Luffa acutangula (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


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Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg



Luffa acutangula (L.) Roxb.




Protologue: Hort. bengal. : 70 (1814).
Famille: Cucurbitaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 26

Synonymes

Cucumis acutangulus L. (1753).

Noms vernaculaires

Papengaye, liane torchon (Fr). Ridged gourd, angled loofah, ribbed gourd, Chinese okra, silk squash (En). Lufa riscada (Po). Mdodoki (Sw).

Origine et répartition géographique

On pense que Luffa acutangula est originaire de l’Inde, où il existe encore des types sauvages, mais il a désormais une répartition pantropicale dans toutes les régions à forte pluviométrie. Il est cultivé et s’est naturalisé localement en Afrique de l’Ouest, de la Sierra Leone au Nigeria. Il est cultivé des régions côtières à la savane semi-sèche, par ex. en Sierra Leone, en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Bénin et au Nigeria. En Afrique de l’Est, la papengaye est cultivée à petite échelle à proximité des grandes villes comme légume exotique pour les consommateurs d’origine asiatique, et elle est également localement cultivée et naturalisée à Madagascar, à la Réunion et à l’île Maurice. Dans le sud et l’est de l’Asie, c’est un légume largement cultivé.

Usages

Les fruits immatures des cultivars peu amers de Luffa acutangula sont utilisés comme légume. Ils sont cuisinés ou sautés et utilisés en soupes et en sauces. Les extrémités des tiges portant de jeunes feuilles et des boutons floraux sont parfois utilisées comme légume-feuilles. En Asie du Sud-Est, la papengaye est un légume apprécié à cause de sa saveur légèrement amère, sa texture un peu spongieuse et son goût juteux sucré. Les jeunes fruits de cultivars doux sont également consommés crus et les petits fruits sont parfois confits. Les graines fournissent une huile comestible qui est, néanmoins, parfois amère et toxique.

Dans certaines parties d’Afrique de l’Ouest, un extrait de feuilles de papengaye est appliqué sur les plaies provoquées par le ver de Guinée pour tuer ce parasite. Du jus de feuilles est également utilisé comme lavement des yeux pour soigner la conjonctivite. Les fruits et les graines sont utilisées dans des préparations à base d’herbes pour le traitement de maladies vénériennes, particulièrement la gonorrhée. A l’île Maurice, on ingère les graines pour expulser les vers intestinaux, et le jus de feuilles est appliqué sur les affections de la peau tels que l’eczéma. La plante et les graines ont des propriétés insecticides. Lorsque les fruits mûrs sont récoltés secs, on en fait des éponges qu’on utilise pour frotter le corps lors de la toilette ou à des fins domestiques, comme le nettoyage des ustensiles de cuisine et comme filtre pour les boissons locales telles que le vin de palme. On utilise ces fibres dans l’industrie pour en faire des chapeaux. On préfère cependant la courge-torchon (Luffa cylindrica (L.) M.Roem., synonyme : Luffa aegyptiaca Mill.) pour fabriquer des éponges, car sa fibre est plus facile à extraire. La tige coureuse est utilisée comme corde temporaire pour attacher le bois de feu et les récoltes à rapporter à la maison. La plante est parfois utilisée comme ornementale grimpante pour les enclos.

Production et commerce international

La papengaye est surtout une culture de jardins familiaux. La Thaïlande exporte des papengayes vers l’Europe occidentale comme légume pour les communautés asiatiques. Le Japon et le Brésil sont les principaux exportateurs d’éponges végétales, surtout vers les Etats-Unis, mais celles-ci proviennent principalement de la courge-torchon. En Afrique de l’Ouest, les fruits mûrs de papengaye ou de courge-torchon sont vendus comme éponges dans les marchés de rue et les supermarchés.

Propriétés

La composition des fruits de papengaye par 100 g de partie comestible (peau dure enlevée, proportion comestible 62%) est de : eau 94,2 g, énergie 70 kJ (17 kcal), protéines 0,8 g, lipides 0,1 g, glucides 3,3 g, fibres 1,7 g, Ca 12 mg, P 32 mg, Fe 0,3 mg, carotène 26 μg, thiamine 0,07 mg, riboflavine 0,02 mg, niacine 0,4 mg, folate 37 μg, acide ascorbique 3 mg. La composition des jeunes feuilles de Luffa par 100 g de partie comestible est de : eau 89 g, protéines 5,1 g, glucides 4 g, fibres 1,5 g, Ca 56 mg, Fe 11,5 mg, β-carotène 9,2 mg, acide ascorbique 95 mg (Holland, B., Unwin, I.D. & Buss, D.H., 1991). La teneur en huile des graines est de 26% ; la composition en acides gras est de : acide linoléique 34%, acide oléique 24%, acide palmitique 23% et acide stéarique 10%.

