Nesogordonia kabingaensis (PROTA)

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Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois d'œuvre Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois de feu Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fibre Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Statut de conservation Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg


répartition en Afrique (sauvage)
1, rameau en fleurs ; 2, fruit ; 3, graine. Redessiné et adapté par Achmad Satiri Nurhaman
coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois

Nesogordonia kabingaensis (K.Schum.) Capuron ex R.Germ.


Protologue: Fl. Congo Belge 10 : 225 (1963).
Famille: Sterculiaceae (APG: Malvaceae)

Synonymes

  • Cistanthera kabingaensis K.Schum. (1897),
  • Cistanthera papaverifera A.Chev. (1912),
  • Cistanthera fouassieri A.Chev. (1917),
  • Cistanthera leplaei Vermoesen (1923),
  • Nesogordonia papaverifera (A.Chev.) Capuron ex Keay (1958),
  • Nesogordonia fouassieri (A.Chev.) Capuron ex N.Hallé (1961),
  • Nesogordonia leplaei (Vermoesen) Capuron ex R.Germ. (1963).

Noms vernaculaires

  • Kotibé, aborbora (Fr).
  • Danta, kotibé (En).
  • Kisumungu, kissinhungo (Po).
  • Kamema (Sw).

Origine et répartition géographique

Nesogordonia kabingaensis se rencontre dans la zone de forêt dense semi-décidue qui s’étend depuis la Sierra Leone jusqu’au nord de la R.D. du Congo et à l’ouest de l’Ouganda, et vers le sud jusqu’au sud du Gabon et au nord de l’Angola (Cabinda).

Usages

Le bois de Nesogordonia kabingaensis, désigné sous le nom de “kotibé”, “danta” ou “aborbora”, est un bois facile à travailler, dur et résistant à l’abrasion. On l’utilise en menuiserie extérieure et intérieure, parqueterie, tournage, marches d’escalier, cadres de fenêtres, meubles, ébénisterie, manches d’outils, maillets, ainsi que pour les plateaux de camions, le travail de charronnage et la construction de petites embarcations. Il est excellent pour la sculpture. En Afrique de l’Ouest, on l’employait autrefois pour faire les crosses de fusils. Il convient pour la fabrication de placage tranché et de contreplaqué.

Le bois est également utilisé comme bois de feu. Au Ghana et en Côte d’Ivoire, les rameaux servent de bâtons à mâcher, et les Andos de Côte d’Ivoire emploient une décoction de feuilles pour soulager les caries dentaires.

Production et commerce international

Le commerce international de kotibé est limité, et les statistiques sont rares. On ne dispose de statistiques d’exportations pour l’ensemble de l’Afrique que pour l’année 1974, au cours de laquelle on a exporté 88 000 m³ de grumes et 1000 m³ de sciages. Le commerce international de kotibé semble être plus ou moins stable au cours des années. En 1994, la Côte d’Ivoire en a exporté près de 10 000 m³ en grumes, et 250 m³ en placages ; le Gabon a exporté 6200 m³ en 1994 et 7400 m³ en 1995, et au total 22 000 m³ au cours de la période 1998–2003. Le Cameroun a exporté 250 m³ de sciages en 2003.

Propriétés

Le bois de cœur est brun pâle à brun violacé, avec une tendance à éclaircir lorsqu’il est exposé à la lumière ; il est bien distinct de l’aubier qui est brun pâle à rose, et est épais de 2–5(–10) cm. Le bois présente un fil droit ou contrefil, le grain est fin. Cernes d’accroissement généralement bien distincts. Le bois a un aspect rubané sur les surfaces sciées sur quartier.

Le bois est moyennement lourd, la densité est de 740–830 kg/m³ à 12% d’humidité. Les taux de retrait sont moyennement élevés ; de l’état vert à l’état anydre, le retrait radial est de 5,0–6,2% et le retrait tangentiel de 6,5–9,4%. Le bois sèche lentement, avec un léger risque de déformation et de gerçures. En Côte d’Ivoire, le séchage à l’air de planches de 29 mm d’épaisseur de 64% à 16,5% d’humidité a pris 270 jours, et pour des plateaux de 50 mm d’épaisseur de 64% à 18% d’humidité, cette durée passait à un an environ. Un séchage initial en surface préalable au séchage en séchoir est recommandé. Une fois sec, le bois est moyennement stable en service.

A 12% de teneur en humidité, le module de rupture est de 108–183(–231) N/mm², le module d’élasticité de (7800–)10 900–16 200 N/mm², la compression axiale de 45–75 N/mm², le cisaillement de 8–16 N/mm², le fendage de 13–31 N/mm, la dureté Janka de flanc de 7740–9520 N, et la dureté en bout Janka de 7840 N.

Le bois émousse les outils tranchants moyennement vite. Il est recommandé d’utiliser des lames de scie à dents stellitées. Un angle de coupe de 15–20° est recommandé pour le rabotage afin d’éviter la déchirure. Les caractéristiques de déroulage et de tranchage sont bonnes. Un traitement à la vapeur à 100°C pendant 48 heures est recommandé pour faciliter le tranchage et améliorer la qualité du placage. Le bois est facile à travailler. Les caractéristiques de clouage et de vissage sont bonnes, mais des avant-trous sont parfois nécessaires. Le collage ne pose pas de problèmes. Le bois prend un excellent poli, et peut être verni et peint sans difficulté. Les caractéristiques de cintrage sont moyennes.

