Erythrophleum suaveolens (PROTA)

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Erythrophleum suaveolens (Guill. & Perr.) Brenan


Protologue: Taxon 9 : 194 (1960).
Famille: Caesalpiniaceae (Leguminosae - Caesalpinioideae)
Nombre de chromosomes: 2n = 24, 28

Synonymes

  • Erythrophleum guineense G.Don (1832).

Noms vernaculaires

  • Bois rouge, poison d’épreuve, tali, grand tali, mancône (Fr).
  • Forest ordeal tree, red water tree, sasswood tree (En).
  • Mancone, muave (Po).
  • Mwavi, mwavi dume, mbaraka mkuu, mkelekele (Sw).

Origine et répartition géographique

Erythrophleum suaveolens est présent depuis le Sénégal jusqu’au Soudan et au Kenya, et vers le sud jusqu’au Zimbabwe et au Mozambique. Il a été introduit comme plante ornementale en Asie tropicale.

Usages

L’écorce, vendue sous l’appellation “écorce de tali” est utilisée comme émétique et purgatif. L’écorce écrasée s’applique sur les œdèmes causés par Filaria. En R.D. du Congo, la poudre d’écorce séchée se prise pour soigner les maux de tête. Au Kenya, la décoction de racines diluée sert de vermifuge, principalement contre le ténia. Au Malawi, la décoction de racines et d’écorce sert à soulager les douleurs affectant l’ensemble du corps. Des morceaux de racine ou d’écorce font des amulettes de protection et d’amour. L’écorce entrait jadis dans la composition de poisons de flèche et servait de poison d’épreuve ; l’écorce et les feuilles servaient de poison pour la pêche. Son utilisation comme anesthésique pour poisson dans l’aquaculture est délicat car d’infimes différences de dosage tuent le poisson au lieu de l’engourdir. Dans le monde occidental, l’extrait d’écorce était employé à la fin du XIXe siècle pour traiter l’insuffisance cardiaque. Ses effets secondaires et les meilleurs résultats que l’on obtenait avec la digitoxine mirent fin à cette pratique.

L’arbre produit un bois assez dur, lourd et durable, commercialisé sous les appellations “alui”, “tali”, “erun”, “missanda” ou “sasswood”, qui convient à la menuiserie, la parqueterie, aux traverses de chemin de fer, aux ouvrages des ports et des quais, au tournage, à la construction et aux ponts. Il sert aussi en construction navale et pour fabriquer des moyeux. L’écorce servait autrefois en Afrique de l’Ouest à tanner les cuirs et peaux ; et en R.D. du Congo, elle est utilisée pour colorer le cuir en brun. Erythrophleum suaveolens se plante comme arbre d’ornement et d’alignement. En Afrique de l’Ouest, on fait bouillir de la poudre d’écorce mélangée aux résidus de la transformation de l’huile de palme, et on mêle l’ensemble aux grains de maïs, de niébé ou de coton, ce qui les protège efficacement contre les ravageurs. On mélange les feuilles séchées aux stocks de grains et de légumes secs pour repousser ou tuer les insectes des greniers. L’utilisation de l’arbre en agroforesterie a été encouragée car la fixation d’azote et la grande quantité de litière de feuilles profitent aux cultures associées. Un effet négatif du paillage aux feuilles d’Erythrophleum suaveolens sur le rendement des cultures a toutefois été observé lors d’essais. Lorsqu’on débroussaille pour préparer des champs, on laisse souvent les arbres en place parce que le bois est dur et l’abattage trop difficile. Le bois d’Erythrophleum suaveolens n’est pas très estimé comme bois de feu mais son charbon de bois est excellent.

Production et commerce international

Les exportations d’écorce d’Erythrophleum à des fins médicinales ne jouent plus aucun rôle. Mais sur les marchés locaux, l’écorce reste un article important et coûteux. D’habitude, dans les statistiques commerciales, les bois d’œuvre d’Erythrophleum ivorense A.Chev. et d’Erythrophleum suaveolens ne sont pas distingués. En 2005, les exportations camerounaises de grumes d’Erythrophleum (“tali”) s’élevaient à 37 500 m3 et celles de sciages à 38 600 m3, ce qui plaçait Erythrophleum à la quatrième place des bois d’œuvre du Cameroun. En 2005, le prix franco à bord des grumes se situait à US$ 123–151/m3, selon la qualité. Le principal importateur est la Chine.

