Furcraea foetida (PROTA)

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Furcraea foetida (L.) Haw.


Protologue: Syn. pl. succ. : 73 (1812).
Famille: Agavaceae (APG: Asparagaceae)
Nombre de chromosomes: 2n = 18, 34, 60

Synonymes

  • Agave foetida L. (1753),
  • Furcraea gigantea Vent. (1793),
  • Furcraea tuberosa Hassk. (1856).

Noms vernaculaires

  • Chanvre de Maurice, fourcroya, aloès vert, aloès malgache, aloès créole (Fr).
  • Mauritius hemp, green aloe, giant cabuya (En).
  • Piteira, piteira gigante, piteira amarela, cânhamo de Maurícia (Po).

Origine et répartition géographique

Furcraea foetida est originaire d’Amérique tropicale et sa répartition naturelle s’étend du sud du Mexique à la côte nord et est de l’Amérique du Sud et au sud-est des Antilles. Il est couramment planté et s’est naturalisé dans les régions tropicales. Il est cultivé commercialement comme plante à fibres dans de nombreuses régions, dont l’Inde, le Vénézuela, le Brésil et Sainte-Hélène, et en Afrique à Madagascar, à l’Ile Maurice et en Afrique du Sud. La plante a probablement été implantée à l’Ile Maurice autour de 1790 et l’industrie des fibres y a commencé autour de 1875. On a introduit Furcraea foetida en Afrique de l’Est dans la deuxième moitié du XIXe siècle et on le trouve encore à l’état subspontané dans toute la région. En Afrique de l’Ouest, on le trouve encore autour des villages. La répartition actuelle de Furcraea foetida en Afrique tropicale est imprécise.

Usages

Le chanvre de Maurice était historiquement utilisé comme plante à fibres, mais cette utilisation est maintenant de plus en plus rare. La fibre extraite de la feuille peut être utilisée pour faire de la ficelle, des cordes, des tissus, des tapisseries, des nattes, des hamacs et des sacs. Elle peut être mélangée avec d’autres fibres telles que le sisal (Agave sisalana Perrine) et l’abaca (Musa textilis Née) pour la production de cordages de calibre moyen. Les fibres plus courtes sont appropriées pour faire des brosses et du rembourrage. Les déchets de vieux cordages et textiles ont été utilisés pour la fabrication du papier.

Furcraea foetida est couramment planté comme plante ornementale dans les jardins, en particulier les variétés panachées. Il est également planté pour prévenir l’érosion, par ex. au Cap-Vert. Il est planté en haies pour former une barrière efficace contre les humains et les animaux, par exemple le long des voies ferrées en Inde et au Sri Lanka. Au Sri Lanka, il est également planté comme pare-feu. Les pédoncules sont utilisés pour la construction de huttes et comme poteaux pour les clôtures. Les feuilles sont utilisées pour laver le linge. On utilise les cendres de tiges brûlées comme engrais. On signale l’utilisation de Furcraea foetida comme combustible au Cap-Vert. Les jeunes plantes sont pâturées par le bétail. On a découvert que l’espèce pousse bien sur les toits végétalisés de Singapour, et est donc un candidat éventuel pour la plantation de toits verts dans les régions tropicales et subtropicales.

La décoction de feuilles est appliquée en externe pour traiter les rhumatismes et la paralysie, et un extrait alcoolisé de feuilles est recommandé comme diurétique en cas d’œdème. L’infusion de moelle de pédoncule est également réputée traiter l’œdème. Le jus de feuilles s’applique sur des blessures purulentes, et sert à faire briller les cheveux et prévenir leur chute. Sur l’île Rodrigues (Ile Maurice), la décoction de racine est souvent prise contre la fièvre et est considérée comme rafraîchissante. A Porto Rico, des extraits de racines sont utilisés comme un tonique purifiant le sang, et les feuilles séchées sont utilisées pour lutter contre les gonflements et pour favoriser la cicatrisation. Au Brésil, on prend des décoctions de racine comme diurétique et contre les maladies vénériennes, des sections de feuilles légèrement grillées sont appliquées sur les œdèmes et les tumeurs, et on applique le jus de feuilles grillées sur les ulcères et blessures.

La décoction de feuilles est utilisée comme insecticide pour les animaux domestiques. A Madagascar, on utilise par endroits le jus des feuilles comme insecticide contre le ravageur du riz, Trichispa sericea. Les feuilles servent aussi de poison pour la pêche.