Le bois de cœur est moyennement durable, mais ne doit pas être utilisé en contact avec le sol. Il est moyennement résistant aux champignons et aux termites, mais résistant aux térébrants des bois secs ; l’aubier est sujet aux attaques des bostryches. Le bois de cœur est sensible aux tarets marins. Il est rebelle aux traitements d’imprégnation, absorbant moins de 20 l/m³.

Falsifications et succédanés

Le bois de kotibé est souvent commercialisé en mélange avec des acajous d’Afrique (Entandrophragma et Khaya spp.), bien qu’ayant une densité plus forte et un grain plus fin.

Description

  • Arbre de moyenne à grande taille, atteignant 45(–50) m de hauteur, le plus souvent sempervirent, mais parfois brièvement caducifolié ; fût généralement droit et cylindrique, dépourvu de branches jusqu’à 25 m de hauteur, de 80(–120) cm de diamètre, avec des contreforts étroits jusqu’à 3 m de hauteur ; écorce fissurée et écailleuse, blanchâtre à grise ou brun grisâtre ; cime arrondie à pyramidale, peu développée ; jeunes rameaux garnis de poils étoilés bruns.
  • Feuilles alternes, légèrement groupées en bouquets à l’extrémité des rameaux, simples ; stipules aciculaires, de 4–9 mm de long, précocement caduques ; pétiole de 1,5–5 cm de long, pubescent ; limbe elliptique à obovale, de 6–14,5 cm × 3–7 cm, base arrondie ou obtuse, apex acuminé et mucroné, bord entier ou sinueux vers l’apex et légèrement révoluté, glabre mais avec quelques poils étoilés sur la nervure centrale, nervures latérales en 5–9 paires, avec des domaties à l’aisselle des nervures sur la face inférieure.
  • Inflorescence : cyme axillaire, compacte, à (1–)2–3(–6) fleurs ; pédoncule de 2–4,5 cm de long.
  • Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères ; pédicelle de 5–15 mm de long, articulé ; lobes du calice brièvement unis à la base, lancéolés à ovales, de 8–12 mm de long, densément couverts de poils étoilés à l’extérieur ; pétales largement obovales, de 8–10 mm de long, blancs ou crème, glabres ; étamines 15, en 5 groupes de 3 ; staminodes 5, linéaires, plus longues que les étamines ; ovaire supère, globuleux à obovoïde, densément couvert de poils étoilés, 5-loculaire, avec 5 styles.
  • Fruit : capsule obconique de 2,5–3,5 cm de long, à 5 arêtes, couverte de courts poils bruns, renfermant jusqu’à 10 graines.
  • Graines ovoïdes, d’environ 7 mm de long, avec une fine aile ovale de 12–16 mm de long.
  • Plantule à germination épigée ; hypocotyle de 3–5 cm de long ; cotylédons foliacés, réniformes, de 7–10 mm × 16–24 mm, palmatinervés ; premières feuilles elliptiques, dentées.

Autres données botaniques

Le genre Nesogordonia comprend 18 espèces, dont 14 sont endémiques de Madagascar, 1 de Mayotte, et 3 se rencontrant en Afrique tropicale continentale. Ces trois dernières espèces sont étroitement apparentées. Nesogordonia holtzii (Engl.) Capuron ex L.C.Barnett & Dorr diffère de Nesogordonia kabingaensis en ce qu’elle a seulement 10 étamines, des feuilles plus petites et des fruits plus petits. Nesogordonia perpulchra N.Hallé diffère en ce qu’elle a 25 étamines (en 5 groupes de 5) et des fleurs plus grandes ; on ne l’a récoltée qu’une seule fois au Gabon.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : (1 : limites de cernes distinctes) ; (2 : limites de cernes indistinctes ou absentes).
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; (10 : vaisseaux accolés radialement par 4 ou plus) ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; 23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale ; 24 : ponctuations intervasculaires minuscules (très fines) ( 4μm) ; 25 : ponctuations intervasculaires fines (4–7 μm) ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 41 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 50–100 μm ; 47 : 5–20 vaisseaux par millimètre carré ; (48 : 20–40 vaisseaux par millimètre carré) ; (58 : gomme ou autres dépôts dans les vaisseaux du bois de cœur).
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 69 : fibres à parois fines à épaisses ; (70 : fibres à parois très épaisses).
  • Parenchyme axial : 77 : parenchyme axial en chaînettes ; 78 : parenchyme axial juxtavasculaire ; 92 : quatre (3–4) cellules par file verticale ; 93 : huit (5–8) cellules par file verticale.
  • Rayons : 97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules) ; 106 : rayons composés de cellules couchées avec une rangée terminale de cellules dressées et/ou carrées ; 115 : 4–12 rayons par mm ; (116 : 12 rayons par mm).
  • Structure étagée : 118 : tous les rayons étagés ; 120 : parenchyme axial et/ou éléments de vaisseaux étagés ; 121 : fibres étagées.
  • Inclusions minérales : 136 : présence de cristaux prismatiques ; 142 : cristaux prismatiques dans les cellules cloisonnées du parenchyme axial.
(L.N. Banak, H. Beeckman & P.E. Gasson)

