Eucalyptus globulus (PROTA)

De PlantUse Français
Aller à : navigation, rechercher
Prota logo vert.gif
Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svg
Huile essentielle / exsudat Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois d'œuvre Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Ornemental Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fourrage Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Auxiliaire Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Changement climatique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svg


répartition en Afrique (cultivé)
1, port de l’arbre ; 2, rameau en fleurs ; 3, feuille ; 4, bouton floral ; 5, fruit. Redessiné et adapté par Iskak Syamsudin
arbres d'alignement (Plants of Hawaii)
port d'un arbre isolé (Plants of Hawaii)
plantation (Plants of Hawaii)
pousse de jeune plante (University of Hawaii)
feuillage d'arbres jeune et vieux (University of Hawaii)
branche en fleurs (Plants of Hawaii)
fleur (Plants of Hawaii)
jeunes fruits (Plants of Hawaii)
fruits et graines (Plants of Hawaii)
semis (Plants of Hawaii)
bois (Carlton McLendon, Inc.)
coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois
coupe radiale du bois

Eucalyptus globulus Labill.


Protologue: Voy. rech. Pérouse 1: 153, pl. 13 (1800).
Famille: Myrtaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 22

Noms vernaculaires

  • Gommier bleu, arbre à fièvre (Fr).
  • Blue gum, Tasmanian blue gum, southern blue gum, fever tree (En).
  • Gomeiro azul, eucalipto comum (Po).
  • Mkaratusi (Sw).

Origine et répartition géographique

Eucalyptus globulus est spontané en Tasmanie et dans le sud-est de l’Australie, mais il est actuellement largement planté et naturalisé dans les régions subtropicales du monde entier. En Afrique tropicale, on le rencontre dans les régions fraîches d’altitude, notamment en Ethiopie, où il a été introduit vers 1890. L’introduction d’Eucalyptus globulus en Ethiopie aurait joué un rôle primordial dans l’essor du pays, et aujourd’hui l’arbre occupe une place de premier plan à Addis Abéba et autour de la capitale grâce à l’utilisation qui en est faite comme bois de feu, charbon de bois et matériel de construction. Il est également planté en Afrique du Sud, au Lesotho et au Swaziland.

Usages

Le bois d’Eucalyptus globulus sert à fabriquer des piquets, des poteaux, et s’utilise pour la construction, la confection de placages bas de gamme, de contreplaqué, de revêtements de sol, de mobilier, d’outils, de caisses et de cageots, de palettes, de traverses de chemin de fer, de panneaux de fibres et de panneaux de particules. Il convient également pour la construction maritime, la construction navale, la charronnerie, les jouets et articles de fantaisie, le tournage, les boiseries intérieures, les âmes de panneaux, la menuiserie et les étais de mine.

Le rôle d’Eucalyptus globulus est très important pour le bois de feu et la production de charbon de bois, de même que comme source de pâte pour la fabrication de papiers d’impression ou d’écriture, de papiers spéciaux et papiers mousseline.

Les feuilles d’Eucalyptus globulus sont la principale source d’huile d’eucalyptus dans le monde. Utilisée pour ses vertus médicinales, notamment antitussives et expectorantes, elle n’en a pas moins des propriétés fébrifuges, toniques, astringentes, antiseptiques, hémostatiques et vermifuges.

Les fleurs, source de nectar pour les abeilles, donnent un miel qui a un goût de raisin muscat. Grâce à son système racinaire dense, il se prête à la lutte contre l’érosion. Eucalyptus globulus est également planté en brise-vent, et les jeunes plants constituent des haies vives efficaces car elles sont immangeables par le bétail. On s’en sert pour la restauration des terres, notamment l’assèchement des marais. C’est un arbre d’ornement. La fixation du gaz carbonique dans les plantations de bois à pâte d’Eucalyptus globulus est un usage moderne.

En médecine traditionnelle africaine, l’infusion ou la décoction de feuilles se prend ou s’emploie en usage externe dans le bain, en lotion ou en lavement, contre l’asthme, la bronchite, l’amygdalite, les rhumes, les troubles urinaires et les hémorragies. On inhale la vapeur des feuilles séchées et bouillies en cas d’asthme, de toux, de grippe, de croup et de diphthérie, ou bien on inhale la poudre fine des feuilles. Au Soudan on boit la décoction des feuilles, et à Madagascar on fait chauffer les feuilles dont on inhale ensuite la vapeur, dans les deux cas pour soigner le paludisme. Les feuilles réduites en poudre ou écrasées ou bien la décoction de feuilles sont appliquées sur les abcès et les plaies. En friction, la pâte de poudre de feuilles sert à soigner les rhumatismes. Au Kenya, la décoction de feuilles est utilisée dans l’eau du bain pour traiter la varicelle chez les enfants. En Ethiopie, on fait des gargarismes à base d’extrait de feuilles en cas de méningite. En Afrique australe, on utilise les feuilles contre les maux d’estomac. La résine gommeuse de la plante s’utilise contre la diarrhée. Diverses préparations à base de feuilles sont utilisées comme insectifuge, et au Kenya, on se sert des feuilles, fraîches ou séchées, pour lutter contre les escargots.

Production et commerce international

Pour l’année 1995, les plantations mondiales d’Eucalyptus ont été estimées à environ 14,6 millions d’ha, dont 1,8 million en Afrique, principalement en Afrique du Sud.