Propriétés

L’écorce contient 0,3% à 1,5% d’alcaloïdes. Il semblerait que la teneur varie selon l’âge de l’arbre : un extrait à l’eau de l’écorce contenait 0,5% d’alcaloïdes chez des arbres âgés de 60 ans, et 0,9% chez des individus âgés de 150 ans.

La teneur en alcaloïdes d’Erythrophleum suaveolens est semblable à celle d’Erythrophleum ivorense ; seule la répartition des principaux composés diffère. Les premières recherches ont mis en évidence un alcaloïde appelé érythrophléine, mais par la suite on s’est aperçu qu’il s’agissait d’un mélange de différents alcaloïdes aux activités similaires. Ces alcaloïdes sont les esters d’acides diterpéniques tricycliques, et il en existe essentiellement 2 types : les diméthylaminoéthylesters et les monométhylaminoéthylesters (nor-alcaloïdes). En outre, on a découvert des composés dans lesquels la liaison amine est remplacée par une liaison amide, mais on ne sait pas bien s’il s’agit de composés naturels ou d’artefacts. Les principaux composés que contient l’écorce sont des alcaloïdes du type diméthylaminoéthylester : la cassaïne, l’érythrophlamine, l’érythrophléguine et la norcassamidine, ainsi qu’un amide, l’érythrophlamide. L’extrait d’écorce a d’excellentes propriétés anesthésiques locales sur les yeux et la peau, mais son utilisation sur l’œil est sujette à controverse en raison de ses effets irritants sur la conjonctive. Les essais qui ont été conduits pour l’employer comme anesthésique dans les opérations ou les extractions dentaires ont été moins concluants, car des symptômes d’empoisonnement sont apparus à doses élevées. A forte dose, l’extrait d’écorce est un poison cardiaque extrêmement puissant et foudroyant qui, chez les animaux à sang chaud, provoque un souffle court, des crises et un arrêt cardiaques en quelques minutes.

Les alcaloïdes ont un effet cardiostimulant qui ressemble à celui des cardénolides que sont la digitoxine (de Digitalis) et l’ouabaïne (de Strophanthus gratus (Wall. & Hook.) Baill.), mais qui est de courte durée car les alcaloïdes sont rapidement métabolisés dans l’organisme. Ces alcaloïdes possèdent aussi de puissants effets diurétiques, et ils augmentent les contractions de l’intestin et de l’utérus. Outre une augmentation des contractions cardiaques en systole, ils ont également montré leur capacité à les augmenter en diastole. Par ailleurs, la cassaïne provoque un violent état d’excitation. Bien que la teneur en alcaloïdes des graines soit nettement plus faible que celle de l’écorce de la tige, les graines sont plus toxiques. Cette forte activité est due à une puissante saponine hémolytique, qui agit de manière synergique avec les alcaloïdes. La norcassamidine a une action anesthésique locale et c’est un spasmogène.

De plus, l’écorce contient des procyanidines (polyphénols), ce qui lui confère des propriétés antioxydantes. Ce sont ces procyanidines qui sont à l’origine des effets relaxants des extraits d’écorce d’Erythrophleum suaveolens.

L’écorce contient aussi un trihydroxystilbène, le resvératrol. Le resvératrol montre des activités antiplaquettaire, vasodilatatrice coronarienne, antileucémique, antifongique et inhibitrice de la tyrosine kinase. On pense que les trihydroxystilbènes protègent contre l’athérosclérose et les maladies cardiaques coronariennes. Mais le resvératrol n’est homologué que comme complément alimentaire et non comme médicament. L’écorce contient un flavone, la lutéoline, qui donne une teinte orange après addition de poudre de magnésium et quelques gouttes d’acide chlorhydrique. Cette réaction permet de la distinguer de l’écorce d’Erythrophleum africanum (Welw. ex Benth.) Harms, qui donne une coloration violette après traitement en raison de la présence de 2,3-dihydroxymyricétine.

Les bois d’Erythrophleum ivorense et d’Erythrophleum suaveolens ne sont pas différenciés dans le commerce, et la description du bois qui suit s’applique aux deux espèces.

Le bois de cœur est brun jaunâtre à brun rougeâtre, il fonce à l’exposition, il est parfois rayé et se démarque nettement de l’aubier qui est large de 3–6 cm et de couleur jaune crème. Le bois est contrefil, le grain grossier. Le bois est moyennement lustré.

