Les témoins (cookies) nous aident à fournir nos services. En utilisant nos services, vous acceptez notre utilisation des témoins.

Ludwigia abyssinica (PROTA)

Prota logo vert.gif
Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fourrage Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg



Ludwigia abyssinica A.Rich.




Protologue: Tent. fl. abyss. 1 : 274 (1848).
Famille: Onagraceae
Nombre de chromosomes: n = 24

Synonymes

Jussiaea abyssinica (A.Rich.) Dandy & Brenan (1950).

Noms vernaculaires

Origine et répartition géographique

Ludwigia abyssinica est répandu en Afrique, depuis la Guinée jusqu’à l’Ethiopie, et vers le sud jusqu’en Namibie, au Botswana et en Afrique du Sud (Natal), ainsi qu’à Madagascar.

Usages

En R.D. du Congo et au Malawi, on récolte les feuilles dans la nature et on les consomme comme légume cuit. Au Soudan et en R.D. du Congo, la plante sert à produire un sel végétal. Les feuilles servent à panser les blessures en R.D. du Congo et elles sont ingérées pour traiter les douleurs abdominales. En Afrique de l’Est, une décoction de racines est utilisée pour traiter les maladies du foie et les infestations de vers intestinaux chez les enfants. Le jus de feuilles se prend oralement pour empêcher l’avortement. Les feuilles et les tiges cuites fournissent un liquide noir utilisé pour teindre la paille et les fibres.

Botanique

Plante herbacée robuste, légèrement succulente, érigée ou diffuse, atteignant 3 m de haut, parfois ligneuse à la base, fortement ramifiée, presque glabre. Feuilles alternes, simples ; stipules absentes ; pétiole atteignant 2 cm de long ; limbe lancéolé ou largement elliptique, de 1,5–19 cm × 0,5–4(–6) cm, cunéiforme à la base, aigu à l’apex, vert pâle au-dessus, rougeâtre au -dessous, nervures latérales 12–22 de chaque côté de la nervure médiane. Inflorescence : courte grappe axillaire, à 2–17 fleurs, sous-tendue par des feuilles réduites. Fleurs bisexuées, régulières, 4-mères ; sépales triangulaires, de 1,5–3 mm × 0,5–1 mm ; pétales presque circulaires, de 1–3,5 mm × 1–2,5 mm, jaune pâle ; étamines 4, d’environ 1 mm de long ; disque proéminent, à 4 nectaires ; ovaire infère, longuement cylindrique, 4-loculaire, style court, stigmate capité. Fruit : capsule cylindrique, allongée, de 1–2 cm × 1–2 mm, surmontée par les sépales persistants, irrégulièrement déhiscente, contenant de nombreuses graines. Graines ellipsoïdes, de 0,5–1 mm de long, brunes, chacune noyée dans un morceau d’endocarpe en forme de fer à cheval qui se détache facilement.

Le genre Ludwigia comprend environ 75 espèces, dont la plupart se trouvent en Amérique tropicale et une douzaine en Afrique.

Description

Autres données botaniques

Croissance et développement

Ecologie

Ludwigia abyssinica croît dans les endroits marécageux au bord des lacs et des rivières, jusqu’à 2300 m d’altitude

Multiplication et plantation

Ressources génétiques

Ludwigia abyssinica est assez commun dans sa vaste aire de répartition et n’est pas menacé d’érosion génétique.

Perspectives

Ludwigia abyssinica restera un légume secondaire. Il serait souhaitable de mener des recherches sur sa composition nutritionnelle et chimique.

Références principales

  • Burkill, H.M., 1997. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 4, Families M–R. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 969 pp.
  • Kokwaro, J.O., 1993. Medicinal plants of East Africa. 2nd Edition. Kenya Literature Bureau, Nairobi, Kenya. 401 pp.
  • Raven, P.H., 1978. Onagraceae. In: Launert, E. (Editor). Flora Zambesiaca. Volume 4. Flora Zambesiaca Managing Committee, London, United Kingdom. pp. 329–346.
  • Taton, A., 1967. Onagraceae. In: Flore du Congo, du Ruanda et du Burundi. Spermatophytes. Jardin botanique national de Belgique, Brussels, Belgium. 25 pp.
  • Williamson, J., 1955. Useful plants of Nyasaland. The Government Printer, Zomba, Nyasaland. 168 pp.

Autres références

  • Bizzarri, M.P., 2000. Onagraceae. In: Edwards, S., Mesfin Tadesse, Demissew Sebsebe & Hedberg, I. (Editors). Flora of Ethiopia and Eritrea. Volume 2, part 1. Magnoliaceae to Flacourtiaceae. The National Herbarium, Addis Ababa University, Addis Ababa, Ethiopia and Department of Systematic Botany, Uppsala University, Uppsala, Sweden. pp. 411–419.
  • Haerdi, F., 1964. Die Eingeborenen-Heilpflanzen des Ulanga-Distriktes Tanganjikas (Ostafrika). In: Haerdi, F., Kerharo, J. & Adam, J.G. (Editors). Afrikanische Heilpflanzen / Plantes médicinales africaines. Acta Tropica Supplementum 8: 1–278.
  • Raynal, A., 1966. Onagraceae. Flore du Cameroun. Volume 5. Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France. pp. 87–128.

Auteur(s)

  • W.J. van der Burg

PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Consulté le 3 avril 2025.


  • Voir cette page sur la base de données Prota4U.
Lire dans une autre langue