On estime que, dans le monde, jusqu’à 2,5 millions d’ha sont plantés d’Eucalyptus globulus, essentiellement dans des régions de climat tempéré, comme l’Espagne, le Portugal, le Chili et l’Australie. En Ethiopie, près de 145 000 ha d’Eucalyptus ont été plantés, dont une proportion importante d’Eucalyptus globulus.

En Afrique australe, les feuilles sont parfois vendues sur les marchés à des fins médicinales. C’est la Chine qui domine le marché mondial des huiles d’Eucalyptus.

Propriétés

Le bois de cœur, gris pâle à rose ou brun rougeâtre, se distingue assez nettement de l’aubier plus pâle qui peut atteindre 5 cm d’épaisseur. Il est souvent contrefil, parfois à fil droit avec des plaques de fil tors ; le grain est moyennement grossier. Le bois présente souvent des veines de gomme. Le cœur mou est fréquent.

Le bois a une densité de 670–920 kg/m³ à 12% d’humidité, le bois issu de plantations ayant souvent une densité inférieure à celle du bois provenant de peuplements naturels. Le retrait est extrêmement élevé : de l’état vert à anhydre, il est de 6,5–13,2% dans le sens radial et de 11,7–19,1% dans le sens tangentiel. Le séchage à l’air peut poser des problèmes, car le gauchissement et l’effondrement peuvent être importants. Le plus grand soin doit être apporté au séchage en séchoir afin d’éviter les gerces tangentielles, et il est recommandé de scier le bois sur quartier avant le séchage et d’opérer un séchage initial à l’air jusqu’à 30% d’humidité. Un équilibre difficile à trouver entre séchage à l’air, séchage en séchoir et cintrage à la vapeur peut résoudre les problèmes d’effondrement. Une fois séché, le bois n’est pas stable en service.

C’est un bois dur et solide. A 12% d’humidité, le module de rupture est de 105–213 N/mm², le module d’élasticité de 10 600–20 400 N/mm², la compression axiale de 56–82 N/mm², le cisaillement de 8–10 N/mm², le fendage de 28–35 N/mm et la dureté Janka de flanc de 6850–11 480 N.

Le bois se scie assez difficilement à cause de sa forte densité et de la présence du contrefil. Le désaffûtage des dents de scies et des lames de coupe est considérable. On obtient un meilleur clouage si l’on fait des avant-trous. Les caractéristiques de collage sont satisfaisantes. Le bois se cintre bien, tolère la plupart des finitions, et après ponçage donne une surface lisse.

Le bois est tout au plus moyennement durable, car il est sensible aux attaques d’insectes, de termites et de térébrants marins. L’aubier est sensible aux foreurs Lyctus. Le bois de cœur est rebelle aux traitements de conservation, l’aubier pouvant quant à lui être imprégné.

La valeur énergétique du bois d’Eucalyptus globulus est de 18 000–19 400 kJ/kg. On a constaté qu’il brûlait aisément, en laissant peu de cendres et qu’il pouvait être carbonisé facilement et donner un charbon de bois de bonne qualité.

Les fibres du bois mesurent (0,3–)0,8–1,1(–1,5) mm de long, avec un diamètre de (10–)15–21(–28) μm et une épaisseur moyenne de paroi de 3,0 μm. On peut employer le procédé au sulfate (kraft), au sulfite ou au bisulfite pour la production de pâte qui est généralement blanchie. Du bois issu d’arbres âgés de 10 ans originaires d’Australie contenait 45% de cellulose, 23% de glucuronoxylane et 27% de lignine. On a obtenu un rendement en pâte kraft blanchie de 56%, qui a nécessité 3,2 m³ de bois pour 1 t de pâte blanchie.

Les feuilles produisent 0,75–6,0% d’huile essentielle, avec 44–90% de 1, 8-cinéole, ainsi que du camphène (jusqu’à 23,1%), de l’α-pinène (2,6–20,1%), du globulol (jusqu’à 7,3%), du limonène (0,5–7,8%), du β-pinène (0,1–2,7%), de l’α-terpinéol (0, 1–5,8%) et du p-cimène (0,1–8,2%). Plusieurs euglobals à structure acylphloroglucinol-monoterpénique ou sesquiterpénique ont également été isolés. L’huile essentielle a démontré une activité antibactérienne et antifongique. Elle a aussi une activité anti-amibienne et larvicide contre Anopheles stephensi. Des extraits d’huile essentielle ont fait ressortir in vivo des effets analgésiques et anti-inflammatoires chez les rats et les souris. Rien ne prouve toutefois qu’elle ait une action antipaludéenne ; en effet, la croyance selon laquelle Eucalyptus globulus aurait des effets antipaludéens pourrait remonter à l’époque où il avait été planté afin d’assécher les marais du sud de l’Europe ; de là son rôle indirect dans la lutte contre le paludisme. Des cas d’empoisonnement par l’huile essentielle ont été signalés chez l’homme.

Des extraits de feuille ont révélé des propriétés antibactériennes, antifongiques et antivirales. Des extraits aqueux de feuilles se sont avérés avoir des activités antihyperglycémiques et molluscicides. Des extraits à l’éther de feuilles ont mis en évidence une activité anthelminthique contre Strongyloides stercoralis et Ancylostoma spp. La décoction de feuilles a eu in vivo une action diurétique sur des rats. Un extrait à l’éthanol des feuilles et une décoction des graines ont montré in vivo une activité anti-inflammatoire chez les souris et les rats. Les euglobals des feuilles ont montré des effets anti-inflammatoires et inhibiteurs sur l’activation du virus d’Epstein-Barr ainsi qu’une activité anti-tumorale. La poudre et les extraits de feuilles protègent contre le ravageur des greniers Callosobruchus maculatus. Les feuilles contiennent non seulement des tanins (de l’ellagitanin, du gallotanin et des dérivés de la catéchine), mais aussi des flavonoïdes (des hétérosides de flavones avec les aglycones suivants : quercétine, myricétine, kaempférol et rutine).