La densité est de 900 kg/m3 à 12% d’humidité. Le bois sèche lentement, et les risques de gauchissement et de gerces sont importants. Les taux de retrait du bois vert à anhydre sont de 5,1–5,8% radialement et de 8,4–8,6% tangentiellement. Une fois sec, le bois est moyennement stable en service.

A 12% d’humidité, le module de rupture est de 99–162 N/mm2, le module d’élasticité de 10 550–19 500 N/mm2, la compression axiale de 56–97 N/mm2 et la dureté Janka de flanc de 13 000 N.

Le bois est difficile à scier ; on recommande l’utilisation d’une lame de scie stellitée. Le fini est généralement beau, mais le rabotage peut être difficile en raison du contrefil. Un pré-perçage est nécessaire pour les clous et les vis. Les propriétés de collage sont satisfaisantes.

C’est un bois durable qui résiste aux champignons, aux insectes foreurs des bois secs et aux termites. Il convient pour un usage en contact avec le sol. Il ne laisse pas pénétrer les produits de conservation. La sciure peut irriter les muqueuses et provoquer des allergies et de l’asthme chez les ouvriers des scieries.

Falsifications et succédanés

Les alcaloïdes d’Erythrophleum ont une activité pharmacologique similaire à celle de la digitoxine et de l’ouabaïne. Les bois d’œuvre d’Erythrophleum suaveolens et d’Erythrophleum ivorense sont commercialisés indistinctement sous les dénominations commerciales de “tali”, “erun”, “bolondo” et “alui”.

Description

Arbre de taille moyenne atteignant 25(–30) m de haut, ramifié souvent à faible hauteur ; écorce finement fissurée, écailleuse, grise ; rameaux glabres. Feuilles alternes, composées bipennées à 2–4 paires de pennes ; stipules minuscules, tombant tôt ; pétiole et rachis atteignant 35 cm de long, pétiole épaissi à la base ; folioles alternes, 7–14 par penne, ovales à ovales-elliptiques, atteignant 9 cm × 5,5 cm, base asymétrique, apex acuminé obtus. Inflorescence : panicule axillaire constituée de grappes spiciformes atteignant 12 cm de long, à courts poils jaunâtres. Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères, blanc jaunâtre à jaune verdâtre ; pédicelle d’environ 1,5 mm de long, à poils rougeâtres ; lobes du calice de 1–1,5 mm de long ; pétales de 2–3 mm × 0,5 mm, à poils courts sur les bords ; étamines 10, libres, d’environ 5 mm de long ; ovaire supère, à poils de couleur rouille, 1-loculaire, stigmate en coupe. Fruit : gousse plate, légèrement arquée, déhiscente, de 5–17 cm × 3–5 cm, à stipe souvent latéral, largement arrondie à l’apex, pendante, à 6–11 graines. Graines oblongues-ellipsoïdes, d’environ 15 mm × 11 mm × 5 mm.

Autres données botaniques

Le genre Erythrophleum comprend environ 10 espèces, dont 4 ou 5 se rencontrent en Afrique continentale, 1 à Madagascar, 3 en Asie orientale, et 1 en Australie. Ce genre est l’un des rares parmi les Caesalpiniaceae chez lesquels on ait trouvé des alcaloïdes. Erythrophleum suaveolens ressemble superficiellement à Burkea africana Hook. Des erreurs d’identification ont entraîné des empoisonnements accidentels et même la mort.

Erythrophleum lasianthum

Erythrophleum lasianthum Corbishley, l’ “arbre à poison d’épreuve swazi”, ressemble beaucoup à Erythrophleum suaveolens. Il se limite à la zone allant du sud du Mozambique au Swaziland. En Afrique du Sud, son écorce réduite en poudre se prise pour soulager les maux de tête et c’est aussi un remède pour les douleurs d’autres natures et la fièvre, ainsi que pour soigner les maladies pulmonaires du bétail. On l’utilisait jadis comme poison d’épreuve de la même manière que celle d’Erythrophleum suaveolens, et elle sert aussi pour la pêche et pour empoisonner les rats. L’écorce contient des alcaloïdes cardioactifs, essentiellement de la norcassamidine.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : 2 : limites de cernes indistinctes ou absentes.
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; 23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale ; 26 : ponctuations intervasculaires moyennes (7–10 μm) ; (27 : ponctuations intervasculaires grandes ( 10 μm)) ; 29 : ponctuations ornées ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm ; 43 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 200 μm ; 46 : 5 vaisseaux par millimètre carré ; (47 : 5–20 vaisseaux par millimètre carré) ; 58 : gomme ou autres dépôts dans les vaisseaux du bois de cœur.
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 70 : fibres à parois très épaisses.
  • Parenchyme axial : 80 : parenchyme axial circumvasculaire étiré ; 81 : parenchyme axial en losange ; 83 : parenchyme axial anastomosé ; 84 : parenchyme axial paratrachéal unilatéral ; 91 : deux cellules par file verticale ; 92 : quatre (3–4) cellules par file verticale.
  • Rayons : 97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules) ; 104 : rayons composés uniquement de cellules couchées ; 115 : 4–12 rayons par mm. Structure étagées : 118 : tous les rayons étagés ; 122 : rayons et/ou éléments axiaux irrégulièrement étagés (échelonnés).
  • Inclusions minérales : 136 : présence de cristaux prismatiques ; 142 : cristaux prismatiques dans les cellules cloisonnées du parenchyme axial.
(E. Uetimane, H. Beeckman & P.E. Gasson)

