Duguetia staudtii (PROTA)

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Introduction
Liste des espèces


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Duguetia staudtii (Engl. & Diels) Chatrou


répartition en Afrique (sauvage)
1, base du fût ; 2, rameau en fleurs ; 3, fruit ; 4, graine. Redessiné et adapté par J.M. de Vries
feuilles
feuilles
fleur
fruits
coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois
coupe radiale du bois
Protologue: Changing Gen. : 70 (1998).
Famille: Annonaceae

Synonymes

  • Pachypodanthium staudtii (Engl. & Diels) Engl. & Diels (1900).

Origine et répartition géographique

L’aire de répartition de Duguetia staudtii s’étend de la Sierra Leone jusqu’en Centrafrique et vers le sud jusqu’au Gabon et en R.D. du Congo.

Usages

Le bois de Duguetia staudtii, connu sous le nom de “ntom” en Afrique centrale et d’ “aniouketi” en Côte d’Ivoire, est employé localement, notamment en construction d’habitations sous la forme de poteaux et de madriers, mais aussi en menuiserie et pour la confection d’ustensiles ; il convient pour la parqueterie, la menuiserie, les boiseries intérieures, les étais de mines, le mobilier, l’ébénisterie, les jouets et les articles de fantaisie, les caisses et les cageots, les cuves, les récipients alimentaires, le tournage, le placage et le contreplaqué.

On utilise l’écorce dans la construction de cases pour fabriquer les murs, les cloisons et les portes. On l’emploie fréquemment en médecine traditionnelle. La décoction d’écorce est prescrite en cas de rhumes, de toux et autres affections des voies respiratoires, comme antalgique, purgatif, anthelminthique et aphrodisiaque. On l’utilise en bain de bouche contre les maux de dents, et en lotion capillaire pour éliminer les poux. La pâte d’écorce broyée s’applique en externe pour traiter la variole et la rougeole. L’écorce sert également à traiter les tumeurs, les œdèmes, la lèpre et la gonorrhée. L’écorce écrasée avec de la noix de cola est prescrite contre les problèmes gastro-intestinaux. La décoction de feuille est employée dans des préparations destinées à laver le corps dans le traitement de la rougeole. En Côte d’Ivoire, l’écorce de la tige entre dans la composition de poisons de flèche.

Production et commerce international

Le bois de Duguetia staudtii n’est utilisé que localement et peu ou rarement vendu sur le marché international.

Propriétés

Le bois de cœur, jaune pâle à brun jaunâtre ou brun verdâtre, ne se distingue pas nettement de l’aubier, légèrement plus pâle et jusqu’à 8 cm de large. Le bois est sujet à la décoloration et peut prendre une nuance grisâtre. Le fil est droit, le grain est moyennement grossier.

C’est un bois de poids moyen à assez lourd, avec une densité de 670–830 kg/m³ à 12% d’humidité, modérément dur et résistant. Il sèche bien à l’air sans altération notable, à l’exception parfois de fentes en bout. Les taux de retrait sont assez élevés, de l’état vert à anhydre ils sont de 3,4–5,9% dans le sens radial et de 8,2–10,6% dans le sens tangentiel. Au Liberia, des planches de 2,5 cm d’épaisseur ont pu être séchées à l’air et passer de l’état vert à 20% d’humidité en l’espace de 6 semaines. Aucun défaut n’a été observé en séchant le bois au four en le faisant passer de 60% à 20% d’humidité en 72 heures.

A 12% d’humidité, le module de rupture est de 139–168 N/mm², le module d’élasticité de 8530–19 600 N/mm², la compression axiale de 59–88 N/mm², le cisaillement de 8 N/mm², le fendage de 16–18 N/mm, la dureté Janka de flanc de 9050 N et la dureté de flanc Chalais-Meudon de 4,0–4,2.

Le bois se travaille facilement tant à la main qu’à la machine, émoussant peu les lames de coupe. Il se rabote en donnant une jolie surface lustrée, et prend un fini lisse. Les caractéristiques de clouage et de vissage sont satisfaisantes, et le bois se colle bien. Il se peint et se vernit bien. Les caractéristiques de déroulage et de tranchage sont bonnes. Ce n’est pas un bois durable, car il est sujet aux attaques des champignons et des termites, bien qu’il soit aussi, semble-t-il, assez résistant aux termites ; l’aubier est sensible aux Lyctus. Le bois se traite moyennement facilement avec des produits de conservation.

Il contient environ 42% de cellulose, 29,5% de lignine, 16% de pentosanes, 1,7% de cendres et moins de 0,02% de silice. La solubilité est de 1,2% dans l’alcool-benzène, de 3,4% dans l’eau chaude et de 17,1% dans une solution à 1% de NaOH.

