Lycopersicon esculentum (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svg
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Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svg


Lycopersicon esculentum Mill.


Protologue: Gard. dict. ed. 8, Lycopersicon n. 2 (1768).
Famille: Solanaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 24

Synonymes

  • Solanum lycopersicum L. (1753),
  • Lycopersicon lycopersicum (L.) H.Karst. (1882).

Noms vernaculaires

  • Tomate (Fr).
  • Tomato (En).
  • Tomate (Po).
  • Nyanya (Sw).

Origine et répartition géographique

Le genre Lycopersicon, qui comprend 9 espèces, est originaire des Andes d’Amérique du Sud, du centre de l’Equateur jusqu’au nord du Chili en passant par le Pérou ; une espèce est endémique des îles Galapagos. Les plantes sauvages de Lycopersicon esculentum ont une répartition plus large et ont peut-être été introduites plus récemment dans d’autres régions d’Amérique du Sud et au Mexique. Les données archéologiques, ethnobotaniques et linguistiques suggèrent que la tomate a été domestiquée au Mexique, hors de son centre d’origine. Peu après la conquête du Mexique par les Espagnols en 1521, la tomate cultivée fut importée en Europe, où ses fruits ne furent pas d’emblée considérés comme comestibles (sauf en Italie) en raison de la supposition erronée qu’ils étaient vénéneux comme ceux de nombreuses autres espèces de Solanaceae . D’Europe, la tomate fut introduite en Asie du Sud et de l’Est au XVIIe siècle, et plus tard aux Etats-Unis, en Afrique et au Moyen-Orient. Dans le monde entier, la tomate est devenue l’un des légumes les plus importants.

Usages

Les fruits de la tomate sont consommés crus en salade ou cuits en sauces et utilisés pour donner du goût à des soupes ou des plats de viande ou de poisson. On en fait aussi des sucreries, des fruits secs, et même du vin. Les produits tranformés tels que le concentré, le jus, le ketchup, les tomates en boîtes, entières ou en morceaux ont également une grande importance économique.

Production et commerce international

En 2001, la production mondiale de tomate était d’environ 105 millions t de fruit frais sur une superficie évaluée à 3,9 millions ha. En tête des pays producteurs viennent la Chine avec 934 000 ha, l’Inde avec 500 000 ha, la Communauté des Etats indépendants (l’ex Union soviétique) avec 345 000 ha, la Turquie avec 225 000 ha, l’Egypte avec 181 000 ha, les Etas-Unis avec 164 000 ha et l’Italie avec 124 000 ha. En 2001, les exportations mondiales de tomates fraîches ont été évaluées à 4 millions t, pour un montant de 3000 millions US$ (surtout en provenance d’Espagne, des Pays-Bas, et du Mexique, soit environ 600 millions US$ chacun). Les exportations mondiales de concentré de tomate s’élèvent à environ 1,8 million t, pour une valeur de 1000 millions US$ (essentiellement d’Italie avec 400 millions US$). La superficie plantée en tomates en Afrique tropicale est d’environ 300 000 ha avec une production annuelle estimée à 2,3 millions t. Le Nigeria est le plus gros producteur avec 126 000 ha et une production de 879 000 t par an. Il existe un commerce international de tomates fraîches entre les pays africains, mais aucun chiffre n’est disponible. L’Afrique du Sud exporte des tomates fraîches vers les pays voisins. Au Zimbabwe et en Zambie, il y a une petite exportation de fruits séchés vers l’Europe, qui a tendance à augmenter.