On a remarqué qu’Eucalyptus globulus a des effets allélopathiques sur la végétation des sous-bois et sur les plantes cultivées à proximité de l’arbre, mais dans une moindre mesure qu’Eucalyptus camaldulensis Dehnh.

Description

  • Arbre sempervirent, de grande à très grande taille, pouvant atteindre 70 m de haut ; fût rectiligne, cylindrique, jusqu’à 200 cm de diamètre ; surface de l’écorce généralement lisse, blanche à ivoire, jaune ou grise ; cime étroite, mais arrondie chez les individus qui poussent dans les milieux ouverts.
  • Feuilles alternes, retombantes, simples et entières ; stipules absentes ; pétiole arrondi, sillonné ou aplati, de 1,5–5 cm de long ; limbe étroitement lancéolé à lancéolé, quelquefois falciforme, de (10–)12–28(–30) cm × 1–3(–4) cm, acuminé à l’apex, coriace, glabre, pennatinervé, aromatique lorsqu’on le froisse.
  • Inflorescence : dichasium condensé et réduit, axillaire, simple, ombelliforme, portant 1–7 fleurs ; pédoncule aplati ou arrondi, jusqu’à 25 mm de long.
  • Fleurs bisexuées, régulières, blanchâtres ; pédicelle jusqu’à 8 mm de long ; boutons floraux en forme de toupie, divisés en un hypanthium (partie inférieure) obconique, côtelé ou lisse de 5–12 mm × 5–17 mm, et un opercule (partie supérieure) aplati, hémisphérique, de 3–15 mm × 5–17 mm, à protubérance courte ; étamines nombreuses ; ovaire infère, 3– 5-loculaire.
  • Fruit : capsule obconique à globuleuse de 5–21 mm × 6–24 mm, incluse dans un hypanthium ligneux, s’ouvrant par 3–5 valves un peu exsertes, glauque ou non, à nombreuses graines.
  • Graines de 1–3 mm de long.
  • Plantule à germination épigée.

Autres données botaniques

Le genre Eucalyptus comprend près de 800 espèces, endémiques d’Australie, à l’exception d’une dizaine présente dans la partie orientale de l’Asie du Sud-Est. De nombreuses espèces d’Eucalyptus sont cultivées en dehors de leur aire naturelle, dans des régions tropicales, subtropicales et tempérées, en raison de la rapidité de leur croissance et de leur capacité d’adaptation à des conditions écologiques très variées. En Afrique, Eucalyptus globulus est longtemps restée la principale espèce d’Eucalyptus, et même si elle a cédé du terrain, elle n’en demeure pas moins très présente sous des climats frais. De nos jours, les principales espèces commerciales en Afrique sont : Eucalyptus grandis W.Hill ex Maiden dans les endroits fertiles, Eucalyptus camaldulensis dans les regions sèches, et Eucalyptus robusta Sm. dans les régions plutôt tropicales.

Le genre Eucalyptus est divisé en plusieurs sous-genres (7–10, selon l’auteur), lesquels sont à leur tour subdivisés en de nombreuses sections et séries. D’après les résultats des travaux de phylogénétique menés sur Eucalyptus, il semblerait que le genre soit polyphylétique, ayant plusieurs origines dans l’évolution ; dès lors, on a proposé de diviser le genre en plusieurs genres distincts. Ce changement n’a pas encore été apporté, principalement à cause du maelström qui pourrait en découler dans la nomenclature. Les espèces d’Eucalyptus s’hybrident facilement, ce qui rajoute à la complexité taxinomique.

Sensu lato, Eucalyptus globulus compte quatre taxons très proches que l’on considère souvent comme des sous-espèces, mais qui pour certains auteurs sont des espèces à part entières. Ici, c’est le premier point de vue qui est suivi et on distingue les sous-espèces suivantes :

