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Hibiscus surattensis (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svg
Légume Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fourrage Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fibre Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg



Hibiscus surattensis L.




Protologue: Sp. pl. 2 : 696 (1753).
Famille: Malvaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 36

Synonymes

Noms vernaculaires

Oseille indigène, oseille malabare (Fr). Wild sour, shrub althea (En).

Origine et répartition géographique

Hibiscus surattensis est présent en Afrique tropicale et en Asie tropicale. Il est présent dans la plupart des pays d’Afrique tropicale, dont les îles de l’océan Indien, ainsi qu’en Afrique du Sud et au Swaziland. Il été introduit en Amérique tropicale et s’y est naturalisé localement.

Usages

Les feuilles mucilagineuses d’Hibiscus surattensis sont couramment utilisées comme herbe potagère dans de nombreuses régions d’Afrique et d’Asie ; elles sont parfois consommées crues en salade. En Ouganda, c’est un légume apprécié ; les feuilles sont bouillies et ajoutées à des pois ou de l’arachide et de la pâte de sésame, puis servies en accompagnement d’un aliment de base. On l’utilise également pour épaissir les sauces. En R.D. du Congo, les feuilles sont cuites avec du poisson ou de la viande. Les jeunes feuilles sont parfois utilisées comme condiment.

L’écorce fournit une fibre, qui est parfois utilisée comme cordage. En Ouganda, les feuilles cuites sont utilisées pour coaguler le latex des Landolphia. En Guinée et en R.D. du Congo, la plante est considérée comme un tonifiant pour le cœur et l’estomac. Au Nigeria, les feuilles sont utilisées comme cataplasme ; au Gabon, les feuilles ramollies sont appliquées sur les furoncles. Au Sénégal, les graines ont été utilisées comme remède pour les maladies oculaires et la dysenterie. En Tanzanie, le jus des feuilles est absorbé pour prévenir les fausses-couches et pour traiter les vertiges, alors qu’une décoction de racine est utilisée comme laxatif. En Afrique du Sud, les Zoulous utilisent une lotion de la feuille et de la tige pour soigner tous types d’irritations du pénis, y compris les plaies vénériennes et l’urétrite. Une infusion est également injectée dans l’urètre et le vagin pour soigner la blennorragie et d’autres inflammations. Un onguent fait à partir des feuilles est parfois appliqué dans le même but, alors qu’au Nigeria des décoctions de feuilles et de racines sont utilisées de la même manière. En R.D. du Congo, on utilise la poudre de feuille séchée pour guérir les blessures. Au Kenya, les cendres de la plante sont appliquées sur les coupures et on utilise une infusion pour traiter la démangeaison provoquée par la varicelle.

Production et commerce international

Dans de nombreuses parties d’Afrique tropicale, les feuilles d’Hibiscus surattensis sont vendues sur les marchés locaux, mais aucune donnée statistique sur la production et le commerce n’est disponible.

Propriétés

. Il n’y a aucune donnée sur la valeur nutritive des feuilles d’Hibiscus surattensis, mais elle est probablement comparable à celle de l’espèce apparentée Hibiscus sabdariffa L. Les feuilles d’Hibiscus surattensis montrent un effet inhibiteur sur la croissance de Staphylococcus aureus.

Falsifications et succédanés

Les feuilles d’Hibiscus surattensis peuvent être remplacées dans les mets par les feuilles d’Hibiscus acetosella Welw. ex Hiern, Hibiscus sabdariffa L. ou d’autres espèces d’Hibiscus, qui donnent le même goût.

Description

Plante herbacée annuelle prostrée ou grimpante ; tige munie d’aiguillons recourbés, pubescente. Feuilles alternes, simples ; stipules ovales, auriculées, amplexicaules, atteignant 1,5 cm × 1 cm ; pétiole de 2–7(–11) cm de long, épineux et pubescent ; limbe faiblement à profondément 3–5-palmatilobé, atteignant 10 cm × 10 cm, bord denté en scie, pubescent, épineux au-dessous des nervures, à nervures palmées. Fleurs solitaires à l’aisselle des feuilles, bisexuées, régulières, 5-mères ; pédicelle atteignant 8 cm de long, articulé, épineux ; segments de l’épicalice 8–10, bifurqués, le segment extérieur spatulé et d’environ 0,5 cm de long, le segment intérieur linéaire d’environ 1 cm de long ; calice en coupe, atteignant 2,5 cm de long, lobes épineux ; pétales libres, obovales, atteignant 6 cm × 4 cm, jaune vif à base rouge-violet ; étamines nombreuses, réunies en une colonne atteignant 2 cm de long, rouge-violet ; ovaire supère, 5-loculaire, style à 5 branches. Fruit : capsule ovoïde à globuleuse atteignant 1,5 cm de long, densément pubescente, contenant de nombreuses graines. Graines réniformes, d’environ 3 mm × 2 mm.