Propriétés

Les fruits mûrs de tomate contiennent par 100 g : eau 93,1 g, énergie 73 kJ (17 kcal), protéines 0,7 g, lipides 0,3 g, glucides 3,1 g, Ca 7 mg, Mg 7 mg, P 24 mg, Fe 0,5 mg, Zn 0,1 mg, carotène 0,64 mg, thiamine 0,09 mg, riboflavine 0,01 mg, niacine 1,0 mg, folate 17 μg, acide ascorbique 17 mg (Holland, B., Unwin, I.D. & Buss, D.H., 1991). La majorité des glucides se présente sous forme de sucres. Bien que les tomates aient une valeur nutritionnelle faible en comparaison avec les autres légumes, elles les dépassent tous pour leur contribution globale à la nutrition humaine, étant consommées en grande quantités et de diverses façons. Le contenu en matière sèche soluble (fructose, glucose et saccharose) et en acides organiques (citrique, malique, galacturonique et pyrrolidone carboxylique), mais plus encore le rapport sucres/acides, sont des facteurs déterminants du goût et peuvent être mesurés par des méthodes analytiques normalisées. Cependant, d’infimes quantités de nombreuses substances volatiles contribuent aussi à la saveur, et des tests sensoriels restent indispensables pour juger de la qualité des fruits de tomates. La 6-méthyl-5-heptèn-2-one, la β-ionone, la β-damascénone et la géranylacétone sont des facteurs chimiques importants de l’arôme, associés à la formation du lycopène et au développement de la saveur pendant la maturation. Pour convenir à l’industrie, les tomates doivent avoir un contenu élevé (> 5,5%) en matière sèche soluble. Les fruits immatures contiennent un alcaloïde, la tomatine. Le lycopène (E 160-d) est le caroténoïde qui domine dans la coloration des tomates rouges et le β-carotène pour les jaunes. Les propriétés antioxydantes du lycopène peuvent contribuer à la protection vis-à-vis des substances carcinogènes. Les graines contiennent 24% d’une huile comestible semi-siccative.

Description

  • Plante herbacée annuelle, à tige érigée ou prostrée jusqu’à 2(–4) m de long ; forte racine pivotante atteignant 0,5 m de profondeur ou plus, avec un système dense de racines latérales et adventives ; tige pleine, fortement poilue et glanduleuse.
  • Feuilles disposées en spirale, imparipennées, à contour de 15–50 cm × 10–30 cm ; stipules absentes ; pétiole de 3–6 cm de longueur ; folioles de taille inégale, le plus souvent 7–9 de grande taille sur chaque feuille, ovales à oblongues, de 5–10 cm de long, irrégulièrement dentées et parfois pennatifides à la base, plus un nombre variable de folioles de petite taille ; folioles recouvertes de poils glandulaires.
  • Inflorescence : cyme, normalement de 6–12 fleurs, mais parfois composée et portant jusqu’à 100 fleurs.
  • Fleurs bisexuées, régulières, de 1,5–2 cm de diamètre, pendantes, (5–)6(–7)-mères ; calice à tube court, vert, à lobes pointus, persistant et accrescent sur le fruit ; corolle étoilée, jaune, à lobes devenant réfléchis, caducs ; étamines insérées sur la corolle, anthères jaune vif, conniventes pour former un cône en forme de bouteille, entourant le style, avec une extrémité stérile allongée ; ovaire supère, 2–9-loculaire.
  • Fruit : baie globuleuse à aplatie, de 2–15 cm de diamètre, lisse ou sillonnée, verte et poilue lorsque jeune, puis glabre et brillante, le plus souvent rouge, mais parfois rose, orange ou jaune à maturité, contenant de nombreuses graines.
  • Graines ovoïdes aplaties, de 3–5 mm × 2–4 mm, beige et poilues, embryon enroulé dans l’albumen.
  • Plantule à germination épigée.

Autres données botaniques

Les recherches sur les relations phylogénétiques, utilisant aussi bien les caractéristiques morphologiques que les marqueurs moléculaires, indiquent que Lycopersicon devrait être inclus dans le genre Solanum, et qu’il est très proche de la pomme de terre et de ses espèces sauvages apparentées. Cependant, la classification de la tomate dans le genre Solanum (elle serait alors Solanum lycopersicum dans la section ou sous-section Lycopersicum) est encore controversée et loin de faire consensus, et son maintien dans Lycopersicon pourrait se justifier pour assurer la stabilité de la nomenclature pour une plante d’une telle importance économique.

Lycopersicon esculentum peut s’hybrider avec les 8 autres espèces de Lycopersicon, mais avec 2 d’entre elles, Lycopersicon peruvianum (L.) Mill. et Lycopersicon chilense Dunal, qui sont auto-incompatibles, l’hybridation n’est possible que grâce à la culture d’embryons ou par pollinisation avec un mélange d’auto- et d’allo-pollen. La plupart des espèces sauvages de Lycopersicon ont contribué au génome des cultivars récents de tomate.

