Milicia regia (PROTA)

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Fruit Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Bois de feu Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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répartition en Afrique (sauvage)
1, rameau avec inflorescences femelles; 2, inflorescence mâle; 3, infrutescence. Redessiné et adapté par Achmad Satiri Nurhaman
port de l'arbre
base du fût
écorce
galles de psylles d'iroko
galles de psylles d'iroko

Milicia regia (A.Chev.) C.C.Berg


Protologue: Bull. Jard. Bot. Belg. 52: 227 (1982).
Famille: Moraceae

Synonymes

  • Chlorophora regia A.Chev. (1912).

Noms vernaculaires

  • Iroko, teck d’Afrique, teck kambala (Fr).
  • Iroko, rock elm, African teak, African oak (En).
  • Amoreira, moreira, tumbiro (Po).

Origine et répartition géographique

Milicia regia est indigène de la zone forestière d’Afrique de l’Ouest, du Sénégal et de la Gambie jusqu’au Ghana. Il a été introduit au Nigeria et en Afrique du Sud.

Usages

Le bois de Milicia regia et celui de l’espèce très voisine Milicia excelsa (Welw.) C.C.Berg ne sont pas distingués dans le commerce des bois, et sont commercialisés sous le même nom commercial d’ “iroko”, ou “odum” au Ghana. L’iroko est une essence commerciale très appréciée en Afrique, pour laquelle la demande est importante. Il est employé comme bois de construction, pour la construction navale et la charpenterie de marine, les traverses de chemin de fer, les portes d’écluse, les charpentes, les chariots, les égouttoirs, les menuiseries extérieures et intérieures, les escaliers, les portes, les encadrements, les meubles de jardin, l’ébénisterie, les panneautages, la parqueterie, les planches profilées pour la décoration et la charpente. On l’emploie aussi pour les objets sculptés, les ustensiles domestiques, les instruments de musique et les jouets. Comme il est résistant aux acides et aux bases, on l’emploie pour faire des cuves et des barils pour les aliments et les produits chimiques, ainsi que des paillasses de laboratoire. On l’emploie en placages tranchés mais rarement en placages déroulés. Le bois est également utilisé en bois de feu et pour faire du charbon de bois.

Le fruit de Milicia regia est comestible, et est parfois vendu sur les marchés du Ghana.

L’écorce est employée pour teindre les cuirs et les tissus. Le latex est employé comme colle, et on l’a utilisé comme falsifiant dans le caoutchouc. Le latex est réputé avoir des vertus antiseptiques et curatives, et on l’applique sur les blessures et les brûlures. D’autres parties de l’arbre ont probablement des usages médicinaux semblables à ceux de Milicia excelsa. Milicia regia est souvent considéré comme un arbre sacré.

Production et commerce international

Milicia excelsa et Milicia regia sont tous deux commercialisés sous le nom d’iroko, qui est un bois d’œuvre important dans le commerce international, et la part de Milicia regia dans ce commerce est inconnue. Au cours des années 1960, la Côte d’Ivoire a exporté environ 55 000 m³ d’iroko en grumes et 6000 m³ de sciages d’iroko par an, et le Ghana 28 000 m³ de sciages. En 1973, la Côte d’Ivoire a exporté un maximum de 136 500 m³ d’iroko en grumes et 16 000 m³ de sciages. En 1994, le Ghana a exporté au moins 47 000 m³ de sciages. En 2003, il en a exporté 8000 m³ (US$ 754/m³). L’exportation d’iroko en grumes est désormais interdite en Côte d’Ivoire et au Ghana, mais l’exportation en sciages est autorisée.

Propriétés

Le bois de cœur de Milicia regia est jaune pâle à marron, fonçant lorsqu’il est exposé ; il est nettement distinct de l’aubier qui est plus pâle, épais de 5–7,5 cm. Il est contrefil, le grain est moyen à grossier. Le bois a une odeur marquée de menthe, et un toucher légèrement gras.