Croissance et développement

La régénération d’Erythrophleum suaveolens est meilleure dans les forêts relativement claires. On a observé que la floraison se déroulait en janvier–avril en Afrique de l’Ouest, en décembre–février au Kenya et en mars–juillet en Afrique australe. On a également observé une formation de nodules, et le rhizobium responsable appartient au genre Bradyrhizobium.

Ecologie

Erythrophleum suaveolens est présent dans les forêts humides semi-décidues, dans les forêts-galeries et les savanes boisées, depuis le niveau de la mer jusqu’à 1100 m d’altitude. Il est absent des forêts sempervirentes.

Multiplication et plantation

Erythrophleum suaveolens peut être multiplié en pépinière ; les graines mettent 3 semaines à germer. Une inoculation avec Bradyrhizobium est bénéfique et donne des augmentations de taille de 20% et de diamètre de 28%, obtenues au bout de 4 mois.

Gestion

Il y a eu des tentatives en Sierra Leone pour cultiver Erythrophleum suaveolens en plantation, mais la croissance était lente.

Récolte

Les principales parties d’Erythrophleum suaveolens récoltées à des fins médicinales sont les racines et l’écorce, tandis que le bois est exploité comme bois d’œuvre. Les herboristes traditionnels utilisent des techniques ad hoc pour mettre les racines à jour et écorcer les tiges. Pratiquement tous les arbres, jeunes ou vieux, sont touchés par ces pratiques.

Traitement après récolte

Les racines et l’écorce d’Erythrophleum suaveolens sont lavées et séchées à l’air avant d’être utilisées ou commercialisées. Au Malawi, le sciage des grumes a principalement lieu dans la forêt, et le bois d’œuvre est transporté chez les négociants en bois avant ou après son séchage.

Ressources génétiques

Répandu et commun par endroits, Erythrophleum suaveolens n’est de ce fait pas menacé d’érosion génétique. Mais il fait l’objet d’une exploitation intense dans certaines régions. Il est pratiquement impossible de trouver des spécimens adultes d’Erythrophleum suaveolens qui n’aient été dépouillés de leur écorce au Malawi, où il s’agit donc d’une espèce dont la conservation pose problème.

Perspectives

Erythrophleum suaveolens est une importante plante médicinale, qui justifie un approfondissement des recherches sur sa pharmacologie. L’usage interne de remèdes non purifiés à base d’Erythrophleum suaveolens est extrêmement dangereux. Les différences dans les ingrédients actifs d’un arbre à l’autre dans une seule population, et les différences de composition liées à l’âge de la plante ne sont pas du tout comprises, ce qui rend l’usage encore plus risqué. Il faut entreprendre des programmes de sélection et de gestion dans les pays visés pour accroître sa multiplication et son établissement délibérés dans les forêts indigènes et les plantations.

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Sources de l'illustration

  • Akoègninou, A., van der Burg, W.J. & van der Maesen, L.J.G. (Editors), 2006. Flore analytique du Bénin. Backhuys Publishers, Leiden, Netherlands. 1034 pp.

Auteur(s)

  • J.M. Okeyo, TSBF-CIAT, World Agroforestry Centre (ICRAF), P.O. Box 30677, Gigiri, Nairobi, Kenya

Citation correcte de cet article

Okeyo, J.M., 2006. Erythrophleum suaveolens (Guill. & Perr.) Brenan. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 12 avril 2019.


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