Il existe de nombreux cultivars de tomate. On peut les classifier de diverses façons, par ex. selon :

  • le mode de croissance : indéterminée, semi-déterminée ou déterminée (port buissonnant) ;
  • la taille du fruit : petit fruit rond (tomate cerise, < 30 g ; ‘Moneymaker’, 80 g), fruit rond de taille moyenne (120–150 g), fruit gros ou côtelé (> 200 g) ;
  • la forme du fruit : rond, en forme de cœur, de poire ou de prune, allongé ou plat ;
  • la couleur du fruit mûr : rouge, rose, orange ou jaune ;
  • l’utilisation : pour le marché du frais (consommation directe) ou l’industrie (haute teneur en matière sèche soluble et viscosité).

En Afrique tropicale, beaucoup de paysans utilisent encore des cultivars fixés, que ce soit pour le frais ou l’industrie. Parmi les cultivars importants de tomate que l’on trouve en Afrique tropicale, on citera : ‘Floradade’, ‘Heinz 1370’, ‘Marglobe’, ‘Super Marmande’, ‘Moneymaker’, ‘Rio Fuego’, ‘Rio Grande’ et ‘Roma VF’. Les cultivars de l’AVRDC ‘Tanya’ et ‘Tengeru 97’ sont devenus populaires en Tanzanie, et ‘Xina’ (de l’ISRA) en Afrique de l’Ouest. Il est probable que les hybrides F1 vont de plus en plus remplacer les cultivars fixés. En Afrique de l’Ouest, l’hybride F1 ‘Mongal’ prend de l’importance : ses rendements sont élevés, et il peut être cultivé en conditions chaudes et humides. De nombreux paysans cultivent dans les basses terres d’Afrique tropicale et de la zone caraïbe des cultivars locaux d’origine mal connue. Ils ont des fruits un peu acides et amers, petits, ronds ou plats, à nombreuses loges, particulièrement indiqués pour être pilés avec des condiments pour faire des sauces. Ces cultivars font preuve d’une considérable diversité génétique, y compris des résistances aux maladies, flétrissement bactérien ou maladies cryptogamiques par exemple. Ils donnent des récoltes supérieures à celles de la plupart des cultivars importés dans les conditions de milieu très défavorables de la saison des pluies.

Croissance et développement

Les graines sèches (à 5,5% d’humidité) extraites de fruits bien mûrs restent viables plusieurs années à température ambiante (18–24°C). Elles germent en 6 jours après le semis à la température optimale du sol (20–25°C). Les plantules ont une mince racine pivotante et des cotylédons ovales ; les premières feuilles ont peu de folioles. Sur la tige principale se forment en général 7–14 feuilles avant que l’apex ne se transforme en inflorescence terminale. La croissance ultérieure est sympodiale. Chez les cultivars indéterminés, la croissance sympodiale se poursuit indéfiniment avec des inflorescences toutes les 3 feuilles tandis que les fruits mûrissent successivement pendant une longue période. Quand la croissance est déterminée, elle s’arrête après 4–6 inflorescences, quand le bourgeon axillaire primaire de la dernière feuille avorte et que le bourgeon suivant se développe en une pousse de croissance lente avec une feuille et une inflorescence terminale. Un fort développement des bourgeons inférieurs chez ces types à croissance déterminée leur donne un port buissonnant, avec plusieurs tiges, et une période de floraison abondante et brève suivie par un stade de grossissement des fruits. Chez les variétés industrielles, la synchronisation du grossissement des fruits et de la maturation sont telles qu’on peut les récolter à la machine en une seule fois.

En conditions optimales, la première floraison démarre 5–7 semaines après le semis. Lycopersicon esculentum est autogame, mais on peut observer jusqu’à 47% de fécondation croisée dans la nature. Les abeilles et les bourdons sont les pollinisateurs les plus importants ; on les utilise aussi de plus en plus dans les serres pour stimuler la déhiscence des anthères. L’anthèse commence vers 6 h du matin et la déhiscence des anthères a lieu à 7–10 heures, suivant la température, l’humidité et l’ensoleillement. Les grains de pollen restent viables 2–5 jours à des températures de 18–25°C. Le stigmate devient réceptif 16–18 heures avant l’anthèse et le reste pendant 5–6 jours à une température optimale de 18–25°C. Les températures élevées affectent la viabilité du pollen et des ovules, ce qui contribue sous les tropiques à favoriser les fécondations croisées. Plus de 60 gènes de stérilité mâle ont été décrits chez la tomate. Beaucoup d’entre eux sont récessifs, mais très peu ont trouvé une application dans la production de semences hybrides, car leur expression dépend beaucoup des conditions de milieu. La croissance des tubes polliniques est lente et la fertilisation a lieu 50–55 heures après la pollinisation. Les fruits sont mûrs 6–8 semaines plus tard. Il faut un nombre suffisant de graines pour un développement normal du fruit, mais une nouaison parthénocarpique peut se produire chez certains types, ou être induite par des substances de croissance. L’apogée de la récolte (50% du produit) dépend du cultivar et de la saison : 90–110 jours après le repiquage en saison fraîche, 60–90 jours en saison chaude. Chaque fruit contient de nombreuses graines à l’intérieur des loges, au nombre de 50–80 chez la tomate cerise, jusqu’à 250 chez les cultivars pour le marché du frais.