Le bois a une densité de 560–710 kg/m³ à 12% d’humidité. Les taux de retrait de l’état vert à anhydre sont de 2,5–3,7% dans le sens radial et 4,3–5,9% dans le sens tangentiel. Le bois se sèche bien, sans gauchissement ni fente. Il bouge peu en service.

A 12% d’humidité, le module de rupture est de 59–123 N/mm², le module d’élasticité de 7450–9810 N/mm², la compression axiale de 37–59 N/mm², le fendage de 13,9–16,4 N/mm, la dureté de flanc Janka de 3785 N, et la dureté en bout Janka de 4845 N.

Le bois est facile à scier et à travailler avec des outils à main et mécaniques. Cependant il renferme des dépôts durs (“pierres d’iroko”, formés principalement de carbonate de calcium), qui peuvent émousser les tranchants d’outils. Lors du rabotage, le contrefil peut être cause de déchirure, mais cela peut être évité en employant des angles de coupe de 15° ou moins. Le bois tient bien les clous, mais ceux-ci peuvent être la cause de fentes. Il se finit bien, mais un enduit bouche-pores est nécessaire. Il se colle aisément.

Le bois est très durable. Le bois de cœur est résistant aux attaques de scolytes, et seulement légèrement sensible aux attaques de térébrants marins et de termites. Il est résistant aux attaques de champignons. L’aubier est sujet aux attaques de Lyctus. Le bois de cœur est imperméable aux produits d’imprégnation, mais l’aubier leur est perméable.

Le bois et la sciure peuvent provoquer des dermatites, une irritation des voies nasales et de la gorge, et des réactions asthmatiques. Le bois de cœur contient du 2,3’,4,5’-tétrahydroxystilbène, qui joue un rôle dans le fonçage de la couleur du bois lorsqu’il est exposé.

Falsifications et succédanés

Les caractéristiques du bois des deux espèces de Milicia sont comparables à celles du teck.

Description

  • Grand arbre dioïque atteignant 35(–45) m de haut ; fût généralement rectiligne et cylindrique, souvent dépourvu de branches sur plus de 20 m, jusqu’à 2 m de diamètre, dépourvu de contreforts, mais avec des bourrelets qui peuvent devenir très grands et s’étendre en longues racines superficielles ; écorce externe brun foncé à noire ou grise, écorce interne spongieuse, exsudant un latex blanc.
  • Feuilles alternes distiques, simples ; stipules libres, embrassant légèrement la tige, jusqu’à 3,5 cm × 1,5 cm, caduques ; pétiole de 1–3,5(–6) cm de long ; limbe oblong à elliptique, de 4–20(–28) cm × 3–14 cm, base obtuse à cordée, souvent inégale, apex courtement acuminé, bord presque entier mais ondulé ou denté vers le sommet, papyracé à finement coriace, face supérieure glabre ou presque, face inférieure glabre mais avec pubescence éparse sur les nervures, pennatinervé à 6–11 paires de nervures latérales.
  • Inflorescence : chaton, généralement solitaire à l’aisselle des feuilles ou sur des nœuds non feuillés à la base des rameaux, à pubescence blanche, fleurs nombreuses sur des rangs longitudinaux alternant avec des rangs de bractées ; inflorescence mâle de 8–20 cm × 0,5–1 cm, pendante, pédoncule de 1–2 cm de long ; inflorescence femelle de 1–8 cm × 0,5–1,5 cm, pédoncule de 0,5–1,5 cm de long.
  • Fleurs unisexuées, 4-mères, sessiles ; fleurs mâles d’environ 1,5 mm de long, tépales 4, soudés à la base, étamines 4, courbées dans le bouton, pistil rudimentaire présent ; fleurs femelles de 2–3 mm de long, à 4 tépales soudés à la base, ovaire supère, d’environ 1 mm de long, 1-loculaire, stigmate 1, de 8–10 mm de long, parfois un deuxième stigmate jusqu’à 1 mm de long.
  • Fruit : akènes de 2,5–3 mm de long, disposés en infrutescence de 5–8 cm × 1,2–2 cm.
  • Graines d’environ 2 mm de long, brun pâle.
  • Plantule à germination épigée.