  • subsp. globulus (“Tasmanian blue gum”) : arbre de grande à très grande taille pouvant atteindre 70 m de haut, à écorce lisse, à longues feuilles et à boutons floraux et fruits de grande taille, solitaires, glauques. Il est largement cultivé en Ethiopie et en Erythrée, à 1700–3200 m d’altitude sur des parcelles expérimentales, des plantations pilotes, de petits peuplements, en brise-vent, sur des plantations à grande échelle et comme arbres isolés sur les terres agricoles. Il a également été signalé en Somalie, au Kenya et en Ouganda.
  • subsp. bicostata (Maiden, Blakely & Simmonds) J.B.Kirkp. (“southern blue gum”) : arbre de grande taille pouvant atteindre 45 m de haut, à boutons floraux et fruits sessiles, en groupes de 3. Il est cultivé en Ethiopie à 2000–2800 m d’altitude sur des parcelles expérimentales et des plantations pilotes, et il a été signalé également au Kenya et en Tanzanie.
  • subsp. pseudoglobulus (Naudin ex Maiden) J.B.Kirkp. (“Victorian eurabbie”) : arbre de grande taille pouvant atteindre 45 m de haut, à boutons floraux et fruits pédicellés, glauques, en groupes de 3 sur un large pédoncule aplati. Il n’est pas mentionné en Afrique tropicale.
  • subsp. maidenii (F.Muell.) J.B.Kirkp. (“Maiden’s gum”) : arbre de grande taille pouvant atteindre 45 m de haut, à long pédoncule, à inflorescences comportant 7 fleurs, et à boutons floraux et fruits moins glauques et moins rugueux. Il est cultivé en Ethiopie à 2000–2350 m d’altitude sur des parcelles expérimentales et des plantations pilotes, ainsi qu’en R.D. du Congo, au Rwanda, au Burundi, au Kenya, en Tanzanie, au Malawi, en Zambie et en Angola.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : (1 : limites de cernes distinctes) ; (2 : limites de cernes indistinctes ou absentes).
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; (7 : vaisseaux en lignes, ou plages, obliques et/ou radiales) ; 9 : vaisseaux exclusivement solitaires (à 90% ou plus) ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; (23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale) ; 26 : ponctuations intervasculaires moyennes (7–10 μm) ; (27 : ponctuations intervasculaires grandes ( 10 μm)) ; 29 : ponctuations ornées ; 31 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles très réduites à apparemment simples : ponctuations rondes ou anguleuses ; 42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm ; 43 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 200 μm ; (45 : vaisseaux de deux classes de diamètre distinctes, bois sans zones poreuses) ; 47 : 5–20 vaisseaux par millimètre carré ; 56 : thylles fréquents.
  • Trachéides et fibres : 60 : présence de trachéides vasculaires ou juxtavasculaires ; 62 : fibres à ponctuations distinctement aréolées ; 63 : ponctuations des fibres fréquentes sur les parois radiales et tangentielles ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 69 : fibres à parois fines à épaisses.
  • Parenchyme axial : 76 : parenchyme axial en cellules isolées ; 78 : parenchyme axial juxtavasculaire ; 79 : parenchyme axial circumvasculaire (en manchon) ; 92 : quatre (3–4) cellules par file verticale ; 93 : huit (5–8) cellules par file verticale.
  • Rayons : (96 : rayons exclusivement unisériés) ; (97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules)) ; 104 : rayons composés uniquement de cellules couchées ; 106 : rayons composés de cellules couchées avec une rangée terminale de cellules dressées et/ou carrées ; 115 : 4–12 rayons par mm ; 116 : 12 rayons par mm.
  • Inclusions minérales : 136 : présence de cristaux prismatiques ; (141 : cristaux prismatiques dans les cellules non cloisonnées du parenchyme axial) ; 142 : cristaux prismatiques dans les cellules cloisonnées du parenchyme axial.
(D. Louppe, P. Détienne & E.A. Wheeler)

Croissance et développement

La croissance initiale est d’abord rapide, puis elle ralentit. En Afrique de l’Est, on a constaté que les arbres atteignaient une hauteur de 30 m en 15 ans, et de 55 m au bout de 50 ans. En zone sèche, on obtient une hauteur maximale de 30 m au bout de 25 ans. La première floraison a lieu lorsque les arbres ont 4–5 ans. Les insectes assurent la pollinisation, et les fruits mûrissent en l’espace d’environ 11 mois. Les graines sont dispersées par le vent. Les arbres perdent leurs branches mortes.

Ecologie

Eucalyptus globulus pousse dans les régions tropicales à 2000–2800(–3300) m d’altitude, et sous des climats doux et tempérés à 0–1000 m d’altitude. La température annuelle moyenne est de 9–19°C, la température maximale moyenne du mois le plus chaud est de 19–30°C, et la température minimale moyenne du mois le plus froid de 1–12°C. La pluviométrie annuelle moyenne se situe entre 500–2400 mm, avec une saison sèche de 7 mois maximum. Si les semis sont sensibles aux gelées, l’arbre les tolère de mieux en mieux avec l’âge. Ayant besoin d’un bon drainage, il pousse mieux sur des sols profonds, sablo-argileux. Eucalyptus globulus préfère un sol au pH de 5–7, et ne supporte pas les sols très calcaires ou alcalins.

Eucalyptus globulus ne tolère pas l’ombre, c’est donc un colonisateur initial obligatoire, ce qui signifie qu’il ne se propage pas facilement dans les forêts établies. On le rencontre donc rarement en dehors de son aire naturelle dans des peuplements naturalisés auto-entretenus sans l’intervention de l’homme. La distance de dispersion des graines, pour un arbre de 40 m de haut, avec des vents soufflant à 10 km/h, est de 20 m ; aussi est-elle limitée normalement à la lisière des plantations. Cependant, Eucalyptus globulus peut se propager jusque dans des écosystèmes non forestiers ou perturbés et, avec le temps, former une monoculture qui exclut toute autre plante. Les composés phénoliques et terpéniques des feuilles sembleraient être responsables de la suppression allélopathique de la végétation qui se trouve dans le sous-étage des peuplements denses.

