Elaeocarpus floribundus (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fruit Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois d'œuvre Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fibre Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


Elaeocarpus floribundus Blume


répartition en Afrique (cultivé et naturalisé)
coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois
coupe radiale du bois
Protologue: Bijdr. fl. Ned. Ind. 3: 120 (1825).
Famille: Elaeocarpaceae

Noms vernaculaires

  • Rugged oil fruit, Indian olive (En).

Origine et répartition géographique

Elaeocarpus floribundus est présent depuis l’Inde jusqu’au Vietnam, à la péninsule malaise, à l’Indonésie (jusqu’à Bornéo) et aux Philippines (Palawan). Il a été introduit à Madagascar et à l’île Maurice. A l’île Maurice, il est assez couramment cultivé et s’est parfois naturalisé.

Usages

Le bois est utilisé pour des constructions légères et pour des usages à l’intérieur tels que l’ébénisterie. Les fruits acidulés sont consommés frais ou confits dans du vinaigre ou de la saumure, entiers ou en chutney. A l’île Maurice, la décoction de feuilles est utilisée pour traiter l’hypertension et le diabète. L’infusion d’écorce et de feuilles est utilisée à Sumatra comme bain de bouche contre les gencives enflammées. En Malaisie, l’écorce et les feuilles sont utilisées en cataplasme pour traiter les ulcères, et un extrait est absorbé comme tonique.

Propriétés

Le bois de cœur est blanchâtre à brun grisâtre ou brun-olive, parfois gris violacé avec une nuance rosée, et ne se démarque pas nettement de l’aubier. Le fil est droit ou parfois ondulé, le grain est fin à moyen. Le bois est un peu lustré. Il est léger à moyennement lourd, avec une densité de 400–700 kg/m³ à 12% d’humidité, et tendre à moyennement dur. Le bois est généralement facile à sécher à l’air. Il est facile à scier et travailler, et il peut être raboté pour un fini régulier. Il retient bien les clous, se colore et se colle convenablement, et a d’excellentes caractéristiques de cintrage. Le bois est relativement durable sous abri, mais pas lorsqu’il est exposé aux intempéries ou au sol.

Les fractions acides de fibres alimentaires hydrosolubles des fruits contiennent du rhamnose (11%), de l’arabinose (26%), du galactose (35%) et de l’acide uronique (27%). La fraction polymère est composée de chaînes d’acide α -n-galactopyranosyl uronique avec des chaînes latérales de résidus d’arabinose, de galactose et de rhamnose. Un produit cosmétique pour la peau contenant des extraits d’Elaeocarpus floribundus a montré d’excellentes activités de piégeage de l’oxygène actif, et revendique d’excellentes activités anti-âge et de blanchiment de la peau. Un flavonoïde, la mearnsétine, un ester méthylique rare de myricétine, a été isolé des feuilles, avec la myricétine et la myricitrine.

Description

  • Arbre sempervirent de taille petite à moyenne atteignant 30 m de haut ; fût habituellement droit et cylindrique, atteignant 80 cm de diamètre ; surface de l’écorce rugueuse à fissurée, brune, écorce interne jaune pâle à brun rougeâtre ; rameaux poilus devenant vite glabres.
  • Feuilles disposées en spirale, souvent groupées aux extrémités des rameaux, simples ; stipules minuscules, rapidement caduques ; pétiole de 1–5,5 cm de long, articulé à l’apex ; limbe oblong à elliptique ou obovale, de 6,5–19 cm × 3–8,5 cm, base cunéiforme à obtuse, apex acuminé, bord légèrement denté, papyracé, glabre, à petits points, pennatinervé à 5–7 paires de nervures latérales. Inflorescence : grappe axillaire atteignant 22 cm de long, à nombreuses fleurs.
  • Fleurs bisexuées, régulières, (4–)5-mères, retombantes ; pédicelle de 4–12 mm de long ; sépales lancéolés ou étroitement triangulaires, d’environ 6 mm de long, souvent verruqueux ; pétales libres, triangulaires, de 5–7 mm de long, finement frangés jusqu’au milieu, blanchâtres ; étamines 25–40, libres, d’environ 4 mm de long ; disque lobé ; ovaire supère, conique, 3-loculaire, à poils courts, style allongé.
  • Fruit : drupe ellipsoïde à fusiforme atteignant 4 cm × 2 cm, glabre, souvent à points jaunes ; noyau ligneux, légèrement cannelé.
  • Plantule à germination épigée.

