Lagenaria sphaerica (PROTA)
Introduction |
Importance générale | |
Répartition en Afrique | |
Répartition mondiale | |
Fruit | |
Légume | |
Médicinal | |
Ornemental | |
Fourrage | |
Sécurité alimentaire | |
Lagenaria sphaerica (Sond.) Naudin
- Protologue: Ann. Sc. nat. Bot., sér. 5, 5 : 99 (1866).
- Famille: Cucurbitaceae
- Nombre de chromosomes: 2n = 22
Synonymes
Lagenaria mascarena Naudin (1862), Sphaerosicyos sphaericus (Sond.) Cogn. (1881).
Noms vernaculaires
Wild bottle gourd (En).
Origine et répartition géographique
On rencontre Lagenaria sphaerica depuis la Somalie en passant par l’Afrique de l’Est et la partie est de la R.D. du Congo jusqu’en Afrique du Sud ; on le trouve également aux Comores et à Madagascar.
Usages
On récolte les feuilles dans la nature et on les utilise comme légume au Malawi et au Zimbabwe ; elles ne sont pas amères. Les jeunes fruits sont également consommés comme légume au Zimbabwe. Les fruits mûrs sont toxiques, amers et libèrent des composés volatiles fortement odorants. Les fruits sont utilisés comme substitut au savon.
On utilise un extrait de racines bouillies comme médicament interne contre la gonorrhée et pour traiter les blessures en R.D. du Congo, alors qu’on utilise une infusion de fruits et de feuilles comme liniment pour traiter les infections du cordon ombilical. Les graines sont utilisées comme vermifuge en médecine vétérinaire. On utilise une infusion de racines ou de feuilles chez les Zoulous pour soigner les maux d’estomac. Les feuilles et les fruits sont utilisés comme médicament contre la varicelle dans l’ouest du Kenya. Les fruits mûrs sont commercialisés en Afrique du Sud pour des usages médicinaux non précisés. Les Kambas au Kenya utilisent les fruits comme poison contre les cafards et les rats. Un cas d’empoisonnement humain a été signalé en Afrique du Sud. Les fruits sont utilisés comme ballons de football par les enfants. On cultive Lagenaria sphaerica comme plante ornementale de jardin.
Propriétés
On a isolé les cucurbitacines B et D à partir des fruits et des racines, avec des traces d’autres cucurbitacines chez les fruits. Les fruits contiennent des saponines. Les graines sont riches en huile.
Botanique
Plante herbacée dioïque, vivace, prostrée ou grimpante ; tige annuelle, de 10 m de long ou plus, avec des vrilles proximalement bifides. Feuilles alternes, simples ; pétiole de 1–12 cm de long ; limbe largement ovale, faiblement à profondément 5-palmatilobé, de 5–19 cm × 4–22 cm, cordé à la base. Fleurs unisexuées, régulières, 5-mères, grandes, odorantes, hypanthium obconique en dessous, élargi au-dessus, sépales de 3–6 mm × 1,8–2,5 mm, pétales obovales, de 2,5–5,5 cm × 2–4,5 cm, blancs à veines vertes ; fleurs mâles en grappe à pédoncule atteignant 20 cm de long, rarement solitaires, pédicelle atteignant 5 cm de long, étamines 3, libres ; fleurs femelles solitaires, à pédoncule atteignant 8,5 cm de long, ovaire infère, ellipsoïde, densément tomenteux. Fruit : baie subglobuleuse de 7–11 cm × 6–10 cm, lisse, vert foncé à taches et zones plus pâles ; pédoncule du fruit de 2,5–10 cm de long, élargi à l’apex. Graines oblongues, comprimées, de 8,5–11,5 mm × 5–6 mm × 2–2,5 mm, faces munies de 2 crêtes submarginales.
Les fleurs de Lagenaria sphaerica s’ouvrent vers 7 h du matin et se ferment l’après-midi. Les abeilles et les papillons sont les principaux pollinisateurs.
Description
Autres données botaniques
Croissance et développement
Ecologie
On rencontre souvent Lagenaria sphaerica dans les ripisylves et les fourrés. On le trouve également dans des milieux perturbés, par ex. dans des champs abandonnés et le long des routes. Il est présent du niveau de la mer jusqu’à 1700 m d’altitude, et même 2700 m en Afrique centrale.
Multiplication et plantation
Ressources génétiques
On trouve en culture des hybrides entre Lagenaria sphaerica et Lagenaria siceraria (Molina) Standl. (la gourde) dans l’est de l’Afrique. L’hybride est toutefois stérile : les fleurs femelles avortent et les fleurs mâles ont un pollen faiblement viable. Il faut encore étudier les possibilités de transfert de caractères intéressants à Lagenaria siceraria. La résistance à l’oïdium (Sphaerotheca fuliginea) a été mise en évidence chez quelques plantes sauvages de Lagenaria sphaerica.
Sélection
Perspectives
Contrairement à de nombreuses autres espèces de Cucurbitacées, Lagenaria sphaerica n’a guère d’intérêt que pour les pays tropicaux. Le principal intérêt réside dans son potentiel comme source de gènes de résistance pour l’amélioration de la gourde.
Références principales
- Jeffrey, C., 1978. Cucurbitaceae. In: Launert, E. (Editor). Flora Zambesiaca. Volume 4. Flora Zambesiaca Managing Committee, London, United Kingdom. pp. 414–499.
- Keraudren-Aymonin, M., 1975. Cucurbitaceae. In: Bamps, P. (Editor). Flore d’Afrique centrale. Spermatophytes. Jardin botanique national de Belgique, Brussels, Belgium. 152 pp.
- Meeuse, A.D.J., 1962. The Cucurbitaceae of southern Africa. Bothalia 8(1): 1–112.
- Schippers, R.R., 2000. African indigenous vegetables. An overview of the cultivated species. Natural Resources Institute/ACP-EU Technical Centre for Agricultural and Rural Cooperation, Chatham, United Kingdom. 214 pp.
- Williamson, J., 1955. Useful plants of Nyasaland. The Government Printer, Zomba, Nyasaland. 168 pp.
Autres références
- Jeffrey, C., 1980. A review of the Cucurbitaceae. Botanical Journal of the Linnean Society 81: 233–247.
- Watt, J.M. & Breyer-Brandwijk, M.G., 1962. The medicinal and poisonous plants of southern and eastern Africa. 2nd Edition. E. and S. Livingstone, London, United Kingdom. 1457 pp.
Auteur(s)
- C.H. Bosch
PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
Consulté le 22 décembre 2024.
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