Mitragyna stipulosa (PROTA)

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Mitragyna stipulosa (DC.) Kuntze


Protologue: Revis. gen. pl. 1: 289 (1891).
Famille: Rubiaceae

Synonymes

Hallea stipulosa (DC.) J.-F.Leroy (1975), Fleroya stipulosa (DC.) Y.F.Deng (2007).

Noms vernaculaires

Tilleul d’Afrique (Fr). African linden (En).

Origine et répartition géographique

Mitragyna stipulosa est répandu, depuis le Sénégal jusqu’à l’Ouganda et vers le sud jusqu’en Zambie et en Angola.

Usages

Le bois, souvent vendu sous l’appellation “abura” ou “bahia”, est utilisé pour la construction légère, la parqueterie, les menuiseries et les boiseries intérieures, le mobilier, la charronnerie, les articles de sport, les jouets et articles de fantaisie, les poteaux de transmission, les pirogues, les tambours, les avirons, les manches d’outils, les mortiers, les pilons, les allumettes, les objets sculptés et tournés, les égouttoirs et les panneaux de particules. Il convient également pour les isolateurs de batteries, les placages et le contreplaqué. On recommande de l’employer pour la pâte à papier. Il sert également de bois de feu et à la production de charbon de bois.

L’écorce a plusieurs usages en médecine traditionnelle. La décoction et la macération d’écorce sont prescrites en cas de fièvre, de vomissements, de faiblesse généralisée, d’hypertension, de dysenterie, de gonorrhée, d’aménorrhée, de lèpre, d’ulcères, de rhumes, de douleurs thoraciques, de maux d’estomac, de convulsions, d’intoxication alimentaire et de stérilité, pour faciliter l’accouchement, et comme anthelminthique et diurétique. On ajoute la décoction d’écorce à l’eau du bain pour soulager les rhumatismes et les hémorroïdes, et on applique la poudre d’écorce sur les affections cutanées. Les feuilles sont utilisées en application sur les plaies et pour lutter contre la fièvre ; elles servent également à traiter l’empoisonnement du bétail. Les racines cuites sont prescrites en cas de colique. Les feuilles servent à la confection de toits et à l’emballage des noix de cola.

Production et commerce international

Le bois de Mitragyna stipulosa passe pour un bois d’usage courant de premier ordre. Dans le commerce, on ne le distingue pas de celui de Mitragyna ledermannii (K.Krause) Ridsdale et l’un comme l’autre sont vendus sous le nom d’ “abura” ou de “bahia”. Au Gabon, le volume de grumes de Mitragyna exportées est passé de 10 000 m³ en 1982 à 25 000 m³ en 1991 et à 45 000 m³ en 1999. En 1999, le “bahia” était classé à la cinquième place des plus importants bois d’œuvre au Gabon, mais il est probable que la majeure partie était composée de Mitragyna ledermannii. En 2004, les exportations congolaises de sciages de “bahia” s’élevaient à 3000 m³ pour un prix moyen de US$ 165/m³, de petites quantités de placages étant également exportées au prix moyen de US$ 177/m³. En 2005, la Côte d’Ivoire exportait 14 000 m³ de sciages au prix moyen de US$ 439/m³.

Propriétés

Le bois de cœur, brun pâle à brun rosé ou brun jaunâtre, fonce légèrement à l’air et ne se distingue pas nettement de l’aubier qui est large. Le fil est droit à contrefil, le grain fin et régulier. Le bois est faiblement brillant sur les surfaces sciées sur quartier, et dégage une odeur désagréable à la coupe.

C’est un bois de poids moyen avec une densité de 480–610 kg/m³ à 12% d’humidité. Il sèche rapidement aussi bien à l’air qu’au four, avec de faibles risques de déformation et de gerces. Les taux de retrait sont moyennement élevés, de l’état vert à anhydre ils sont de 4,1–5,0% dans le sens radial et de 8,4–10,5% dans le sens tangentiel. Une fois sec, il est moyennement stable en service.

A 12% d’humidité, le module de rupture est de 65–117 N/mm², le module d’élasticité de 9600–12 350 N/mm², la compression axiale de 33–51 N/mm², le cisaillement de 8–9 N/mm², le fendage de 14–19 N/mm, la dureté Janka de flanc de 3200–3430 N, la dureté Janka en bout de 4700–5200 N et la dureté de flanc Chalais-Meudon de 1,9–2,6.

