Les témoins (cookies) nous aident à fournir nos services. En utilisant nos services, vous acceptez notre utilisation des témoins.

Lasimorpha senegalensis (PROTA)

Prota logo vert.gif
Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Légume Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg



Lasimorpha senegalensis Schott




Protologue: Bonplandia 5(8) : 127 (1857).
Famille: Araceae
Nombre de chromosomes: 2n = 26

Synonymes

Lasimorpha afzelii Schott (1858), Cyrtosperma senegalense (Schott) Engl. (1879).

Noms vernaculaires

Grand arum du Sénégal, taro des marais, maïs des esprits (Fr). Swamp arum (En).

Origine et répartition géographique

Lasimorpha senegalensis est présent du Sénégal au Tchad, en Centrafrique, en R.D. du Congo et en Angola. Il n’est pas connu en Afrique de l’Est.

Usages

Les jeunes feuilles de Lasimorpha senegalensis sont consommées comme légume au Gabon ; elles sont récoltées dans la nature. En Sierra Leone, la jeune feuille est consommée comme aliment de famine, ainsi que comme ingrédient pour la sauce de palabre.

Au Congo, les feuilles sont administrées aux femmes pendant l’accouchement afin d’accélérer celui-ci. En Côte d’Ivoire, le jus des feuilles est ingéré contre le hoquet. Au Gabon, les rhizomes sont utilisés pour soigner les ulcères. Une décoction est utilisée comme analgésique et comme sédatif. Au Congo, on le prend comme remède contre la toux (une cuillère à café) et en plus grandes quantités pour traiter la nervosité et l’excitation. Dans le sud du Nigeria, les fruits sont un des ingrédients des remèdes contre la blennorragie et la dysenterie. En Sierra Leone et au Gabon, on extrait du sel des cendres de plantes brûlées. Dans certaines parties du Gabon, les feuilles sont utilisées pour envelopper des quenelles de farine de manioc.

Botanique

Grande plante herbacée à rhizome court et épais, très drageonnante. Feuilles en touffe, simples ; pétiole érigé, épineux, de 0,5–1(–2) m de long ; limbe sagitté, de 20–50(–100) cm × 15–30(–40) cm, lobes de la base acuminés. Inflorescence : spadice cylindrique, violacé, atteignant 12 cm de long, enveloppé par une spathe atteignant 45 cm de long, spathe verdâtre à l’extérieur, blanchâtre à stries violettes à l’intérieur ; pédoncule de 1–1,5(–2,5) m de long, épineux, solitaire, sortant au milieu des feuilles. Fleurs bisexuées, sessiles et serrées sur le spadice, 4(–5)-mères ; tépales libres ; étamines libres ou connées ; ovaire supère, 1-loculaire. Fruit : baie globuleuse irrégulière d’environ 1,5 cm de long, rouge, contenant 1–4 graines. Graines fortement courbées, brunes, verruqueuses.

Lasimorpha comprend une seule espèce, et c’est le seul représentant africain de la sous-famille des Lasioideae qui est constituée de 10 genres. Il semble très proche du genre asiatique Cyrtosperma.

Description

Autres données botaniques

Ecologie

Lasimorpha senegalensis est présent dans les forêts marécageuses, le long des cours d’eau, dans les fossés et les étangs, où il est souvent très abondant.

Ressources génétiques

Lasimorpha senegalensis est assez commun dans les zones marécageuses, où il forme de grandes populations du fait qu’il forme de nombreux drageons. Aucune collection de ressources génétiques n’est connue. L’espèce n’est pas en danger d’érosion génétique.

Perspectives

Lasimorpha senegalensis ne semble pas avoir un potentiel important comme légume. Ses possibilités d’utilisation comme plante d’intérieur en pot dans les climats tempérés ou comme plante ornementale des pièces d’eau dans les jardins des pays chauds semblent prometteuses.

Références principales

  • Burkill, H.M., 1985. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 1, Families A–D. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 960 pp.
  • Raponda-Walker, A., 1953. Usages pharmaceutiques des plantes spontanées du Gabon, 2. Bulletin Institut d'Études Centrafricaines, Nouvelle série 5: 19–40.
  • Raponda-Walker, A. & Sillans, R., 1961. Les plantes utiles du Gabon. Paul Lechevalier, Paris, France. 614 pp.

Autres références

  • Bouquet, A., 1969. Féticheurs et médecines traditionnelles du Congo (Brazzaville). Mémoires ORSTOM No 36. Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-Mer. Paris, France. 282 pp.
  • Bouquet, A. & Debray, M., 1974. Plantes médicinales de la Côte d’Ivoire. Travaux et Documents No 32. ORSTOM, Paris, France. 231 pp.
  • Dalziel, J.M., 1937. The useful plants of West Tropical Africa. Crown Agents for Overseas Governments and Administrations, London, United Kingdom. 612 pp.
  • Mayo, S.J., Bogner, J. & Boyce, P.C., 1997. The genera of Araceae. Royal Botanic Gardens, Kew, United Kingdom. 370 pp.
  • Vanden Berghen, C., 1988. Flore illustrée du Sénégal. Monocotylédones et Ptéridophytes. Volume 9. Monocotylédones: Agavacées à Orchidacées. Gouvernement du Sénégal, Ministère du Développement Rural et de l’Hydraulique, Direction des Eaux et Forêts, Dakar, Senegal. 522 pp.

Auteur(s)

  • W.J. van der Burg

PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Consulté le 3 avril 2025.


  • Voir cette page sur la base de données Prota4U.
Lire dans une autre langue