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Hibiscus calyphyllus (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svg
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Légume Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Ornemental Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fibre Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg



Hibiscus calyphyllus Cav.




Protologue: Diss. 5 : 283 (1788).
Famille: Malvaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 80

Synonymes

Hibiscus calycinus Willd. (1800).

Noms vernaculaires

Lemon-eyed rose mallow (En).

Origine et répartition géographique

Hibiscus calyphyllus est largement réparti en Afrique centrale, orientale et australe, à Madagascar et dans les Mascareignes, et il est présent également en Afrique du Sud et au Yémen. A Hawaii, il est cultivé et naturalisé dans les régions sèches de faible altitude. Ailleurs dans les régions tropicales et subtropicales, il est cultivé comme plante ornementale.

Usages

On consomme les feuilles d’Hibiscus calyphyllus comme légume, surtout en Afrique de l’Est. Elles sont récoltées dans la nature pendant la saison des pluies, mises à faner, puis hachées et cuites à l’eau, mélangées à d’autres légumes grossiers. Localement, ce légume se consomme fréquemment, mais en faibles quantités. En Ouganda, les Karmajongs utilisent pour leurs constructions des perches confectionnées à partir des tiges. Les fibres libériennes sont transformées en cordes en Ouganda et en Tanzanie. Hibiscus calyphyllus est cultivé dans toutes les régions tropicales et subtropicales comme plante ornementale. Dans la R.D. du Congo, les feuilles s’emploient en mélange avec de nombreuses autres espèces de plantes pour préparer un remède pour les ganglions chez les animaux domestiques. Au Kenya et en Tanzanie, les feuilles s’appliquent en cataplasme sur les plaies. La vapeur des racines bouillies se prend en inhalation et la décoction se boit pour traiter la pneumonie.

Propriétés

Botanique

Plante herbacée vivace ou arbuste atteignant 3 m de haut ; tige à longs poils. Feuilles alternes, simples ; stipules filiformes, atteignant 1,5 cm de long ; pétiole atteignant 9(–18) cm de long ; limbe largement ovale à orbiculaire, parfois faiblement 3-lobé, atteignant 19 cm × 19 cm, base légèrement cordée, apex aigu, bord denté en scie, à poils étoilés. Fleurs solitaires à l’aisselle des feuilles, souvent serrées aux extrémités des rameaux, bisexuées, régulières, 5-mères ; segments de l’épicalice 5, de forme variable, apex entier ; calice campanulé, atteignant 2 cm de long ; pétales libres, obovales, atteignant 6 cm de long, jaune pâle avec une base rouge ou violette ; étamines nombreuses, réunies en colonne atteignant 1,2 cm de long ; ovaire supère, 5 -loculaire, style à 5 branches, inclus dans la colonne staminale. Fruit : capsule ovoïde pourvue d’un bec, atteignant 2,5 cm de long, densément poilue, contenant de nombreuses graines. Graines réniformes, d’environ 4 mm × 3 mm de long, courtement poilues.

Le genre Hibiscus comprend 200–300 espèces, principalement dans les régions tropicales et subtropicales. Hibiscus calyphyllus appartient à la section Calyphylli, qui se caractérise par son épicalice à 5 segments. Hibiscus calyphyllus et Hibiscus ovalifolius (Forssk.) Vahl sont parfois considérés comme conspécifiques, mais pourraient bien se révéler être des espèces distinctes. Il est possible que les plantes hawaïennes que l’on attribue à cette espèce méritent un rang spécifique. Hibiscus calyphyllus n’est pas présent à faible altitude et les mentions d’usages et de propriétés d’Hibiscus sur la côte de l’Afrique de l’Est ne concernent probablement pas cette espèce. Jusqu’à ce que l’on dispose d’une bonne révision de la section Calyphylli, l’identification des espèces restera difficile.

Description

Autres données botaniques

Croissance et développement

Ecologie

Hibiscus calyphyllus est présent dans les forêts pluviales, les ripisylves, les fourrés et les savanes herbeuses, le long des routes et dans les jachères, jusqu’à 2100 m d’altitude. En Tanzanie, il croît dans les régions ou la pluviométrie est de 1100–1600 mm par an.