Le bois se travaille bien tant à la main qu’à la machine, bien qu’il lui arrive de désaffûter fortement les dents de scie et les lames de coupe à cause de la présence de silice ; l’emploi de lames de scie stellitées et d’outils tranchants au carbure de tungstène est alors recommandé. Les surfaces du bois se polissent parfaitement et on obtient une bonne finition. Les caractéristiques de clouage et de vissage sont bonnes. Si le collage ne pose aucun problème, les caractéristiques de cintrage à la vapeur sont médiocres. Après un traitement à la vapeur d’une durée de 72 heures à 75°C, on peut obtenir par déroulage des placages de n’importe quelle épaisseur avec des résultats satisfaisants, malgré la tendance de la surface à devenir légèrement fibreuse. Les placages peuvent être séchés moyennant quelques fentes seulement. Le bois résiste aux acides et à la corrosion. Il n’est pas durable, car il est sujet aux attaques des termites, des térébrants du bois sec et des scolytes. Le bois récemment coupé peut être attaqué par le bleuissement. L’aubier se traite facilement avec des produits de conservation, le bois de cœur moyennement. La sciure peut être irritante, des cas de nausées, d’irritations oculaires et de vertiges ayant été signalés. Sa teneur en cellulose étant d’environ 52% et la longueur moyenne de ses fibres de 1,6 mm, il fournit un papier brun pâle d’une résistance et d’une qualité satisfaisantes.

Plusieurs alcaloïdes ont été isolés de Mitragyna stipulosa. Certains d’entre eux ont montré des propriétés hypotensives et anesthésiques ainsi que des propriétés de contraction intestinale et utérine. Des extraits de feuille et d’écorce de Mitragyna stipulosa ont mis en évidence une action antibactérienne contre Staphylococcus aureus, Escherichia coli, Bacillus subtilis et Pseudomonas aeruginosa, ce qui plaide en faveur de son utilisation en médecine traditionnelle comme antiseptique pour les plaies.

Des triterpénoïdes, dont l’acide quinovique ainsi que des hétérosides associés et dérivés, ont été isolés de l’écorce. Ces composés ont révélé une nette action inhibitrice sur la phosphodiestérase I du venin de serpent.

Description

Arbre de taille moyenne à plutôt grande atteignant 35(–40) m de haut, sempervirent ; fût droit et cylindrique ou tortueux, jusqu’à 95 cm de diamètre, à contreforts bas et arrondis ou dépourvu de contreforts ; surface de l’écorce lisse à couverte d’écailles fines et irrégulières ou longitudinalement fissurée, brun grisâtre à brun foncé, écorce interne finement fibreuse, brun pâle à brun rosé, virant rapidement au brunâtre à l’air ; cime arrondie, avec quelques branches lourdes ; rameaux anguleux, glabres ou légèrement pubescents. Feuilles opposées, simples ; stipules obovales à presque rondes, atteignant 8 cm × 5 cm, poilues sur la partie inférieure, à nombreuses nervures parallèles ; pétiole jusqu’à 3,5(–5) cm de long, sillonné au-dessus ; limbe oblong-elliptique à obovale, de 10–45 cm × (5–)9–27 cm, cunéiforme à arrondi à la base, arrondi à l’apex, à bords parfois légèrement ondulés, finement coriace, habituellement poilu sur les nervures, pennatinervé à 7–11 paires de nervures latérales. Inflorescence : capitule de 1,5–2,5 cm de diamètre, à nombreuses fleurs, avec de nombreuses bractées entre les fleurs, de nombreux capitules disposés en cymes terminales ; pédoncule atteignant 20 cm de long, à pubescence courte. Fleurs bisexuées, régulières, 5(–7)-mères, sessiles, odorantes ; calice d’environ 3 mm de long, tube entier à faiblement ondulé à l’apex, glabre ; corolle blanche à jaunâtre, tube de 1–3 mm de long, lobes ovales-triangulaires, de 2–2,5 mm de long, pubescent à l’extérieur ; étamines insérées sur le tube de la corolle et alternant avec les lobes ; ovaire infère, d’environ 2 mm de long, 2-loculaire, style de 6,5–7,5 mm de long, stigmate en forme de mitre. Fruit : capsule ellipsoïde à fusiforme, atteignant 8–9 mm de long, de nombreuses capsules groupées ensemble et formant des infrutescences globuleuses de 2–3 cm de diamètre, à nombreuses graines. Graines anguleuses, d’environ 2 mm de long, légèrement ailées.

Autres données botaniques

Le genre Mitragyna comprend une dizaine d’espèces, dont 6 en Asie tropicale et 4 en Afrique tropicale. Trois des espèces africaines ont été placées dans un genre séparé, Hallea (appelé ultérieurement Fleroya car on estimait que Hallea était un nom illégitime), mais les données moléculaires et morphologiques étayent la thèse de leur inclusion dans Mitragyna. Mitragyna stipulosa s’apparente étroitement à Mitragyna ledermannii (K.Krause) Ridsdale dont l’aire de répartition se superpose en partie à la sienne. Au champ, on peut rarement faire la différence entre l’une et l’autre espèce qui diffèrent essentiellement par les caractères de leurs calices. Il existe toutefois des différences écologiques, Mitragyna ledermannii étant présent dans les zones de forêt plus humides.