Autres données botaniques

La formation du fruit passe par des phases distinctes. Pendant 4–9 semaines après la floraison, les fruits grossissent rapidement, pendant 9–17 semaines ils grossissent relativement lentement, et à partir de 17 semaines la croissance rapide reprend jusqu’à la maturité, qui est atteinte environ 26 semaines après la floraison. Les oiseaux, les chauves-souris, les rongeurs et les porcs consomment les fruits et peuvent disséminer les graines.

Le genre Elaeocarpus comprend environ 300 espèces présentes de Madagascar à l’Asie tropicale, en Polynésie, en Australie et en Nouvelle-Zélande, avec des centres de diversité à Bornéo et en Nouvelle-Guinée. A Madagascar, 8 espèces ont été découvertes, toutes endémiques.

Elaeocarpus angustifolius

Elaeocarpus angustifolius Blume est un arbre de taille moyenne à grande atteignant 40 m de haut de la forêt pluviale sempervirente du nord-est de l’Inde, de Myanmar, de la péninsule malaise, de l’île de Java et de Sulawesi. Il a été introduit en Afrique de l’Ouest. Le bois se prête à une charpente légère. En Asie tropicale, le jus des feuilles, l’écorce et les graines sont parfois utilisés en médecine traditionnelle. Le fruit est comestible et l’arbre est parfois planté comme plante ornementale ou arbre d’ombrage. En Asie, les noyaux sont utilisés comme perles.

Elaeocarpus alnifolius

Elaeocarpus alnifolius Baker est un arbre de taille petite à moyenne atteignant 15(–30) m de haut, présent à l’est de Madagascar. Son bois est utilisé par endroits en construction et comme carburant.

Elaeocarpus capuronii

Elaeocarpus capuronii Tirel est un arbre de taille petite à moyenne atteignant 15 m de haut, présent en forêt humide à l’est de Madagascar. Son bois est utilisé par endroits en construction.

Elaeocarpus subserratus

Elaeocarpus subserratus Baker est un arbre de taille petite à moyenne atteignant 25(–40) de haut, présent au nord, à l’est et au centre de Madagascar. Son bois est utilisé par endroits en construction et en menuiserie. Les fleurs procurent du nectar aux abeilles. L’écorce amère est utilisée pour relever le rhum local.

Ecologie

Dans son aire naturelle de répartition, Elaeocarpus floribundus est présent dans les forêts pluviales des basses terres et dans les forêts montagneuses basses, jusqu’à 1500 m d’altitude.

Gestion

Elaeocarpus floribundus peut se multiplier par noyaux, qui doivent être semés à l’ombre et présentent un taux de germination d’environ 15% sur 4–8 mois.

Ressources génétiques

Rien n’indique qu’Elaeocarpus floribundus soit en danger d’érosion génétique dans son aire naturelle de répartition. Il n’y a aucune information sur la variabilité génétique chez les arbres plantés à l’île Maurice.

Perspectives

Elaeocarpus floribundus restera probablement d’une importance limitée à l’île Maurice pour son usage comme bois d’œuvre, pour ses fruits comestibles et à des fins médicinales. Cependant, en tant qu’arbre polyvalent, il mérite de plus amples recherches, d’autant plus que d’autres Elaeocarpus spp. ont montré une croissance rapide en Asie tropicale. Les espèces endémiques de Madagascar ne sont pas très connues, mais elles sont, pour la plupart, caractéristiques des forêts humides primaires de l’est de Madagascar, qui sont un type de forêt subissant une très forte pression en raison du déboisement actuel. Il semble y avoir peu de perspectives pour l’intensification de l’exploitation du bois d’œuvre d’Elaeocarpus spp., à moins qu’il donne de bons résultats dans des essais de culture.

Références principales

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  • Chowdhury, K.A. & Ghosh, S.S., 1958. Indian woods, their identification, properties and uses. Vol. 1: Dilleniaceae to Elaeocarpaceae. Manager of Publications, Delhi, India. 357 pp.
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Autres références

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  • Whitmore, T.C. & Ng, F.S.P. (Editors), 1972–1989. Tree flora of Malaya. A manual for foresters. 2nd Edition. 4 volumes. Malayan Forest Records No 26. Longman Malaysia Sdn. Berhad, Kuala Lumpur & Petaling Jaya, Malaysia.

Auteur(s)

  • L.P.A. Oyen, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Oyen, L.P.A., 2011. Elaeocarpus floribundus Blume. [Internet] Fiche de PROTA4U. Lemmens, R.H.M.J., Louppe, D. & Oteng-Amoako, A.A. (Editeurs). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Pays Bas.

Consulté le 30 mars 2020.


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