Autres données botaniques

Le genre Milicia comprend 2 espèces, Milicia regia et Milicia excelsa, poussant toutes deux en Afrique tropicale. Les 2 espèces diffèrent principalement par la nervation et la pubescence des feuilles.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : 2 : limites de cernes indistinctes ou absentes.
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; (23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale) ; 27 : ponctuations intervasculaires grandes ( 10 μm) ; (30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon) ; 31 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles très réduites à apparemment simples : ponctuations rondes ou anguleuses ; 32 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles très réduites à apparemment simples : ponctuations horizontales (scalariformes) à verticales (en balafres) ; 43 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 200 μm ; 46 : 5 vaisseaux par millimètre carré ; 56 : thylles fréquents.
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 69 : fibres à parois fines à épaisses.
  • Parenchyme axial : 80 : parenchyme axial circumvasculaire étiré ; 81 : parenchyme axial en losange ; (82 : parenchyme axial aliforme) ; 83 : parenchyme axial anastomosé ; (85 : parenchyme axial en bandes larges de plus de trois cellules) ; (91 : deux cellules par file verticale) ; 92 : quatre (3–4) cellules par file verticale ; 93 : huit (5–8) cellules par file verticale.
  • Rayons : 98 : rayons couramment 4–10-sériés ; 106 : rayons composés de cellules couchées avec une rangée terminale de cellules dressées et/ou carrées ; 115 : 4–12 rayons par mm.
  • Eléments sécrétoires et variantes cambiales : 132 : laticifères ou tubes à tanins.
  • Inclusions minérales : 136 : présence de cristaux prismatiques ; 137 : cristaux prismatiques dans les cellules dressées et/ou carrées des rayons ; 141 : cristaux prismatiques dans les cellules non cloisonnées du parenchyme axial ; (154 : plus d’un cristal approximativement de même taille par cellule ou par loge (dans les cellules cloisonnées)).
(D. Louppe, P. Détienne & E.A. Wheeler)

Croissance et développement

Les graines germent normalement dans les 2–4 semaines suivant le semis. Les arbres sont dépourvus de feuilles pendant une courte période à la saison sèche. La floraison débute en décembre et peut se poursuivre jusqu’à mars, mais en Guinée et au Sénégal jusqu’à juin. Il s’écoule 5–6 semaines depuis la fertilisation jusqu’à la maturation des fruits. Les fruits sont disponibles à partir de février. Les graines sont dispersées principalement par les oiseaux, les chauves-souris et les écureuils.

Milicia regia a été introduit au Nigeria à partir de la Sierra Leone : à Sapoba, sur des sols sableux et avec 2000–2500 mm de pluies par an, des arbres de 4 ans avaient une hauteur de 9 m avec un diamètre de tige de 13 cm, tandis qu’à Ibadan, sur des sables grossiers et des graviers et avec 1000–1500 mm de pluies, des arbres de 4 ans n’avaient qu’une hauteur de 2,5 m, et étaient de mauvaise forme.

Ecologie

Milicia regia se rencontre à basse altitude dans la forêt pluviale, mais on le trouve souvent aussi à l’état isolé dans des zones cultivées. Il exige une lumière intense, et ne tolère pas l’ombre épaisse. Dans les jeunes forêts secondaires, il ne peut supporter la concurrence avec les lianes et les arbustes. Milicia regia est considéré comme plus exigeant en eau et moins résistant à la sécheresse que Milicia excelsa. En Côte d’Ivoire et au Liberia, Milicia regia se rencontre de préférence dans la bande côtière humide, et Milicia excelsa dans l’arrière-pays plus sec. Milicia regia ne tolère pas les sols engorgés.