Deux inhibiteurs de trypsine et un peptide inactivateur de ribosomes (luffanguline) ont été isolés à partir des graines de papengaye. La luffaculine, une glycoprotéine également isolée à partir des graines, a des propriétés abortives, antitumorales, inactivatrices de ribosomes et immunomodulatrices.

Falsifications et succédanés

Les jeunes fruits de la courge-torchon (Luffa cylindrica) sont utilisés comme substitut pour la papengaye en tant que légume, bien qu’ils soient beaucoup moins appréciés.

Description

Plante herbacée, annuelle, monoïque, grimpante ou coureuse, à tige à 5 angles aigus ; vrilles jusqu’à 6-fides, poilues. Feuilles alternes, simples ; stipules absentes ; pétiole jusqu’à 15 cm de long ; limbe à contour largement ovale à réniforme, de 10–25 cm × 10–25 cm, légèrement 5–7-palmatilobé à lobes largement triangulaires à largement arrondis, cordé à la base, légèrement sinué-denté, vert clair, scabre, à nervures palmées. Inflorescence mâle : grappe à pédoncule de 15–35 cm de long. Fleurs unisexuées, régulières, 5-mères, de 5–9 cm de diamètre ; tube du réceptacle obconique en dessous, élargi au-dessus, d’environ 0,5 cm de long, lobes triangulaires, de 1–1,5 cm de long ; pétales libres, jaune pâle ; fleurs mâles avec 3 étamines libres insérées sur le tube du réceptacle, connectifs larges ; fleurs femelles solitaires, sur un pédicelle de 2–15 cm de long, à ovaire infère, densément pubescent, côtelé longitudinalement, stigmate 3-lobé. Fruit : capsule en forme de massue, sèche et fibreuse, de 15–50 cm × 5–10 cm, à 10 côtes aiguës, brunâtre, déhiscente grâce à un opercule apical, contenant de nombreuses graines. Graines à contour largement elliptique, comprimées, atteignant 1,5 cm de long, lisses, d’un noir terne.

Autres données botaniques

Luffa comprend 7 espèces, dont 4 sont originaires des tropiques de l’Ancien Monde et 3 espèces un peu plus éloignées sont indigènes en Amérique du Sud.

On distingue trois variétés de Luffa acutangula : var. acutangula, qui comprend les types cultivés à grands fruits ; var. amara (Roxb.) C.B.Clarke, qui est le type sauvage ou féral à fruits extrêmement amers et confiné à l’Inde ; et var. forskalii (Harms) Heiser & E.E.Schill., confinée au Yémen, où elle existe à l’état sauvage ou peut-être échappé des cultures. Les cultivars de Luffa acutangula cultivés comme légumes ont des fruits plus grands et sont moins amers que les types sauvages. En Afrique de l’Ouest, on utilise des cultivars locaux comme légume, alors qu’en Afrique de l’Est, les producteurs commerciaux utilisent des cultivars améliorés importés des pays asiatiques pour la clientèle asiatique.

Croissance et développement

La plante commence à croître spontanément au début de la saison des pluies. La floraison et la fructification ont lieu pendant toute la saison des pluies, mais les fruits ne mûrissent et la dissémination des graines ne commence que lorsque les plantes entières se dessèchent en pleine saison sèche. En culture, les plantules lèvent 4–7 jours après le semis après qu’on ait trempé les graines dans l’eau froide pendant une nuit pour ramollir le tégument dur. La papengaye est indifférente à la longueur du jour. La floraison commence 6–10 semaines après le semis. Au début, la plante produit des fleurs mâles, et plus tard aussi des fleurs femelles dans un ratio mâle/femelle d’environ 40:1. Ce ratio peut être modifié par un traitement chimique. Les fleurs s’ouvrent dans la soirée et on a découvert que les stigmates restent réceptifs de quelques heures avant l’anthèse à 36–60 heures après celle-ci. L’espèce est allogame et pollinisée par de nombreux insectes, dont les abeilles et les papillons de jour et de nuit.

Ecologie

La papengaye peut être commune comme plante spontanée sur les terres abandonnées, les jachères et les tas d’ordures. Contrairement à beaucoup d’autres cucurbitacées, elle pousse bien dans les basses terres tropicales. Elle préfère des climats saisonniers, car le semis en saison sèche est plus efficace que le semis en saison des pluies. En Afrique, elle vient bien dans la zone de forêt sèche ou de savane humide, vers 8–10°N. En dehors de ces latitudes, des pluies trop intenses ou une sécheresse excessive affectent souvent le développement des fruits. Dans les zones humides, la croissance est dirigée vers la production de biomasse foliaire, alors qu’en conditions sèches, l’énergie est dirigée vers une floraison abondante. Des pluies trop importantes pendant la floraison et la fructification provoquent la pourriture des fruits. La plante ne tolère pas le gel. La papengaye préfère un sol bien drainé avec une forte teneur en matière organique et un pH de 6,5–7,5.