Mitragyna rubrostipulata

Mitragyna rubrostipulata (K.Schum.) Havil. (synonymes : Fleroya rubrostipulata (K.Schum.) Y.F.Deng, Hallea rubrostipulata (K.Schum.) J.-F.Leroy) est un arbre de taille petite à moyenne atteignant 20(–35) m de haut, présent dans les forêts marécageuses et les forêts humides d’altitude jusqu’à 2200 m, depuis l’est de la R.D. du Congo jusqu’au sud de l’Ethiopie, au Kenya et en Tanzanie, et vers le sud jusqu’au Malawi, la Zambie et le nord du Mozambique. Le bois brun rosé est employé localement en construction, pour la parqueterie, la fabrication de moulures et de pirogues, comme bois de feu et pour la production de charbon de bois. Mitragyna rubrostipulata a la réputation d’être efficace en replantation de terres dégradées en bordure des rivières d’altitude. La décoction et la macération d’écorce et de feuille sont utilisées en médecine traditionnelle pour soigner la fièvre (notamment le paludisme), les maux d’estomac, les coliques, la diarrhée, la dysménorrhée, la ménorragie et les affections hépatiques, comme purgatif, émétique et oxytocique. La poudre de feuille est appliquée sur les maladies cutanées, et l’extrait de fruit est prescrit contre l’asthme.


Le bois de Mitragyna inermis (Willd.) Kuntze, arbre de petite taille présent de la Mauritanie au Soudan, sert généralement à la confection de petits objets, mais cette espèce joue un rôle beaucoup plus important en tant que plante médicinale.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : 2 : limites de cernes indistinctes ou absentes.
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; 25 : ponctuations intervasculaires fines (4–7 μm) ; (26 : ponctuations intervasculaires moyennes (7–10 μm)) ; 29 : ponctuations ornées ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 41 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 50–100 μm ; 42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm ; 47 : 5–20 vaisseaux par millimètre carré ; (48 : 20–40 vaisseaux par millimètre carré).
  • Trachéides et fibres : 62 : fibres à ponctuations distinctement aréolées ; 63 : ponctuations des fibres fréquentes sur les parois radiales et tangentielles ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 69 : fibres à parois fines à épaisses ; 70 : fibres à parois très épaisses.
  • Parenchyme axial : 76 : parenchyme axial en cellules isolées ; 77 : parenchyme axial en chaînettes ; (78 : parenchyme axial juxtavasculaire) ; 93 : huit (5–8) cellules par file verticale ; (94 : plus de huit cellules par file verticale).
  • Rayons : 97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules) ; 102 : hauteur des rayons > 1 mm ; 108 : rayons composés de cellules couchées avec plus de 4 rangées terminales de cellules dressées et/ou carrées ; 112 : présence de cellules perforées dans le rayon ; 115 : 4–12 rayons par mm.
  • Inclusions minérales : 159 : présence de corpuscules siliceux ; 160 : corpuscules siliceux dans les cellules des rayons.

(F.D. Kamala, A.A. Oteng-Amoako & H. Beeckman)

Croissance et développement

Pendant les 3 premières années qui suivent la germination, la croissance annuelle en hauteur des semis atteint 45 cm, mais il peut arriver que de jeunes individus âgés de 4 ans atteignent 2,7 m de haut, avec un diamètre de fût moyen de 4 cm. Dans des peuplements naturels en Ouganda, la croissance annuelle moyenne en diamètre du fût de sujets âgés a été estimée à seulement 3 mm.

Les arbres forment des racines coudées atteignant 45 cm de haut au-dessus du sol, qui ultérieurement se ramifient et donnent des structures composées dans la boue. On a remarqué que les arbres fleurissaient au Nigeria en décembre–février et que les fruits mûrissaient 3 mois plus tard environ. En Ouganda, les fruits sont mûrs en juillet–octobre. Les arbres commencent à produire des graines lorsqu’ils ont près de 10 ans et qu’ils mesurent environ 10 m de haut. C’est le vent qui dissémine une grande quantité des graines, provoquant ainsi l’apparition de semis denses à découvert dans la boue.

Ecologie

Mitragyna stipulosa se rencontre dans les marais et les zones humides, parfois dans la forêt sempervirente des zones sèches, en Ouganda jusqu’à 1200 m d’altitude. Il lui faut un sous-sol humide toute l’année, sans pour autant qu’il s’agisse de marécages complètement inondés douze mois sur douze. C’est une espèce très exigeante en lumière qui dépend pour sa régénération de stations marécageuses défrichées. En Ouganda, il se rencontre dans des endroits dont la pluviométrie annuelle est d’environ 1200 mm et dont les températures sont de 10–33°.

