage secondaire seront listées comme “Plantes médicinales ayant un autre usage primaire” et seront renvoyées à d’autres volumes de l’encyclopédie.
Ce tome PROTA 11(2) traite les espèces de plantes médicinales des familles botaniques suivantes : Asclepiadaceae, Balanophoraceae, Capparaceae, Combretaceae, Convolvulaceae, Physenaceae et Rutaceae ; on a ajouté aussi l’article déjà disponible sur Dichrostachys cinerea (L.) Wight & Arn. (Mimosaceae) bien que les autres Mimosaceae ayant un usage comme médicament seront traités dans le tome 11(3).
Dans PROTA 11(2) : “Plantes médicinales 2”, les 146 espèces les plus importantes de plantes médicinales font l’objet de description complète. La plupart sont des espèces sauvages, mais certaines sont cultivées ou semi-domestiquées. Les articles de synthèse sont illustrés d’une carte de répartition et régulièrement aussi d’un dessin au trait. Pour 263 autres espèces, l’information était tellement limitée que des articles séparés n’étaient pas justifiés ; ces espèces sont seulement mentionnées dans les articles sur les espèces apparentées.
Chaque article décrit les usages traditionnels et modernes et les propriétés phytochimiques et pharmacologiques. Il rend plus facile et plus fiable l’identification des espèces utiles, décrit les méthodes de collecte (récolte), de culture et d’application les plus convenables, et indique le statut de recherche et de conservation de ces plantes.
Environ deux tiers des espèces de plantes utilisées en Afrique tropicale ont un usage médicinal documenté, mais le nombre actuel est probablement plus élevé. Pour PROTA 11, on n’a retenu que les espèces pour lesquelles la littérature fait preuve qu’elles sont actuellement ou ont été jadis utilisées comme plante médicinale. De telles références sont toutefois rares, souvent datées et généralement pauvres en détails sur leur usage. Seules les espèces dont on connaît au moins une application pratique ont été retenues. Cela signifie que l’on a exclu les espèces mentionnées dans la littérature avec des remarques laconiques comme “la plante est utilisée médicinalement” ou “les racines s’utilisent en médecine”.
Dans l’Afrique sub-saharienne, la médecine traditionnelle est restée depuis des siècles le système de santé le plus accessible et le moins cher. Les plantes médicinales contribuent de façon significative à la vie des populations rurales et à l’équilibre social en Afrique. La demande des marchés locaux et internationaux ne cesse d’augmenter, ainsi que les activités de bioprospection à la recherche de nouvelles substances actives.
Les ressources de plantes médicinales diminuent à un rythme alarmant, sous l’effet de leur utilisation large et non durable, de leur importance économique croissante et de l’évolution des milieux. De plus, la perte des savoirs autochtones sur les plantes médicinales et la médecine traditionnelle s’accélère, surtout en Afrique, du fait de la disparition des personnes âgées qui ont traditionnellement été les gardiens de ces savoirs, et des transformations socio-culturelles des sociétés. Cette situation rend nécessaires des politiques et des programmes de recherche, tant au niveau national qu’international, sur la conservation et l’utilisation durable des plantes médicinales, ainsi que sur la protection des droits des communautés autochtones sur l’usage de leurs savoirs traditionnels.
Noms des plantes
Famille : à part les noms de famille classiques, le nom correspondant à la classification APG (Angiosperm Phylogeny Group) est également noté lorsqu’il diffère du nom classique.
Synonymes : seuls sont mentionnés les synonymes le plus communément utilisés et ceux qui risquent de prêter à confusion.
Noms vernaculaires : seuls sont inclus les noms utilisés dans les langues officielles d’importance régionale en Afrique, à savoir l’anglais, le français, le portugais et le swahili. Fournir des données approfondies sur les noms d’une espèce dans toutes les langues parlées dans sa zone de répartition dépasserait la portée de PROTA, car la simple vérification des noms demanderait aux spécialistes de longues recherches sur le terrain. Bien que certaines formes régionales d’arabe soient parlées dans plusieurs pays d’Afrique, le nombre d’espèces de plantes africaines possédant un nom en arabe classique écrit est limité. C’est pourquoi les noms arabes ont été omis. Quant aux noms des produits végétaux, ils sont mentionnés dans la section “Usages”.