Ecologie

La tomate demande, pour fournir une récolte abondante et de qualité, un climat relativement frais et sec. Elle est cependant adaptée à une gamme de climats très divers, de tempéré à tropical chaud et humide. Les températures optimales pour la croissance et le développement sont de 20–27°C. Une exposition prolongée à des températures inférieures à 10°C peut causer des dégâts du froid, au-dessous de 6°C la mort des plantes. Des températures moyennes inférieures à 13°C ou supérieures à 27°C nuisent gravement à la nouaison. Le pollen et les ovules sont détruits quand le maximum diurne est égal ou supérieur à 38°C pendant 5–10 jours. En général, la nouaison des fruits est peu satisfaisante si la température nocturne dépasse 20°C pendant quelques jours avant et après l’anthèse. Des vents chauds et secs peuvent causer aussi l’avortement des fleurs. Les intensités lumineuses inférieures à 11 000 lux retardent la croissance et la floraison. La tomate est indifférente à la longueur du jour et peut fructifier sous des photopériodes de 7–19 h.

La tomate peut être cultivée sur divers types de sols, depuis le limon sableux jusqu’aux limons argileux riches en matière organique. Elle est sensible à l’asphyxie racinaire et préfère les sols bien drainés. La gamme des pH optimum est de 6,0—7,0 ; des pH plus bas ou plus élevés peuvent induire des carences minérales ou des toxicités.

Multiplication et plantation

Les graines de tomate sont considérées comme non-dormantes. On peut pratiquer le semis direct ou le repiquage. Sous les tropiques humides, le semis direct ou en ligne est peu pratiqué à cause des conditions de croissance peu favorables. Au contraire, la production de plants en pépinière permet aux producteurs d’obtenir des jeunes plantes homogènes et de tenir en respect dès le début les maladies et les ravageurs. Les autres avantages du repiquage sont d’avoir besoin d’une plus petite quantité de graines et de pouvoir mieux lutter contre les mauvaises herbes au champ. Le poids de 1000 graines est de 2,5–3,5 g. Pour produire des plants, 150–200 g de graines seront semées pour une pépinière de 250 m2, qui permettra de planter 1 ha. Pour un semis direct, il faut 500–1000 g de graines par ha. La fertilisation sera de 10 g N, 10 g P, 15 g K et 2 kg de fumier de ferme par m2 de pépinière, incorporée dans la planche de semis. Les semis ont besoin d’un arrosage généreux pour obtenir une croissance vigoureuse et saine. Les pertes dues aux fontes de semis peuvent le plus souvent être évitées par solarisation de la pépinière, ou par arrosage du sol avec des fongicides tels que le Prévicur N (chlorure de propamocarbe), avant le semis. Une semaine avant le repiquage, on réduira l’arrosage pour endurcir les plants, qui seront bons à repiquer à l’âge de 3–4 semaines (15–25 cm de haut avec 3–5 vraies feuilles). On les arrosera copieusement 12–14 heures avant de les prélever pour éviter de léser les racines. On repiquera l’après-midi ou durant une journée calme et nuageuse, pour réduire le choc de la transplantation, et on arrosera ausitôt après. L’espacement entre plantes sur la ligne et la distance entre les lignes dépendent du mode de croissance du cultivar et du mode de conduite des plantes, tuteuré ou non. Le plus souvent, les plantes sont espacées de 30–60 cm sur des lignes simples ou doubles, sur des planches larges de 1,0–1,4 m.