Production et commerce international

Dans les années 1950, la superficie occupée par Furcraea foetida à l’Ile Maurice était d’environ 7000 ha, dont environ 5600 ha étaient sauvages. A cette époque, l’Ile Maurice produisait annuellement environ 1000 t de fibres, principalement utilisées pour produire des sacs pour le sucre. La production a diminué drastiquement depuis les années 1950, mais aucune statistique récente n’est disponible concernant la production ou le commerce du chanvre de Maurice.

Propriétés

La teneur en fibres des feuilles fraîches est de (1–)2–2,5(–3,8)%, ce qui est inférieur à celle du sisal ou de la cantala (Agave cantala Roxb.). Les cellules de fibre ultimes font (1–)1,3–3,8(–6,1) mm de long et (14–)15–24(–42) μm de large, avec de minces parois et un lumen large. Les cellules ont une forme longitudinale cylindrique, avec une section transversale polygonale. La fibre en provenance de l’Ile Maurice s’est avérée contenir 79,8% de cellulose et 4,8% de lignine. La fibre provenant de différentes autres parties d’Afrique contenait 72–80% de cellulose sur base du poids sec. La fibre d’Indochine, macérée pendant 13 jours, contenait 63% de cellulose, 18% de pentosanes, 12% de lignine et 2% de cendres. Les fibres extraites mesurent 1–2 m de long, et sont blanc crème et relativement lustrées une fois nettoyées correctement. La fibre est plus blanche, longue, fine et souple que celle du sisal, mais elle n’est pas aussi résistante. Les cordes faites de fibres de Furcraea foetida ont une résistance similaire à l’eau de mer à celles issues du sisal ou de l’abaca, mais elles ne sont pas considérées comme adaptées pour les cordages marins en raison de leur solidité inférieure. Les fibres absorbent relativement bien les colorants.

Les feuilles contiennent de l’hécogénine (0,3% du poids sec des feuilles), une sapogénine stéroïdique qui peut être utilisée comme un précurseur dans la synthèse partielle des corticostéroïdes. Elles contiennent également de la tigogénine (0,2%), qui est un contaminant de l’hécogénine.

On a isolé différents composés anticancéreux des feuilles, dont le plus connu est la furcréastatine, une saponine stéroïdique composée de l’hécogénine comme aglycone et d’un hexasaccharide contenant du D-galactose, du L-rhamnose et quatre résidus de D-glucose. La furcréastatine a montré une cytotoxicité sélective sur des cellules portant un gène mutant induisant des tumeurs. Une autre saponine stéroïdique isolée de la feuille a montré une activité anti-inflammatoire in vitro.

Les feuilles contiennent une substance irritante dans le jus, il faut donc porter des gants pour travailler la plante. Le jus est toxique pour les poissons, les cobayes et les lapins. Lors d’essais au champ à Madagascar, on a découvert que le jus des feuilles réduisait le niveau d’infestation du riz par Trichispa sericea, mais les effets était moindres que ceux de la deltaméthrine.

Falsifications et succédanés

Pour la fabrication de cordes, Furcraea foetida concurrence le sisal et l’abaca, qui offrent tous les deux des avantages distincts en termes de solidité des fibres et de disponibilité de machines pour leur extraction, et concurrence les produits synthétiques. Pour la production de sacs, le jute (Corchorus spp.) et les produits synthétiques sont des substituts.

Description

Plante herbacée vivace, vigoureuse, à tige courte et épaisse atteignant 1,5(–2) m de haut, portant environ 50 feuilles densément groupées en rosette. Feuilles largement oblancéolées à lancéolées, atteignant 2,5 m × 20(–25) cm, apex se terminant en épine souple rougeâtre de 5 mm de long, bord à épines courbées vers le haut, trapues, rougeâtres, de 4–10 mm de long et espacées de 1,5–6 cm, bord parfois sans épine sur la moitié supérieure ou totalement sans épine, fibreuses et résistantes, vert brillant, face inférieure manifestement rugueuse au milieu de la moitié supérieure, feuilles fétides lorsqu’elles sont froissées. Inflorescence : panicule terminale de 6–13 m de long (y compris le pédoncule) ; ramifications se divisant plusieurs fois ; pédoncule atteignant 10 m de long. Fleurs bisexuées, retombantes, d’environ 4 cm de long, blanc verdâtre à l’extérieur, blanches à l’intérieur, parfumées ; pédicelle de 5–10 mm de long, portant des bractéoles à l’aisselle desquelles des bulbilles sont produites après la déhiscence des fleurs ; lobes du périanthe 6, presque libres, ellipsoïdes, les 3 extérieurs de 25–30 mm × 10–15 mm, les 3 intérieurs de 25–30 mm × 14–18 mm ; étamines 6, filets d’environ 1 cm de long, épaissis dans la moitié inférieure, anthères de 4–5 mm de long ; ovaire infère, 3-loculaire, style d’environ 1 cm de long, à base très épaissie et trilobée, moitié supérieure filiforme se terminant en un petit stigmate. Fruit : capsule ellipsoïde-trigone, loculicide à 3 valves, avec de nombreuses graines qui sont toutefois rarement produites. Graines plates, noires.

