Mimusops elengi
Mimusops elengi L.
Ordre | Ericales |
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Famille | Sapotaceae |
Genre | Mimusops |
2n =
Origine : aire d'origine
sauvage ou cultivé
Français | élengi |
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Anglais | red coondoo |
- fleurs en guirlandes ou colliers
- médicinal : fleurs, fruit, écorce, bois
- symboles
Sommaire
Description
Arbre de taille moyenne. Ses feuilles sont oblongues, coriaces, vert foncé. Les fleurs axillaires ressemblent à une petite étoile à mille branches. Les fruits, connus sous le nom de Prunes de Malabar, sont des baies charnues, ovales, lisses, jaunes ou orange à maturité, contenant une ou plusieurs graines ; ils sont comestibles, mais peu prisés. La réputation de la plante tient surtout au parfum de ses fleurs qui persiste longtemps après qu’elles aient séchées. Un texte indien décrivant cette fragrance enivrante la compare à celle du bois de santal à laquelle on aurait ajouté de la fleur d’oranger, de la tubéreuse et du gardénia.
Noms populaires
français | coing de chine, élengi |
anglais | Asian bulletwood, red coondoo |
portugais | vonvoleiro |
lao | ສະກຸນ sakoun |
thaï | phikun |
sanscrit, hindi | bakula |
cambodgien | srakom |
Classification
Mimusops elengi L. (1753)
Cultivars
Histoire
elengi, Rheede, Hortus Malabaricus, vol. 1, pl. 20
Usages
Décoration
Les petites fleurs se prêtent très bien à la confection de guirlande, de collier ou de tour de chignon comme au Laos ; dans ce pays cependant l'usage en a presque disparu avec l'arbre qui devient rare.
Médecine
Dans toute la région qui va de l’Inde à la mer de Chine, la fleur est non seulement utilisée pour parfumer l’eau, le corps, le linge, mais aussi comme tonique. Les fleurs sèches sont mises dans les inhalations, en décoction elles constituent un tonique cardiaque et traitent les affections de gorge. Le jus des fruits est pris en gargarisme. La décoction ou la mastication de l’écorce est recommandée en cas de gingivite et pour fortifier les gencives. La macération du bois infecté par un champignon est un bon reconstituant pour la femme qui vient d’accoucher.
Symbolisme
Le lien entre Mimusops elengi et la maternité est aussi symbolique car cet arbre fait partie de ceux auxquels les femmes indiennes rendaient un culte de la fécondité : « L’arbre ne peut fleurir si la femme ne l’enlace ou ne le frappe de son pied ; et la femme (représentante de la terre) a besoin de cette étreinte pour être rendue féconde » nous dit Viennot en parlant de l’arbre bakula.
Chez les Thaï, à certaines occasions comme le couronnement du roi, des fleurs de Pikun d’or et d’argent étaient distribuées aux invités. Pourtant cet arbre est considéré comme portant malheur à ceux qui le planteraient dans leur jardin, alors même qu’il agrémente les parcs des palais royaux et des monastères ; les rois et les prêtres auraient peut-être, seuls, le privilège de jouir de ces fleurs parfumées
Références
Viennot, Odette, 1954. Le culte de l’arbre dans l’Inde ancienne, Paris, PUF.