Gestion

La nutrition joue un rôle majeur pour la productivité. Les engrais utilisés pour la tomate doivent être riches en phosphore. Un excès d’azote est associé avec une végétation excessive, une production de fruits creux et la nécrose apicale de ceux-ci. La quantité d’engrais et le programme d’application seront variables suivant le type de sol et le cultivar. En Afrique tropicale, la fertilisation recommandée comprend 80–180 kg N, 80–200 kg P, 80–200 kg K et 25 t de fumier de ferme par ha. On appliquera la totalité du fumier et du phosphore avant le repiquage, le fumier sur toute la surface au dernier labour, et le phosphore des deux côtés de la ligne, mélangé aux 8–10 cm du sol en surface. L’azote et le potassium sont appliqués en trois doses égales échelonnées, la première juste avant le repiquage en tant que fumure de fond, la seconde 3 semaines après et la dernière 2 semaines plus tard.

Les cultivars indéterminés sont souvent tuteurés, et l’on pratique l’ébourgeonnage, le plus souvent, pour produire des fruits de taille uniforme et satisfaisante. On doit laisser assez de feuilles sur la plante pour prévenir le coup de soleil (insolation directe) et les fentes de croissance (après des pluies ou irrigations excessives). Selon la tradition locale, on conserve 1–2 tiges seulement. Le nombre de fruits par bouquet ainsi que le nombre de bouquets peuvent aussi être régulés. Sur les cultivars déterminés, on contrôle beaucoup moins le nombre de tiges ou de fruits.

La compétition avec les mauvaises herbes, spécialement en conditions tropicales chaudes et humides, peut être très intense. Pour lutter contre les mauvaises herbes, on peut utiliser un herbicide de pré-levée avant le repiquage, complété ensuite par un désherbage manuel et un paillage des planches. Une rotation avec des cultures n’appartenant pas aux Solanacées est recommandée pour réduire les attaques de maladies et ravageurs d’origine tellurique.

La tomate a besoin d’une irrigation adéquate surtout sur jeunes plantes, puis aux stades de nouaison et de grossissement des fruits. 20 mm d’eau par semaine sont nécessaires en conditions fraîches, environ 70 mm pendant des périodes chaudes et sèches. La régularité de l’apport en eau joue un rôle majeur pour atteindre une maturité uniforme et pour éviter la nécrose apicale, maladie physiologique associée à l’irrégularité de l’arrosage et à la carence en calcium dans le fruit en voie de grossissement qui en résulte.

Maladies et ravageurs

Quelque 45 maladies et plus de 20 ravageurs peuvent attaquer la tomate, mais seuls ceux qui peuvent nuire au rendement et à la qualité des fruits en Afrique tropicale seront décrits ci-dessous. Parmi les maladies d’origine tellurique, la plus importante en régions tropicales, particulièrement dans les plaines humides, est le flétrissement bactérien (Ralstonia solanacearum). Parmi les méthodes destinées à la prévenir ou à réduire sa gravité, on peut citer l’usage de cultivars résistants ou tolérants, de longues rotations, par ex. avec des céréales, la plantation après du riz submergé, ou encore sur des champs inondés pendant 3–4 mois avant plantation, mais en évitant de planter les tomates sur des terrains précédemment plantés en bananiers. Il n’y a pas de lutte chimique efficace. La résistance au flétrissement bactérien protège également quelque peu du chancre bactérien (Clavibacter michiganense). La gale bactérienne (Xanthomonas campestris pv. vesicatoria) peut devenir grave en saison des pluies ; on la remarque surtout sur les fruits, mais elle endommage aussi les feuilles et les tiges. Elle est transmise par les graines. La pulvérisation de fongicides cupriques peut très efficacement maîtriser la maladie sauf en cas de forte infection.

Des maladies cryptogamiques provenant du sol telles que la fusariose (Fusarium oxysporum f.sp. lycopersici) et la verticilliose (Verticillium dahliae) apparaissent sporadiquement sur les hautes terres tropicales. Plusieurs cultivars de tomate sont résistants. Des pourritures du collet peuvent être provoquées par Sclerotium rolfsii, en particulier en présence de matière organique mal décomposée, et par des Phytophthora (Phytophthora parasitica et Phytophthora capsici) à la suite de pluies ou irrigations excessives. Des maladies fongiques comme l’alternariose (Alternaria solani) dans les basses terres chaudes et humides, et le mildiou (Phytophthora infestans) dans les hautes terres plus fraîches en saison des pluies, peuvent devenir graves et toucher fruits, feuilles et tiges. Les traitements fongicide restent le seul moyen de lutte contre l’alternariose, mais pour le mildiou, on dispose de plus en plus de cultivars du commerce résistants. Parmi les maladies foliaires d’origine fongique, on citera aussi la stemphyliose (Stemphylium spp.), la cladosporiose (Fulvia fulvum), la cercosporiose noire (Pseudocercospora fuliginea), l’oïdium interne (Leveillula taurica), la septoriose (Septoria lycopersici) et les taches zonées (Corynespora cassiicola). Les cultivars spécifiés résistants à la stemphyliose et à la cladosporiose sont efficacement protégés contre ces maladies en conditions tropicales.