L’écorce et les feuilles contiennent des alcaloïdes, essentiellement des alcaloïdes isoquinoliniques, et la présence de tanins a été signalée dans l’écorce et les racines. Des bisnorlignanes ont été isolés de l’écorce, ainsi qu’un flavonol, le pachypodol, qui a une puissante action antivirale contre le virus de la poliomyélite. Des extraits d’écorce crue ont tué des microfilaires de même que des femelles adultes d’Onchocerca volvulus, l’organisme responsable de la cécité des rivières ; l’olivérine a été identifiée comme composé actif. D’importantes quantités de 2,4,5-triméthoxystyrène ont été isolées de l’écorce. Ce composé est toxique pour Artemia, mais n’a fait ressortir qu’une cytotoxicité faible. Il a montré une puissante activité insecticide contre Callosobruchus maculatus, un ravageur du niébé entreposé, et Sitophilus zeamais, un ravageur des greniers de maïs. L’huile essentielle de l’écorce contient plus de 70% de 2,4,5-triméthoxystyrène, et a démontré une action in vitro contre Plasmodium falciparum. Des extraits à l’éthanol de l’écorce ont fait ressortir une forte toxicité lors d’essais sur le rat. Des extraits d’écorce ont mis en lumière une activité antifongique contre Candida albicans et Cladosporium cucumerinum.

Description

  • Arbre de taille moyenne à assez grande atteignant 35(–50) m de haut, sempervirent ; fût dépourvu de branches sur 20 m, droit et cylindrique, jusqu’à 70(–90) cm de diamètre, dépourvu de contreforts mais parfois légèrement épaissi à la base ; surface de l’écorce lisse à faiblement rugueuse, fissurée longitudinalement mais superficiellement, jaunâtre à gris verdâtre, écorce interne épaisse, fibreuse, à épaisses rayures granuleuses à graveleuses, jaune à orange-brun, fonçant à l’exposition, fortement odorante ; cime de petite taille, à branches horizontales ; rameaux retombants, à légère pubescence, devenant glabres.
  • Feuilles alternes, simples ; stipules absentes ; pétiole atteignant 1 cm de long, aplati sur le dessus ; limbe étroitement elliptique à étroitement obovale, de 13–34 cm × 3–8 cm, cunéiforme à arrondi à la base, parfois légèrement cordé, aigu à courtement acuminé à l’apex, à bords ondulés, coriace, recouvert çà et là de poils étoilés et apprimés au-dessous, pennatinervé à 10–22 paires de nervures latérales.
  • Inflorescence : fascicule axillaire sur un pédoncule court mesurant 4(–6) mm de long, comportant 2–4 fleurs, à poils étoilés denses ; bractées de 12 mm de long.
  • Fleurs bisexuées, régulières, 3-mères ; pédicelle atteignant 12 mm de long, s’allongeant chez le fruit ; sépales libres, ovales, de 1–1,5 cm de long, densément recouverts de poils étoilés à l’extérieur ; pétales libres, en 2 verticilles, de 0,5–2,5 cm de long, blanc crème, presque glabres ; étamines nombreuses, disposées en spirale, de 1–1,5 mm de long, anthères presque sessiles ; carpelles libres, nombreux, disposés en spirale, ovaires de 1–1,5 mm de long, pubescents, stigmates sessiles, atteignant 1 mm de long.
  • Fruit globuleux à ovoïde déprimé, de 2–7 cm de diamètre, rosé à rougeâtre à maturité, composé de nombreux carpelles pyramidaux soudés à la base ; chaque carpelle à paroi ligneuse, à pulpe charnue rougeâtre et à 1 seule graine.
  • Graines obovoïdes, de 1–1,5 cm de long, brun brillant, pourvues à la base d’un arille blanchâtre de 4 mm de long.
  • Plantule à germination épigée ; hypocotyle de 5–7 cm de long, épicotyle très court, de 1–2 mm de long ; cotylédons foliacés, sessiles, arrondis, atteignant 2 cm de diamètre, rapidement caducs ; 2 premières feuilles presque opposées.

Autres données botaniques

Le genre Duguetia comprend quelque 90 espèces, la plupart présentes en Amérique tropicale et 4 se rencontrant en Afrique de l’Ouest et centrale. On avait pensé que les espèces africaines appartenaient à un genre à part, Pachypodanthium, mais les résultats d’une analyse cladistique publiée en 1998 et fondée sur des données morphologiques et anatomiques ont conduit à l’inclure dans Duguetia.