Un certain nombre de mécanismes permettent à Eucalyptus globulus de résister au feu. En effet, s’il est très inflammable à cause de son écorce qui se desquame et qui permet donc au feu de se propager rapidement jusqu’à la canopée, chez les sujets âgés en revanche, l’écorce interne par son épaisseur empêche dans la plupart des cas que la partie interne de l’arbre ne soit touchée. Après les incendies, la régénération est rapide. L’écorce abîmée tombe et les bourgeons font rapidement des rejets. Si par hasard la cime de l’arbre meurt, de nombreux nouveaux rejets apparaissent sur ce que l’on appelle le lignotuber, un organe caulinaire de stockage ligneux et souterrain, qui résiste au feu et aux autres dégâts causés à la tige aérienne. Les fruits résistent au feu, et c’est non seulement grâce aux taux élevés de graines qui sont stockées dans le sol, mais aussi grâce aux branches abîmées par le feu qui libèrent une quantité considérable de graines, qu’une régénération par les graines est possible à la suite des incendies. De là vient qu’Eucalyptus globulus propage facilement le feu, ce qui représente un danger latent inquiétant pour les zones avoisinantes, bien que lui-même survive aux incendies.

Etant à la fois inflammable et colonisateur, Eucalyptus globulus constitue une menace en puissance pour les écosystèmes locaux. En cas d’incendie, Eucalyptus globulus ne fait qu’aggraver la situation en propageant le feu, après quoi sa résistance aux incendies, sa production prolifique de graines et son aptitude à rejeter à partir des lignotubers lui permettent d’avoir le dessus sur d’autres espèces touchées par le feu, et par voie de conséquence de coloniser les zones avoisinantes.

Multiplication et plantation

Le poids de 1000 graines est de 2,5–17 g. Il est recommandé de les conserver hermétiquement à 4–6% de teneur en eau et à des températures inférieures à 0°C, même si leur viabilité peut être maintenue pendant plusieurs années dans des récipients hermétiques à 3°C avec 6–10% de teneur en eau. Les vergers à semences issus de matériel greffé peuvent s’élaguer avant l’abscission des graines de manière à ce qu’on puisse les récolter plus facilement au sol. Ce type de récolte peut démarrer 5 ans après la mise en place du verger. Les graines ainsi produites ont un taux de germination qui peut atteindre 80% en l’espace de 4–14 jours. Les semis sont mis dans des récipients remplis de sol stérilisé, à raison de 2 par récipient. Les jeunes plants sont très sensibles aux attaques d’insectes.

Dans la plupart des pays tropicaux et subtropicaux, le repiquage au champ a lieu lorsque les plants ont 3–6 mois et 15–35 cm de haut. Lorsqu’Eucalyptus globulus est planté en monoculture, le débroussaillage est souvent effectué avec un tracteur. Viennent ensuite le labourage et le disquage. Au cas où cela serait irréalisable en raison de la déclivité du sol, de la présence de cailloux ou de l’absence d’équipement, les semis peuvent être plantés dans des trous autour desquels le sol aura été travaillé sur au moins 1 m de diamètre. Dans tous les cas, il est préférable de laisser s’écouler quelques mois entre la préparation du sol et la plantation, de manière à ce que les mottes de terre se tassent. Sur les talus, sous des climats particulièrement humides ou secs, il est préconisé de surélever les lignes soit pour évacuer l’excès d’humidité soit au contraire pour la fixer lorsqu’elle se fait rare, et dans un cas comme dans l’autre, de placer les plants au sommet des billons. L’espacement initial varie de 1 m × 1 m à 3,3 m × 3,3 m, en fonction de l’usage que l’on veut faire des arbres (pour la production de pâte à papier, de bois de feu et de poteaux, on peut planter plus dense que pour les sciages). En vue de la mécanisation, il faut prévoir une distance interligne de 3 m, et un espacement minimal de 3 m × 3 m pour un désherbage mécanique dans les deux directions. On a signalé une densité de plantation de 4500 arbres/ha et un taux de survie de 64% sur de petits peuplements ruraux en Ethiopie destinés à la production de bois de feu et de poteaux. Dans ce pays, les agriculteurs étalent parfois des branches portant des fruits mûrs dans un endroit, puis une fois que les fruits se sont ouverts et que les graines ont été dispersées, maintiennent l’humidité du sol pour favoriser la germination. Lorsque les plants ont pris racine, on élimine les branches, après quoi le peuplement est éclairci de manière à obtenir le bon espacement.

La plantation doit s’effectuer le plus tôt possible après le début de la saison des pluies, de façon à profiter pleinement des pluies et de la chaleur résiduelle du sol après une saison sèche et chaude. L’humidité maintenue dans la motte enveloppant les racines permet au jeune plant de résister et de supporter une période de sécheresse qui peut durer 2–3 semaines entre le moment de la plantation et le début de pluies importantes. En cas de pertes dues à des conditions défavorables, il est absolument impératif de remplacer les plants manquants le plus tôt possible afin de conserver un peuplement uniforme. La fertilisation des jeunes plants peut débuter entre quelques semaines et 3 mois après la plantation par l’épandage d’un engrais équilibré (en fonction des conditions du sol) à une distance de 10–30 cm de la plante.

Des méthodes de multiplication in vitro ont été mises au point avec des méristèmes apicaux.

Gestion

Si le désherbage est décisif durant les premières années du développement, il devient moins important une fois que le couvert végétal s’est refermé. La fertilisation est fréquente mais ne s’applique pas systématiquement à tous les jeunes plants. Pour la production de bois d’œuvre, les plantations sont éclaircies 6 et 10 ans après la plantation, et jusqu’à 70% des arbres sont abattus.

