PROTA, Introduction aux Céréales et légumes secs
PROTA 1, 2006. Ressources végétales de l'Afrique tropicale. vol. 1. Céréales et légumes secs. éd. par. M. Brink & G. Belay. Wageningen, Fondation PROTA - Backhuys - CTA. 328 p.
Sommaire
Choix des espèces
PROTA 1 : “Céréales et légumes secs” décrit les espèces de plantes cultivées et sauvages d’Afrique tropicale, qui sont utilisées comme céréale ou comme légume sec. Les céréales peuvent être définies comme étant des graminées (famille des Poaceae) dont le grain sert à l’alimentation ; elles sont soit cultivées soit récoltées dans la nature (“céréales sauvages”). Trois espèces qui ne sont pas des graminées (“pseudo-céréales”) ont été incluses dans ce volume : Amaranthus caudatus L. (amarante-grain), Fagopyrum esculentum Moench (sarrasin) et Limeum obovatum Vicary. Les légumes secs peuvent être définis comme étant des légumineuses (familles des Papilionaceae, Caesalpiniaceae et Mimosaceae, souvent considérées comme une seule famille appelée alors Leguminosae), qui produisent des graines mûres comestibles. Les légumes secs peuvent être cultivés ou récoltés dans la nature.
Certaines espèces ne sont utilisées qu’en tant que céréale ou légume sec, mais la plupart ont plusieurs usages. PROTA affecte un seul usage primaire et, si cela est pertinent, un ou plusieurs usages secondaires à toutes les espèces de plantes utilisées en Afrique. Le volume PROTA 1 : “Céréales et légumes secs” ne comprend que les articles de synthèse sur les espèces dont l’usage primaire est comme céréale ou légume sec. L’usage primaire du pois cajan (Cajanus cajan (L.) Millsp. étant celui d’un légume sec, il est donc traité dans PROTA 1, mais il a de nombreux usages secondaires, par ex. les pois et les gousses immatures sont consommées comme légume frais, les pois et les sous-produits de casserie s’emploient pour nourrir le bétail, les parties végétatives constituent un fourrage, les tiges sont utilisées pour confectionner des paniers, des toitures, des clôtures, et comme combustible, diverses parties de la plante entrent dans la production de médicaments traditionnels, et les plantes sont cultivées comme plante d’ombrage et de couverture, et pour les haies et les brise-vent. Le pois carré (Psophocarpus tetragonolobus (L.) DC.) est également consommé comme légume sec, mais son usage primaire est la consommation de ses gousses immatures comme légume frais ; par conséquent, le pois carré est décrit dans le volume PROTA 2 : “Légumes”.
Les espèces utilisées comme céréale ou légume sec en Afrique tropicale, mais qui ont un autre usage primaire, sont répertoriées après l'ensemble des articles de synthèse, et intégralement décrites dans d’autres groupes d’usage. Parmi les espèces importantes qui figurent sur cette liste, on peut citer le millet kodo (Paspalum scrobiculatum L.), le lablab (Lablab purpureus (L.) Sweet) et le pois carré (Psophocarpus tetragonolobus (L.) DC.).
Six espèces sont décrites qui ont deux usages primaires, dont l’usage comme céréale ou légume sec, et par conséquent seront incluses dans deux groupes d’usage. Il s’agit d’Arachis hypogaea L. (inclus aussi dans PROTA 14 : “Oléagineux”), Glycine max (L.) Merr. (inclus aussi dans PROTA 14 : “Oléagineux”), Phaseolus vulgaris L. (inclus aussi dans PROTA 2 : “Légumes”), Pisum sativum L. (inclus aussi dans PROTA 2 : “Légumes”), Vigna unguiculata (L.) Walp. (inclus aussi dans PROTA 2 : “Légumes”), et Sorghum bicolor (L.) Moench (inclus aussi dans PROTA 3 : “Colorants et tanins”).
Dans PROTA 1 : “Céréales et légumes secs”, des descriptions complètes sont données pour 35 espèces importantes (15 céréales, 19 légumes secs et 1 pseudo-céréale). Ces céréales et légumes secs principaux comprennent pour la plupart des espèces cultivées, mais également plusieurs espèces sauvages ou partiellement domestiquées. Les articles de synthèse sont présentés dans un format détaillé et illustrés d’un dessin au trait et d’une carte de répartition. En outre, des articles sur 38 espèces de moindre importance sont fournis (22 céréales, 14 légumes secs et 2 pseudo-céréales). Les informations concernant ces espèces étant souvent peu abondantes, ces articles sont présentés dans un format simplifié. Pour 9 autres espèces (5 céréales et 4 légumes secs), l’information était tellement limitée que des articles séparés n’étaient pas justifiés ; elles sont seulement mentionnées dans les articles sur les espèces apparentées.
Noms des plantes
Famille : à part les noms de famille classiques, le nom correspondant à la classification APG (Angiosperm Phylogeny Group) est également noté lorsqu’il diffère du nom classique.
Synonymes : seuls sont mentionnés les synonymes le plus communément utilisés et ceux qui risquent de prêter à confusion.
Noms vernaculaires : seuls sont inclus les noms utilisés dans les langues officielles d’importance régionale en Afrique, à savoir l’anglais, le français, le portugais et le swahili. Fournir des données approfondies sur les noms d’une espèce dans toutes les langues parlées dans sa zone de répartition dépasserait la portée de PROTA, car la simple vérification des noms demanderait aux spécialistes de longues recherches sur le terrain. Bien que certaines formes régionales d’arabe soient parlées dans plusieurs pays d’Afrique, le nombre d’espèces de plantes africaines possédant un nom en arabe classique écrit est limité. C’est pourquoi les noms arabes ont été omis. Quant aux noms des produits végétaux, ils sont mentionnés dans la section “Usages”.