En Afrique tropicale, les maladies virales les plus importantes sont l’enroulement chlorotique des feuilles de la tomate (TYLCV) et le virus de la maladie bronzée de la tomate (TSWV). Suivant le virus, la transmission est assurée par aleurodes (Bemisia tabaci pour le TYLCV) ou par des thrips (Frankliniella spp. pour le TSWV). Quelques variétés tolérantes à ces deux virus ont été récemment proposées. La production des plants de tomate sous abri imperméable aux insectes, une lutte précoce contre les insectes vecteurs et un assainissement général au champ peuvent contribuer de façon significative à la lutte contre le TYLCV et le TSWV.

Là où deux maladies majeures coexistent, la réunion dans un même cultivar des résistances aux deux pathogènes est très avantageuse. On peut donner comme exemples l’hybride F1 ‘Opal’ pour la résistance au flétrissement bactérien et au mildiou (aux altitudes intermédiaires), et les F1 ‘Mongal’ et ‘Somtam’ pour le flétrissement bactérien et le TYLCV.

Parmi les insectes nuisibles, la noctuelle polyphage (Helicoverpa armigera), qui fore les fruits, est un des plus redoutables, pouvant provoquer des pertes de récolte allant jusqu’à 70%. Un programme de traitements avec du Biobit 2X (Bacillus thuringiensis) ou des insecticides autorisés localement peut détruire efficacement les œufs et les larves avant leur pénétration dans le fruit. On évitera de planter les tomates auprès d’autres hôtes de la noctuelle comme le maïs ou le coton. La mouche blanche (Bemisia tabaci) est un ravageur sérieux, non seulement en se nourrissant sur les plantes de tomate, mais aussi parce qu’elle véhicule le TYLCV. L’aggravation récente du TYLCV en Afrique tropicale est probablement liée à la prolifération des mouches blanches, suite à un usage excessif des pyréthrinoïdes de synthèse. Le thrips Frankliniella occidentalis est devenu un problème en tant que principal vecteur du TSWV. Sur tomate, les poils glandulaires réduisent quelque peu la prolifération des pucerons. Par contre, l’acarien Aculops lycopersici (synonyme : Vasates lycopersici) se nourrit sur ces poils, provoquant une coloration bronzée des tiges et la nécrose du feuillage pendant des périodes chaudes et sèches de plus de deux semaines. On peut y remédier par pulvérisation ou poudrage de soufre, ou avec des acaricides spécifiques. Les nématodes à galles (Meloidogyne incognita et espèces voisines) envahissent les racines de tomate en provoquant leur hypertrophie. Leur nocivité peut être directe, provoquant des pertes de récoltes, ou indirecte, en prédisposant la plante à d’autres maladies comme le flétrissement bactérien, ou en contournant ses résistances. L’usage de cultivars résistants, par ex. la F1 ‘Mongal’, ‘Tengeru 97’ ou ‘Xina’ (résistante aussi au Xanthomonas), est le moyen de lutte le moins coûteux, bien que la résistance puisse devenir inefficace à température du sol élevée. Jusqu’ici, on n’a pas trouvé de résistance à Meloidogyne hapla. Les pratiques culturales susceptibles de réduire l’infection sont des rotations avec des plantes non-hôtes (graminées, amarantes) et l’accroissement de la teneur du sol en matière organique. Les fruits sont parfois picorés par les oiseaux à la recherche des graines, ce qui peut obliger à les effrayer ou à cultiver les tomates sous grillage.

Récolte

Les tomates pour le marché du frais peuvent être récoltées à divers stades de maturation, depuis la “maturité verte” jusqu’au rose pâle, selon l’éloignement et le temps de transport jusqu’au marché. Généralement, les fruits récoltés avant maturité complète ont tendance à être de moins bonne qualité (moins de matière sèche soluble, d’acide ascorbique et de sucres réducteurs) que les fruits mûris sur la plante. Le mode de croissance et l’échelonnement de la maturation chez les cultivars destinés au marché du frais imposent des récoltes fréquentes.