Autres données botaniques

Hibiscus comprend 200–300 espèces, principalement dans les régions tropicales et subtropicales, et nombre d’entre elles sont cultivées comme plantes ornementales. Le nombre d’espèces estimé varie car les opinions divergent quant à l’inclusion de plusieurs groupes d’espèces apparentés au sein du genre. Hibiscus surattensis appartient à la section Furcaria, un groupe d’environ 100 espèces qui ont en commun un calice parcheminé (rarement charnu) avec 10 nervures fortement saillantes, dont 5 se dirigent vers les sommets des segments et portent un nectaire, et 5 se dirigent vers les sinus. Les autres espèces de cette section utilisées comme légume sont Hibiscus acetosella L., Hibiscus asper Hook.f., Hibiscus cannabinus L., Hibiscus diversifolius Jacq., Hibiscus mechowii Garcke, Hibiscus noldeae Baker f., Hibiscus rostellatus Guill. & Perr. et Hibiscus sabdariffa L.

Croissance et développement

Hibiscus surattensis est une plante annuelle poussant naturellement pendant la saison des pluies. Elle est principalement autogame.

Ecologie

Hibiscus surattensis est présent dans la savane herbeuse et en lisière de forêt dans les basses terres et à des altitudes moyennes jusqu’à 1700 m, dans des régions avec une pluviométrie annuelle moyenne de 1000–1600 mm. Il est également présent dans les marécages, les champs et les plantations abandonnés, sur les terrains vagues à proximité des habitations et dans des milieux côtiers tels que les dunes de sable. Il est présent sur différents types de sols.

Multiplication et plantation

Gestion

Lorsqu’il est cultivé, Hibiscus surattensis est reproduit par graines. La principale pratique culturale à effectuer est le désherbage. Cependant, cette espèce est rarement cultivée et les feuilles sont habituellement récoltées dans la nature pour être utilisées comme légume.

Maladies et ravageurs

Hibiscus surattensis est l’hôte de la cochenille rose de l’hibiscus (Maconellicoccus hirsutus).

Récolte

Les feuilles d’Hibiscus surattensis sont récoltées lors de la première vague de croissance en début de la saison des pluies.

Traitement après récolte

Les feuilles peuvent être cuites directement comme légume, ou séchées, pilées et conservées pendant près d’un an puis utilisées de la même manière que les feuilles fraîches.

Ressources génétiques

Rien n’indique qu’Hibiscus surattensis soit menacé d’érosion génétique, même si on dit qu’il est localement peu commun, par ex. en Ouganda. Aucune collection de ressources génétiques n’a été signalée.

Perspectives

Hibiscus surattensis est un légume-feuilles robuste et sous-utilisé, mais localement apprécié. Son amélioration génétique et la conduite de sa culture devraient être étudiées en vue de poursuivre sa domestication.

Références principales

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Autres références

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Sources de l'illustration

  • Berhaut, J., 1979. Flore illustrée du Sénégal. Dicotylédones. Volume 6. Linacées à Nymphéacées. Gouvernement du Sénégal, Ministère du Développement Rural et de l’Hydraulique, Direction des Eaux et Forêts, Dakar, Senegal. 636 pp.
  • Vollesen, K., 1995. Malvaceae. In: Edwards, S., Mesfin Tadesse & Hedberg, I. (Editors). Flora of Ethiopia and Eritrea. Volume 2, part 2. Canellaceae to Euphorbiaceae. The National Herbarium, Addis Ababa University, Addis Ababa, Ethiopia and Department of Systematic Botany, Uppsala University, Uppsala, Sweden. pp. 190–256.

Auteur(s)

  • M. Mosango

Department of Botany, Makerere University, P.O. Box 7062, Kampala, Uganda

Consulté le 3 avril 2025.


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