Croissance et développement

Les exigences en lumière de Nesogordonia kabingaensis s’accroissent avec l’âge, et les grands arbres sont généralement bien dégagés. Les arbres de la classe de diamètre 30–60 cm sont plus abondants dans une forêt qui a été exploitée. Le feu semble avoir un effet négatif sur la régénération. Les gaulis peuvent atteindre une hauteur de 1–1,5 m en 4 ans, et on a enregistré des accroissements annuels moyens en diamètre de 0,5 cm. On a noté des accroissements annuels moyens en diamètre de 3,5 mm en Côte d’Ivoire et en République centrafricaine, et de 4 mm au Ghana jusqu’à 50 cm de diamètre, décroissant ensuite jusqu’à 2,5 mm pour des diamètres de fût de plus de 70 cm. En Côte d’Ivoire, des arbres plantés ont atteint 17 cm de diamètre de tige en 14 ans. Dans la forêt semi-décidue au Ghana, Nesogordonia kabingaensis est représenté dans l’étage supérieur par quelques arbres isolés, et dans le sous-étage par de nombreuses recrues. Les fruits sont produits toute l’année sauf durant la saison sèche. Les graines sont dispersées par le vent. On a observé dans des forêts à maturité des sujets atteignant 125 ans d’âge.

Ecologie

Nesogordonia kabingaensis pousse dans la forêt dense semi-décidue avec une saison sèche marquée, jusqu’à 500(–1000) m d’altitude. Sa présence dans une localité est souvent considérée comme l’indice d’un sol fertile, riche en bases. En Afrique de l’Ouest, il pousse à de fortes densités dans la forêt à Khaya ivorensis A.Chev., Celtis spp. et Triplochiton scleroxylon K.Schum. En Côte d’Ivoire, on a noté dans certaines forêts des densités de 7–21 tiges de plus de 10 cm de diamètre par ha. Il évite les localités marécageuses, sauf dans le nord-est de la R.D. du Congo. Il est commun sur les pentes.

Multiplication et plantation

On compte environ 25 000 graines par kilogramme. La germination prend de 1–3,5 semaines, et le pourcentage de germination est d’environ 75%. Un léger ombrage semble nécessaire pour la germination, et la régénération naturelle est optimale dans des trouées de moyenne taille ; dans une grande clairière, mais aussi dans une petite trouée et notamment en forêt dense, la régénération est moins bonne.

Gestion

Nesogordonia kabingaensis n’est pas cultivé en plantations en raison de ses exigences en ombre lorsqu’il est jeune et de sa croissance relativement lente. Les opérations d’éclaircie en forêt naturelle peuvent se traduire par une amélioration de 25–50% de la croissance en diamètre.

Récolte

En République centrafricaine, le diamètre minimum d’exploitation a été jusqu’à 1999 de 70 cm, et il a ensuite été réduit à 50 cm.

Traitement après récolte

Les grumes fraîchement abattues coulent dans l’eau et ne peuvent être transportées par flottage. Le bois peut provoquer de l’asthme professionnel chez les ouvriers qui le travaillent régulièrement. Il peut aussi provoquer des réactions cutanées allergiques.

Ressources génétiques

Nesogordonia kabingaensis est vulnérable dans certaines parties de son aire, et sujet à érosion génétique dans les populations poussant à la périphérie de cette aire, comme en Sierra Leone, au Liberia, au Cameroun, au Gabon et en République centrafricaine. Il est classé comme vulnérable par l’UICN en raison de la surexploitation dont il est l’objet et de la réduction de son aire de répartition naturelle. Il est encore commun en Côte d’Ivoire et au Ghana, mais le Ghana a interdit son exportation en grumes, et en Côte d’Ivoire il est protégé par la loi.

Perspectives

Les perspectives de Nesogordonia kabingaensis comme essence de reboisement paraissent limitées. Toutefois, cette essence est encore répandue, et pousse localement en effectifs assez nombreux, et son bois est de bonne qualité. Il est recommandé de poursuivre la recherche sur ses taux de croissance et sur ses exigences pour une bonne régénération naturelle, afin de mettre au point des méthodes sylvicoles appropriées en vue d’une production durable en forêt naturelle, qui conditionne la sauvegarde future des ressources de cette essence de valeur.

Références principales

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Autres références

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Sources de l'illustration

  • Voorhoeve, A.G., 1979. Liberian high forest trees. A systematic botanical study of the 75 most important or frequent high forest trees, with reference to numerous related species. Agricultural Research Reports 652, 2nd Impression. Centre for Agricultural Publishing and Documentation, Wageningen, Netherlands. 416 pp.

Auteur(s)

  • L.P.A. Oyen, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Oyen, L.P.A., 2005. Nesogordonia kabingaensis (K.Schum.) Capuron ex R.Germ. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 14 avril 2019.


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