Multiplication et plantation

Gestion

Hibiscus calyphyllus n’est qu’une adventice secondaire, mais il est un hôte important d’un ravageur du cotonnier, la chenille épineuse (Earias spp.). Partout où l’on cultive du coton transgénique contenant le gène Bt, les populations d’Hibiscus calyphyllus peuvent s’avérer utiles pour conserver les gènes sensibles dans les populations de chenille épineuse, afin de contrecarrer la résistance du ravageur à la toxine produite par les plantes de coton transgénique.

Ressources génétiques

Il existe peu d’entrées d’Hibiscus calyphyllus dans les banques de gènes. Dans son aire de répartition, l’espèce est assez commune et n’est pas menacée d’érosion génétique.

Perspectives

Hibiscus calyphyllus restera un légume secondaire, important seulement au niveau local. Le besoin d’une révision taxinomique du genre Hibiscus se fait nettement sentir pour éviter la confusion lors de l’identification des espèces. La section Furcaria est la seule à avoir été révisée récemment, et même la délimitation du genre et de ses sections reste confuse.

Références principales

  • Exell, A.W. & Meeuse, A.D.J., 1961. Malvaceae. In: Exell, A.W. & Wild, H. (Editors). Flora Zambesiaca. Volume 1, part 2. Crown Agents for Oversea Governments and Administrations, London, United Kingdom. pp. 420–511.
  • Ruffo, C.K., Birnie, A. & Tengnäs, B., 2002. Edible wild plants of Tanzania. Technical Handbook No 27. Regional Land Management Unit/ SIDA, Nairobi, Kenya. 766 pp.
  • Vollesen, K., 1995. Malvaceae. In: Edwards, S., Mesfin Tadesse & Hedberg, I. (Editors). Flora of Ethiopia and Eritrea. Volume 2, part 2. Canellaceae to Euphorbiaceae. The National Herbarium, Addis Ababa University, Addis Ababa, Ethiopia and Department of Systematic Botany, Uppsala University, Uppsala, Sweden. pp. 190–256.

Autres références

  • Beentje, H.J., 1994. Kenya trees, shrubs and lianas. National Museums of Kenya, Nairobi, Kenya. 722 pp.
  • Green, W.M., de Billot, M.C., Joffe, T., van Staden, L., Bennett-Nel, A., du Toit, C.L.N. & van der Westhuizen, L., 2003. Indigenous plants and weeds on the Makhathini Flats as refuge hosts to maintain bollworm population susceptibility to transgenic cotton (BollgardTM). African Entomology 11(1): 21–29.
  • Hauman, L. & Wouters, W., 1963. Malvaceae. In: Robyns, W., Staner, P., Demaret, F., Germain, R., Gilbert, G., Hauman, L., Homès, M., Jurion, F., Lebrun, J., Vanden Abeele, M. & Boutique, R. (Editors). Flore du Congo belge et du Ruanda-Urundi. Spermatophytes. Volume 10. Institut National pour l’Étude Agronomique du Congo belge, Brussels, Belgium. pp. 92–190.
  • Hepper, F.N. & Wood, J.R.I., 1983. New combinations and notes based on Forsskal's Arabian collection. Kew Bulletin 38(1): 83–86.
  • Katende, A.B., Ssegawa, P. & Birnie, A., 1999. Wild food plants and mushrooms of Uganda. Technical Handbook No 19. Regional Land Management Unit/SIDA, Nairobi, Kenya. 490 pp.
  • Staples, G.W., Imada, C.T. & Herbst, D.R., 2003. New Hawaiian plant records for 2001. In: Evenhuis, N.L. & Eldredge, L.G. (Editors). Records of the Hawaii Biological Survey for 2001–2002. Part 2: Notes. Bishop Museum Occasional Papers 74: 7–34.

Auteur(s)

  • C.H. Bosch

PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Consulté le 3 avril 2025.


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