Duguetia confinis

Duguetia confinis (Engl. & Diels) Chatrou (synonyme : Pachypodanthium confine Engl. & Diels) est un arbre de taille moyenne à assez grande atteignant 35(–40) m de haut dont le fût atteint 85 cm de diamètre et qui est présent au Cameroun, en Guinée équatoriale, au Gabon et au Congo. Il diffère de Duguetia staudtii par ses feuilles à face inférieure densément pubescente à poils érigés et étoilés, et par ses fruits ellipsoïdes constitués de carpelles presque entièrement soudés. Son bois, dont la densité est d’environ 710 kg/m³ à 12% d’humidité, est semblable à celui de Duguetia staudtii et sert aux mêmes usages, notamment en construction.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : 1 : limites de cernes distinctes.
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; 23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale ; (24 : ponctuations intervasculaires minuscules (très fines) ( 4μm)) ; 25 : ponctuations intervasculaires fines (4–7 μm) ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm ; 46 : 5 vaisseaux par millimètre carré ; (58 : gomme ou autres dépôts dans les vaisseaux du bois de cœur).
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 69 : fibres à parois fines à épaisses ; 70 : fibres à parois très épaisses.
  • Parenchyme axial : 86 : parenchyme axial en lignes minces, au maximum larges de trois cellules ; 88 : parenchyme axial en échelle ; 92 : quatre (3–4) cellules par file verticale ; 93 : huit (5–8) cellules par file verticale.
  • Rayons : 98 : rayons couramment 4–10-sériés ; 102 : hauteur des rayons > 1 mm ; (103 : rayons de deux tailles différentes) ; 104 : rayons composés uniquement de cellules couchées ; 106 : rayons composés de cellules couchées avec une rangée terminale de cellules dressées et/ou carrées ; 115 : 4–12 rayons par mm.
  • Eléments sécrétoires et variantes cambiales : (124 : cellules à huile et/ou à mucilage dans les rayons).
(C. Essien, P.E. Gasson & E.A. Wheeler)

Croissance et développement

En Afrique de l’Ouest, la floraison est fréquente de février à mai, les fruits apparaissant normalement en juillet–septembre, mais on peut trouver des fleurs et notamment des fruits d’un bout de l’année à l’autre ou presque. Une fois mûrs, les fruits se séparent en carpelles distincts ; les singes et les oiseaux les consomment et servent probablement d’agents de dissémination.

Ecologie

Duguetia staudtii est habituellement assez disséminé dans la forêt sempervirente dense et dans la ripisylve dense, jusqu’à 900 m d’altitude. On le rencontre aussi bien dans la forêt primaire que secondaire. Il préfère les milieux sablonneux. Au Gabon, on a remarqué qu’il formait parfois des peuplements presque purs dans les endroits périodiquement inondés.

Multiplication et plantation

On compte près de 4500 graines par kg. Elles démarrent leur germination 2–4 semaines après le semis. En général, le taux de germination est élevé. La régénération naturelle de Duguetia staudtii s’effectue lorsque l’ombrage n’est pas trop dense ; l’espèce passe pour être une essence de lumière non pionnière.

Gestion

En général, Duguetia staudtii est disséminé dans la forêt, ou bien pousse par petits groupes. Au Liberia, le volume moyen en bois d’arbres ayant un diamètre de fût supérieur à 50 cm a été estimé à 0,3 m³/ha. Dans les forêts camerounaises, le nombre moyen d’arbres dont le diamètre de fût dépasse les 15 cm est de 0,3 par ha avec un volume de bois moyen de 0,5 m³/ha. Au Gabon, le volume de bois moyen a été estimé à 0,6 m³/ha.

Traitement après récolte

Les grumes doivent être rapidement débardées de la forêt après la coupe car elles sont sensibles aux attaques des champignons et des insectes, le bois étant quant à lui exposé à la décoloration.

Ressources génétiques

Duguetia staudtii est assez répandu et puisque rien ne semble indiquer qu’il y ait une quelconque surexploitation, il ne semble pas menacé d’érosion génétique.

Perspectives

Duguetia staudtii fournit un bois d’œuvre de bonne qualité susceptible d’être utilisé pour divers usages, et qui pourrait être intéressant pour le marché international. Son fût, normalement droit et cylindrique, pourrait permettre de produire des placages déroulés. Quoi qu’il en soit, des informations supplémentaires sont nécessaires concernant sa régénération naturelle et ses taux de croissance pour garantir son exploitation durable. Des recherches plus poussées en matière de mise au point potentielle de médicaments se justifient car des tests pharmacologiques sont venus confirmer plusieurs usages qui sont faits de l’écorce en médecine traditionnelle.

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Sources de l'illustration

  • Voorhoeve, A.G., 1979. Liberian high forest trees. A systematic botanical study of the 75 most important or frequent high forest trees, with reference to numerous related species. Agricultural Research Reports 652, 2nd Impression. Centre for Agricultural Publishing and Documentation, Wageningen, Netherlands. 416 pp.
  • Wilks, C. & Issembé, Y., 2000. Les arbres de la Guinée Equatoriale: Guide pratique d’identification: région continentale. Projet CUREF, Bata, Guinée Equatoriale. 546 pp.

Auteur(s)

  • R.B. Jiofack Tafokou, Ecologic Museum of Cameroon, P.O. Box 8038, Yaoundé, Cameroon
  • S. Konsala, Institut Supérieur du Sahel, Université de Maroua, B.P. 46, Maroua, Cameroon

Citation correcte de cet article

Jiofack Tafokou, R.B. & Konsala, S., 2012. Duguetia staudtii (Engl. & Diels) Chatrou. [Internet] Fiche de PROTA4U. Lemmens, R.H.M.J., Louppe, D. & Oteng-Amoako, A.A. (Editeurs). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Pays Bas.

Consulté le 5 mars 2020.


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