Multiplication et plantation

Les graines de Mitragyna stipulosa, très légères, sont souvent difficiles à ramasser car elles ont déjà été disséminées par le vent avant même que les fruits ne tombent. En effet, 1000 graines pèsent environ 1 g. Les infrutescences presque arrivées à maturité doivent être récoltées sur l’arbre et mises à sécher au soleil sur du polyéthylène, après quoi, une fois que les fruits se sont ouverts, on ramasse les graines. Elles peuvent être conservées pendant quelque temps dans des récipients étanches à l’abri de la chaleur, mais au bout de 10 mois le taux de germination est inférieur à 1%. Elles sont très sensibles aux attaques cryptogamiques. Elles germent rapidement : lorsque les conditions d’humidité et d’ensoleillement sont réunies, en 1–2 semaines. En conditions naturelles, la mortalité des semis est souvent élevée en raison de la concurrence des autres plantes et des attaques d’insectes.

On peut également avoir recours aux drageons pour la multiplication. Les sauvageons pouvant être abondants au pied de l’arbre-mère, ils peuvent être prélevés en vue de la multiplication. On les trouve en général sur des monticules de terre exposés, au-dessus du niveau de la mer. Les jeunes plantations doivent faire l’objet du plus grand soin durant les premières années, ceci afin de contrecarrer la forte concurrence d’autres espèces à croissance rapide. Il s’avère que les boutures sont particulièrement sensibles aux infections cryptogamiques.

Gestion

Localement Mitragyna stipulosa est présent en fortes densités. Dans la forêt marécageuse ougandaise, on le rencontre en peuplements presque purs et il est par endroits dominant à l’étage supérieur. Il est particulièrement grégaire dans l’étroite bande de forêts marécageuses qui borde les marais à papyrus sur les rives nord-ouest du lac Victoria.

Les arbres recèpent bien à tous les stades de la croissance lorsque la lumière s’y prête. Ils peuvent être étêtés. Au vu des mesures prises en Ouganda, il faudrait des cycles de rotation très longs, pouvant aller de 100 à 250 ans, pour que l’on puisse récolter des fûts de 80 cm de diamètre. Ce n’est que par une coupe à blanc que l’on pourrait obtenir une bonne régénération.

Récolte

La forêt marécageuse, qui est le milieu habituel de Mitragyna stipulosa, nécessite d’être spécialement équipée en vue de la coupe. Les fûts pouvant présenter des cœurs spongieux, la prudence est de mise à l’abattage. Le diamètre minimum de fût pour l’abattage est de 60 cm au Cameroun, de 70 cm au Ghana et de 80 cm au Liberia.

Traitement après récolte

Les grumes récemment abattues flottant sur l’eau, elles peuvent être transportées par flottage fluvial. Comme elles ont tendance à se fendre en bout, elles doivent être protégées hermétiquement à défaut d’être traitées immédiatement.

Ressources génétiques

Mitragyna stipulosa est en général commun localement dans son milieu spécifique, bien qu’il ait fait l’objet d’une surexploitation dans bien des endroits de son aire. Il est donc classé comme vulnérable sur la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées. En Ouganda, il est considéré comme menacé.

Perspectives

Exception faite de son utilité en tant que source de bois d’œuvre important d’un point de vue commercial et de remèdes traditionnels, Mitragyna stipulosa a un bel avenir dans le reboisement des zones marécageuses où il pourrait jouer un rôle non négligeable dans la gestion de l’eau et la lutte contre l’érosion. Il est indispensable de disposer d’informations supplémentaires concernant sa sylviculture afin d’élaborer les règlements d’une exploitation durable, sans pour autant oublier qu’il pousse souvent dans des écosystèmes aquatiques fragiles. En outre, plusieurs de ses propriétés pharmacologiques méritent davantage d’attention de la part de la recherche en vue de la mise au point éventuelle de médicaments, notamment ses activités anti-hypertensives et antibactériennes.

Références principales

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Sources de l'illustration

  • Hawthorne, W. & Jongkind, C., 2006. Woody plants of western African forests: a guide to the forest trees, shrubs and lianes from Senegal to Ghana. Kew Publishing, Royal Botanic Gardens, Kew, United Kingdom. 1023 pp.
  • Keay, R.W.J., 1989. Trees of Nigeria. A revised version of Nigerian trees (1960, 1964) by Keay, R.W.J., Onochie, C.F.A. & Stanfield, D.P. Clarendon Press, Oxford, United Kingdom. 476 pp.

Auteur(s)

  • Nyunaï Nyemb, Institut de Recherches Médicales et d’Etudes des Plantes Médicinales, B.P. 3805, Yaoundé, Cameroon

Citation correcte de cet article

Nyemb, Nyunaï, 2011. Mitragyna stipulosa (DC.) Kuntze. In: Lemmens, R.H.M.J., Louppe, D. & Oteng-Amoako, A.A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 6 mars 2025.


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