Multiplication et plantation

La papengaye est habituellement cultivée sur des tuteurs ou des treillages atteignant 3 m de haut. Pendant la saison sèche, on peut également la laisser courir au sol mais cette pratique diminue le rendement et la qualité. Les graines sont semées sur des buttes ou des billons, à raison de 2–3 graines par butte, avec un espacement de 50–60 cm sur la ligne et 200 cm entre les lignes dans un système à treillage. Sans tuteur, on peut pratiquer un espacement de 300 cm entre les lignes, ou environ un trou par m dans les deux directions. On peut également élever des plants en pots et les repiquer. Le poids de 1000 graines est d’environ 90 g. Pour un semis direct, il faut 2–3 kg de graines par ha, et seulement 1–1,5 kg pour le repiquage. Aux Philippines, on pratique une distance de plantation de 2 m × 2 m pour un hybride F1 supérieur, de sorte qu’il faut seulement 500 g/ha de graines.

Gestion

En culture commerciale, la plante demande beaucoup de soins. La plantation sur des planches surélevées assure un bon drainage pendant la saison des pluies. Un arrosage à intervalles réguliers est nécessaire lorsqu’il fait sec, particulièrement avant la période de floraison. On applique un engrais NPK pour favoriser la croissance, la floraison et la formation de fruits. Une fumure de fond de NPK (par ex. 14–14–14) à la dose de 25 g/butte peut être apportée, suivie de fumures d’appoint de 20 g/butte d’urée ou de NPK toutes les deux semaines. Les tiges latérales sont taillées si elles poussent trop abondamment. Un minimum de taille des extrémités et des feuilles peut favoriser le développement des fleurs et des fruits, donnant un rendement plus élevé. Pour une production optimale, on peut limiter le nombre de fruits par tige à 20–25. Les plantes qui apparaissent spontanément sur les terres agricoles abandonnées ou les tas d’ordures ne reçoivent pratiquement pas de soins.

Maladies et ravageurs

La papengaye n’est pas très sensible aux maladies et aux ravageurs. On signale de l’oïdium (Erysiphe cichoracearum) et du mildiou (Pseudoperonospora cubensis). Les fruits pourrissent facilement au contact du sol humide. En Asie du Sud-Est, les larves de la mouche des fruits (Dacus spp.) peuvent endommager les jeunes fruits ; une forte infestation de thrips peut provoquer le rabougrissement de la plante, et on signale également des ravageurs tels que des chenilles, des mineuses des feuilles et des pucerons.

Récolte

On récolte les jeunes fruits immatures de 300–400 g 12–15 jours après la nouaison. Les fruits peuvent être récoltés à la main ou au couteau tous les 3 jours pendant toute la saison de fructification. Une plante peut produire 15–20 fruits ; le rendement diminue au bout de 8–13 semaines de récolte. Pour la production d’éponges, on laisse les fruits pendant deux mois sur la plante jusqu’à ce que les fruits virent au brun. Pour la production de semences, on secoue les fruits totalement secs pour faire tomber les graines.

Rendement

Les cultivars traditionnels produisent 10–15 t/ha. On signale un rendement moyen de 27 t/ha de jeunes fruits pour des cultivars hybrides aux Philippines quand la culture est bien conduite.

Traitement après récolte

Les fruits immatures de papengaye s’abîment facilement. Pour le transport sur de longues distances, les fruits doivent être bien emballés. Ils peuvent être conservés pendant 2–3 semaines à 12–16°C. Pour obtenir des éponges à partir de fruits mûrs, il faut immerger ceux-ci dans de l’eau courante jusqu’à ce que la peau se désintègre et disparaisse. La pulpe et les graines sont éliminées par lavage, et les éponges sont blanchies à l’eau oxygénée puis séchées au soleil.

Ressources génétiques

Des collections de ressources génétiques de Luffa acutangula sont conservées dans des banques de gènes d’Inde et de Taïwan, à l’Institute for Plant Breeding aux Philippines, et au National Centre for Genetic Resources and Biotechnology (NACGRAB) à Ibadan (Nigeria).

Sélection

Il existe de nombreux cultivars locaux dans les pays asiatiques et des cultivars améliorés sont disponibles chez plusieurs firmes semencières. Les variétés-populations sont très variables. Des cultivars hybrides F1 sont utilisés dans plusieurs pays asiatiques. La East-West Seed Company en Thaïlande a mis au point des hybrides F1 pour les basses terres tropicales avec une bonne qualité marchande, par ex. des fruits vert clair ou vert foncé, courts (35 cm) à longs (50 cm). Malika F1 est un hybride avec une bonne tolérance aux maladies et particulièrement adapté à la saison des pluies.