Autres données botaniques

Furcraea est un genre mal connu d’Amérique tropicale avec environ 20 espèces des régions arides et semi-arides, autrefois souvent classé dans la grande famille des Amaryllidaceae. Dans la littérature taxinomique, il existe différentes autres orthographes du nom du genre, telles que Fourcroea, Fourcroya, Furcroea et Furcroya. Furcraea ressemble à Agave, mais peut être distingué par ses fleurs, qui ont un périanthe blanc rotacé dont les segments sont à peine réunis à la base, des étamines plus courtes que le périanthe, et des filets et un style épaissis dans leur moitié inférieure. A l’Ile Maurice, la fibre de Furcraea foetida est principalement obtenue de var. willemettiana Roem., qui diffère du type de l’espèce par ses feuilles plus petites, avec des épines courtes et peu apparentes à l’extrémité de la feuille, des épines sur les bords plus brusquement courbées vers le haut et une teneur en fibres plus élevée. Le cultivar ornemental “Mediopicta”, avec des feuilles larges et panachées, sans épine, est considéré comme particulièrement attrayant.

Furcraea selloa K.Koch donne une fibre identique à celle de Furcraea foetida et est également couramment cultivé comme plante ornementale. Il est originaire d’Amérique centrale, où il est cultivé par endroits comme plante à fibres. Il est également cultivé à la Réunion et à Maurice et il a été introduit en Afrique de l’Ouest où il s’est naturalisé. Comme Furcraea foetida, il contient des sapogénines stéroïdiques l’hécogénine et la tigogénine, et une saponine stéroïdique, la furcréastatine. Des extraits méthanoliques de feuilles ont montré une activité contre Schistosoma mansoni, l’agent responsable de la bilharziose (schistosomose).

Croissance et développement

Furcraea foetida est une plante monocarpique, qui meurt après la floraison, et a une durée de vie de (5–)7–10(–20) ans, pendant laquelle il produit environ 200 feuilles. Les feuilles continuent de s’allonger pendant environ 5 mois après leur écartement de l’axe central, offrant des feuilles plus longues que le sisal dont les feuilles cessent de s’allonger peu après qu’elles se soient écartées de l’axe. A la floraison, il se forme de longues hampes minces, avec de nombreuses fleurs qui s’ouvrent par petits groupes pendant plusieurs semaines. La pollinisation est probablement effectuée par les papillons de nuit et les abeilles. Les plantes ne produisent pas de drageons et font rarement des graines, mais des bulbilles se forment dans l’inflorescence et donnent des racines après être tombées au sol. La gravité est la seule méthode de dispersion naturelle connue des bulbilles malgré l’existence d’individus sauvages isolés suggérant d’autres méthodes telles que les chauves-souris frugivores. Furcraea foetida utilise la voie photosynthétique du métabolisme acide crassulacé (CAM), fixant le CO2 pendant la nuit et l’incorporant aux glucides pendant le jour.

Ecologie

De fortes températures et un environnement semi-humide sont nécessaires pour une croissance optimale. A l’Ile Maurice, Furcraea foetida pousse dans des régions à pluviométrie annuelle moyenne d’environ 1000 mm, avec la plupart des précipitations de décembre à mars. Au Cap-Vert, il pousse du niveau de la mer jusqu’à 1400 m d’altitude, alors qu’au Malawi de bons résultats ont été obtenus jusqu’à 900 m d’altitude. Furcraea foetida résiste à un brouillard salin, à de courts épisodes de sécheresse et à des basses températures de –4°C ou même –7°C. La plante pousse aussi bien en plein soleil que sous un ombrage partiel. Elle pousse bien dans tous les sols bien drainés, apparaît même sur des rocailles, falaises, et parfois dans des fourches d’arbres. La concurrence avec des graminées, des adventices, des arbustes et des arbres peut limiter la croissance, et les jeunes plantes sont pâturées et même arrachées par le bétail. Les plantes matures sont ignorées par le bétail. Le chanvre de Maurice est devenu une adventice envahissante dans certaines régions, par exemple à la Réunion et à Maurice.