L’arbre recèpe bien, et après la récolte on laisse un certain nombre de repousses rejeter à partir de la souche. Pendant les deux premières années qui suivent la récolte, on les éclaircit pour n’en laisser que 1–3, tout dépend si l’on préfère peu de pousses mais de grande taille ou de nombreuses pousses mais de petite taille. Il est aussi possible d’éclaircir à 2–3 ans et d’avoir ainsi une récolte d’appoint appréciable de petits poteaux en plus de la récolte principale des années plus tard. A chaque nouvelle récolte, de moins en moins de souches coupées rejettent, c’est la raison pour laquelle normalement 3 récoltes de rejets sont considérées comme le maximum avant une replantation nécessaire. Toutefois, une station des monts Nilgiri (Inde) aurait eu des rendements satisfaisants pendant plus de 100 ans au rythme de rotation de taillis de 10 ans.

La replantation d’une vieille plantation doit passer nécessairement par l’élimination complète des vieilles souches. C’est un travail onéreux qui peut être mené à bien soit par broyage méticuleux des tiges et des lignotubers soit par traitement chimique. Non seulement les lignotubers mais aussi le système racinaire peuvent théoriquement être arrachés pour être revendus comme bois de feu.

Maladies et ravageurs

Le chancre du tronc est répandu dans les plantations d’Eucalyptus globulus et autres Eucalyptus spp. en Ethiopie. Il est dû à Botryosphaeria parva, et provoque le dépérissement et la mort des arbres en conditions de stress. Des Mycosphaerella spp. sont responsables d’une tache foliaire qui cause de sérieux dégâts à Eucalyptus globulus dans les régions où il pleut en été, d’où l’absence d’Eucalyptus globulus dans de vastes zones d’Afrique du Sud. Parmi les autres maladies foliaires importantes, on trouve Aulographina eucalypti et Kirramyces epicoccoides. Les infections cryptogamiques des graines et des semis comme Penicillium spp., Fusarium spp., Botrytis cinerea, la maladie des petites feuilles causée par un phytoplasme et la fonte des semis peuvent être éradiquées grâce à des techniques phytosanitaires adaptées. L’emploi de semis vigoureux et sains est une mesure de premier plan dans la prévention des problèmes phytosanitaires et de ceux liés aux insectes, comme les traitements à base de pesticides, le cas échéant.

Un grave ravageur d’Eucalyptus spp., dont Eucalyptus globulus, est le charançon de l’eucalyptus (Gonipterus scutellatus), dont à la fois les larves et les adultes causent des dégâts, en particulier en se nourrissant des feuilles. Une défoliation répétée est à l’origine d’une croissance rabougrie, pouvant même aller jusqu’à la mort de l’arbre. Les charançons adultes, les larves et les œufs sont transportés sur les plants et dans la terre lors de la plantation, les adultes pouvant aussi se propager en volant. A Maurice, en France et en Italie, la lutte biologique avec le parasite de l’œuf Anaphes nitens a été couronnée de succès et a permis de limiter les attaques. Les traitements chimiques ne sont guère préconisés à cause des effets néfastes qu’ils pourraient avoir sur les abeilles qui butinent les arbres. D’origine australienne, Gonipterus scutellatus est signalé au Kenya, en Ouganda, au Malawi, au Zimbabwe, au Mozambique, à Madagascar, à Maurice, en Afrique du Sud, au Swaziland et au Lesotho. Il existe des différences de sensibilité entre Eucalyptus spp., Eucalyptus globulus appartenant aux espèces les plus sensibles. La présence d’un foreur responsable de dégâts importants, Phoracantha semipunctata, explique en partie la rareté d’Eucalyptus globulus en Afrique du Sud. Phoracantha semipunctata (le longicorne de l’eucalyptus) attaque les jeunes arbres et les souches d’individus récemment abattus. On peut lutter contre lui en éliminant et en brûlant le bois contaminé. Le psylle du gommier bleu (Ctenarytaina eucalypti) déforme le feuillage, tuant feuilles et rameaux ; on en vient à bout avec l’hyménoptère parasitoïde Psyllaephagus pilosus. En Afrique, les termites représentent un risque pour les pépinières et les jeunes plantations jusqu’à ce qu’elles aient atteint 3–4 ans.

Récolte

La récolte s’effectue habituellement sur des rotations courtes de 8–15 ans pour des plantations denses destinées à la production de poteaux, de pâte à papier ou de bois de feu, même si elles peuvent être de seulement 5–7 ans en Ethiopie. Des rotations égales ou supérieures à 30 ans sont pratiquées au Chili sur des arbres destinés aux sciages. Pour récolter Eucalyptus globulus en rotations courtes, on procède de la manière suivante : on coupe l’arbre entier à 10–12 cm au-dessus du sol à la scie à chaîne ou manuelle, en veillant à faire une coupe oblique de sorte que l’eau s’écoule de la surface de coupe. On prélève jusqu’à trois récoltes de taillis, après quoi la qualité du peuplement se dégrade. Une autre méthode consiste à éclaircir progressivement la plantation de manière à obtenir des récoltes de plus en plus importantes à intervalles variés. Par exemple en Uruguay, on pratique une rotation de 16 ans, avec des abattages à 6 et 10 ans qui éliminent 70% des arbres plantés et qui libère de l’espace pour une récolte de sujets de grande taille à 16 ans.

Rendement

En rotations de 8–15 ans, les accroissements annuels en volume sont de 10–35 m³/ha. Au Kenya, à environ 2500 m d’altitude, on a signalé un rendement de 175 m³/ha pour une rotation de 9 ans.

