Eragrostis tremula (Criquet)

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Enneapogon desvauxii
Duranton, Foucart & Gay, Florule des biotopes du Criquet pèlerin, 2012
Lasiurus scindicus
En hachuré, distribution géographique de l'espèce Eragrostis tremula selon la zonation écoclimatique de l’Afrique de l’Ouest et du Nord-Ouest (légende).


Eragrostis tremula Hochst. ex Steudel

Famille : Poaceae

Synonymes : Eragrostis serpula Chiov., Eragrostis lamarckii Steud. (1854), Poa tremula Lam. (1791)

Type physionomique : Herbe annuelle

Note : Le genre Eragrostis, qui a donné son nom à la tribu des Eragrostideae, est facile à reconnaître : épillets non aristés pluri- ou multiflores (de moins d’une dizaine à plus d’une centaine de fleurs), rangées dans un seul plan de par et d’autre du rachis. Par contre, l’identification des espèces (350 dans le monde et près d’une vingtaine dans la zone) est beaucoup plus délicate.

Description : Herbe annuelle formant des touffes lâches de 30 à 75 (voire 100) centimètres de haut. L’inflorescence est une grande panicule lâche aux rameaux et pédicelles flexueux. Les épillets sont linéaires (5 à 25 millimètres de long), composés d’une vingtaine à une centaine de fleurs.

Biogéographie : Espèce tropicale sahélienne.

Type biomorphologique de Raunkier : Thérophyte.

Port : Espèce annuelle moyenne, d’aspect grêle.

Préférences édaphiques : Espèce (eury-)psammophile.

Préférences hydriques : Espèce eury-xérophile.

Tolérance aux sels : Non.

Milieux : Espèce typiquement sahélienne, appartenant au cortège de la pseudo-steppe sahélienne où elle peut être dominante, lorsque les conditions écométéorologiques lui sont favorables.


Espèces voisines : Eragrostis elegantissima Chiov. est une espèce annuelle rare, d’autant qu’elle est souvent confondue avec E. tremula bien qu’elle soit plus petite (30 centimètres de haut) et nettement plus gracile. Eragrostis barrelieri Daveau est une petite espèce annuelle (20 à 45 centimètres) formant des touffes lâches. Elle possède des inflorescences peu fournies, avec des rameaux étalés plus ou moins raides. Assez fréquente en zone désertique sur les sables humides des lits d’oued.

Références bibliographiques :

OZENDA P., 2004. – Flore et végétation du Sahara. 3ème éd. (mise à jour et augmentée). – CNRS : Paris. p. 534

BARRY J.P. & CELLES J.C., 1991. – Flore de Mauritanie. – Institut Supérieur Scientifique de Nouakchott/Université de Nice (France). p. 454

Intérêt pour le Criquet pèlerin

Espèce délaissée d’autant plus qu’elle est peu fréquente dans la zone des solitaires.