Multiplication et plantation

Furcraea foetida se multiplie à partir de bulbilles et peut être élevé en pépinière. A Porto Rico, sur un échantillon de 100 bulbilles, le poids moyen était de 2,7 g par bulbille, les poids individuels s’inscrivant entre 0,2 g et 16,3 g. Les plantes issues de ces bulbilles mesuraient 18 cm de haut après 1 mois, et étaient prêtes pour une plantation en plein champ en 1–2 mois. A l’Ile Maurice, Furcraea foetida est planté à une densité de 3000–7500 pieds/ha, de préférence en doubles lignes.

Gestion

Les jeunes plantes nécessitent un désherbage pendant les premiers mois après leur plantation, mais exigent ensuite peu de soins. Les plantations de l’Ile Maurice ne sont pas désherbées, mais les allées entre les doubles lignes de plantes sont nettoyées de toute végétation juste avant la récolte.

Pour lutter contre des plants de Furcraea foetida envahissants, on les déterre ou on les traite au 2,4-D ou au triclopyr. Pour empêcher la multiplication, les inflorescences sont coupées avant la formation des bulbilles.

Maladies et ravageurs

Furcraea foetida est l’hôte du charançon mexicain du sisal (Scyphophorus interstitialis), un important ravageur du sisal qu’on a enregistré en Afrique tropicale au Kenya et en Tanzanie.

Récolte

La première récolte se fait habituellement lorsque les plantes ont 3–4 ans, et les récoltes suivantes tous les (8–)18–36 mois. A chaque récolte, 30–40 feuilles sont coupées et 5 feuilles sont laissées sur la plante. Après la récolte, l’épine terminale et le bout de chaque feuille sont coupés, et les feuilles sont attachées en bottes.

Rendement

A l’Ile Maurice, dans les années 1950, du Furcraea foetida cultivé a donné en moyenne 3,7 t/ha de fibres par coupe, extraites de 150 000–200 000 feuilles. Les rendements de certains domaines atteignaient 5 t/ha par coupe, et 2,5 t/ha par an. Les rendements des plantes sauvages équivalaient à environ un tiers de ceux des plantes cultivées.

Traitement après récolte

L’extraction des fibres est habituellement obtenue par décorticage et rouissage. L’extraction est meilleure immédiatement après la récolte, les feuilles séchées étant plus difficiles à décortiquer. Le décorticage peut être manuel ou mécanique, mais les machines disponibles sont moins efficaces que les décortiqueuses de sisal. Les fibres décortiquées peuvent être rouies pendant 2 jours ou plus pour éliminer la matière non-fibreuse. L’adjonction de savon pendant le rouissage améliore la couleur de la fibre. Les fibres rouies sont lavées et séchées au soleil, et peuvent ensuite être brossées pour les ramollir et les lustrer. Finalement, les fibres sont calibrées et mises en balles.

Ressources génétiques

Etant donnée la large répartition de Furcraea foetida, il ne semble pas menacé d’érosion génétique dans un avenir prévisible.

Sélection

La sélection est rendue difficile par la rareté de la production de graines fertiles.

Perspectives

Le chanvre de Maurice est nettement inférieur au sisal et à l’abaca pour la fabrication de cordes, tant en termes de solidité que de disponibilité des machines et infrastructures permettant sa transformation. Il fait également face à la concurrence du jute et des synthétiques. Ainsi, en termes de production de fibres destinées aux cordages et aux sacs, le chanvre de Maurice a peu d’avenir. A moins que sa fibre puisse offrir des qualités spéciales pour les produits spéciaux tels que les vêtements, la pâte à papier ou le travail artisanal, l’importance de Furcraea foetida continuera de diminuer, tant à l’Ile Maurice que dans le reste du monde. Cependant, le potentiel anticancéreux de la furcréastatine peut créer de nouveaux usages de l’espèce sur la scène mondiale. Le faible niveau d’entretien nécessaire à Furcraea foetida en fait une espèce attrayante pour les clôtures vertes, pour lesquelles il est déjà utilisé dans de nombreux pays. Sa robustesse en fait également une plante potentiellement attrayante pour les toits végétalisés dans les régions tropicales et subtropicales.

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Sources de l'illustration

  • Brotonegoro, S., 2003. Furcraea foetida (L.) Haw. In: Brink, M. & Escobin, R.P. (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 17. Fibre plants. Backhuys Publishers, Leiden, Netherlands. pp. 136–139.

Auteur(s)

  • G. Vaughan, Museo Arqueológico de Tunja, UPTC, Avenida Central del Norte, Tunja, Boyacá, Colombia

Consulté le 31 mars 2025.


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