Laportea ovalifolia (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


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Fibre Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Laportea ovalifolia (Schumach. & Thonn.) Chew




Protologue: Gard. Bull. Sing. 21 : 201 (1965).
Famille: Urticaceae

Synonymes

Fleurya podocarpa Wedd. (1869), Fleurya ovalifolia (Schumach.) Dandy (1952).

Noms vernaculaires

Mpupu (Sw).

Origine et répartition géographique

Laportea ovalifolia est répandu en Afrique tropicale depuis le Sierra Leone jusqu’au sud du Soudan et vers le sud jusqu’à l’Angola et la Tanzanie. Plus au sud, il est de toute évidence rare, avec un seul spécimen trouvé au Zimbabwe.

Usages

Les feuilles de Laportea ovalifolia sont consommées cuites comme légume au Cameroun, en R.D. du Congo, au Kenya et en Tanzanie. En Tanzanie, les jeunes feuilles hachées et bouillies sont souvent mélangées avec des haricots ou des pois et servies en accompagnement d’un aliment de base. Bien qu’elles aient une saveur douce, elles sont consommées en petites quantités.

Au Nigeria, les feuilles sont utilisées comme hémostatique sur les coupures et les blessures et comme anti-irritant, alors que le fruit est utilisé comme antidote aux poisons. Au Gabon, les feuilles cuites sont ingérées comme remède pour les maux d’estomac, et on les donne aux femmes enceintes une fois cuites avec de l’arachide. Au Cameroun, les feuilles fraîches sont utilisées pour soulager les maux de tête. En R.D. du Congo, les feuilles sont utilisées comme diurétique, pour soigner la blennorragie et les problèmes de poitrine ainsi que comme poison de pêche. En Tanzanie, on prend une infusion préparée à partir des feuilles broyées et trempées dans l’eau pour favoriser l’expulsion du placenta après l’accouchement, et on absorbe une décoction faite en faisant bouillir des racines dans l’eau pour prévenir les saignements menstruels excessifs. Au Gabon, Laportea ovalifolia est utilisé lors de rites d’initiation.

Propriétés

Le goût des jeunes feuilles serait doux. Aucune donnée n’a été publiée sur sa valeur nutritive ou sa composition chimique, mais celles-ci sont probablement proches de celles de Laportea aestuans (L.) Gaudich., qui est également consommé comme légume, mais est mieux connu comme plante à fibres et pour ses usages en médecine traditionnelle. Les feuilles fraîches de cette dernière espèce contiennent par 100 g de partie comestible : eau 80 g, énergie 222 kJ (53 kcal), protéines 5,8 g, lipides 4,0 g, glucides 10,0 g, fibres 3,0 g, Ca 440 mg, P 114 mg, Fe 1,5 mg (Leung, W.-T.W., Busson, F. & Jardin, C., 1968).

Botanique

Plante herbacée pérenne, monoïque, stolonifère, à poils urticants disséminés ; tige principale souvent prostrée à rameaux érigés atteignant 2 m de haut. Feuilles alternes, simples ; stipules soudées presque jusqu’à l’apex, atteignant 1 cm de long ; pétiole de 5–10 cm de long ; limbe ovale, de 8–10 cm × 4–6 cm, base subcordée à arrondie, apex aigu à acuminé, bord crénelé à denté en scie. Inflorescence unisexuée ; inflorescence mâle paniculée, naissant depuis les stolons, rarement axillaire sur les tiges érigées, atteignant 50 cm de long ; inflorescence femelle courtement racémiforme ou paniculée, le plus souvent axillaire sur les tiges érigées. Fleurs unisexuées, pédicellées, périanthe atteignant 2 mm de long ; fleurs mâles avec 5 tépales et étamines ; fleurs femelles avec 4 tépales et ovaire supère 1-loculaire, stigmate à 3 branches. Fruit : akène ovoïde atteignant 3 mm de long.

Laportea comprend 22 espèces, dont la plupart se trouve en Afrique et à Madagascar. Plusieurs espèces sont utilisées comme légume, pour leurs fibres et en médecine traditionnelle.

Description

Autres données botaniques

Ecologie

On rencontre Laportea ovalifolia en forêt, également dans les forêts marécageuses et le long des cours d’eau, à 900–2000 m d’altitude. Il peut être très courant dans des milieux perturbés tels que les parcelles de forêt défrichées, les jachères et à proximité des habitations.

Gestion

Laportea ovalifolia est une adventice nuisible dans les cultures pérennes telles que le cacaoyer, le palmier à huile et le bananier.

Ressources génétiques

Laportea ovalifolia a une large répartition et est souvent très commun dans les milieux perturbés. De ce fait, il n’est pas menacé d’érosion génétique.

Perspectives

Laportea ovalifolia continuera à être utilisé localement comme légume. L’intérêt de la recherche pharmacologique se porte clairement sur quelques autres espèces de Laportea, et si les résultats sont prometteurs, cet intérêt pourrait s’étendre à Laportea ovalifolia.

Références principales

  • Burkill, H.M., 2000. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 5, Families S–Z, Addenda. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 686 pp.
  • Friis, I., 1989. Urticaceae. In: Hedberg, I. & Edwards, S. (Editors). Flora of Ethiopia. Volume 3. Pittosporaceae to Araliaceae. The National Herbarium, Addis Ababa University, Addis Ababa, Ethiopia and Department of Systematic Botany, Uppsala University, Uppsala, Sweden. pp. 302–325.
  • Ruffo, C.K., Birnie, A. & Tengnäs, B., 2002. Edible wild plants of Tanzania. Technical Handbook No 27. Regional Land Management Unit/ SIDA, Nairobi, Kenya. 766 pp.

Autres références

  • Chew, W.L., 1967. A monograph of Laportea (Urticaceae). Gardens’ Bulletin Singapore 25: 111–178.
  • Leung, W.-T.W., Busson, F. & Jardin, C., 1968. Food composition table for use in Africa. FAO, Rome, Italy. 306 pp.
  • van Valkenburg, J.L.C.H., 2001. Laportea Gaudich. In: van Valkenburg, J.L.C.H. & Bunyapraphatsara, N. (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 12(2): Medicinal and poisonous plants 2. Backhuys Publishers, Leiden, Netherlands. pp. 324–327.

Auteur(s)

  • C.H. Bosch

PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Consulté le 23 décembre 2024.


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