Ipomoea eriocarpa (PROTA)
Introduction |
Importance générale | |
Répartition en Afrique | |
Répartition mondiale | |
Fruit | |
Légume | |
Médicinal | |
Fourrage | |
Auxiliaire | |
Sécurité alimentaire | |
Ipomoea eriocarpa R.Br.
- Protologue: Prodr. : 484 (1810).
- Famille: Convolvulaceae
- Nombre de chromosomes: 2n = 30
Synonymes
Ipomoea hispida (Vahl) Roem. & Schult. (1819) non Zuccagni, Ipomoea sessiliflora Roth ex Roem. & Schult. (1819).
Noms vernaculaires
Lagaço cozinho, legação cabecinho (Po).
Origine et répartition géographique
Ipomoea eriocarpa est répandu en Afrique tropicale y compris Madagascar, et son aire s’étend à l’Afrique du Sud et à l’Egypte ; il est présent également en Asie tropicale et dans le nord de l’Australie. Il est parfois cultivé au nord du Nigeria ; en Inde, il est cultivé à une plus grande échelle comme plante fourragère.
Usages
Les feuilles d’Ipomoea eriocarpa sont consommées en Afrique et en Inde comme légume cuit, en soupes ou mélangées avec d’autres aliments. En Ouganda, une décoction de racine est utilisée pour accélérer la fermentation lors de la préparation d’une boisson locale appelée “kwete” ; on peut trouver les racines sur les marchés locaux. En Inde, les graines sont consommées. La plante est un bon fourrage et en Inde elle est cultivée dans ce but. Elle est également efficace pour fixer le sol et comme plante de couverture, qui étouffe les adventices. En Ouganda, une décoction de racine est absorbée par les femmes pour soulager les douleurs menstruelles. En Inde, un extrait à l’huile de la plante est utilisé en externe contre les maux de tête, le rhumatisme, la lèpre, l’épilepsie, les ulcères et la fièvre. En médecine vétérinaire, l’extrait à l’huile est utilisé pour soigner les blessures du bétail.
Production et commerce international
Propriétés
Au stade de la floraison, le fourrage d’Ipomoea eriocarpa en Inde contient par 100 g : eau 16 g, protéines 16 g, glucides 35 g et fibres 21g. Le fourrage serait aussi bon que celui de la crotalaire (Crotalaria juncea L.). Les graines contiennent par 100 g : protéines 22 g, lipides 10 g, glucides 44 g, mais une résine irritante purgative est également présente.
Botanique
Plante herbacée annuelle à tiges volubiles ou prostrées, pubescente ou hispide à poils longs et courts. Feuilles alternes, simples ; stipules absentes ; pétiole de 1–6 cm de long ; limbe ovale-cordé à linéaire-oblong, de 2–10 cm × 1–7 cm, base habituellement légèrement hastée à lobes arrondis, apex acuminé à obtus, bord entier et pileux-strigueux. Inflorescence : cyme axillaire portant (1–)3 à un grand nombre de fleurs, munie de bractées ; pédoncule atteignant 1,5 cm de long. Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères ; pédicelle d’environ 0,5 cm de long ; sépales ovales, atteignant 9 mm × 4 mm, hispides-poilus, étalés chez le fruit ; corolle tubulaire ou en entonnoir, atteignant 1 cm de long, légèrement lobée, violette, rose ou blanche à centre violet, avec 5 bandes poilues à l’extérieur ; étamines insérées à proximité de la base du tube de la corolle ; ovaire supère, longuement poilu, 2-loculaire, style filiforme, d’environ 4 mm de long, stigmate à 2 lobes globuleux. Fruit : capsule globuleuse à ovoïde d’environ 6 mm de long, poilue, apiculée, s’ouvrant par 4 valves, contenant jusqu’à 4 graines. Graines ovoïdes, d’environ 5 mm × 3,5 mm, noires, finement ponctuées, glabres.
Ipomoea comprend environ 500 espèces, réparties principalement sous les tropiques.
Description
Autres données botaniques
Croissance et développement
Ecologie
Ipomoea eriocarpa est présent en savane boisée, en savane herbeuse et comme adventice sur les terres cultivées, du niveau de la mer jusqu’à 1800 m d’altitude. En Ouganda, on le trouve dans des régions avec une pluviométrie annuelle de 1000–1500 mm, mais il serait robuste et résistant à la sécheresse. On peut le trouver sur des sols alluviaux et sableux. Au Bénin, c’est une adventice commune du coton et du sorgho, mais elle est absente des champs d’igname.
Multiplication et plantation
Gestion
En Afrique, les feuilles et les racines d’Ipomoea eriocarpa sont récoltées dans la nature en tant que de besoin. Les feuilles séchées peuvent également être conservées. La multiplication est possible par graines et par boutures.
Ressources génétiques
Ipomoea eriocarpa est répandu et n’est pas menacé d’érosion génétique.
Perspectives
Ipomoea eriocarpa restera un légume secondaire, avec des propriétés intéressantes comme fourrage et comme plante médicinale, méritant davantage de recherches en Afrique.
Références principales
- Burkill, H.M., 1985. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 1, Families A–D. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 960 pp.
- Gonçalves, M.L., 1987. Convolvulaceae. In: Launert, E. (Editor). Flora Zambesiaca. Volume 8, part 1. Flora Zambesiaca Managing Committee, London, United Kingdom. pp. 9–129.
- Katende, A.B., Ssegawa, P. & Birnie, A., 1999. Wild food plants and mushrooms of Uganda. Technical Handbook No 19. Regional Land Management Unit/SIDA, Nairobi, Kenya. 490 pp.
- Ruffo, C.K., Birnie, A. & Tengnäs, B., 2002. Edible wild plants of Tanzania. Technical Handbook No 27. Regional Land Management Unit/ SIDA, Nairobi, Kenya. 766 pp.
- Williamson, J., 1955. Useful plants of Nyasaland. The Government Printer, Zomba, Nyasaland. 168 pp.
Autres références
- Deroin, T., 2001. Convolvulaceae. Flore de Madagascar et des Comores, familles 133 bis et 171. Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France. pp. 11–287.
- Verdcourt, B., 1963. Convolvulaceae. In: Hubbard, C.E. & Milne-Redhead, E. (Editors). Flora of Tropical East Africa. Crown Agents for Oversea Governments and Administrations, London, United Kingdom. 161 pp.
Auteur(s)
- P.C.M. Jansen
PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
Consulté le 18 décembre 2024.
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