Traitement après récolte

Après la coupe, il n’est généralement pas nécessaire d’élaguer les grumes, la production de branches étant rare, surtout sur les plantations denses. L’écorçage n’est habituellement pas non plus indispensable, puisque l’écorce est utilisée pour la mise en pâte. Sur les plantations de taille importante, les arbres sont abattus et tronçonnés, ensuite débusqués jusqu’à une route par des hommes, des animaux ou des tracteurs, puis chargés sur des camions. Si on laisse les troncs entiers ou tronçonnés sur le sol pour qu’ils sèchent, on peut ainsi en réduire le poids et rendre leur transport plus facile, mais alors on s’expose aux éventuelles attaques cryptogamiques et de termites.

Ressources génétiques

Le pool génétique d’Eucalyptus globulus est diversifié, tant dans son aire d’origine qu’en ce qui concerne les variétés locales qui se sont développées dans les pays où il est planté aujourd’hui. L’érosion génétique n’est pas en soi une menace sérieuse, dès lors qu’Eucalyptus globulus se reproduit par graines en plantations, et que ces graines sont issues de pollinisation libre. En 1987 et 1988, l’Australian Tree Seed Center a entrepris de rassembler la plus grande collection jamais vue de semences issues de peuplements naturels d’Eucalyptus globulus. Des cartes de liaison génétique ont été réalisées pour Eucalyptus globulus, à partir des marqueurs AFLP et des marqueurs microsatellites (SSR). Le séquençage du génome chloroplastique a été effectué.

Sélection

Il existe des programmes de sélection de tout premier plan en Australie, en Espagne, en Uruguay, au Chili, en Ethiopie, en Argentine, au Portugal et en Inde. A partir des variétés locales et des provenances australiennes, ils sélectionnent du matériel à croissance rapide, à forte densité du bois et à rendement élevé en pâte.

Perspectives

L’avenir d’Eucalyptus globulus semble particulièrement assuré. La demande mondiale en produits forestiers industriels a augmenté et ne cessera d’augmenter, les plantations fournissant une proportion croissante de ces produits. Eucalyptus globulus constitue une source non négligeable de ce genre de produits (probablement le feuillu le plus important planté en zone tempérée) ; il ne pourra que continuer à gagner en superficie plantée dans les principaux pays de production. L’intensification ininterrompue des plantations d’Eucalyptus globulus dans ces pays contribuera également à renforcer la production. Quant à la Chine, elle aussi pourrait voir une partie de son immense aire de plantations de résineux basculer vers Eucalyptus spp., parmi lesquels Eucalyptus globulus.

En Afrique tropicale, l’accroissement de la population a provoqué une envolée de la demande en bois de construction, poteaux, piquets et bois de feu. Dans les pays montagneux où Eucalyptus globulus est déjà répandu (comme en Ethiopie et au Rwanda), ainsi que dans ceux où il n’est pas encore très utilisé, il gagnera en importance grâce à ses possibilités de production. Par la suite, tant les changements qui interviendraient sur les marchés nationaux africains qu’une forte demande qui émanerait des marchés mondiaux pourraient permettre aux pays africains de se tourner vers des plantations industrielles d’Eucalyptus globulus plus intensives. Son inflammabilité et la menace latente qu’il représente pour les écosystèmes locaux soulèvent de graves inquiétudes.

Un autre aspect concernant les perspectives qui se dessinent pour Eucalyptus globulus est l’usage de son huile essentielle. On lui a certes prêté un nombre incalculable d’usages médicinaux, encore faut-il vérifier rigoureusement de nombreuses propriétés pharmacologiques. L’engouement croissant que suscitent les remèdes naturels pourrait doper encore plus le rôle de l’huile essentielle, à la fois sur les marchés internationaux et locaux en Afrique.

Références principales

  • Bolza, E. & Keating, W.G., 1972. African timbers: the properties, uses and characteristics of 700 species. Division of Building Research, CSIRO, Melbourne, Australia. 710 pp.
  • Chippendale, G.M., 1988. Myrtaceae - Eucalyptus, Angophora. In: George, A.S. (Editor). Flora of Australia, Volume 19. Australian Government Publishing Service, Canberra, Australia. 540 pp.
  • Coppen, J.J.W., 2002. Eucalyptus: the genus Eucalyptus. Medicinal and aromatic plants - industrial profiles, vol. 22. Taylor & Francis, London, United Kingdom. 450 pp.
  • Eldridge, K., Davidson, J., Harwood, C. & van Wijk, G., 1993. Eucalypt domestication and breeding. Clarendon Press, Oxford, United Kingdom. xix + 288 pp.
  • Jacobs, M.R., 1981. Eucalypts for planting. 2nd Edition. FAO Forestry Series No 11. Food and Agriculture Organization of the United Nations, Rome, Italy. 677 pp.
  • Kirkpatrick, J.B., 1974. The numerical intraspecific taxonomy of Eucalyptus globulus Labill. (Myrtaceae). Botanical Journal of the Linnean Society 69(2): 89–104.
  • Pohjonen, V. & Pukkala, T., 1990. Eucalyptus globulus in Ethiopian forestry. Forest Ecology and Management 36(1): 19–31.
  • Ross, I.A., 2001. Medicinal plants of the world: Chemical constituents, traditional and modern medicinal uses. Volume 2. Humana Press, Totowa, NJ, United States. 487 pp.
  • Skolmen, R.G. & Ledig, F.T., 1990. Eucalyptus globulus Labill. In: Burns, R.M. & Honkala, B.H. (Technical coordinators). Silvics of North America. Volume 2. Agriculture Handbook No 54. USDA, Forest Service, Washington, D.C., United States. pp. 299–304.