Au contraire des tomates de table, les fruits destinés à l’industrie sont récoltés à pleine maturité. Dans les pays développés, on les récolte mécaniquement. Les fruits utilisés pour des produits en purée tels que soupes, jus ou sauces sont laissés sur les plantes jusqu’à ce que 85% d’entre eux soient mûrs. Ceux destinés à des conserves de fruits entiers sont récoltés encore fermes, mais souvent seulement 65% des fruits sont bons à ramasser en une seule fois. L’absence de “joint” ou zone d’abscission sur le pédoncule permet la récolte mécanique de fruits d’industrie sans pédoncule et sans calice. Au contraire, le pédoncule des cultivars destinés au marché du frais a conservé son “joint”, ce qui permet au pédoncule et au calice de rester attachés au fruit pour la vente.

Rendement

La moyenne des rendements mondiaux en 2001 était de 27 t/ha, mais en Afrique tropicale on obtient en moyenne seulement 8 t/ha de fruits sur tomates cultivées en plein champ. On peut citer les moyennes suivantes : Nigeria 7 t/ha, Kenya 12 t/ha, Egypte 35 t/ha, France 120 t/ha. De très hauts rendements de 450–500 t/ha sont obtenus aux Pays-Bas dans des serres chauffées et éclairées, avec une période de récolte de 9 mois pour une seule culture.

Les rendements en graines sont de 100–150 kg/ha pour des hybrides F1 et jusqu’à 300 kg/ha pour des cultivars fixés.

Traitement après récolte

Une fois cueillies, on pourra placer les tomates dans un endroit ombragé pour les préparer à la commercialisation. Des fruits convenablement triés et calibrés se vendent en général plus cher. Les fruits commercialisables sont conditionnés dans des emballages, souvent par 10–25 kg dans des cagettes en bois ou en plastique. Les fruits de variétés industrielles sont souvent populaires sur les marchés tropicaux, car leurs fruits plus fermes supportent mieux de longs transports sur de mauvaises routes. La durée de conservation des tomates dépend du stade de maturité auquel elles ont été cueillies et de la qualité demandée. La qualité est la meilleure quand elles sont complètement mûres, qu’elles aient mûri artificiellement ou sur la plante. En principe, des tomates récoltées à “maturité verte” devraient être stockées 7–10 jours à une température de 13–18°C sous 85–90% d’humidité relative pour mûrir convenablement. Certains hybrides F1 récents dits “de longue conservation”, qui combinent la fermeté du fruit avec une maturation ralentie, peuvent être récoltés au stade “fruit rouge” et se conserver encore plus de deux semaines avant consommation. La couleur à elle seule est le paramètre visuel le plus important pour juger de la qualité des tomates, car la formation du lycopène est en relation avec la saveur. Le développement du lycopène est compromis au-dessus de 30°C. C’est la raison principale pour laquelle beaucoup de cultivars de tomates non-adaptés ont, quand on les cultive en conditions tropicales chaudes, des fruits pâles ou jaunâtres sans grande saveur.

Ressources génétiques

Beaucoup d’instituts conservent des collections de Lycopersicon cultivées et sauvages. Certaines de ces collections ont été bien décrites, évaluées et documentées à l’usage des spécialistes de la tomate, la plus importante étant celle du Centre des ressources génétiques de la tomate C.M. Rick (TGRC) à l’Université de Californie, Davis, Etats-Unis. Le TGRC maintient actuellement quelque 1060 entrées des 9 espèces de Lycopersicon et de 4 espèces de Solanum apparentées, 960 entrées de mutants monogéniques (spontanés ou obtenus artificiellement) qui modifient tous les aspects du développement des plantes, des gènes de résistance introduits et marqueurs protéiques, ainsi que 1190 entrées diverses incluant des lignées pour tester les linkages, des trisomiques, des translocations, des cultivars d’Amérique latine, et diverses descendances d’hybridations interspécifiques pour sélection ultérieure. Une importante collection est aussi conservée à l’Asian Vegetable Research and Development Center (AVRDC) à Taïwan, et une autre à l’Institut Vavilov (VIR) en Russie. Etant donné que les cultivars améliorés récents remplacent rapidement les vieilles variétés locales, celles-ci devraient être collectées pour les programmes de sélection de demain.