Origine et répartition géographique
Pour éviter de longues listes de pays dans le texte, une carte de répartition a été ajoutée pour les principales espèces. Cette carte indique les pays dans lesquels une espèce a été répertoriée, soit à l’état sauvage, soit en culture. Toutefois, pour bon nombre d’espèces, ces cartes sont incomplètes parce qu’elles sont réalisées sur la base d’informations publiées dont la quantité et la qualité varient énormément d’une espèce à l’autre. Ceci est tout particulièrement vrai pour les espèces sauvages que ne couvrent pas, ou pas complètement, les flores régionales africaines, et pour les espèces cultivées uniquement à petite échelle (par ex. dans les jardins familiaux). Pour certains pays (comme la Centrafrique, le Tchad, le Soudan et l’Angola), il existe relativement peu d’informations dans la littérature. Parfois, ces pays ne sont pas consignés dans des flores régionales ou nationales récentes, et, même si certaines espèces y sont présentes, il est impossible de le prouver ou de le confirmer.
Propriétés
La phytochimie des différentes parties de la plante est indiquée, avec une attention spéciale pour les composés bio-actifs. Autant que possible, la connection est faite entre les usages traditionnels d’une partie de la plante, les composés actifs isolés de cette partie et les essais pharmacologiques confirmant ou non l’activité de ces composés ou des extraits végétaux contenant ces composés actifs.
Description
Une caractérisation morphologique des espèces est donnée. Cette description, rédigée en style télégraphique, fait usage des termes botaniques. Il n’est pas facile de fournir une description destinée au grand public, car les termes de la langue commune manquent souvent de la précision requise pour une description botanique. Un dessin au trait est ajouté pour un certain nombre d’espèces, pour servir de complément à la description et l’illustrer.
Gestion
La description des méthodes culturales, comprenant l’application d’engrais, l’irrigation et les mesures de lutte contre les ravageurs et les maladies, est donnée dans les sections “Gestion” et “Maladies et ravageurs”. Elle reflète les pratiques actuelles ou des recommandations généralisées, et optent pour une vue d’ensemble, mais sans recommandations détaillées adaptées aux conditions locales extrêmement diversifiées que rencontrent les agriculteurs. Les recommandations concernant la lutte chimique contre les ravageurs et les maladies sont purement indicatives et les règlements locaux doivent avoir la priorité. PROTA participera à la réalisation de produits dérivés pour la vulgarisation et l’enseignement, basés sur les textes de ce volume, mais auxquels des informations locales spécifiques seront ajoutées.
Ressources génétiques
La diversité génétique de nombreuses espèces de plantes d’Afrique est en train de se réduire, parfois à une vitesse alarmante, à la suite de la destruction des milieux et de la surexploitation. Le remplacement des variétés locales d’espèces cultivées par des cultivars modernes commercialisés représente une autre cause d’érosion génétique. Un bilan est fait de la diversité intraspécifique et des menaces probables au niveau de l’espèce, et lorsqu’il y a lieu il est fait référence à la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN. Les informations sur les collections ex situ de ressources génétiques sont extraites pour la plupart des publications de Bioversity International (l’ancien Institut international des ressources phytogénétiques - IPGRI).
Références
L’objectif principal de la liste de références donnée est de guider le lecteur vers des informations complémentaires, et elle ne prétend pas être exhaustive. Les auteurs et éditeurs ont sélectionné deux catégories de références. Le nombre de “références principales” est limité à 10, et celui des “autres références” à 20. Les références figurant sur la liste incluent celles qui ont été utilisées lors de la rédaction de l’article de synthèse. Lorsque Internet a été utilisé, le site web et la date de consultation sont mentionnés.
Editeurs
- G.H. Schmelzer, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
- A. Gurib-Fakim, Faculty of Science, University of Mauritius, Réduit, Mauritius
Editeurs associés
- C.H. Bosch, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
- M.S.J. Simmonds, Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, Surrey TW9 3AB, United Kingdom
- R. Arroo, Leicester School of Pharmacy, Natural Products Research, De Montfort University, The Gateway, Leicester LE1 9BH, United Kingdom
- A. de Ruijter, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
Editeurs généraux
- R.H.M.J. Lemmens, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
- L.P.A. Oyen, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
Editeurs traduction française
- M. Chauvet, Bureau national de PROTA pour la France, Agropolis International, Avenue Agropolis, F-34394 Montpellier, Cedex 5, France
- J.S. Siemonsma, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
Traducteurs
- AGROOH (www.agrooh.fr), France
- Hélène Corbière, 34070 Montpellier, France
- Michel Baumer, 34070 Montpellier, France
- Guy Ferlin, 83110 Sanary, France