Origine et répartition géographique
Pour éviter de longues listes de pays dans le texte, une carte de répartition a été ajoutée pour les principales espèces. Cette carte indique les pays dans lesquels une espèce a été répertoriée, soit à l’état sauvage, soit en culture. Toutefois, pour bon nombre d’espèces, ces cartes sont incomplètes parce qu’elles sont réalisées sur la base d’informations publiées dont la quantité et la qualité varient énormément d’une espèce à l’autre. Ceci est tout particulièrement vrai pour les espèces sauvages que ne couvrent pas, ou pas complètement, les flores régionales africaines, et pour les espèces cultivées uniquement à petite échelle (par ex. dans les jardins familiaux). Pour certains pays (comme la Centrafrique, le Tchad, le Soudan et l’Angola), il existe relativement peu d’informations dans la littérature. Parfois, ces pays ne sont pas consignés dans des flores régionales ou nationales récentes, et, même si certaines espèces y sont présentes, il est impossible de le prouver ou de le confirmer.
Propriétés
La valeur nutritionnelle des céréales et des légumes secs figure dans les articles de synthèse sur les espèces. La méthode d'analyse utilisée pour déterminer les divers éléments de la composition nutritionnelle influe considérablement sur les valeurs trouvées. Pour cette raison, quelques sources standards ont été utilisées dans la mesure du possible, et elles sont mentionnées dans le texte. Il s’agit des suivantes : la “Nutrient database for standard reference” de l’USDA ; “The composition of foods” de McCance & Widdowson ; le “Food composition table for use in Africa” de la FAO.
A part les nutriments, cette section inclut d’autres propriétés pertinentes aux usages respectifs.
Description
Une caractérisation morphologique des espèces est donnée. Cette description, rédigée en style télégraphique, fait usage des termes botaniques. Il n’est pas facile de fournir une description destinée au grand public, car les termes de la langue commune manquent souvent de la précision requise pour une description botanique. Un dessin au trait est ajouté pour toutes les espèces principales et quelques-unes moins connues, pour servir de complément à la description et l’illustrer.
Gestion
La description des méthodes culturales, comprenant l’application d’engrais, l’irriga-tion et les mesures de lutte contre les ravageurs et les maladies, est donnée dans les sections “Gestion” et “Maladies et ravageurs”. Elles reflètent les pratiques actuelles ou des recommandations généralisées, et optent pour une vue d’ensemble, mais sans recommandations détaillées adaptées aux conditions locales extrêmement diversifiées que rencontrent les agriculteurs. Les recommandations concernant la lutte chimique contre les ravageurs et les maladies sont purement indicatives et les règlements locaux doivent avoir la priorité. PROTA participera à la réalisation de produits dérivés pour la vulgarisation et l’enseignement, basés sur les textes de ce volume, mais auxquels des informations locales spécifiques seront ajoutées.
Ressources génétiques
La diversité génétique de nombreuses espèces de plantes d’Afrique est en train de se réduire, parfois à une vitesse alarmante, à la suite de la destruction des milieux et de la surexploitation. Le remplacement des variétés locales d’espèces cultivées par des cultivars modernes commercialisés par des firmes semencières représente une autre cause d’érosion génétique. Un bilan est fait de la diversité intraspécifique et des menaces probables au niveau de l'espèce. Les informations sur les collections ex-situ de ressources génétiques sont extraites pour la plupart des publications de l’Institut international des ressources phytogénétiques (IPGRI).
Références
L’objectif principal de la liste de références donnée est de guider le lecteur vers des informations complémentaires, et elle ne prétend pas être exhaustive. Les auteurs et éditeurs ont sélectionné deux catégories de références. Le nombre de “références principales” est limité à 10 (seulement 5 pour les espèces secondaires), et celui des “autres références” à 20 (seulement 10 pour les espèces secondaires). Les références figurant sur la liste incluent celles qui ont été utilisées lors de la rédaction de l’article de synthèse. Lorsque l’Internet a été utilisé, le site web et la date de consultation sont mentionnés.
Editeurs
- M. Brink, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
- G. Belay, Ethiopian Agricultural Research Organization, Debre Zeit Center, P.O. Box 32, Debre Zeit, Ethiopia
Editeurs associés
- J.M.J. de Wet, Department of Crop Sciences, Urbana-Champaign, Turner Hall, 1102 South Goodwin Avenue, Urbana, IL 61801, United States
- O.T. Edje, Faculty of Agriculture, University of Swaziland, P.O. Luyengo, Luyengo, Swaziland
- E. Westphal, Ritzema Bosweg 13, 6706 BB Wageningen, Netherlands
Editeurs généraux
- R.H.M.J. Lemmens, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
- L.P.A. Oyen, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
Editeurs de la traduction française
- M. Chauvet, Bureau national de PROTA pour la France, Agropolis International, Avenue Agropolis, F-34394 Montpellier Cedex 5, France
- J.S. Siemonsma, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
Editeur des photos
- A. de Ruijter, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
Traducteurs
- AGROOH (www.agrooh.fr), France
- Hélène Corbière, 34070 Montpellier, France
- Guy Ferlin, 83110 Sanary, France.