Perspectives

La papengaye est un légume très productif et facile à cultiver. La recherche en matière de sélection et de techniques de production, associée au développement du marché, pourrait en faire un légume commercial important pour l’Afrique, comme il l’est déjà dans les pays asiatiques. On pourrait mener des recherches sur l’utilisation des fibres des fruits mûrs, et sur l’usage de la plante en agroforesterie pour réhabiliter les sols, grâce à sa forte production de biomasse foliaire.

Références principales

  • Burkill, H.M., 1985. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 1, Families A–D. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 960 pp.
  • Grondin, I., Smadja, J. & Armougom, R., 2002. Les triacylglycerols des huiles de graines de quatre Cucurbitacees tropicales des genres Lagenaria et Luffa. OCL-Oleagineux, Corps Gras, Lipides 9(2–3): 169–173.
  • Heiser, C.B. & Schilling, E.E., 1990. The genus Luffa: A problem in phytogeography. In: Bates, D.M., Robinson, R.W. & Jeffrey, C. (Editors). Biology and utilization of the Cucurbitaceae. Comstock, Cornell University Press, Ithaca, United States. pp. 120–133.
  • Holland, B., Unwin, I.D. & Buss, D.H., 1991. Vegetables, herbs and spices. The fifth supplement to McCance & Widdowson’s The Composition of Foods. 4th Edition. Royal Society of Chemistry, Cambridge, United Kingdom. 163 pp.
  • Huyskens, S., Mendlinger, S., Benzioni, A. & Ventura, M., 1993. Optimization of agrotechniques in the cultivation of Luffa acutangula. Journal of Horticultural Science 68(6): 989–994.
  • Jansen, G.J., Gildemacher, B.H. & Phuphathanaphong, L., 1993. Luffa P. Miller. In: Siemonsma, J.S. & Kasem Piluek (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 8. Vegetables. Pudoc Scientific Publishers, Wageningen, Netherlands. pp. 194–197.
  • Martin, F.W., 1979. Vegetables for the hot humid tropics. Part 4. Sponge and bottle gourds, Luffa and Lagenaria. Science and Education Administration, United States Department of Agriculture, New Orleans, United States. 19 pp.
  • Purseglove, J.W., 1968. Tropical Crops. Dicotyledons. Longman, London, United Kingdom. 719 pp.
  • Robinson, R.W. & Decker-Walters, D.S., 1997. Cucurbits. CAB International, Wallingford, United Kingdom. 226 pp.
  • Watt, J.M. & Breyer-Brandwijk, M.G., 1962. The medicinal and poisonous plants of southern and eastern Africa. 2nd Edition. E. and S. Livingstone, London, United Kingdom. 1457 pp.

Autres références

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  • Adegoke, E.A., Akinsaya, A. & Naqvi, H.Z., 1968. Studies of Nigeria medicinal plants: a preliminary survey of plant alkaloids. Journal of the West African Science Association 13: 13–33.
  • Chakravarty, H.L., 1968. Cucurbitaceae of Ghana. Bulletin de l’Institut Fondamental d’Afrique Noire, sér. A, 30: 400–468.
  • Fernando, L.N. & Grün, I.U., 2001. Headspace-SPME analysis of volatiles of the ridge gourd (Luffa acutangula) and bitter gourd (Momordica charantia) flowers. Flavour and Fragrance Journal 16(4): 289–293.
  • Huyskens, S., 1991. Morphological, physiological and biochemical aspects in the cultivation of two pantropical cucurbits: Luffa acutangula (L.) Roxb. and Momordica charantia L. Doctoral thesis, Rheinischen Friedrich-Wilhelms Universität zu Bonn, Bonn, Germany. 203 pp.
  • Irvine, F.R., 1952. Food Plants of West Africa. Lejeunia 16: 27–51.
  • Soladoye, M.O., 1985. A checklist of Nigeria cucurbits (family Cucurbitaceae). Research paper, Forest Series No 56. Forestry Research Institute of Nigeria, Ibadan, Nigeria. 13 pp.

Sources de l'illustration

  • Jansen, G.J., Gildemacher, B.H. & Phuphathanaphong, L., 1993. Luffa P. Miller. In: Siemonsma, J.S. & Kasem Piluek (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 8. Vegetables. Pudoc Scientific Publishers, Wageningen, Netherlands. pp. 194–197.

Auteur(s)

  • M.O. Soladoye

P.O. Box 2029, Dugbe, Ibadan, Oyo State, Nigeria

  • A.A. Adebisi

Centre for Environment, Renewable Natural Resources Management, Research and Development (CENRAD), P.M.B. 5052, Jericho Hills, Ibadan, Nigeria

Consulté le 19 novembre 2020.


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