Autres références

  • Bekele-Tesemma, A., 2007. Useful trees and shrubs for Ethiopia: identification, propagation and management for 17 agroclimatic zones. Technical Manual No 6. RELMA in ICRAF Project, Nairobi, Kenya. 552 pp.
  • Cimanga, K., Kambu, K., Tona, L., Aspers, S., De Bruyne, T., Hermans, N., Totté, J., Pieters, L. & Vlietinck, A.J., 2002. Correlation between chemical composition and antibacterial activity of essential oils of some aromatic medicinal plants growing in the Democratic Republic of Congo. Journal of Ethnopharmacology 79: 213–220.
  • Cox, S.A., 1990. Forestry in Ethiopia: a case study. Scottish Forestry 44(3): 186–194.
  • EPPO (European and Mediterranean Plant Protection Organization), 2005. Gonipterus gibberus and Gonipterus scutellatus. EPPO Bulletin 35: 368–370.
  • Esser, L.L., 1993. Eucalyptus globulus. In: Fire Effects Information System. U.S. Department of Agriculture, Forest Service, Rocky Mountain Research Station, Fire Sciences Laboratory. [Internet] http.www.fs.fed.us/ database/feis/plants/tree/eucglo/ all.html. February 2008.
  • Friis, I., 1995. Myrtaceae. In: Edwards, S., Mesfin Tadesse & Hedberg, I. (Editors). Flora of Ethiopia and Eritrea. Volume 2, part 2. Canellaceae to Euphorbiaceae. The National Herbarium, Addis Ababa University, Addis Ababa, Ethiopia and Department of Systematic Botany, Uppsala University, Uppsala, Sweden. pp. 71–106.
  • Keating, W.G. & Bolza, E., 1982. Characteristics, properties and uses of timbers. Vol.1: South East Asia, northern Australia and the Pacific. Inkata Press, Melbourne, Australia. 362 pp.
  • Lamprecht, H., 1989. Silviculture in the tropics: tropical forest ecosystems and their tree species, possibilities and methods for their long-term utilization. Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (GTZ) GmbH, Eschborn, Germany. 296 pp.
  • Lemenih, M. & Bekele, T., 2004. Effect of age on calorific value and some mechanical properties of three eucalyptus species grown in Ethiopia. Biomass and Bioenergy 27(3): 223–232.
  • Mueller, M.S. & Mechler, E., 2005. Medicinal plants in tropical countries: traditional use - experience - facts. Georg Thieme Verlag, Stuttgart, Germany. 168 pp.
  • Neuwinger, H.D., 2000. African traditional medicine: a dictionary of plant use and applications. Medpharm Scientific, Stuttgart, Germany. 589 pp.
  • Parant, B., Chichignoud, M. & Curie, P., undated. Présentation graphique des caractères technologiques des principaux bois tropicaux. Tome 8. Bois du Burundi. CTFT, Nogent-sur-Marne, France. 82 pp.
  • Parry, N.S., 1956. Tree planting practices in tropical Africa. FAO Forestry Development Paper No 8. FAO, Rome, Italy. 302 pp.
  • Rendle, B.J., 1970. World timbers. Vol. 3. Asia & Australia & New Zealand. Ernest Benn, London, United Kingdom & University of Toronto Press, Toronto, Canada. 175 pp.
  • Sallenave, P., 1971. Propriétés physiques et mecaniques des bois tropicaux. Deuxième supplément. Centre Technique Forestier Tropical, Nogent-sur-Marne, France. 128 pp.
  • Silva, J., Abebe, W., Sousa, S.M., Duarte, V.G., Machado, M.I. & Matos, F.J., 2003. Analgesic and anti-inflammatory effects of essential oils of Eucalyptus. Journal of Ethnopharmacology 89(2–3): 277–283.
  • Takahashi, A., 1978. Compilation of data on the mechanical properties of foreign woods (part 3) Africa. Shimane University, Matsue, Japan, 248 pp.
  • van Wyk, B.E. & Gericke, N., 2000. People’s plants: a guide to useful plants of southern Africa. Briza Publications, Pretoria, South Africa. 351 pp.
  • Verdcourt, B., 2001. Myrtaceae. In: Beentje, H.J. (Editor). Flora of Tropical East Africa. A.A. Balkema, Rotterdam, Netherlands. 89 pp.
  • Webb, D.B., Wood, P.J., Smith, J.P. & Henman, G.S., 1984. A guide to species selection for tropical and sub-tropical plantations. 2nd Edition. Tropical Forestry Papers No 15. Commonwealth Forestry Institute, University of Oxford, United Kingdom. 256 pp.

Sources de l'illustration

  • Costermans, L., 1983. Native trees and shrubs of south-eastern Australia. Revised edition. New Holland Publishers, Sydney, Australia. 424 pp.
  • Cronin, L., 1988. Key guide to Australian trees. Reed Books, Balgowlah, Australia. 191 pp.

Auteur(s)

  • G. Vaughan, 3620 N. Wilton, Chicago, IL 60613, United States

Citation correcte de cet article

Vaughan, G., 2008. Eucalyptus globulus Labill. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 5 février 2019.


  • Voir cette page sur la base de données Prota4U.