Multiplication et plantation

Milicia regia est multiplié principalement par graines. Les graines sont semées sur des planches de semis, et les semis sont transplantés dans des pots. Les graines germent normalement bien. Environ 4 mois après le semis, les jeunes plants ont environ 30 cm de haut, et sont prêts à replanter sur le terrain. Les jeunes plants supportent bien la transplantation. Milicia regia peut aussi être multiplié végétativement par boutures de tige et de racine, greffage, marcottage et culture de tissus in vitro.

Gestion

Milicia regia est principalement extrait de la forêt naturelle, du fait que les plantations souffrent fortement des attaques d’insectes. Il rejette bien de souche.

Maladies et ravageurs

La principale contrainte pour les plantations de Milicia excelsa et Milicia regia est constituée par les attaques d’insectes responsables de galles (Phytolyma spp.). Ces attaques provoquent la formation de galles sur les jeunes pousses, suivies par le dépérissement du feuillage jusqu’au tissu ligneux. Cela interrompt les processus physiologiques, provoque une réduction de la croissance, et dans de nombreux cas tue les semis. Les feuilles adultes ne sont pas sérieusement touchées. Les efforts pour lutter contre ce parasite n’ont guère eu de succès, mais la création ou la sélection de génotypes de Milicia plus résistants pourrait offrir des perspectives. On a signalé que des plants de Milicia regia élevés au Nigeria à partir de graines de la Sierra Leone résistent aux attaques de l’espèce locale de Phytolyma.

Ressources génétiques

L’exploitation se fait souvent sans souci de régénération : dans les années 1980, le rythme d’extraction de bois d’iroko (Milicia regia et Milicia excelsa) au Ghana était estimé à environ 173 000 m³ par an, alors que la régénération des peuplements était estimée à seulement 29 000 m³ par an. Milicia regia est classé comme vulnérable dans la Liste rouge des espèces menacées 2006 de l’UICN en raison de son exploitation excessive. Il est considéré comme prioritaire pour une conservation in situ. Etant donné que la diversité génétique intra-population est faible, mais que la diversité inter-population est forte, il est recommandé d’inclure différentes populations dans les programmes de conservation in situ. Milicia regia est légalement protégé en Gambie. Au Ghana, il faut un permis spécial pour son exploitation.

Sélection

On a reconnu une résistance génétique partielle aux Phytolyma dans des populations naturelles de Milicia, ce qui pourrait conduire à la création de lignées résistantes pour une multiplication végétative. Un travail de sélection est en cours au Ghana.

Perspectives

Milicia regia fait partie des bois les plus précieux d’Afrique, en raison de son bel aspect, de sa durabilité, de sa stabilité et de ses bonnes caractéristiques d’usinage. A présent, son exploitation n’est pas durable. Il nécessite une protection, et son exploitation doit être limitée si l’on veut ménager l’avenir. La plantation est difficile en raison des problèmes de parasites. La recherche de sources de résistance aux galles de l’iroko mérite une haute priorité, et pourrait éventuellement être complétée par le développement de méthodes de lutte efficaces.

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Sources de l'illustration

  • Berg, C.C., 1977. Revisions of African Moraceae (excluding Dorstenia, Ficus, Musanga and Myrianthus). Bulletin du Jardin Botanique National de Belgique 47(3–4): 267–407.
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  • Voorhoeve, A.G., 1965. Liberian high forest trees. A systematic botanical study of the 75 most important or frequent high forest trees, with reference to numerous related species. Pudoc, Wageningen, Netherlands. 416 pp.

Auteur(s)

  • D.A. Ofori, Forestry Research Institute of Ghana (FORIG), University P.O. Box 63, KNUST, Kumasi, Ghana

Citation correcte de cet article

Ofori, D.A., 2007. Milicia regia (A.Chev.) C.C.Berg. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 9 février 2019.


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