Galinsoga parviflora (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
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port d’une plante en fleurs
plante en fleurs
fleur en détail

Galinsoga parviflora Cav.


Protologue: Icon. 3(2) : 41 (1796).
Famille: Asteraceae (Compositae)
Nombre de chromosomes: 2n = 16

Noms vernaculaires

  • Galinsoga à petites fleurs, piquant blanc (Fr).
  • Gallant soldier, chickweed, smallflower galinsoga, quickweed (En).
  • Erva da moda, picão branco (Po).
  • Msekeseke (Sw).

Origine et répartition géographique

Galinsoga parviflora est originaire d’Amérique centrale. Il a été introduit ailleurs et on peut le trouver ausi bien dans les régions tempérées que tropicales. Il est répandu en Afrique tropicale et a été collecté au Cap-Vert, en Afrique centrale, orientale et australe, et dans les îles de l’océan Indien.

Usages

En Ouganda, en Tanzanie, au Malawi, en Zambie, au Zimbabwe et peut-être ailleurs en Afrique les gens récoltent le galinsoga lorsqu’ils désherbent leurs cultures. Les jeunes tiges et feuilles sont cuites et consommées comme légume mais les capitules et les boutons floraux sont habituellement enlevés. Le galinsoga est également consommé comme légume en Asie du Sud -Est. En Amérique du Sud, les feuilles séchées (“guascas”) sont un condiment essentiel pour certains mets.

Le galinsoga est utilisé pour traiter les piqûres d’orties et les inflammations similaires de la peau en frottant la peau affectée avec les feuilles. Les feuilles sont utilisées pour panser les plaies en Ethiopie. La plante est broutée par le bétail et utilisée comme aliment pour les volailles, les lapins et les porcs.

Propriétés

Les feuilles de galinsoga contiennent par 100 g de partie comestible : eau 88,4 g, énergie 653 kJ (156 kcal), protéines 3,2 g, lipides 0,4 g, glucides 5,2 g, fibres 1,1 g, Ca 284 mg, Mg 60 mg, P 58 mg, Fe 5,3 mg, Zn 1,3 mg, carotène 4 mg, thiamine 0,08 mg, riboflavine 0,21 mg, niacine 1,21 mg, acide ascorbique 6,7 mg (Wehmeijer, A.S. & Rose, E.F., 1983).

Les essais pour vérifier l’activité antibactérienne et insecticide de la plante ont donné des résultats négatifs, mais ils ont montré des effets cardiovasculaires importants.

Description

  • Plante annuelle à tiges érigées à ascendantes, de 20–60(–120) cm de haut, glabre ou légèrement pubescente.
  • Feuilles opposées, simples ; pétiole de 2–15 mm de long ; limbe ovale ou ovale-oblong, de 1–6,5 cm × 0,5–4,5 cm, bord faiblement denté en scie.
  • Inflorescence : capitule terminal ou axillaire, souvent par paires ; bractées involucrales en 2 rangs, glabres, écailles présentes, trifides.
  • Fleurs ligulées habituellement 5, femelles, blanches, à ligule courte et tube marqué ; fleurs du disque tubulées, jaunes.
  • Fruit : akène de 1–2 mm de long, akènes centraux ovales, noirs, à pappus constitué d’écailles blanches et fimbriées aussi long que le fruit, akènes marginaux sans pappus.

Autres données botaniques

Galinsoga comprend 14 espèces et est indigène en Amérique tropicale. Galinsoga parviflora et l’espèce tétraploïde Galinsoga quadriradiata Ruiz & Pav. (synonymes : Galinsoga ciliata (Raf.) S.F.Blake, Galinsoga urticifolia (Raf.) S.F.Blake) sont devenus des adventices courantes en Afrique. La dernière espèce est plus poilue.

Le galinsoga est difficile à éliminer en tant qu’adventice car les plantes laissées par terre après le désherbage peuvent refaire des racines, alors que les graines non-développées continuent à mûrir même lorsqu’il fait sec. Les champs peuvent rapidement être recouverts par le galinsoga car une seule plante âgée de 8–9 semaines peut produire plus de 7000 graines viables et il peut y avoir plusieurs générations par saison. Les petits fruits légers peuvent être disséminés par le vent, et les poils raides du pappus s’accrochent aux vêtements des gens ou à la fourrure des animaux.

Ecologie

En Afrique tropicale, on trouve le galinsoga du niveau de la mer jusqu’à 2400 m d’altitude. Il a besoin de précipitations moyennes à fortes. Les graines ont besoin de températures de 10–35ºC et de lumière pour germer. Les graines enterrées ne germent pas du tout et l’ombre inhibe également la germination. C’est pour ces raisons que l’on ne trouve le galinsoga que sur des terres nues ou comme adventice quand la plante cultivée est jeune et de petite taille. Il pousse bien dans une grande variété de sols mais préfère un sol avec une grande quantité de nutriments et un bon drainage.

Gestion

Les paysans considèrent Galinsoga parviflora comme indicateur d’une fertilité élevée du sol. En Afrique, il est seulement récolté dans la nature et son commerce se limite aux marchés locaux.

Le galinsoga est une adventice courante et localement importante signalée dans le blé et le maïs en Ethiopie, le coton en Ouganda, le café, le maïs, le sorgho et les haricots en Tanzanie, le blé en Angola, les légumes en Zambie, le maïs au Zimbabwe et les pommes de terre au Mozambique. Il sert d’hôte alternant pour de nombreux insectes et virus qui affectent les cultures telles que le tabac, la pomme de terre et le chou pommé. Il est également une plante hôte pour Phytophthora infestans et les nématodes à galles.

Ressources génétiques

En tant qu’adventice répandue, Galinsoga parviflora n’est pas sujette à l’érosion génétique.

Perspectives

L’intérêt pour Galinsoga parviflora concerne surtout la lutte contre cette adventice notoire. Localement, cependant, il continuera à contribuer au régime alimentaire de nombreuses personnes.

Références principales

  • Andersen, R.N., 1968. Germination and establishment of weeds for experimental purposes. Weed Science Society of America handbook. University of Illinois, Urbana, United States. 236 pp.
  • Burkill, H.M., 1985. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 1, Families A–D. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 960 pp.
  • Canne, J.M., 1977. A revision of the genus Galinsoga (Compositae: Heliantheae). Rhodora 79: 319–389.
  • Katende, A.B., Ssegawa, P. & Birnie, A., 1999. Wild food plants and mushrooms of Uganda. Technical Handbook No 19. Regional Land Management Unit/SIDA, Nairobi, Kenya. 490 pp.
  • Wehmeyer, A.S. & Rose, E.F., 1983. Important indigenous plants used in the Transkei as food supplements. Bothalia 14(3–4): 613–615.

Autres références

  • Holm, L.G., Plucknett, D.L., Pancho, J.V. & Herberger, J.P., 1977. The world’s worst weeds. Distribution and biology. University Press of Hawaii, Honolulu, United States. 609 pp.
  • Kokwaro, J.O., 1993. Medicinal plants of East Africa. 2nd Edition. Kenya Literature Bureau, Nairobi, Kenya. 401 pp.
  • Tredgold, M.H., 1986. Food plants of Zimbabwe. Mambo Press, Gweru, Zimbabwe. 153 pp.
  • van den Bergh, M.H., 1993. Minor vegetables. In: Siemonsma, J.S. & Kasem Piluek (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 8. Vegetables. Pudoc Scientific Publishers, Wageningen, Netherlands. pp. 280–310.

Auteur(s)

  • R.R. Schippers, De Boeier 7, 3742 GD Baarn, Netherlands

Consulté le 7 juillet 2021.