Sélection

L’amélioration de la tomate a combiné les méthodes de sélection spécifiques des plantes autogames avec celles qu’on utilise pour les allogames. Les lignées pures issues de croisements intra- et interspécifiques et de rétrocroisements, suivis de sélection généalogique ou récurrente, peuvent être diffusées comme cultivars ou utilisées comme parents pour la production d’hybrides F1. Bien que coûtant plus cher à produire (car résultant le plus souvent d’hybridations manuelles), les hybrides F1 ont souvent des rendements plus élevés, résultat d’une hétérosis transgressive dans des croisements entre lignées génétiquement divergentes. Mais l’avantage principal est de pouvoir combiner plusieurs résistances aux maladies et d’autres caractères intéressants de la plante ou du fruit dans un seul cultivar.

De nombreux caractères, y compris des résistances à des maladies ou ravageurs, sont d’hérédité monogénique. Par contre, la qualité du fruit, la résistance à des maladies telles que le flétrissement bactérien ou le TYLCV, la tolérance à la chaleur et d’autres caractéristiques agronomiques ont une hérédité polygénique. La sélection demande alors de vastes essais au champ et les progrès sont souvent plus lents. Les travaux de sélection à l’Univerité de Floride ont produit des cultivars tels que ‘Florade’ (résistances aux maladies, fruit fermes et adaptation aux étés chauds et humides de Floride), qui comptent parmi les ancêtres de plusieurs cultivars recommandés en climat tropical. D’autres contributions importantes ont été celles de Hawaii (résistance aux nématodes à galles, études génétiques sur le flétrissement bactérien et le TSWV), d’Israël (résistance au TYLCV, longue conservation), des Antilles françaises (résistance au flétrissement bactérien et tolérance aux températures nocturnes élevées), de Cuba (résistance à la chaleur associée à la tolérance au TYLCV), de France (INRA-Avignon : niveaux élevés de résistance au TYLCV), et d’Asie du Sud-Est (à l’AVRDC à Taiwan et en Thaïlande : résistance au flétrissement bactérien et à d’autres maladies, tolérance à la chaleur).

La tomate est une des plantes cultivées qui ont été le mieux étudiées, ce qui reflète sa grande importance économique. Beaucoup de caractères génétiques importants ont été mis en évidence, évalués et localisés sur leurs chromosomes respectifs. La tomate possède un génome très riche en marqueurs, très utiles en recherche génétique et en sélection, et elle est devenue un matériel très intéressant pour les études biotechnologiques. Beaucoup de progrès ont été faits dans les domaines de la sélection assistée par marqueurs et de la transformation génétique.

Perspectives

Les spécialistes de la tomate ont accompli un travail considérable dans le passé, comprenant des progrès pour le rendement, la résistance aux maladies, l’adaptation à la récolte mécanique, la qualité industrielle et nutritionnelle, ainsi que la tolérance aux contraintes du milieu. Cependant, le réservoir de variabilité génétique du genre Lycopersicon reste encore largement inexploité. Il est probable que les méthodes classiques de sélection restent l’axe principal des futurs programmes d’amélioration. Mais en même temps, les apports de la biologie moléculaire prennent rapidement de l’importance en sélection, pour la tomate elle aussi. L’intégration de ces méthodes dans les programmes en cours permettra aux sélectionneurs d’avoir accès aux gènes, de les transférer et de les combiner avec une rapidité, une précision et un impact sur les génomes jamais atteints par les méthodes traditionnelles. Pour les pays tropicaux, les perspectives pour améliorer la production de tomates sont, là aussi, très encourageantes.

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Sources de l'illustration

  • Opeña, R.T. & van der Vossen, H.A.M., 1993. Lycopersicon esculentum Miller. In: Siemonsma, J.S. & Kasem Piluek (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 8. Vegetables. Pudoc Scientific Publishers, Wageningen, Netherlands. pp. 199–205.

Auteur(s)

  • H.A.M. van der Vossen, Steenuil 18, 1606 CA Venhuizen, Netherlands
  • R. Nono-Womdim, Km 5,6 Bd du Centenaire, B.P. 999, Dakar, Senegal
  • C.-M. Messiaen, Bat. B 3, Résidence La Guirlande, 75, rue de Fontcarrade, 34070 Montpellier, France

Consulté le 7 juillet 2021.


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